Retour Terrain de l’Alpine Bivy RAB

par Expérience Outdoor
Retour Terrain de l'Alpine Bivy RAB

Benjamin BENETEAU, fondateur de WILDMIND ADVENTURE, nous partage son expérience terrain de l’Alpine Bivy sursac imper-respirant RAB

Présentation de la marque RAB

Marque anglaise née en 1981 dans le grenier de Rab Carrington à Sheffield. Spécialisée depuis dans la conception, la fabrication et la distribution de vêtements et d’équipements pour les sports et activités de montagne et de nature (outdoor). Associée à la marque Lowe Alpine qui couvre pour Rab le périmètre des sacs à dos.

Rab

ADN de la marque : Design robuste et authentique, simplicité et efficacité. Résistance, qualité des duvets, réparabilité.

Tag Line : « Conçus par des grimpeurs, pour des grimpeurs. »

Test du sursac Alpine Bivy RAB

Sursac Alpine Bivy RAB en Pertex Shield Air

Présentation de l’Alpine Bivy de RAB

Selon RAB, l’Alpine Bivi est une « tente de bivouac dépouillée et ultralégère pour un alpinisme rapide et en toute liberté. »

Le terme de tente est quelque peu galvaudé, il s’agit de ce que l’on dénomme plus communément un sur-sac de couchage.

La promesse de RAB:

« Lorsque l’espace disponible est limité et qu’il est essentiel de voyager léger, l’abri de bivouac Alpine Bivi se glisse partout pour vous permettre de dormir presque n’importe où. »

La promesse de marque est scrupuleusement respectée. L’Alpine Bivi est un sur-sac de couchage léger et ses dimensions pliées permettent de facilement lui trouver une place dans le sac à dos. Le « presque » rappelle bien l’idée que si l’Alpine Bivi pourra répondre à l’essentiel des situations, légèreté et encombrement minimaliste trouveront parfois leurs limites dans les situations extrêmes (très basse température par exemple) ou d’exception (intempéries discontinues).

La qualité du tissu imper-respirant Pertex Shield Air

La marque anglaise RAB utilise pour ce sur-sac Alpine Bivy le tissu Pertex Shield Air 15 deniers, Perméable à l’air, fabriqué à partir de fibres nanométriques réduisant considérablement la condensation pour dormir au sec et assurent un sommeil plus agréable au sec.

Caractéristiques du sursac RAB

Sur-sac Alpine Bivy RAB dans son sac de rangement

Le Alpine Bivy est annoncé pour un poids de 440 GR. Il est proposé en une seule taille en Noir/kaki ou Noir/orange. Sa Forme est profilée pour réduire le poids. Sa base est imperméable avec coutures étanches scellées. Son Extérieur est imperméable aux liquides mais perméable à l’air pour un confort optimal.

Une Ouverture principale zippée, avec rabat de protection contre la pluie. Sa longueur total est 230 cm et une largeur d’épaule de 80 cm. Sa taille comprimé est de 25 cm x 12 cm.

Composition de l’Alpine Bivy de RAB

  • Tissu principal : Ripstop en polyamide trois couches 15 deniers Pertex Shield Air avec membrane en PU et doublure en polyamide / 90 g/m2 /HH : 15 000 mm/MVTR : 20 000 g/m2/24 heures/DWR
  • Lining – 40D ripstop nylon with PU coated back / 108gsm / HH: 10,000mm / DWR

Pour comprendre la composition :

HH = Hydrostatic Head. Il s’agit de l’unité de mesure de la résistance du tissu contre des colonnes d’eau sous une certaine pression. Le top de la résistance se mesure à 30 000HH. Des expériences précédentes avec Outervision ont démontré qu’à 10 000HH les équipements ont pris l’eau. L’objectif va donc être d’évaluer la résistance à 15 000HH sachant que nous considérons qu’un sur-sac ne peut se satisfaire à lui-même et qu’il sera conseillé d’y associer l’usage d’un tarp ou la confection d’un abri de fortune si les conditions météorologiques sont particulièrement dégradées.

Rab semble donc avoir opéré le choix d’un bon compromis entre imperméabilité, étanchéité à l’air afin d’offrir les meilleurs conditions de couchage : à abri de l’humidité tant de l’extérieur que de l’intérieur.

Test terrain du sursac Alpine Bivy RAB

Benjamin BENETEAU, fondateur de l’agence wildmind Adventure, a un vécu important dans l’outdoor et dans des conditions difficiles avec son passé de militaire. Benjamin était le testeur parfait pour ce sursac RAB :

Pour avoir un retour précis, j’ai décidé de le tester dans différentes conditions et dont j’ai retenu 3 expériences :

  • Test 1 : « Découverte » : nuit à la belle étoile en moyenne montagne (1300m). 04/05/2021. Thônes (74).
  • Test 2 : « J’irai dormir au Roc de Chère » : nuit sur un paddle sur les berges du Lac d’Annecy . 20/05/2021. Talloires (74).
  • Test 3 : « J’irai dormir chez Tom Morel » : nuit à la belle étoile sur le Plateau des Glières (1720m). 27/05/2021. Glières-Val-de-Borne (74).

Retex #1 « Découverte « 

Test du sursac Alpine Bivy de RAB au Mont Lachat au dessus de Thônes
  • Coordonnées du bivouac : 45° 54’ 33.0’’N            6° 20’ 6.4’’E sous le Mont Lachat au-dessus de Thônes – 1340m.
  • Météo : Temp. min : 3°/ max : 14° – Vent : Sud-Est entre 10 et 30 km/h – Humidité : 65% – Précipitations : 8mm

J’avais initialement imaginé réaliser ce premier test dans une ambiance « caverneuse » puisque je prévoyais d’aller bivouaquer dans la grotte de Barmafi au-dessus de Thônes. Malheureusement quelques prédécesseurs avaient eu la bonne idée d’y faire un feu de camp… Dans cette petite grotte exiguë autant dire que l’odeur de feu de bois humide fut vite rédhibitoire m’entrainant à prendre un peu de hauteur en allant chercher le Belvédère situé un peu plus au Nord en direction du Mont Lachat. Ce spot offre un magnifique panorama sur la vallée de Thônes à Serraval et surtout une très belle vue sur les faces Nord et Est de La Tournette.

J’installais mon tapis de sol gonflable, mon duvet et mon oreiller gonflable directement à l’intérieur du sur-sac Alpine Bivi. Celui-ci reposant à même le sol recouvert d’humus et d’aiguilles de pins.

Bivouac avec le sur-sac alpine Bivy de RAB au dessus d'annecy

J’avais préalablement pris soin de « nettoyer » la place des branches, cailloux, pommes de pins et autres aspérités.

Bivouac face à la Tournette

Après un repas autour du feu de camp, en tête-à-tête avec la Tournette, je me suis confortablement installé dans mon duvet (Sea To Summit Trek II confort -1°). Je n’ai même pas eu recours au sac à viande et j’ai même fini par dormir en caleçon ! L’ergonomie du sac et notamment le volume aux épaules m’ont permis de me dévêtir sans sortir du sac moyennant quelques contorsions (NB je suis loin d’être un géant…ça aide aussi !).

retour terrain sur l'alpine bivy sursac RAB

Dans la nuit le vent s’est levé et a commencé à souffler fraîchement. L’association du sur-sac Alpine Bivi avec un sac de couchage duvet naturel s’est avérée plutôt judicieuse me permettant de passer une très confortable nuit. Absence totale de condensation dans le duvet au réveil. Le sur-sac Alpine Bivi se range aisément dans sa housse, soit en le pliant en 3 puis en le roulant (option soignée) soit en le bourrant dans sa housse (option pressée).

Bilan de cette « découverte » su bivy RAB :

Première nuit plutôt prometteuse. Excellente ergonomie du sur-sac Alpine Bivi. Très bonne résistance au vent en association avec un duvet plumes naturelles. Absence de condensation. Étanchéité non testée.

Retex #2 « J’irai dormir au Roc de Chère « 

Bivouac paddle sur le lac d'annecy avec le sur-sac alpine bivy de RAB
  • Coordonnées du bivouac : 45° 50’ 33.2’’N            6° 11’ 25.0’’E Jet de la Rose sous le Roc de Chère – 450m.
  • Météo : Temp. min : 6°/ max : 16° – Vent : Sud-Ouest entre 4 et 12 km/h – Humidité : 85% – Précipitations : 4 mm

Cela faisait quelques temps déjà que l’idée me trottait dans la tête… Déjà, j’avais utilisé mes paddles en guise de comptoir pour organiser des « paddlepéros » (ou apéropaddle) sur le lac d’Annecy avec quelques amis. Je voulais désormais tester le « paddle-paddock » (comprendre paddle-sommier en argot). Difficile de trouver un créneau approprié dans ce pluvieux mois de mai, aussi je saute sur une petite fenêtre météo qui semble bien vouloir s’ouvrir.

Le 20 mai au soir, je m’affranchi des règles pour aller me confiner au Roc de Chère. La météo est tellement capricieuse que je ne pars pas pour une longue traversée, je me mets à l’eau à Menton Saint-bernard et une trentaine de minutes plus tard je touche le site de bivouac sous le Roc de Chère. J’amarre très sommairement le paddle en coinçant l’étrave entre deux rochers et en positionnant les ailerons (en plastique sur ces modèles de paddle d’eaux-vives, donc ils ne craignent pas trop les chocs et les coups) afin à la fois de retenir le paddle et de le stabiliser à plat.

installation du bivouac sur le paddle avec le bivy RAB

Choisir le bon emplacement pour bivouaquer

J’essaie deux ou trois emplacements différents avant de me décider. J’installe tapis de sol gonflable, sac de couchage et oreiller directement dans le sur-sac Alpine Bivi et je dispose le tout sur le paddle.

Les équipements sont les mêmes que lors du test du 4/05/2021 : duvet Sea to Summit Trek II – Oreiller Sea to Summit – Tapis de Sol Sea to Summit Confort light S.I (Les gens de Rab voudront bien m’excuser mais je me suis équipé chez la concurrence il y a quelques années déjà…).

Nuit au Roc de chère sur le lac d'annecy en mode bivouac après une journée de paddle

Je passe plutôt une bonne nuit couché sur mon paddle. Pour quelqu’un qui a tendance à bouger beaucoup, à fréquemment changer de position, je parviens à ne pas tomber à l’eau ! Le clapot me déstabilise un peu au départ, il me rappelle les nuits en mer mais je perçois bien que le contact avec l’eau est plus proche, il finira par me bercer complètement. Je découvre une faune qui s’en donne à cœur joie et qui profite allègrement des berges : canards se vautrant littéralement dans l’eau, rats musqués en villégiature aquatique, à moins que ce ne soit des castors puisqu’il parait qu’il y en a dans le lac… mais je parierai plutôt sur les rats. Balai aérien des chauve-souris, crapaud en goguette, etc.

Vers 3h30 une dépression entre sur le lac, le vent se met à forcir augmentant un peu le clapot. Une demi-heure après, une légère pluie se met à tomber me permettant alors de constater la bonne étanchéité du sur-sac. Les fines gouttelettes perlent sur la membrane puis ruissellent pour rejoindre le lac via les flancs du paddle.

nuit bivouac sur le lac d'annecy au roc du chere

A 5h je profite d’une petite accalmie, je vois que le ciel s’assombrie au loin et décide de plier bagage. Je range mon matériel dans les sacs étanches, avale en vitesse un café, enfile ma néoprène encore humide des prises de vues aquatiques de la veille et je reprends la pagaie en direction de Menton Saint-Bernard. J’ai le lac pour moi tout seul sous un ciel sombre et un léger crachin… le grand kiffe !

Bilan de cette expérience « J’irai dormir au Roc de Chère »

Deuxième nuit toujours agréable. L’ergonomie du sur-sac RAB est un vrai plus : facilité de s’y mouvoir. Le coté Windstopper semble efficace et l’imperméabilité résiste sans problème à une averse.

Retex #3 « J’irai dormir chez Tom Morel « 

J’irai dormir chez Tom Morel avec mon Alpine Bivy RAB
  • Coordonnées du bivouac : 46° 0’ 1.8’’N 6° 21’ 57.3’’E au-dessus du Col de Spée – 1720m
  • Météo : Temp. min : 6°/ max : 11° – Vent : Sud entre 8 et 13 km/h – Humidité : 40 à 80% – Précipitations : 0 mm

24km/24h dans les pas des Résistants du Plateau des Glières qui, durant la seconde guerre mondiale, sous les ordres de Tom Morel, s’opposèrent aux nazis et aux milices pétainistes.

A l’issue d’un après-midi de rando sur les sentiers au Sud et à l’Est du Col des Glières, j’emprunte la piste qui monte au Col de Spée en passant à proximité du refuge du même nom. Mais appréciant plutôt les belles vues pour la nuit et fuyant l’humidité ambiante de ce pluvieux mois de mai, j’opte pour la ligne de crête qui monte à l’Est du col. Je m’aventure à grimper jusqu’au sommet qui surplombe le Darenday. À travers les rochers j’aperçois une petite terrasse suffisamment plane pour y planter le bivouac.

C’est le genre de spot que j’apprécie particulièrement : quelques mètres carrés entre les pins et les rochers, une ambiance tellurique par l’abondance de dépressions rocheuses et autres cavités, un site relativement éloigné du sentier et offrant un panorama remarquable sur la Roche Parnal et le dôme des Tampes.

sursac RAB pour le bivouac

Bivouac light pour ce 3 ème Test

Pour ce bivouac, j’ai opté pour une option light : duvet Millet +10° en synthétique. Montage habituel : tapis de sol, duvet et oreiller dans l’Alpine Bivi. Nettoyage de l’espace couchage : pierres, branches, pommes d’épicéas,… Comme j’ai emmené le hamac-tarp de Qaou, je fais un essai du sur-sac Alpine Bivi dans le hamac. Les deux matières ont tendances à fortement glissée l’une contre l’autre. Je manque de peu le salto et décide de revenir au plancher des vaches… L’option reste néanmoins intéressante, je prévois de la tester plus tard avec un tapis de sol plus souple (type alpinisme) et en refermant en partie la fermeture du tarp pour emprisonner le couchage dans ce sarcophage improvisé. À suivre dans « J’irai dormir en chrysalide »…

bivouac dans les alpes avec un sursac RAB

Au soleil déclinant la température se rafraichit vite et un léger vent se met à souffler et contrairement à ce qu’annonce la météo, c’est un vent de nord à 10/15 km/h. Je perçois vite la différence avec la combinaison Alpine Bivi + duvet plumes naturelles des tests précédents. Déjà le Millet est un +10°, la température est possiblement en dessous la nuit, à cette altitude et sous cette météo chagrine. Ensuite ce duvet est bien plus étroit que le Sea To Summit, donc moins d’air emprisonné et en circulation, plus fin et en synthétique, ce n’est clairement pas un deal efficace ici.

Choisir sa bonne combinaison avec le sursac

Du coup l’aspect Windstopper de l’Alpine Bivi dans cette configuration sera moins prégnant. Ce qui suggère qu’il faut bien raisonner en combinaison et que les performances de l’Alpine Bivi peuvent autant être décuplées par l’emploi d’un bon tapis (isolation du sol) et d’un bon duvet (barrière thermique) autant qu’elles peuvent être annihilées par une combinaison non adéquate. Malgré tout je vais facilement trouver le sommeil et passer une nuit reposante, simplement je ressens plus le vent, il fait plus froid et c’est moins confortable… j’ai dû m’embourgeoiser sur les tests précédents 😉

fin de bivouac pour départ en randonnée après nuit dans un sursac RAB

Départ aux aurores afin de tester la rando nocturne avec la lampe frontale Stoots (Retour Terrain à retrouver prochainement sur Expérience Outdoor). Je déplorais de n’avoir pas croisé la moindre vie sauvage sur la première partie d’itinéraire, je vais être servi !

C’est sous une rousse pleine lune que j’aborde l’humide talweg sous la pente sud de la Roche Parnal (entre les cols de Spée, du Freu et du Câble) et au détour du sentier, je tombe nez à nez avec une scène de vie sauvage remarquable : biches, cerfs, sangliers et leurs marcassins sont tranquillement en train de brouter. Les Cerfs seront les premiers à me repérer, donnant immédiatement l’alerte, solidarité d’herbivores, si bien qu’en quelques instants je me retrouve de nouveau seul sous la lune. Quelques centaines de mètres plus loin se seront les bouquetins qui m’accompagneront, fidèles à leur habitude de proximité avec notre espèce, il faut parfois s’excuser pour passer entre les individus…

Bilan de cette expérience J’irai dormir chez Tom Morel

Troisième nuit moins confortable. L’ergonomie du sur-sac Alpine Bivi reste excellente, attention toutefois, la fermeture éclair a tendance à souvent se prendre dans le rabat textile. Si il est aisé de l’en retirer, cela peut toutefois risquer d’abimer l’un ou l’autre, rabat ou fermeture, sur la durée. La résistance au vent en association avec un duvet synthétique est clairement moindre que la combinaison avec un duvet plume. Il apparaît donc essentiel de bien raisonner en association d’équipement. L’Alpine Bivi doit être entendu avec les caractéristiques du sac de couchage afin que la combinaison optimise les performances de l’un et de l’autre et que l’ensemble s’accorde avec les conditions climatiques et météorologiques rencontrées. Absence de condensation confirmée.

Conclusion sur le test du sursac Alpine Bivy de RAB

En synthèse, j’ai volontairement choisi de tester l’Alpine Bivi dans des conditions de moyenne montagne et une expérimentation sur berge (nuit sur paddle), considérant qu’il y avait bien plus qualifié que moi dans le réseau Rab pour des tests plus alpins.

La promesse de la marque est incontestablement tenue. Le produit répond parfaitement à la fonction. Il conviendra néanmoins de bien raisonner l’Alpine Bivi en regard des performances et qualités du tapis de sol et du sac de couchage qu’on lui associera.

Si la combinaison des trois articles n’est pas adaptée aux conditions climatiques et météorologiques, l’Alpine Bivi seul ne fera pas de miracle!

La légèreté a pour alter égo une certaine fragilité, c’est un produit dont il faut prendre soin, sa résistance à l’abrasion et aux déchirures sera moindre que des modèles plus lourds en gore-tex par exemple. Sauf météo particulièrement clémente, l’emploi de l’Alpine Bivi pourra être complété par le recours à un tarp ou la confection d’un abri de fortune.

L’étanchéité à 15000HH assure une excellente ventilation (absence de condensation) et résiste sans problème à l’humidité de la rosée matinale, d’une chute de neige fine ou même d’une averse moyenne mais pourrait vite trouver ses limites contre des pluies importantes.  L’ergonomie est incontestablement le point fort de ce sur-sac Alpine Bivi. 

Un produit à conseiller à toutes celles et tous ceux qui désirent voyager léger et s’offrir la voute céleste comme abri préférentiel mais qui acceptent aussi une certaine rusticité et un contact intimiste avec Mère Nature.

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