Raid en chiens de traîneau en Laponie suédoise

par Expérience Outdoor
Raid en chiens de traîneau en laponie suédoise à Avaträsk

Daphné nous partage son expérience de raid en chiens de traîneau en Laponie suédoise.

Informations pour préparer votre raid en chiens de traîneau en Laponie Suédoise

Date

du 22 mars au 29  mars 2019

Lieu

Nord Est de la Suède, à 1h en voiture de l’aéroport de Luleå, à Vistträsk

Quand partir en Laponie suédoise pour pratiquer le chien de traîneau

L’hiver…forcément. C’est un peu plus pratique pour faire du traîneau ! Trêve de plaisanterie, en décembre et jusqu’à mi janvier, vous n’aurez que 3 à 4h de jour. En février cela augmente rapidement, de 6h30 à 10h par jour, pour atteindre les 12h fin mars.

C’est donc selon vos goûts ! Les températures sont aux alentours de -15 en décembre/janvier/février et c’est un peu plus humide qu’en mars. En Avril vous risquez de voir votre séjour annulé pour cause de fonte de neige…

Comment se rendre en Laponie Suédoise pour du chiens de traîneau

Le point de rendez vous était à l’aéroport de Luleå. Nous avons pris un avion Paris-Stockolm (2h30) puis Stockolm- Luleå (1h20).

Participants 

Je m’appelle Daphné, j’ai grandi et vis actuellement en Pays de Loire. Loin de la montagne, c’est grâce à une amie que je tombe amoureuse des Pyrénées, des montagnes et des randonnées par la même occasion. Globe trotteuse dans l’âme, le voyage est ma drogue et mes plus belles expéditions sont celles où je combine voyage+treks. Cela me permet d’éprouver un sentiment de liberté lors des randonnées en autonomie, de connexion avec la nature, du goût de l’effort qui n’a pas de prix.
J’organise mes voyages, itinéraires et logistique seule, en m’aidant beaucoup de l’expérience d’autres personnes !
Je débute également en escalade et attends avec impatience les beaux jours…

Ce voyage a été réalisé avec mon mari, Quentin.

Où dormir en Laponie suédoise

C’était une formule tout inclus. Nous avons passé la plupart des nuits sur notre base, dans un chalet. Les 2 nuits de raid, nous les avons passé dans des cabanes (équivalent des cabanes de montagne non gardées en France).

Caractéristiques sur la Laponie suédoise :

La région est truffée de lacs, gelés en hiver…mais l’été les paysages doivent également être magnifiques et de nombreuses activités peuvent aussi être pratiquées : canoë, pêche, randonnée..,

Avec qui partir pour un raid en chiens de traîneau en Laponie suédoise :

Nous sommes partis avec « Nordik Way ». Vous pouvez trouver leur contact sur facebook, sur la page : « Nordik Way – Séjours chiens de traîneau et canoë en Laponie » et toutes les informations sur leur site internet : https://www.nordikway.com/  

Notre séjour était celui intitulé « immersion chiens de traîneau »

Bibliographie

Guide Tao Laponie originale et durable, Léon Fuchs  qui comporte une partie spécifique sur la Laponie suédoise.

Petit Futé Laponie, carnet de voyage.

L’avantage avec ce genre de voyage organisé, c’est vraiment de ne rien avoir à penser et d’avoir tout à découvrir en vivant pleinement l’instant présent. Il n’est donc même pas nécessaire d’avoir des guides papiers !

Raid en chiens de traîneau en Laponie Suédoise

Préparatifs

Pour économiser le prix d’une valise en soute, nous partons avec un bagage pour deux. Et bien moi qui pensais être assez « large » ça s’avère finalement très « just » ! Nous sortons à la rescousse les sacs permettant de faire le vide d’air avec l’aspirateur…nous voilà sauvés.

Je suis dans un état d’esprit assez ambivalent, je n’ai jamais fait ce genre de voyage, autrement dit, où je n’ai rien à organiser…Nous savons où nous allons, ce que nous allons faire (en gros…bah oui, du chien de traîneau…) et pourtant le fait de ne rien avoir préparé me procure une étrange sensation d’aller vers l’inconnu. Ce n’est pas désagréable, un peu stressant et excitant. La crainte vient aussi pour ma part de me retrouver avec d’autres personnes avec qui je n’aurai aucune affinité et je me rassure en me disant que dans ce type de voyage, le public intéressé devrait être assez « cool »…nous verrons.

J-1 : Direction le cercle polaire !

C’est parti pour un petit périple, voiture, train, métro, RER, navette, 1er avion, 2ème avion…

Nous sommes accueillis à l’aéroport de Luleå par Richard, un des 2 musher et sa handleuse. Le froid n’est pas saisissant, le soleil est au rendez vous et les 80cm de neige également. Les températures ont grimpé de 15° depuis 15 jours environ…c’est le printemps ! Nous apprenons que nous sommes tout seul en tant que « touristes » pour la semaine !
Nous prenons la route direction Älvsbyn où nous nous arrêtons faire quelques courses. Ici, comme dans la plupart des pays nordiques, les boissons alcoolisées sont vendues dans des « liquor store » et dans les supermarchés on trouve seulement de la bière à 2,8%.

Nous nous éloignons ensuite de la route principale pour rejoindre Avaträsk . L’épais manteau blanc est partout présent, et le dépaysement est déjà total ! Nous apercevons les chenils et notre arrivée ne se fait pas en toute discrétion. Eurohound, Malamut d’Alaska, Alaskan Husky, Esquimaux du Groenland, la soixantaine de chiens nous accueillent avec des aboiements incessants.

Premières heures en territoires inconnus

Cottage recouvert de neige à Avaträsk en Laponie suédoise pour du chien de traîneau

Nous posons nos affaires dans notre cottage, changeons de tenue et ressortons découvrir les lieux. Nous faisons la connaissance d’Antoine, le 2ème musher et de son fils de 4ans, qui nous présente les chiens, et nous emmène sur le lac (glacé et enneigé bien sûr). L’ambiance est très familiale, conviviale et présage une très bonne semaine !
La nuit tombe vers 19h en ce moment, les journées se sont très rapidement allongées depuis 1 mois. Nous assistons au repas des chiens de Richard qui auront le droit ce soir à une purée de saumon (le sac de 10kg y passera) avec des croquettes + de l’eau tiède.

Les hurlements cessent au fur et à mesure du  nourrissage et le calme total revient ensuite.

Rendez-vous au saloon pour le dîner à 20h30. Musique country, bougies, bar et table en fuste, apéritif, vin rouge et odeur alléchante de bonne cuisine…effectivement, nous nous régalons avec un plat de pâtes avec une sauce épicée avec de la viande de renne émincée.

Nous nous couchons déjà la tête remplie d’images, sans fermer les volets, notre fenêtre donnant sur la forêt de bouleau et la neige qui arrive à la hauteur de l’ouverture ! Magique.

J2 :Rencontre avec les chiens

La nuit fût calme et excellente.

Le petit-déjeuner est copieux, pain suédois, beurre, confiture, œufs, lard à faire cuir à la plancha. Les chiens ont déjà mangé vers 7h30. Nous leur redonnons une soupe de croquettes vers 10h30, après avoir revêtu le manteau qu’ils nous ont prêté (protection contre le froid et les câlins des chiens!). Il faut en effet leur donner plusieurs fois par jour de l’eau car avec ces températures, ils n’ont pas d’eau à disposition car elle gèle de suite…

Chien de traîneau en Laponie Suédoise à Avaträsk

Antoine nous présente les chiens, les différentes races, leurs origines.

Il fait très chaud ce matin, environ 5°. Nous entrons dans le vif du sujet, briefing sur les règles de conduite du traîneau, les règles de sécurité… Beaucoup d’informations (pour le moment très théoriques) et une règle de base, ne jamais lâcher le traîneau, même en cas de chute…ok !

Avant la mise en pratique nous allons prendre des forces en mangeant ! Antoine nous explique la technique du feu en carré, permettant d’isoler le bois de la neige tout en faisant un appel d’air. Installés sur nos peaux de rennes (très isolantes) et nos bancs en bois, nous faisons griller nos saucisses (fourrées bacon/fromage…trop sec autrement!) à l’aide d’un pic à saucisse télescopique…très pratique, je suis fan ! Façon hot-dog, sauce Senap et en dessert des petites brioches roulées, à la cannelle, également chauffés sur le feu de bois. Miam !

Mise en pratique :

Nous passons aux choses sérieuses ! Après la mise des harnais aux chiens, Antoine les atèle sur nos traîneaux, pendant que nous restons debout sur le frein. Les chiens veulent y aller et nous le font savoir : aboiements, sauts, ils tirent. Le stress monte, même avec « seulement » 3 chiens les secousses du traîneaux que je dois maintenir immobile sont impressionnantes.

Antoine nous hurle « prêts?! »…nous faisons signe que oui mais concrètement nous ne savons pas vraiment si nous le sommes…

Je libère le frein. Mes chiens partent comme des furies, et serrent très à droite en passant la barrière de sortie du parc. Nous évitons de peu le poteau, mes genoux eux, n’évitent pas les montants du traîneau ! Ouille ! Ça commence bien !

Chute pour Quentin au bout de 20 mètres. Perte d’équilibre, il essaye de se rééquilibrer en mettant un pied dans la neige, qui s’enfonce de 60cm dans la poudreuse…pouf…c’est la chute !

Les chiens sont lancés

Les chiens s’arrêtent dès lors qu’ils sentent le traîneau à terre avec un poids mort à traîner…

A l’inverse, ils redémarrent dès qu’il est debout, que vous soyez dessus…ou non !!! Il faut également adapter sa vitesse pour ne pas être trop prêt du traîneau de devant.

J’ai très vite chaud, c’est sportif et je suis vraiment crispée ! On se retrouve rapidement sur le lac, et je commence à pouvoir prendre le temps de regarder un peu le paysage, qui est magnifique !

Premier virage à 90°, mal négocié, mon traîneau bascule et je tombe dans la poudreuse…pouf…1 partout !

Avec le redoux, la piste est assez molle, difficile pour les chiens et pour nous. Ça s’enfonce, l’inertie est mauvaise. Nous faisons une partie sur une route verglacée, nous prenons de la vitesse, les sensations sont tops, nous perdons la notion du temps et de l’espace d’ailleurs ! Nous avons fait 10km en 1h 1h30. Nous dételons les chiens et partageons nos premières sensations !

Pour ma part je ne trouve pas cela si facile : chasser la neige qui s’accumule sur le tapis demande un bon coup de pied (finalement, c’était lié à la mollesse de la neige ce jour!), enlever et mettre le tapis tout en mouvement demande un peu de souplesse (là encore, on prend très très vite le coup de main).

Rencontre avec les Samis et leurs rennes.

Les Samis (peuple autochtone) ne sont pas loin et ils ont parqué leur troupeau de rennes pour les déplacer vers la montagne. Nous allons donc à pieds voir ces étranges animaux de plus près. Le troupeau est assez important, nous passons de longues minutes à les observer. Un Sami vient à notre rencontre avec sa moto neige. Il discute un peu avec nous et part casser une branche de pin, la lance aux rennes qui s’agglutinent rapidement devant nous, afin que nous puissions les voir de plus près, merci ! Les rennes se nourrissent entre autre de lichen. Ces animaux, que j’imaginai plus grands (1m au garrot), sont peu expressifs, le Sami dit qu’il ne sont jamais contents et jamais tristes ! Les mâles et les femelles possèdent des bois, et leur pieds sont adaptés au milieu arctique. Les sabots sont très longs et larges et peuvent s’écarter de manière à doubler la surface d’appui, un pelage dense comble les espaces entre les doigts (ce qui augmente l’adhérence sur le sol) et le bord antérieur des sabots est coupant, permettant à l’animal de creuser la neige (parfois sur 1m50 de profondeur) pour se nourrir.

Tout est utilisé dans le renne.

«  Le renne leur fournit les vêtements, la nourriture, le fil, les ligaments : il tire leurs traîneaux et le troupeau représente pour la famille lapone un capital en accroissement constant ; il est à la société lapone ce qu’est le chameau aux Touareg du Hoggar, ce qu’est le bœuf aux Peuhls. » Derniers nomades du grand nord (Arthaud)

Roger Frison

En rentrant, nous profitons du sauna pour se détendre et décontracter nos muscles!

Nous rejoignons ensuite Antoine pour nourrir ses chiens (cela prend environ 1h).
Nous dînons ensuite au saloon, excellente cuisine de Richard steak d’élan avec une poêlée de légumes. Très bonne viande, on sent que c’est du gibier mais cela n’est pas très fort. C’est un met de luxe, le kilos se vend entre 40 et 120€ là bas.

J3 : Les choses sérieuses commencent ! Départ pour 2 jours de raid en chiens de traîneau

C’est le départ pour le premier raid en chiens de traîneau, nous partirons avec Antoine ses Alaskan Husky (la base type husky prédomine, ensuite croisée avec des races de grands lévriers, de chiens courants de type braque ou des chiens-loup) et ses Eurohound (croisement entre des Alaskan Husky et des Pointer)

Nous commençons la journée comme la veille, petit-déjeuner et soupe aux chiens ! Pendant qu’ils digèrent, nous préparons les traîneaux. Nous avons chacun une peau de renne, un duvet bien chaud Häglof, un carremat, notre sac et les manteaux pour nos chiens. Antoine a lui en plus la nourriture et le bois pour ce midi. Son traîneau est plus grand, plus lourd, il prendra 6 chiens (et il maîtrise…!) et nous 3.

Le départ

Les chiens sentent le départ, nous leur mettons leur harnais, et la handleuse d’Antoine nous les attelle. Moment toujours excitant et angoissant à la fois, les chiens sautent, aboient…un air de déjà vu ! J’espère que mon départ sera moins chaotique que la première fois ! 

« Les chiens…OK…. » C’est parti pour le raid en chiens de traîneau, pas le temps de dire ouf, la barrière est passée (et plutôt bien cette fois!). Même en partant avec le tapis baissé et en freinant, ça part vite ! Mes yeux pleurent (ou c’est le froid…!). C’est génial, je suis rapidement beaucoup plus détendue. Le ciel est un peu couvert mais cela se dégage, nous n’avons pas froid avec les manteaux et nos vêtements thermiques. Nous traversons de nombreux lacs, vastes territoires plats et dénués d’arbres…(forcément…!).

Immensité

Cela donne une impression d’immensité, de liberté, de connexion avec la nature. Nous passons également dans des forêts, de pins sylvestres ou de bouleau et de rares routes qu’il faut traverser avec précaution. Les pistes sont vraiment meilleures que  la veille, cela a bien gelé cette nuit, les chiens ne peinent pas et l’inertie est bien plus grande.

Le midi nous faisons halte sur le terrain d’un suédois de 72 ans qui possèdent des chiens de traîneaux pour son loisir et entretien sa piste de 5km autour de chez lui. Nous pouvons donc dételer et attacher facilement les chiens.

Pause déjeuner

Avec sa pelle, Antoine nous fait un banc dans la neige, tapissé de nos peaux de rennes. Feu en carré, pic à saucisse télescopiques, bières, les sandwich chauffent…

Déjeuner après le raid en chien de traîneau en Laponie suédoise

Le monsieur vient à notre rencontre et prend le temps de saluer tout « nos » chiens avant de nous dire bonjour. Il est extrêmement gentil, m’explique qu’il a pas mal de vieux chiens, même de 15 ans ! Pour le départ il est présent, nous aide à atteler et nous regarde partir sur sa piste avec un grand sourire. Elle serpente dans la forêt et est pleine de virages, c’est vraiment chouette ! Nous passons l’après-midi sous le soleil, à profiter du vent sur nos joues, de l’air frais dans nos narines, et des paysages blancs qui défilent.

Nous arrivons à notre point de chute

Une cabane rouge avec un grand foyer central est ouvert, au bord d’un lac avec un ponton en bois. La handleuse d’Antoine avait rapporté la remorque des chiens, qui leur permettra de dormir à l’abri, dans des cases individuelles ou doubles. Après s’être occupés d’eux, nous posons nos affaires dans la cabane. Puis activité bûcheronnage ! Il faut couper des rondins de bois pour allumer et alimenter le feu. Sans grand succès pour moi, entre soulever la hache, retaper à chaque fois au même endroit, taper assez fort…il ne faut pas être très pressé !

Un ruisseau a commencé à dégeler non loin de la cabane, nous avons donc un point d’eau. Nous prenons notre « fika » (goûter) et mettons l’eau à chauffer pour la soupe des chiens.

Arrêt après premier jour de raid en chiens de traîneau en laponie suédoise

Repos

Il fait environ 4° dans la cabane mais autour du feu, c’est rapidement agréable.

Nous mangeons des boulettes de viande accompagnées de légumes et un gâteau au chocolat ! La nuit tombe, nous ressortons donner à manger aux chiens, le coucher de soleil est magnifique. Le vent souffle, il fait -10° mais sûrement moins en température ressentie.

Coucher de soleil vers Avaträsk en Laponie suédoise

Pas d’aurores boréales en vue, je m’endors en regardant méticuleusement vers les fenêtres, au cas où ! Le feu crépite énormément, nos chaussures sèchent autour. Installés dans nos duvets sur les tables et sur nos peaux de rennes nous n’avons pas froid. Le feu s’éteindra progressivement et la température atteindra les 0 degré dans la cabane….bonne nuit. (Ma vessie tiendra toute la nuit…je suis ravie ! )

J 4 : Matinée raid

Nous émergeons avec une petite musique douce…le réveil d’Antoine. Il fait froid, pas un cm de chair ne dépasse de mon duvet, et je ne suis pas la seule ! J’ai bien dormi. Antoine se lève, refait un feu, met l’eau à chauffer pour la soupe des chiens et se remet dans son duvet. Au petit-déjeuner, tartines du trappeur ! Tartines de pain revenues à la poêle, avec du lard et des haricots blancs. Un délice !

Nous partons sortir les chiens et leur donner à manger puis c’est le rangement de nos affaires et le chargement des traîneaux.

C’est reparti

La couverture nuageuse se dissipe progressivement. Nous attelons les chiens. L’excitation est toujours au rendez-vous pour le départ. Je quitte avec un peu de regret ce superbe spot au milieu de nul part, mais l’inconnue de la journée qui ne fait que commencer me fait rapidement penser à autre chose. Nos traîneaux glissent à travers les forêts, les lacs, les pistes sont bien gelées ce matin, ça glisse !

Nous entamons une très grosse descente qui slalom en longueur, où il faut vraiment maîtriser sa vitesse pour ne pas risquer de blesser les chiens et prendre les virages correctement ! Sensations garanties, on s’éclate !!! A la fin de cette descente les sourires sont sur tous les visages !

Nous arrivons au camp le midi, après s’être occupés des chiens, nous pique niquons à la place à feu. Temps libre pour se doucher…je décide de l’optimiser autrement…je fais une sieste d’une heure. Ces deux jours ont finalement été assez fatigants !

Après-midi shopping et raquettes !

L’après-midi Antoine nous emmène faire un tour dans la ville la plus proche (20min de voiture) à Älvsbyn. Nous avons une idée en tête, acheter nos pics à saucisses télescopiques ! Rien que pour cela, nous avons bien fait de venir !!!

De retour « chez nous », nous chaussons les raquettes pour aller marcher sur le lac sous le soleil puis nous remontons dans la forêt. Même avec les raquettes, nous nous enfonçons régulièrement dans la neige à mi-cuisse.

Nous commençons à prendre des habitudes, direction le sauna avant le repas des chiens.

Le dîner (entrecôte de bœuf pour ce soir!) au saloon se prolonge dans la nuit, la bonne ambiance est au rendez-vous et Richard nous joue des airs de guitare, avec ses santiags et son chapeau de cow-boy. « Oh yeeeah ».

Les nuages sont présents ce qui signifie que nous ne verrons pas d’aurore cette nuit…c’est comme ça !

J-5 :Découverte de la réserve naturelle de Storforsen

Pause traîneau !

Antoine nous emmène dans la réserve naturelle de Storforsen non loin d’ici. De magnifiques chutes avec un débit de 250m/s constituent l’élément majeur du site. Aucun nuage en vue, nous marchons sur des passerelles de bois (totalement recouvertes de glace…attention, glissades plus ou moins maîtrisées assurées!) et imaginons également ce site en été, avec de nombreuses places à feu, piscines naturelles et petit canyon ! Anciennement, en 1920 les rapides avaient été déviés et la rivière utilisée pour le transport du bois.

Nous descendons à pieds le long de la rivière (qui ne gèle jamais entièrement à cet endroit du fait du débit) pour arriver à un hôtel 4*où nous déjeunons (buffet à volonté). Bien couverts, nous prenons même le café sur le balcon, avec une vue incroyable sur les chutes.

Après midi balade à pieds dans la réserve, sur les traces des installations des campements de bûcherons, avec les explications d’Antoine (bûcheron de formation). Nous nous apercevons par hasard que nous sommes encerclés de rennes. Ils sont discrets, élégants et aériens dans la neige.

De retour au camp, traditionnel sauna, Antoine part faire un repérage en skis, ça y’est, les rennes ne sont plus là, nous pourrons donc emprunter une nouvelle piste demain. Repas des chiens puis le nôtre (truite arc en ciel à la plancha).

Un des chiots de 4 mois de Richard n’est pas en forme, il reste avec nous au chaud toute la soirée.

J-6 :Départ mouvementé pour le deuxième raid en chiens de traîneau

Départ chez le vétérinaire pour le chiot (qui sera opéré en urgence d’une occlusion), et départ pour nous pour 2 nouveaux jours de raid.

Changement d’équipe pour moi, Sox, qui est en chaleur est remplacée par Kris, 9 ans, ça sera son dernier raid.

Départ sportif pour le deuxième raid en chiens de traîneau, et rapidement nous nous arrêtons, Novak le chien de tête de Quentin s’est emmêlé dans la ligne de trait. Je tente de le démêler en me penchant en arrière pour atteindre le chien. Et là, c’est la drame ! Je ne pèse plus assez lourd sur le frein, mes chiens repartent, je bascule en arrière et lâche le traîneau ! Je courre mais c’est peine perdue ! Heureusement, Antoine est arrêté non loin de là, les chiens se stoppent derrière lui et nous étions en montée (en descente, si personne n’est présent sur le traîneau pour le freiner, il percute les chiens (lorsqu’ils s’arrêtent) par l’arrière et risque de les blesser aux pattes).

Nous repartons et prenons rapidement de la hauteur à travers la forêt. La vue derrière nous est magnifique, nous apercevons le lac en contrebas et la montagne de l’autre côté. Petit détour pour monter encore plus haut sur une crête et profiter d’un panorama à couper le souffle.

Le midi pique-nique au bord d’un lac. Kris peine un peu, elle montre des signes de fatigue. Lasko et Teejee compensent et sont à fond.

Fin de journée, une nouvelle cabane nous attend !

Nous arrivons à notre point de chute pour la nuit, une cabane également, plus petite que la première, au bord d’un lac, avec un poêle à bois. Norway ne pose plus une patte, il a dû se blesser en arrivant sur le lac avec la glace, il a une partie d’un coussinet arraché. Il aura une chaussette demain pour pouvoir finir l’aventure.

Nous installons la stake out, on dételle les chiens, ils vont passer la nuit attachés à la stake out, sur des copeaux de bois apportés par Antoine et avec leurs manteaux

Repos des chiens de traîneau en Laponie suédoise

Les températures sont plutôt clémentes, et je me le répète pour ne pas culpabiliser de les voir dehors !

En plein effort pour faire de l'eau dans la Laponie suédoise

Il faut de l’eau pour la soupe des chiens. A l’aide d’un foret de glace, nous perçons rapidement un trou dans les 60cm de glace du lac, et l’eau apparaît.

Creuser un trou pour l'eau en Laponie Suédoise

Il y a peu de vent et il fait déjà 7° dans la cabane. Nous allumons le poêle, et ça chauffe vite, très très vite ! Nous atteignons les 21° !!!

Rêves d’aurores boréales

Pendant que l’eau chauffe, c’est le fika et nous faisons quelques partie de jeu de société. Déa et Kris, les deux doyennes dormiront avec nous dans la cabane, pour leur plus grand plaisir, elles sont déjà étalées de tout leur long sur leur plaid.

La nuit tombe, le ciel est dégagé mais toujours pas d’aurores boréales en vue…

Nous dormons sur le sol, Déa et Kris tiennent compagnie à Quentin pour la nuit ! J’adopte la même stratégie, je m’endors en regardant par la fenêtre à l’affût d’une lueur verte…rien !

Paysage après le chien de traîneau en Laponie suédoise

L’esprit humain est bien fait, je rêve d’aurore boréale cette nuit et me réveille avec la sensation d’en avoir réellement vu !!! On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

Si l’on fait abstraction de la sortie nocturne pour faire pipi dans la neige (toujours en regardant le ciel…on ne sait jamais!)  et des 30min où les chiens avaient décider de faire leur toilette au beau milieu de la nuit, nous avons encore bien dormi !

Il fait encore 8° au réveil. Antoine rallume le feu, et nous prépare de bonnes tartines du trappeur ! Miam !

J-7 

Nous repartons, et déjà une certaine nostalgie pointe le bout de son nez… vite, il faut la refouler et profiter pleinement de ces derniers instants en chiens de traîneaux. Norway ne montre pas de signe de faiblesse avec la chaussette qui semble lui convenir ! Pour la doyenne Kris par contre, c’est plus difficile, malgré une bonne nuit au chaud avec nous, elle peine.

Il fait très chaud aujourd’hui, environ 10°C avec un grand soleil. La neige est donc plus molle et cela glisse moins bien. Nous quelques bonnes montées à courir, nous n’avons vraiment pas froid !!!

Le midi pique nique dans une cabane en bois avec une place à feu centrale. Dernier hot-dog suédois !

Nous repartons et rapidement Antoine décide de dételer Kris pour la charger dans son traîneau. Je finis donc avec 2 chiens, qui se débrouilleront très bien.

Peu avant l’arrivée au camp, Kris a eu envie de descendre du traîneau et nous a offert un magnifique roulé-boulé en marche dans la poudreuse !!! Fou rire assuré !

Nous sommes arrivés en début d’après midi au camp et nous en profitons pour retourner faire un tour en raquettes avant le fika et le sauna !

Dernier repas

Dernier repas pour les chiens où nous participons, là encore une pointe de nostalgie car on s’est habitué et attaché à eux…

Pour la veille de notre départ, Antoine mange avec nous au saloon, guacamole maison, crevettes poêlées, porc, légumes.

Antoine nous dit au revoir, on ne le reverra pas le lendemain matin, Richard nous déposera tôt à l’aéroport. Malgré la fatigue, nous décidons d’aller guetter le ciel en espérant voir une aurore boréale. Antoine décide d’aller voir sur le parking et il revient rapidement en courant nous informer qu’il y en a une !

Nous enfilons nos chaussures et courons dans la nuit et la neige en direction du lac. Je suis totalement euphorique, le ciel est éclairé d’une nuance curieuse, dans les tons verts. C’est une « petite » mais c’est déjà extraordinaire d’avoir la chance d’en voir une ! Un sourire niais ne quittera pas mes lèvres jusqu’à tant que je m’endorme…Merci, ça ne pouvait pas mieux se terminer…

Conclusion sur notre raid en chiens de traîneau en Laponie Suédoise :

Compte tenu du budget que nous estimons très élevé pour nous, nous avions longuement hésité quant à faire ce voyage. Nous ne le regrettons pas un seul instant ! Je le recommande vivement à tout amoureux de la nature, des grands espaces, du sport et des animaux. C’est une expérience très enrichissante, et le dépaysement est total malgré la durée relativement courte du voyage.

J’avais également peur d’avoir froid…J’étais bien équipée (voir le paragraphe matériel) avec de bons sous vêtements techniques et la météo a été clémente avec nous ! Je n’ai jamais eu froid…

Aucune déception vis à vis de l’organisation et nous avons rencontrés et appris beaucoup grâce à de magnifiques personnes ! FONCEZ !

Matériel utilisé durant notre Raid en chiens de traîneau en Laponie Suédoise 

CATEGORIENOM DU MODELEMARQUEPOURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODELE DE DEPARTEST-CE QUE CE CHOIX A REPONDU A CETTE EXPERIENCE DE CHIENS DE TRAINEAUX EN LAPONIE ?SI C'ETAIT A REFAIRE
Chaussures randonnées montantesRenegade GTX Mix Ws femmeLowaDe bonnes chaussures de randonnées tiges hautes, très confortables, légères, imperméables (Gore-Tex, semelle Vibram)Confortables et légères, permettent de courir en montée. Cependant, peu chaudes pour des conditions extrêmes, à associer à de bonnes chaussettes.On prend les mêmes et on recommence sauf pour des températures encore plus basses!
Chaussettes soie + chaussettes lainesPrix raisonnable, peu épaisses pour pouvoir garder chaussures randonnées classiques et trouvées facilement chez DécathlonPieds gardés au chaud, et sèchent rapidement près du feu.Adaptées avec des chaussures de randonnées classiques.
Sous-vêtements techniques thermiques manches longues + leggingSweat-shirt thermique femme extreme wool et legging femme extreme merinosBrubeckLaine mérinos de qualité (je fais habituellement des éruptions cutanées au contact de la laine, associées à des démangeaisons), chaleur et confort indispensables pour la 1ère coucheTrès frileuse, je n'ai JAMAIS eu froid. Aucune démangeaisons et/ou réaction avec la laine, lors des températures plus chaudes laissent respirer la peau, pas de transpiration (bien les laver une fois avant utilisation). Sèchent très rapidement après lavage.Je recommande ces vêtements +++, ne se déforme pas, extrêmement confortables
Tee-shirt manches longues + leggingWed'zeChoisis comme vêtements de nuit, confortables et chauds.On prend les mêmes et on recommence.
Tee-shirt manches longuesFusalpChauds (cachemire), confortables (modal) et esthétiques.Vêtements respirants et permettant un bon maintien de la chaleur.On prend les mêmes et on recommence.
Pantalon de skiWed'zeImperméable et chaud.A associer avec un legging thermique car tout seul, n'est pas assez chaud. Avec le legging Brubbeck en mérinos, impeccable ! Parfaitement imperméable par contre.On prend le même et on recommence.
Gants + sous gants soieWed'zeImperméables et chauds.A associer à des sous gants en soie et avoir 2 paires pour alterner quand ils sont humides.On prend le même et on recommence.
HeadbandBrubeckProtection vent dans les oreilles.Léger, respirant, pas de sensation de tête comprimée tout en coupant bien le vent au niveau des oreilles. A associer ou non à un bonnet selon les conditions météos.On prend le même et on recommence.
GuêtresQuechuaFaible prix, imperméables.Indispensables pour ce type de voyage, permettent de protéger un peu les chaussures et le bas de pantalon de la neige.On prend les mêmes et on recommence.
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