Test terrain pantalon et veste Softshell RAB

par Expérience Outdoor
test softshell RAB durant 4 jours de Ski de randonnée dans le Jura

Antoine KEUSTERMANS nous partage son retour test terrain des vêtements softshell RAB :

  • Sawtooth Pantalon Softhell Rab
  • Borealis tour veste Softshell RAB

Présentation de la marque RAB

La marque Anglaise créé par Rab Carrington en 1981 en fabriquant un sac de couchage. Cet alpiniste a découvert la couture alors qu’il était coincé à Buenos Aires alors qu’il était en route pour une expédition en Patagonie.

Rab

A cette époque, il ne se doutait pas qu’il était en train d’apprendre son futur métier, mais aussi qu’il allait participer l’amélioration technique des sacs de couchage.

Depuis plus de 40 ans Rab continue à proposer des sacs de couchage de grande qualité, mais aussi des vêtements techniques outdoor.

Présentation des vêtements Softshell RAB

Pantalon Softshell Sawtooth RAB

Test du Pantalon Softshell Sawtooth RAB

Caractéristiques du pantalon Softshell RAB

  • Polyvalence / Liberté de mouvement
  • Respirabilité +++
  • Coupe-Vent
  • Imperméabilité du tissus Matrix DWS (indiqué sur étiquette, mais pas sur site)
  • Léger : 415g

Veste Softshell Borealis Tour RAB

Test de la Veste Softshell Borealis Tour RAB

Caractéristiques de la veste Softshell RAB

  • Polyvalence / Liberté de mouvement
  • Respirabilité +++
  • Coupe-Vent
  • Imperméabilité du tissus Matrix DWS (indiqué sur étiquette, mais pas sur site)
  • Légère : 296g
  • Très compact

Déroulement du Test Terrain des vêtements Softshell RAB

Test terrain des vêtements RAB dans les Vosges en ski de randonnée

Je suis membre du groupe FB Trek, Bivouac & Matos et je me suis proposé de tester cette veste et pantalon RAB. Comme sur le papier j’avais les bonnes tailles et que j’étais motivé j’ai été retenu.

Mes attentes et espérance dans ce test RAB

Quelques points que je voulais éclaircir grâce à cette tenue :

  • Tout d’abord, un vêtement qui serait coupe-vent indique qu’il empêcherait l’air froid extérieur de rentrer dans le vêtement. D’un autre côté, comme il s’agit d’un vêtement prévu pour être très respirant, cela impliquerait qu’il devrait laisser passer l’air de l’intérieur vers l’extérieur, surtout l’air humide pour évacuer la transpiration/condensation qui peut se faire dans le vêtement. Je n’y ai jamais cru jusqu’alors.
  • Transpirant vite, et beaucoup, même lors d’un effort très léger, j’ai toujours été trempé en arrivant en haut d’un col, et la solution trouvée jusqu’ici a été de me déshabiller et remplacer par une tenue sèche/chaude pour ne pas prendre froid pendant l’habituelle pause en haut d’un col, ou pendant la descente. J’étais donc très sceptique avec la tenue, car je ne comprenais pas en quoi une tenue m’empêcherait de transpirer.
  •  Dans la mesure ou je n’avais pas de grandes attentes concernant les 2 points précédents, quel était donc l’intérêt de cette veste par rapport à une simple veste anti-pluie ? Jusqu’ici, mon raisonnement avait toujours été : « Avec l’effort, je serai quand même trempé, autant me sécher/couvrir/protéger une fois l’effort fini ».
  • Du point de vue pragmatique, j’ai émis de sérieux doutes sur les mécanismes de serrages du col, la fermeture du pantalon (fermeture éclair + petits boutons), car ce sont des petits éléments, et qui allaient se révéler probablement problématiques avec des gants.

Retrouver tous les conseils pour bien choisir sa veste Softshell :

Test terrain Softshell RAB grandeur nature

+ de 20 jours de test terrain et différentes activités outdoor entre juin et décembre 2021 pour pouvoir me donner un avis sur les vêtements softshell RAB :

Kayak et vélo en France

  • 3 jours Kayak en Dordogne avec bivouac (135 km de descente )
  • Ascension du Mont Ventoux à vélo
  • 2 jours de Kayak en Ardèche avec bivouac (56 km de descente )

Ma première utilisation de la tenue, de façon plutôt cocasse, s’est faite en Juin, le long de la Dordogne avec une météo au beau fixe, voir caniculaire… A priori, nul intérêt d’une tenue coupe-vent/respirable dans ces conditions. Pourtant, j’ai été bien content de pouvoir la sortir du sac et l’enfiler pour me protéger des très nombreux moustiques, car c’est la seule tenue longue que je pouvais enfiler sans mourir de chaud en dessous.

En soirée, je n’ai pas du tout été gêné dans mes mouvements lors de mes séances d’étirements ou de slackline. J’ai donc rapidement pu valider la grande liberté de mouvement offerte par la tenue, ainsi qu’apprécier la respirabilité/fraîcheur de celle-ci.

La semaine suivante, ascension du Mont Ventoux à vélo. En haut, ça souffle…fort ! J’enfile la veste softshell. Malheureusement, malgré ces caractéristiques coupe-vent, je ne parviens pas à rester chaud, et me retrouve vite à grelotter, trempé de sueur suite à presque 2 h d’effort intense fourni juste avant. Je ne m’attarde donc pas en haut. La veste a ces limites, ou peut-être que c’est moi qui ai dépassé les miennes et que je lui en demande un peu trop ?

Bivouac sous mauvais temps pour tester le softshell

Randonnée au mont tendre dans le Jura
  • 4 jours de bivouac dans les Vosges par temps très pluvieux et venteux
  • Marche de 100 km sur le Oxfam Trail sur un w-e

Dans les Vosges en Aout, vu les trombes d’eau que nous avons eue, j’ai préféré ne pas prendre de risque de gâcher des journées de rando en testant l’imperméabilité de la tenue. Je l’ai donc conservée pour les rares moments secs. Cette fois-ci, avec un simple t-shirt mérinos en dessous. J’ai eu un peu froid aux avant-bras lorsque la veste était en contact direct (et très frais) avec ma peau. Je n’ai par contre pas rencontré ce problème au niveau des jambes, car la toile du pantalon est un peu plus épaisse.

Softshell en trekking

  • Tour de la vallée de la Thur dans les Vosges ( 80km en un w-e )
  • 4-5 jours de trek en autonomie dans la Jura

Lors des longues marches (dont parties nocturnes) faites fin Aout et début Septembre, ainsi que les quelques jours de trek sur les crètes du Jura début Septembre, l’ensemble a été enfilée tous les jours, quasiment sans exceptions. La fatigue aidant, la nuit de marche dans les Vosges a été froide, au point que j’ai eu à ajouter la polaire, mais pour le reste, ça a été un plaisir de marcher avec l’ensemble !

Pas grand-chose à dire concernant la tenue lors de ces 2 semaines-ci, si ce n’est que les grandes poches (veste et pantalon) ont été bien appréciées et exploitées (beh quoi…faut bien se nourrir ! 😉).

De Septembre à Novembre j’ai pu aussi tester RAB sur de nombreuses sorties vélo en Belgique.

L’intérêt du softshell en ski de randonnée

4 jours de Ski de randonnée dans le Jura pour tester le softshell RAB
  • 4 jours de Ski de randonnée dans le Jura

Tout récemment, j’ai eu l’occasion d’utiliser très intensivement la tenue lors de 4 jours de ski de rando en autonomie sur les crètes du Jura, et c’est la que j’ai eu l’occasion de découvrir plus en détails les qualités et défauts de ce 2 pièces. Au niveau météo, la neige était déjà présente depuis quelques jours, et nous n’avons eu a subir ni pluie, ni neige. Les températures ont varié de 5 à -5°C, parfois avec beaucoup de vent, parfois sans vent du tout.

Pendant les 4 jours, j’ai porté un collant en mérinos et un longue-manche en mérinos sous la tenue. Le 1e jour, lors de l’ascension de la Dole (près de Les Rousses), je n’avais pas de sac sur le dos. Je n’ai pas transpiré pour arriver en haut. On ne peut que louer, encore une fois, les qualités respiratoires de la membrane MATRIX DWS de la tenue. Arrivé en haut, ça souffle très fort, donc j’ajoute juste ma polaire.

Les 3 jours suivants, je portais mon sac de trek de 60L sur le dos. Sac ultra-light oblige, il n’y a aucun système d’aération, et il est donc collé contre mon dos. Je craignais donc de me retrouver en nage, comme souvent quand je fais un effort avec le sac sur monstre sur le dos. J’ai effectivement transpiré un peu lors des ascensions, mais n’ai pas eu aussi froid que sur le Mont Ventoux, car je n’étais pas aussi détrempé. Au niveau des jambes, R-A-S, tout sec. Lorsqu’il y avait du vent, j’enfilais la polaire par au-dessus en statique, mais sinon, je pouvais rester à l’arrêt en softshell sans me refroidir.

Imperméabilité ou déperlance du Softshell?

Je n’ai pas eu l’occasion de tester l’imperméabilité de la tenue de façon habituelle en subissant une grosse pluie, mais de façon détournée/accidentelle. Après avoir faire fondre de la neige avec le réchaud, j’ai voulu vider le réchaud dans une de nos poches d’eau. Grand matin oblige, les mirettes ne sont pas encore bien ouvertes, et j’en verse a peu près 20-25 cl (un gobelet) à côté, tout droit sur le pantalon. Vu qu’il est un peu large pour moi, il forme des plis en positions assises…plis dans lequel l’eau est restée formant une petite mare, sans me mouiller.

On parle donc bien d’imperméabilité, et pas juste de déperlance. Attention cependant à ses fesses, elles seront mouillées si vous restez assis plus de quelques minutes dans la neige. Pas d’inquiétude à avoir cependant, le tissus sèche très vite, et la sensation d’humidité/froid au popotin disparaît aussi vite qu’il est arrivé.

Aussi bien pour la veste que pour le pantalon, j’ai fort apprécié la vitesse de séchage, et ceci même pour la doublure polaire de la ceinture sur laquelle j’émettais quelques doutes en cas d’humidification.

Résistance du softshell

Comme je ne skies pas comme Candide Thovex, il y a eu quelques gamelles. En plus de tester ma souplesse pour me redresser avec les skis emmêlés, elles ont permis de mettre en avant quelques points supplémentaires :

  • La toile est solide, et très souple/élastique. Il y a cependant fini par y avoir un trou dans le pantalon. Impossible de déterminer l’origine exacte (attache des chaussures de ski, branches pointues, rochers, …), mais ça reste minimes et n’entache pas du tout l’impression de solidité générale. (Image 1)
  • Les élastiques de serrages au niveau des pieds m’ont permit d’éviter de me retrouver avec de la poudreuse dans les bottines de ski, mais pas lorsque je marchais en chaussures de marche dans la neige. (Image 2)

Les élastiques de serrage au niveau des hanches et du cou n’ont par contre pas empêché d’avoir de la poudreuse dans le dos. D’autres part, les mécanismes de réglages de ces élastiques sont très petits, et peu pratiques avec des gants.

Mes critiques sur les vêtements en softshell RAB

Mes remarques sur la pantalon Sawtooth de RAB

Retour terrain pantalon softshell RAB sawtooth
  • Tissus très agréables
  • Grande Liberté de mouvement
  • Tirettes de qualité
  • Cordon de serrage bas de chausses
  • Ceinture avec doublure polaire
  • Les 4 grandes poches du pantalon ont été très appréciées.
  • Élastique de serrage en bas des jambes.

A améliorer :

  • Taille très grand, même pour du XL (je mesure 1m90)
  • Pas de poches arrière
  • Il manque la possibilité d’ajouter une petite sangle passant sous la chaussure, pour faire office de guêtre et d’éviter au pantalon de remonter évitant ainsi d’avoir de la poudreuse/poussière/branches dans les chaussures de marche.
  • Les mécanismes de serrages sont trop petits pour être réglé avec des gants.

Mes remarques sur la veste Borealis Tour de RAB

Retour terrain de la veste softshell RAB borealis jacket
  • Tissus très agréables
  • Grande Liberté de mouvement
  • 2 Grandes poches, situées hautes, soit au-dessus de la ceinture ventrale d’un sac à dos
  • Tirettes de qualité
  • Cordon de serrage au col et à la taille
  • Poche gauche sert de poche de transport
  • Veste très compacte et facile à remballer dans la poche gauche.

A améliorer :

  • Taille très grand, même pour du L (je mesure 1m90)
  • Mécanisme de serrage du col caché dans la doublure, donc difficile d’accès et situé dans la nuque, pas très confortable
  • J’aurais apprécié une poche intérieure à la veste, permettant de ranger, par exemple, lunette de soleil, carte, ou peau de phoques.
  • Les deux petits boutons de fermetures de la ceinture ne sont pas assez grands et pas assez et le « click » n’est pas assez franc. Très compliqué avec des gants.

Conclusion sur mon expérience des vêtements Softshell RAB

Test des vêtements techniques outdoor RAB en montagne l'hiver

J’ai rédigé la partie « Présentation/Premières impressions » ci-dessus en portant la veste, en intérieur…sans m’en rendre compte. Ce n’est qu’en me relevant que je me suis rendu compte que je la portais encore. Elle se fait donc très vite oublier, dans le bon sens du terme !

Malgré quelques petites erreurs de conceptions, il s’agit clairement de matériel d’excellente qualité, avec des éléments très bien pensés mais qui ont aussi quelques petits défauts mineurs. Cependant, le confort est indéniable, ainsi que la liberté de mouvement.

L’ensemble sèche très vite, et lorsqu’il n’y a pas de vent, la sensation de froid, même mouillé après avoir transpiré, est minime. Le point faible de la veste se situe surtout lors des phases statiques, ou un polaire (ou doudoune) peut s’avérer indispensable selon la météo/le vent pour ne pas se refroidir.

La membrane est ultra déperlante et, petit plus inattendu, assez imperméable. Reste à voir si l’imperméabilité ne vas pas diminuer avec le temps. Dans tous les cas, le tissu semble solide et résistant !

La respirabilité est tout simplement impressionnante, et permet de conserver une sensation de fraicheur (pas de froid) tout au long de l’effort.

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