12 jours en autonomie autour du Yerupaja et de la Siula Grande

par Expérience Outdoor
en direction du lac Mitucocha dans la cordillère Huayhuash

Emilie Guilleman nous partage l’expérience de son trek en cordillère Huayhuash : une boucle de 12 jours en autonomie autour de l’imposant Yerupaja et de la Siula Grande au Pérou.

Informations pour préparer ce trek en cordillère Huayhuash

Dates

Du 9 au 20 juin 2018 pour le trek (soit 12 jours)

Quand partir au Pérou :

La saison la plus propice pour les treks au Pérou s’étend de mai à juillet : le temps est alors assez stable et sec sur les Andes.

Lieu

Au Pérou, dans le département d’Ancash et le district de Huaraz, le village de Llamac est le point de départ et d’arrivée de ce trek en cordillère Huayhuash.

Comment se rendre au Pérou:

Pour y aller depuis Montpellier (ou plutôt de Lyon !) :

  • en avion jusqu’à Lima (via Amsterdam) : une quinzaine d’heures en tout, avec une seule escale. Nous avons voyagé de jour, partant vers 9h de Lyon pour arriver vers 18h (heure locale) à Lima… Une bien longue journée qui nous a permis de voir pas mal de films dont nous avions loupé la sortie en salles !
  • en bus de nuit jusqu’à Huaraz (direct) : plusieurs compagnies proposent cette liaison (voir le site ou l’appli redbus pour réserver). Nous avons choisi Oltursa qui nous semblait offrir un bon rapport confort / sécurité / prix (75 soles aller pour un siège inclinable à 180°). Faire ce trajet de nuit nous a évité de passer la nuit au niveau de la mer à Lima : nous préférions nous reposer du voyage et commencer à nous acclimater en organisant la suite du séjour un peu plus haut !
Dans le bus de nuit Oltursa Lima Huaraz
  • en minibus jusqu’à Llamac (via Chiquian) : 5h de trajet avec la compagnie Turismo Nazario (1436 av. Tarapaca à Huaraz), 30 soles aller. Un départ très tôt le matin permet de faire la 1ère étape du trek dans la foulée.
  • ensuite : à pied !

Participants au trek en cordillère Huayhuash

Après une première expérience concluante autour de l’Illampu (Bolivie) en 2016 (voir l’article sur la Bolivie) Caroline et moi avions envie de remettre ça. Elle débarque un soir avec un exemplaire de « Treks au Pérou » que mon cher et tendre vient justement de m’offrir. Les dés sont jetés : nous repartons dans les Andes !

Où dormir à Huaraz

Nous avons séjourné au El Jacal Backpackers (Jiron 28 de Julio, 1066) : un peu excentré, ce modeste petit hôtel reste proche du cœur de la ville (à peine 10 minutes à pied). On peut y laisser des affaires le temps d’un trek. La terrasse où est servie le petit déjeuner est très agréable et offre une vue panoramique sur la ville et les sommets alentours. L’isolation phonique laisse à désirer, les boules Quiès sont utiles 🙂

Hotel El Jacal backpackers à  Huaraz

D’autres trekkeurs rencontrés à Huaraz avaient élu domicile au Campo Base (Parque Ginebra, 118), plus central et plus coloré, et proposant également un hébergement en dortoirs. Leur bar sert d’excellents smoothies et c’est un bon endroit pour trouver un compagnon de trek si vous voyagez seul.

Où se restaurer / où se réapprovisionner à Huaraz

  • Les bouteilles de gaz (pour réchaud à vis) se trouvent facilement dans les nombreuses boutiques outdoor qui entourent la casa de Guias (Parque Ginebra). Si le trek n’est qu’une étape de votre voyage vous pouvez également louez dans ces boutiques tout l’équipement nécessaire (polaire et doudoune comprises !).

    Alimentation :
    • Huaraz compte de nombreux supermarchés où l’on peut trouver flocons d’avoine, fruits et légumes, crackers, fruits secs, chocolat et autres soupes lyophilisées.
    • Nous avons acheté notre fromage à l’épicerie Don Queso (passage Julian de Morales).
    • Pour les budgets plus serrés on peut conseiller de faire un tour au marché (il vaut le détour rien que pour le rayon viandes… âmes sensibles s’abstenir !).
Le Cuy au marché de Huaraz en amérique du Sud
  • Restaurants : ceux du centre sont plus chers et pas forcément les meilleurs…
    • Restaurante & Pizzeria TEO’S (Jirón Simón Bolívar 615) : j’y ai gouté une excellente trucha a la plancha !
    • Les ceviche servis par les marchands ambulants sont copieux et délicieux.

Office du tourisme

Pour tout ce qui a trait à la montagne, on peut se renseigner à la Casa de Guias. On trouve également des kiosques d’information disséminés en ville. Si vous prévoyez de vous rendre dans le parc du Huascaran visitez la SERNAMP (Jirón Federico Sal y Rosas 555).

Caractéristiques de la cordillère Huayhuash

La cordillère Huayhuash compte à elle seule 7 sommets de plus de 6000, dont le très effilé Yerupaja (6617m) et l’imposante Siula Grande (6344m). C’est en descendant de ce sommet en 1985 que Joe Simpson s’est blessé à la jambe, obligeant son binôme Simon Yates à le mouliner de ressaut en ressaut jusqu’à ce que, passant un surplomb, il se retrouve pendu dans le vide et en bout de corde. Simon, tout juste calé dans un trou de neige, n’eut pas d’autre choix que de couper la corde…

Après avoir atterri sonné mais vivant sur un pont de neige au fond d’une crevasse, Joe réussira finalement à rejoindre le campement où il retrouvera Simon qui le croyait mort. Cette aventure improbable relatée dans La mort suspendue a rendu célèbre cette partie de la cordillère. Même si ce n’est pas la grande foule, les groupes y sont effectivement assez nombreux… et il faut un peu de chance pour tomber sur des voisins discrets et respectueux des lieux, parce qu’on risque de les suivre un moment de camp en camp !

Quoi d’autre dans les environs

Alpinisme : côté sommets il y en a pour tous les goûts dans la cordillère Huayhuash (du débonnaire Diablo Mudo au terrifiant Yerupaja), ils restent toutefois difficiles d’accès. Des courses sont par ailleurs possibles à la journée ou avec un bivouac au départ de Huaraz. Si vous avez besoin d’un guide, comptez 80 à 180$ la journée suivant la difficulté.

Randonnée : les alentours de Huaraz offrent de nombreuses excursions à la journée, dont le point de départ est généralement accessible en taxi et qui permettent de commencer à s’acclimater gentiment (lacs Wilcacocha, Churup, Paron, Ahuac, promotoire de Rataquena).

Autres visites à proximité :

  • découverte des civilisations pré-incas sur les sites archéologiques de Chavin (à 3h de bus), de Huaullac et de Wilcahuain (à moins de 10 km de Huaraz)
  • mur d’escalade et bains thermaux de Monterrey (6 km au nord de Huaraz)

Bibliographie et liens internet

  • Ouvrage dédié : Treks au Pérou, de Vincent Geus, éditions Glénat.

    Cartes :
  • Cordillera Huayhuash (1:50000), Alpenvereinskarte 0/3c (12,80€, envoi en quelques jours pour une commande directement sur le site du Deutscher Alpenverein)
  • Une appli GPS pour iPhone qui donne accès aux cartes topographiques OpenStreetMap du monde entier, téléchargeables à la demande (pour tout le pays visité) de manière à pouvoir les consulter même loin de tout réseau. C’est un complément utile des cartes papier : elle permet de lever un doute sur sa localisation, de s’orienter par jour blanc, d’enregistrer la position des bivouacs, etc. Maps.Me fait a priori la même chose gratuitement, mais je ne l’ai pas testée, je ne suis pas sûre qu’on y trouve le même détail topographique (en particulier les courbes de niveau).
  • Guides touristiques :
  • Lonely Planet, Guide du routard
  • Site web de Peru Travel informations utiles pour élargir le séjour aux parcs nationaux.

Trek en cordillère Huayhuash

Au jour le jour

Arrivées de bon matin à Huaraz après notre vol et le long trajet en bus de nuit depuis Lima, nous nous enregistrons à l’hôtel, profitons d’un bon petit déjeuner et, après une courte sieste et une bonne douche, partons à la découverte de Huaraz. Nous y repérons les supermarchés et boutiques de sport où nous complétons notre avitaillement pour les 12 jours du trek et achetons 3 cartouches de gaz (1 grande et 2 petites). Nous passons également nous renseigner sur les conditions du moment pour ce trek en cordillère Huayhuash à la casa de Guias, puis acheter nos billets de bus pour Llamac.

Arrivée sur la Plazza de armas de Huaraz

On consacre la journée du lendemain à une excursion d’acclimatation au lac Churup (4450m). On un taxi avec un couple d’allemands pour arriver au point de départ situé à Pitec. Alors qu’ils étaient supposés nous rejoindre pour rentrer à Huaraz, nous les attendrons vainement au parking avant d’apprendre qu’ils sont redescendus autrement, nous laissant payer seules la course du retour… charmant !

Vue sur le lac Churup et le sommet du même nom

Nous passons la soirée à faire et refaire nos sacs, vérifiant soigneusement que nous n’avons rien oublié et que les charges sont bien équilibrées… ça va piquer dans la 1ère montée ! Histoire de faire le plein de protéines nous sortons manger un bon lomo saltado avant de rentrer nous coucher pour une courte nuit : demain lever 3h30 !

Jour 1 : Huaraz > Chiquian > Llamac > laguna Jahuacocha

Il est 5h quand le minibus de Nazario Turismo démarre. Nous nous maudissons d’avoir laissé nos doudounes dans nos sacs enfermés dans la soute : le soleil tarde à se lever et du givre se forme sur l’intérieur des vitres, nous sommes gelées ! Nous nous arrêtons vers 7h à Chiquian où nous prenons le petit déjeuner avant de changer de véhicule. Contre toute attente, le 2ème bus bien que bondé est aussi « confortable » que le premier (ceux qui ont déjà pris un bus au Népal sauront apprécier !).

Dans le 2ème bus entre Chiquian et Llamac

Il est 10h quand le bus nous dépose à Llamac. La plupart des trekkeurs continuent à moteur jusqu’à Pocpa, mais nous avons décidé de faire une boucle complète, notre aventure commence et se terminera ici. Nous sortons du village en nous élevant au milieu de terrasses cultivées, le chemin serpente au milieu des lupins et autres fleurs locales.

montée dans les jardins au-dessus de Llamac

Vue sur le magnifique Yerupaja au Pérou

La végétation se raréfie peu à peu jusqu’à prendre la forme d’une petite lande quand nous arrivons sur le plateau. Nous atteignons le col après 3h d’effort et 1000m de dénivelé : nos lourds sacs à dos ne nous ont finalement pas trop ralenties 🙂 Le pique-nique est l’occasion de se délester un peu, tout en contemplant le magnifique et impressionnant Yerupaja qui se dresse au fond de la vallée.

pique-nique au col Macrash et premier aperçu sur le Yerupaja

La « descente » jusqu’au lac Jahuacocha est pimentée de nombreuses bosses et la distance nous séparant du bivouac nous semble bien longue.

la descente vers Jahuacocha, en montagnes russes

Nous ne rencontrons personne jusqu’à un petit village qui s’étale au pied d’une imposante dalle.

le hameau de Jahuacocha, au pied d'une dalle impressionnante

Nous arrivons vers 16h30 sur les rives du lac et nous empressons de monter la tente : dans moins de 2h le soleil sera couché et la température va rapidement chuter. Pendant que la soupe chauffe, je consigne mes impressions de la journée. Nous interrogeons nos voisins pour savoir qui suit notre itinéraire. La plupart d’entre eux sont à leur dernier bivouac : les groupes qui commencent à Pocpa ne passent en effet ici qu’à la fin du circuit. L’endroit est fabuleux, nous ne sommes pas fâchées d’avoir à y repasser une 2ème nuit au retour.

emplacement du premier campement, au bord du lac Jahuacocha

Jour 2 du trek en cordillère Huayhuash : Laguna Jahuacocha > Quartelhain

Quand nous émergeons de la tente à 6h, certains ont déjà levé le camp, d’autres se mettent en route pendant que leurs muletiers plient les tipis. Nous préparons le petit déjeuner qui se compose de flocons d’avoine (agrémentés ou non de chocolat), d’un thé et de fruits secs. Nous avons laissé tomber le pain et la crème de marron cette année, trop lourds ! Le temps de refaire les sacs et nous décampons à notre tour à 7h40, longeant d’abord la rive nord du lac puis montant sur la gauche en direction du col Sambuya. De là une traversée à flanc permet d’atteindre le col Rondoy, à 4750m.

vue du col Sambuya sur le Yerupaja et son glacier tourmenté

La vue entre les deux cols et plongeant sur le lac Soltercocha est à couper le souffle, on se sent bien petites à côté du Yerupaja et de son glacier tourmenté. De part et d’autre, le Rasac et le Jirishanca forment un bel écrin au maître de lieux. Nous pique-niquons à l’abri du vent avant de commencer la descente dans la quedabra Rondoy. Nous avons dû louper une intersection car nous jardinons un peu pour trouver comment rejoindre le lit du ruisseau puis la piste qui nous mène à la prairie de Quartelhain.

au bout de la piste, notre 2ème campement, Quartelhain

Arrivée avant 15h nous repérons le départ de l’étape du lendemain, glandouillons un peu après avoir planté la tente et n’y tenant plus nous allumons le réchaud à 17h30. Au menu polenta agrémentée de queso andino ! Dans le duvet à 18h30, nous veillons péniblement jusqu’à 19h30…

Jour 3 : Quartelhain > Laguna Mitucocha

Il a bien gelé cette nuit, mais j’ai quand même crevé de chaud dans mon Swing 900 ! Nous décollons bonnes dernières à 8h, direction le col Cacanan. Nous y parvenons en 2 petites heures, après avoir rattrapé tous les trekkeurs légers, preuve que nous commençons à être bien acclimatées… ou que les autres ne le sont pas encore ! La pause séchage au col confirme que nous avons replié la tente avec encore au moins 1kg de givre dessus malgré un bon secouage.

Vue sur le col Cananan

Du col nous serions tentées d’aller crapahuter sur la belle arête qui s’élève à gauche, mais en l’absence de corde nous nous en tiendrons au sentier. Nous engageons la descente et en bas des lacets partons à droite en restant à flanc, laissant les mules faire le tour de la pointe Chincana pendant que nous coupons à l’ouest pour rejoindre le lac Mitucocha. Nous passons plusieurs petits colus sympathisant au sommet de l’un d’eux avec un groupe cosmopolite qui fait aujourd’hui sa première étape. Quand nous leur expliquons que nous randonnons en autonomie complète sur 12 jours, nous faisons notre petite impression :).

en direction du lac Mitucocha dans la cordillère Huayhuash

Arrivées au lac vers 14h, nous profitons du soleil pour faire une petite toilette. L’eau n’est pas assez chaude pour une baignade mais l’endroit est joli. La tente plantée, nous apprenons des deux locaux qui viennent pour les « tickets » que l’emplacement du bivouac indiqué sur la carte n’est plus d’actualité : il convient désormais de camper bien en dessous du lac, à proximité du hameau Janca. Bénéficiant néanmoins de l’effet « fuertes chicas », nous n’aurons pas besoin de déplacer notre camp :).

Bien calées dans nos duvets, nous nous endormons au bruit du vent, agrémenté du craquement sinistre de séracs qui s’écroulent un peu plus haut. Ici aussi ça se réchauffe…

3ème campement au bord du lac Mitucocha qui n'était pas vraiment autorisé !

Jour 4 : Laguna Mitucocha > Laguna Carhuacocha

Nous voulions attendre le soleil pour partir, mais autant bouger pour se réchauffer, nous levons donc le camp à 8h. Nous traversons Tuctupampa jusqu’aux maisons (en ruine) avant de remonter au sud-est la quedabra Wayac. Un squelette desséché de bovidé nous rappelle que nous ferions bien de nous tartiner de crème !

squelette d'animal au Pérou qui nous rappelle ce qui nous attend si on oublie notre crème solaire

Nous nous posons au col Carhuac pour le pique-nique et le séchage de la tente. Nous ne nous attardons pas tant le soleil est capricieux et tempère timidement le froid du vent.

Le chemin descend ensuite de terrasse en terrasse jusqu’à arriver sur un balcon (et un premier camp possible) au-dessus du lac Carhuacocha. Nous décidons d’aller jusqu’au camp suivant, où nous reconnaissons les tipis du groupe avec lequel nous avons sympathisé la veille.

le lac Carhuacocha et l'emplacement de notre 4ème camp sur la rive opposée

L’après-midi est ainsi l’occasion de faire plus ample connaissance avec les trekkeurs et leur guide Eliseo. Celui-ci nous conseille vivement de toujours nous installer à proximité des groupes accompagnés pour éviter d’être « rançonnées » par les locaux et pouvoir demander de l’aide si besoin. La consigne nous semble un peu exagérée, mais nous la respecterons à l’avenir, surtout après avoir eu vent d’histoires de racket à l’issue tragique.

Nous faisons un point sur les vivres au tiers du parcours, histoire de savoir si l’on peut s’autoriser un carreau de chocolat supplémentaire pour le dessert : la réponse est hélas non !

point sur les vivres au tiers du parcours

L’après-midi s’écoule entre lecture, repérage de la suite du parcours et admiration béate du Yerupaja dont le glacier alimente le lac.

Vue sur le lac Carhuacocha et Yerupaja

Jour 5 : Laguna Caruacocha > Huayhuash

Grosse étape aujourd’hui avec un col à 4830m… Nous avons choisi la variante par les 3 lacs. Nous longeons la rive sud du lac Carhuacocha avant de remonter vers des maisons occupées toute l’année et entourées d’un potager et d’un parc à moutons. Alors que nous avons déjà payé la communauté pour la nuit, nous devons nous y acquitter d’un péage. Il est décidément difficile de prédire ce que l’on va débourser pour l’intégralité du trek… prévoir 40 soles par personnes et par nuit + une bonne marge de sécurité !

vue sur la maison "péage" et son potager au pérou

Diverties par ces péripéties administratives, nous nous retrouvons bien trop haut sur la moraine et un groupe en contrebas nous fait signe de descendre. Notre petit détour nous permet de surplomber les eaux du premier lac glaciaire au programme : la laguna Gangrajanca.

Passage au-dessus du lac Quesillococha

Redescendues dans le vallon sous la moraine, nous venons butter sur le bord 2nd lac, la laguna Siula que nous longeons avant d’attaquer la raide montée au-dessus du lac Quesillococha. A la descente ou par temps de pluie ce terrain doit être particulièrement scabreux…

les 3 lacs glaciaires : Quesillococha, Siula et Gangrajanca

Nous rattrapons un groupe au niveau d’un mirador d’où les 3 lacs étagés sont bien visibles. Le chemin oblique alors à gauche avant de monter droit vers le col Siula à 4830m. Le pique-nique est plus que mérité !

pique-nique au col Siula (4830m)

La pluie puis une neige mêlée de grêle nous accompagnent dans la descente vers un autre lac Quesillococha et jusqu’à Huayhuash. Une petite éclaircie en arrivant nous permet de monter la tente en vitesse, d’y fourrer matelas et duvets et de nous y engouffrer avant la reprise des précipitations. Vers 17h30 alors que nous avions presque résolu de sauter le dîner, Eliseo vient nous proposer de nous réfugier sous le tipi-cuisine de son groupe pour cuisiner et manger au chaud et au sec. Nous ne nous faisons pas prier !

arrivée sous la pluie à Huayhuash emplacement de notre 5ème campement

Jour 6 : Huayhuash > Atuscancha

La pluie n’a pas cessé de la nuit. Au petit matin un coin de la tente est en partie inondé, la faute à une micro perforation que j’aurai tôt fait de réparer avec un petit carré de tenacious tape. Le ciel est encore couvert vers l’est mais se dégage à l’ouest et au sud, on devrait échapper à une 2ème journée dans la crasse. Départ plein sud, direction le col Portachuelo de Huayhuash, à 4780m que l’on atteint en 2h. La neige tombée pendant la nuit a tenu au sol, ça caille ! A l’est s’étendent les glaciers de la cordillère Raura.

le col Portachuelo tout poudré (4780m)

Les mules nous rattrapent dans la descente vers le lac Viconga où un barrage est exploité pour la production d’électricité.

Vue sur le lac Viconga lors de notre trek au Pérou

Le camp suivant et ses sources chaudes sont juste en contrebas.

arrivée à Atuscancha, notre 6ème (et meilleur) campement

La tente à peine séchée et montée, nous prenons donc nos « affaires de piscine » et partons barboter dans les 3 grands bacs d’eau à 40 degrés, chacun ayant sa vocation : savonnage, rinçage et délassement. A mi-parcours et après la journée froide et humide de la veille, nous apprécions particulièrement cette escale bien-être !

les 3 bassins d'eaux thermales au Pérou

Et pour ceux qui s’inquiéteraient de la propreté de l’eau, les 3 marmites sont vidées quotidiennement.

Jour 7 : Atuscancha > Yanapampa

Après une excellente nuit, nous repartons ragaillardies vers le col Cuyoc.

montée vers le col Cuyoc

Nous gravissons de multiples ressauts pour arriver enfin sur une belle terrasse à 4950m d’où l’on peut admirer les principaux sommets du centre de la cordillère : Yerupaja, Sarapo, Siula Grande et Carnicero.

vue du col Cuyoc, sur le Yerupaja (6617m), le Sarapo (6127m), la Siula Grande (6344m) et le Carnicero (5960m)

On reste là un moment, malgré le froid, essayant de repérer le col qu’on empruntera le lendemain pour gagner Cutatambo.

arrivée au col Cuyoc (4950m) avec les mules

Nous regardons les mules commencer la descente, sans avoir vraiment envie de leur emboîter le pas tant le terrain paraît raide et traitreux. Nous finissons par nous engager (c’est effectivement traitreux !) et rejoindre notre groupe fétiche sur une belle plateforme herbeuse où ils prennent leur pique-nique.

Plutôt que de descendre directement vers le camp, nous partons à flanc vers le nord, sous la belle face des nevados Puscanturpa, jusqu’à un immense lac aux eaux turquoise sous le col Trapecio. On peut franchir ce col en venant directement de Huayhuash, mais on rate alors les eaux chaudes d’Atuscancha.

petit détour par les lacs sous le col Trapecio
descente vers le camp de Yanapampa

Jour 8 : Yanapampa > Cutatambo

La nuit n’a pas été aussi bonne que la précédente, nous peinons à émerger ce matin ! Prêtes à 7h40 nous emboîtons le pas aux nombreux trekkeurs qui se dirigent vers le col Santa Rosa, réputé moins casse-chevilles à la descente que son voisin le col San Antonio. Ça monte raide jusqu’à un petit cirque d’où l’on voit le col et le petit névé qui le borde sur la droite. Nous faisons ainsi 2 lacets dans la neige pour le fun. Au col la vue est magnifique sur le lac Jurau, le Sarapo et la Siula Grande.

Dans la cordillère Huayhuash au Pérou au col Santa Rosa

La descente toute minérale part bien à droite. Le sentier est exposé par endroits, interdit de trébucher sous peine de dévaler pierriers et dalles pour se retrouver 3 ou 400m plus bas !

Nous déposons nos affaires au camp avant d’aller explorer la Quedraba Sarapococha jusqu’au lac du même nom, et nous approcher ainsi du pied de la Siula Grande.

la Siula Grande et son glacier

Depuis le haut de la moraine, on domine le théâtre des mésaventures de Joe Simpson : on mesure la farouche volonté de survivre qu’il lui a fallu pour s’extraire du glacier et regagner le camp avec son genou blessé.

Jour 9 : Cutatambo > Huayllapa

Courte étape, toute en descente (ou presque) pour atteindre le village de Huayllapa. Nous nous arrêtons à la première épicerie que nous croisons pour acheter concombres, bananes et chocolat. On fini par localiser le campement qui n’est autre que le terrain de foot.

le campement de Huayllapa au Pérou

Nous dînons sur les gradins d’une double ration de purée. La séance de désinfection de l’eau à la lumière phosphorescente de mon Steripen prend des airs de tour de magie pour les enfants présents comme pour les arieros. Je peine à leur expliquer dans mon espagnol hésitant que la lumière tue les microbes !

Jour 10 du trek en cordillère Huayhuash : Huayllapa > Angocancha

Le petit déjeuner amélioré avalé (flocons d’avoine chocolat-banane), nous nous mettons en route pour une bonne bavante dans un vallon très encaissé (et heureusement à l’ombre) jusqu’à Hutiaq. La montée est interminable jusqu’au col Tapush !

montée vers le col Tapush

Nous basculons de l’autre côté du col et rejoignons les rives du lac Susucocha, sous le Diablo Mudo.

vue sur le lac Susucocha au Péoru

Nous y faisons une rencontre improbable : un petit groupe de français nous reconnaissent (!) et nous parlent de notre précédent blog sur l’Illampu :).

campement officiel de Gashpampa

Dépassant le camp Gashpampa, nous remontons la quedabra Angocancha pour nous installer sur le replat au-dessus d’une ruine. Nous y croisons un certain Persi, qui nous apprend que ce campement est désormais interdit aux groupes : nous pouvons toutefois y passer la nuit à condition de ne rien laisser derrière nous. A scruter les alentours (comme ceux des précédents camps d’ailleurs) on comprend mieux pourquoi : papier toilette et autres lingettes volent gaiement au milieu des herbes… ce n’est pourtant pas compliqué de mettre ses déchets dans un petit sac plastique ! Et c’est d’autant moins excusable quand ce sont les mules qui portent la poubelle…

Persi file vers Jahuacocha après nous avoir autorisées à camper dans la quedabra Angocancha

Jour 11 : Angocancha > Laguna Jahuacocha

La nuit fut fraîche mais nous avons pris nos 12h de sommeil :). Alors que nous sommes encore au petit déj’ nous voyons les premiers trekkeurs passer et monter en direction du col Llaucha. Nous les suivons bientôt, évitant soigneusement les plaques de glace qui recouvrent par endroit le sentier. Du col nous commençons à entrevoir le panorama magnifique qui nous attend en haut de la crête Huacrish. Nous montons sur la gauche en haut du cerro Llaucha puis poursuivons à droite en traversée (sableuse à souhait) pour rejoindre la crête. De là, pan ! Vue sur TOUS les sommets de la cordillère, et pas un nuage à l’horizon, c’est superbe ! Nos appareils photos crépitent.

panorama incroyable sur tous les sommets de la cordillère depuis la crête Huacrish

Repues du paysage et arrivées au bout de la crête, nous descendons tout droit sur le lac Jahuacocha.

descente sur le lac Jahuacocha

Nous nous arrêtons à mi-pente pour pique-niquer sur un petit mirador. La fin de la descente est un peu casse-pattes. Nous retrouvons avec plaisir notre premier camp.

campement coloré au lac Jahuacocha

Jour 12 : Laguna Jahuacocha > Llamac

Pour ne pas redescendre trop vite sur Llamac, nous décidons de longer la rive sud du Jahuacocha puis de remonter la quedabra Rasac jusqu’au lac. Hélas nous bifurquons un peu trop tôt à droite et nous retrouvons à batailler au milieu des lupins. Nous finissons par traverser à flanc, en équilibre précaire sur un bombement, pour prendre pied dans le vallon suivant où nous retrouvons une bonne trace qui finit par nous mener au lac.

Vue sur le lac Rasac

Nous aurons laissé quelques forces dans l’histoire ! La redescente est heureusement plus aisée et nous arrivons au camp peu après midi. Le temps de refaire de l’eau et nous attaquons la dernière partie de notre boucle : remontée en montagnes russes au col Macrash, dernier coup d’œil sur le Yerupaja et descente sur Llamac.

arrivée à Llamac  au Pérou

Bien que les sacs soient maintenant presque vides, nos genoux prennent cher dans cette ultime descente. Nous nous étonnons d’être montées aussi « facilement » le premier jour tant la pente paraît interminable !

Nous passons acheter nos billets de bus, du jus de fruits et quelques crackers pour fêter notre arrivée, puis nous nous installons, seules, au camping à touristes, derrière le stade.

Le lendemain, nous nous présentons à 9h30 au terminal de bus, le départ étant prévu à 10h. A côté, dans l’épicerie, la télé est allumée et annonce le match à venir : France-Pérou à 10h ! Autant dire qu’on a aucune chance de partir avant midi :). Et de fait il faut attendre le coup de sifflet final et la dispersion des nombreux voisins venus regarder le match avant que nous puissions embarquer dans le camion (point de bus aujourd’hui) : une place en cabine et les autres dans la benne ! Nous retrouvons heureusement un moyen de transport plus conventionnel à Chiquian pour le retour à Huaraz.

transport non conventionnel pour rentrer à Chiquian...

Conclusion de notre trek dans la Cordillère Huayhuash

Les 135 km et quelques 10.000 de D+ de ce magnifique parcours nous ont ravies ! Nous vous le recommandons vivement, tant pour le challenge physique, l’intérêt alpinistique et littéraire si vous avez lu la Mort Suspendue, que pour la variété et la beauté des paysages.

carte de nos emplacements approximatifs de nos campements au Pérou

On peut regretter l’importante fréquentation du parcours, mais si vous hésitez à vous lancer en autonomie il est assez rassurant de le faire sur un trek où vous êtes sûrs de ne pas être seuls. Ne négligez pas l’acclimatation car il y a quand même 10 cols à plus de 4500m !

Emplacement du Yerupaja au Pérou

Si vous avez encore du temps à passer sur place, comme c’était mon cas, vous pouvez enchaîner avec un autre trek d’anthologie autour de l’Alpamayo (10-12 jours). Pour le coup vous y serez beaucoup plus tranquilles, notamment en dehors de la partie sud qui est commune au trek de Santa Cruz (3-4 jours). Un petit tour à la laverie pour rafraîchir vos fripes, quelques courses au marché, et le sac est rapidement refait :).

Matériels utilisés lors de ce trek en Cordillère Huayhuash

Check list pour randonnée en solo au Pérou
Catégorie Nom du modèle MarquePourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ Est-ce que ce choix a répondu à l'expérience de trek en Cordillère HuayhuashSi c'était à refaire 
TentePower Lizard Sup ½VaudeFaible poids (à peine plus d'1kg pour 2 places) et encombrement réduitUn peu étroite pour 2 personnes avec de gros duvets. Comme elle n’est pas autoportante, il faut choisir son emplacement avec soin. Une bâche de protection est recommandée pour protéger le tapis de sol.Je garderais ma Vaude pour les treks où je pars seule (pour le coup elle est hyper spacieuse !), et opterais si je repars à 2 pour un modèle autoportant comme la Hubba Hubba de MSR ou la Ghost Sky 2 de Mountain Hardwear, plus larges et avec 2 entrées/absides.
DuvetSwing 900VallandréChaleur (-8 à -16°C), faible poids et très bonne compressibilitéOui, même si certaines nuits j'ai eu trop chaud !J'aurais un peu peur de partir avec plus léger sur des treks en altitude
MatelasProliteThermarestPoids relativement faible, isolationOui, avec un bout de tapis de sol dessous, au niveau des hanches, pour le protéger et pour améliorer le confort.Je testerais volontiers un Neoair Xlite, qui permettrait de gagner 200 grammes… lesquels seront immédiatement remplacés en chocolat !
FrontaleTikka XP 2PetzlUn peu plus puissante que ses petites soeurs, avec plusieurs modes dont un éclairage rouge discret et peu consommateur de pile pour lire / manger.Absolument JComme il n'y avait pas de marche nocturne au programme, c’était inutile d’avoir plus performant.
RéchaudPocket RocketMSRTaille et poids réduits, modèle éprouvéIl a parfaitement rempli son office.Rien à redire !
PopoteAlpha potSea to SummitJe cherchais une petite popote compacte et légère : avec couvercle et manche pliable celle-ci est parfaite.Oui, sachant qu'il y a plusieurs tailles. J'ai choisi la 1,2L, ça suffit pour 1 ou 2 personnes. J’ai pu y caler mon bol, le réchaud, mon opinel et le briquet pour le transport. Un petit gobelet (gradué pour pouvoir doser) et une spork complètent ma cantine.A voir sur la durée, mais après 2 treks elle semble bien résister. Penser à prendre un mini carré d’éponge pour la nettoyer plus facilement (la polenta ça colle !).
Traitement de l'eauSteripen Adventurer OptiSteriPENEfficacité, faible encombrementOui, sans avoir besoin d'un filtre dans la mesure où on trouve toujours de l’eau limpide sur le parcours.Testé sur plusieurs treks, je maintiens que c'est le top : pas de perte de volume dans la gourde (au contraire des filtres) ni de mauvais goût (au contraire des pastilles type micropur). Le seul inconvénient c’est que ça marche à piles : bien penser à les changer avant de partir et les garder au chaud pendant le trek
PantalonCourmayeur advanced pantsMammutConfort (stretch)Pantalon assez polyvalent, très agréable à porter en rando comme en escalade. Bien adapté pour les températures rencontrées (pas trop chaudes en journée).Je rachèterais le même tellement il est confortable et résistant !
T-shirtsTech lite 150IceBreakerPremière couche en matière naturelle et qui limite les odeursIndispensable pour un trek sur plusieurs jours. Pour les 12 jours j’en ai pris 2 à manches longues (pour me protéger du soleil) + 1 à manches courtes (qui a surtout servi pour le voyage en minibus).Je ne reviendrais aux t-shirts synthétiques pour rien au monde ! C'est un peu plus fragile cependant.
PolaireLofoten Warm2NorronaPolaire chaudeSous une veste gore tex elle apporte presque autant de chaleur qu'une mini doudoune.Je rachète la même les yeux fermés !
VesteAdamelloMammutLégèreté (370g), résistance et compressibilité (3 couches)Elle me suit sans broncher dans toutes mes activités montagne depuis 7 ans, et j'espère pour encore longtemps JSa remplaçante dans la même marque est presque aussi légère (390 gr pour la Norwand advanced) et me semble corriger les 2 petits défauts que je pouvais lui reprocher : les poches sont plus hautes et ainsi compatibles avec le port d’un baudrier (et donc avec la ceinture ventrale du sac à dos) et il y a une poche intérieure zippée.
DoudouneBiwakMammutTissu déperlant, chaleur, lookJ'ai encore une fois grandement apprécié ses petits manchons avec passe-pouces et le fait qu’elle descende assez bas dans le dos.C'est la seule doudoune qui ne vous fait pas ressembler à un bonhomme Michelin J
ChaussuresLD Sikkim GTXMilletGore TexOui, à condition de les ressemeler après 2 ou 3 ans car le plastique utilisé a une durée de vie limitée. Le chausson est heureusement bien plus résistant.Maintenant que je les ai « faites » et que la semelle est quasi indestructible, je les garde !
ChaussettesHike + Lite et Hike + HeavyIcebreakerChaleur de la laine (même mouillée), matière antibactérienne3 paires suffisent pour tout le trek : une paire sur soi, une paire propre dans le sac et une paire fraîchement lavée en train de sécher sur le sac 😉Comme les t-shirts 😉
Lunettes de soleilLowlyDemetzBien adapté aux visages fins, avec des coques amovibles dont (comble de coquetterie) on peut changer la couleurOui, elles sont bien couvrantes, je les utilise sans problème sur glacier.Plutôt que de changer de lunettes, on peut toujours remplacer les verres !
GantsMulti WS Soft Shell MittenSnowlifeWindstopper, légers, renforcés cuir sur la paume ce qui protège du frottement avec les bâtons.Peu de risque de gelures dans ce type de trek, pas de manip de corde, des moufles font parfaitement l'affaire.Je complète avec une paire de petits gants en soie (les moins cher possible parce qu'on finit toujours par les trouer ou les perdre !).
BuffsCoolnet UV + version polaireBuffUne écharpe vaut un pull, se protéger la nuque du froid peut vous sauver !La version sans polaire me sert la journée, quand le bonnet (*) tient trop chaud mais qu’une protection contre le vent est nécessaire. La version avec polaire est enfilée dès la nuit tombée.J'ai testé d'autres marques, mais je les trouve soit trop serrés soit moins douces et désagréables à porter. Du coup je reste sur les originaux.
BâtonsTrail FlicklockBlack DiamondSolidité, confort de la poignée (mousse sur 30cm)Tellement solides qu'ils me servent aussi en ski de rando.J'essaierais volontiers un modèle plus léger comme les Distance FLZ (200g de moins que les miens).
Sac à dosFrontera 65+15Lowe AlpineRésistance, confort de portageOui, tant pour le confort de portage que pour la solidité.Il n'est pas près de me lâcher mais si je devais le renouveler, ce serait pour un Lowe Alpine Manaslu (même volume) ou un Deuter AirContact Pro 65+10. L’avantage de ces nouveaux modèles étant incontestablement l’ouverture frontale qui évite de tout vider pour accéder au fond du sac !
Sacs étanchesDry sacSea to summitPratique pour compartimenter le contenu du sac et garder tout au sec.J'en ai 2, de tailles et de couleurs différentes : un pour les vêtements (8L) et un pour la nourriture (12L).
AltimètreGranitaAir n OutdoorPrix moins rédhibitoire que les autres montres altimètres (du simple au triple !), doté des fonctions basiques les plus utiles (alti, montre, réveil, journal de dénivelé, température), sans s'encombrer d'un coûteux GPS.A vrai dire assez peu utilisé sur le parcours, car il était un peu moins pratique pour mesurer le dénivelé quotidien que le vieux boîtier Suunto de Caro.Comme Suunto ne fait plus de boîtier et que Caro ne pourra pas toujours me prêter le sien, il faudra bien trouver une alternative ! J’ai lu de bien mauvaises critiques sur la version 1 du modèle et je peux témoigner que la version 2 corrige le tir (les boutons sont plus faciles à activer, le menu altimètre est plus accessible, le capteur est mieux isolé de la peau). Le service après-vente est à la hauteur : ne pas hésiter à les contacter si votre capteur est manifestement défectueux.
BoussoleDT 100 ou son vieil équivalentRectaPour orienter la carteOuiAvec une carte au 50.000ème on n'a pas vraiment besoin de plus précis ou sophistiqué…
- en cas de grosse galère il faudra de toute façon sortir le GPS !

4 commentaires

Perret 5 février 2020 - 13 h 09 min

Bonjour
Vous avez fait la rando sans guide , sans mules ou chevaux ? Pourriez vous me le confirmer ?
cordialement
Marcel

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Emilie Guilleman 9 février 2020 - 15 h 49 min

Bonjour,
oui, je confirme que nous avons fait ce trek en autonomie totale, sans guide, ni mules ni chevaux, juste avec nos sacs à dos. Bonne forme physique et capacité d’acclimatation sont de rigueur 😉
Bien cordialement,
Emilie

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yoann 8 juillet 2022 - 11 h 43 min

Bonjour,
Je viens de lire ton compte rendu du trek Huayhuash et j’aimerais savoir comment sont les chemins.
J’aimerais partir un petit chariot avec une roue (type Carrix) mais pour cela, j’ai besoin de savoir si les chemins sont plutôt roulant ou si le chemin est fait de gros blocs rendant la progression difficile.

merci pour ta réponse.
Yoann

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Emilie GUILLEMAN 13 août 2022 - 8 h 08 min

Bonjour Yoann,
dans mon souvenir (pas forcément très précis) c’est globalement assez roulant à condition de bien rester sur le sentier, mais il y a quand même pas mal de passage escarpés/raides où il peut être utile d’avoir les mains libres, notamment aux passages de certains cols (au-dessus du lac Siula par exemple). Si tu peux ponctuellement mettre ton charriot sur le dos j’imagine que ça peut marcher… mais n’ayant pas testé je ne peux hélas pas te le garantir !
Bon voyage en tous cas 🙂
Emilie

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