Excursion au Vietnam du Nord au Sud de Hanoï à Long Xuyen

par Expérience Outdoor

Olivier HIRT nous partage son expérience de voyage au Vietnam

voyage au Vietnam

Viêt Nam

 #Hanoï by Night - La nuit tombe à 18h30, l'ambiance devient magique - Hanoï - Dimanche 21 avril 2013

#Hanoï by Night – La nuit tombe à 18h30, l’ambiance devient magique – Hanoï – Dimanche 21 avril 2013

Récit voyage au Vietnam

« Nous sommes de cette étoffe sur laquelle naissent les rêves », Shakespeare.
Envie de témoigner, envie de partager, envie d’inscrire sur le papier les traces laissées par le voyage. Comme une pellicule, j’ai été sensible et les sensations se sont imprimées en moi. C’est de retour en France, trempés dans les sels d’argent, que se révèlent les souvenirs.
Je trie et travaille mes photos. Je recopie mes deux carnets manuscrits. Révélation et sublimation de ce voyage au Viêt Nam, du 20 avril au 5 mai 2013. Moment magique d’une vie.
Le visible seul ne permet pas de comprendre. J’ai vu le Viêt Nam, comme si je lisais un livre illustré dans une langue inconnue. Et si la beauté visible tenait à l’invisible de ce voyage, tout ce que je n’aurais pu comprendre, faute de codes, faute de langue, faute de culture… Ne pas comprendre, prendre le temps de ressentir et d’être là sans rien chercher… sans rien attendre.
Déduire l’invisible à partir du visible : mystère, magie, voyage… CONTES.
Rendre visible l’invisible. Voir n’a jamais sui pour comprendre. C’est à partir de l’invisible, de l’imagination, de l’intuition, de l’interprétation, c’est par l’intermédiaire de l’oeil de l’esprit (Oliver Sacks) que ce qui a été rendu visible a pu être compris.
J’ai essayé de voyager avec l’oeil de mon esprit grand ouvert.

Durant notre voyage au Vietnam #Marché du dimanche - Hanoï, 2 heures après notre arrivée, visite du quartier... un petit marché qui ne s'arrête jamais - Hanoï - Dimanche 21 avril 2013

#Marché du dimanche – Hanoï, 2 heures après notre arrivée, visite du quartier… un petit marché qui ne s’arrête jamais – Hanoï – Dimanche 21 avril 2013

Vendredi 19 avril 2013 – Paris – 20h30

Place 107, voiture 6 du TGV Montpellier – Paris. Les voyageurs s’installent au 1er étage du train. « Première étape validée » dit-elle. C’est vrai que la pression retombe un peu.
Les relets sur la vitre, les sacs au dessus des têtes, l’horloge SNCF qui trotte et mon coeur et mon esprit… qui s’apaisent. Paris, prochaine étape.
Crépuscule, juste envie de laisser iler, les idées et les élans comme ces nuages roses qui s’eilochent, juste le bruit des rails au fond de ma caboche.
Bientôt il n’y aura plus que des silhouettes et quelque trous dans le ciel qui déchirent la chape de nuages… immobiles. Sur la terre, de ci de là, quelques lampadaires s’illuminent et les voitures fendent la nuit et son silence d’un vrombissement rougeoyant. Sur les rails, au milieu des arbres et des villages, des plaines et des ombres… tchou tchou… rêve d’Asie, deux voyageurs s’en vont vers le lointain.

Samedi 20 avril 2013 – Paris – 14h30 – Aéroport Charles de Gaulle

Nous voilà dans l’avion avec l’heureuse surprise d’être surclassé. « Vous avez l’habitude de voyager avec Vietnam AirLines ? », me demande l’hôtesse à l’embarquement. « Etape 2, check »
Première rencontre avec quelques uns des autres participants du voyage. Nous serons un groupe de 10 personnes.
L’avion se remplit, ils parlent et cherchent leur places.
L’hôtesse est silencieuse, indique la direction, presque effacée. Pudeur. Dans sa robe pourpre, pantalon blanc, cheveux tirés en chignon et maquillage impeccable, elle a mal au dos et d’un poing ferme tamponne ses lombaires.
Petit à petit, les derniers passagers embarquent et la porte se referme.

« Je regarde sur le tarmac mes tracas délaissés
Le poids accumulé au seuil de chez moi
Où est-ce déjà ?
Je décolle, le coeur léger d’un amoureux
Je décolle avec l’espoir de ne rien comprendre
D’être la, d’être au monde
Sentir en moi l’envie d’être en vie »

19h06 – Mes amours me font voyager et découvrir les charmes de la vie.
Désir de voyager, m’autoriser. Peut-être que je voyage par amour… amour de la vie, de l’autre, de la différence. Céder un peu sur la jouissance… trop pleine.
Je n’ai pas envie de dormir… pas sommeil.

« Boeuf au champignons
Nouilles de riz et brocolis
Dans la carlingue »

00h40 Paris / 5h40 Hanoï – Nous arrivons. Survol du Vietnam. A vrai dire, je n’ai pas vraiment dormi. J’ai les yeux qui piquent comme dans ces soirées où le sommeil se fait sentir et l’appel du lit se fait plus pressant.
Nous amorçons l’atterrissage. Dehors le jour se lève… j’ai l’impression qu’il ne s’est jamais couché. Traverser la nuit comme un espace et non un temps. « Etape 3… check. Fini les étapes, être là. »

Dimanche 21 avril 2013 – Hanoï

A la sortie de l’avion, l’air chaud et humide m’enveloppe comme une seconde peau. La fatigue s’en va devant l’envie de découvrir.

« Arrivée Hanoï
Chaleur et humidité
Respirer printemps »

Nous découvrons notre guide, Hung [HONG] dans le hall de l’aéroport. Le temps de changer un peu d’argent et nous ilons vers le minibus.
Xin chao [TSINTCHAO] = Bonjour
Cam on [CAM ONE] = Merci
Tạm biệt [TAMBIEN] = Aurevoir
voyage au Vietnam
Autoroute poussiéreuse, les cyclos sur la droite, palmiers, bananiers, rizières et panneaux publicitaires géants. Sur le toit des habitations des citernes d’eau.
Hanoï 6 millions d’habitants et 2 millions de cyclos. Nous passons sur un pont au-dessus du fleuve rouge.
Thành long est l’ancien nom de Hanoï, cela veut dire le dragon.
Juste à coté de l’hôtel, nous faisons quelques pas au marché. Choc des cultures… L’objectif de l’appareil a lui aussi besoin d’un temps d’adaptation… buée. Première approche de Hanoï. Nous déambulons dans les rues tranquilles du dimanche. Elles nous paraissent pourtant bien agitées. Visite de la pagode pour la défense de la nation : Tran Quoc. Pour les morts et pour les vivants.
Quelque chose m’interpelle. Les femmes. Elles sont très présentes, très visibles et très occupées. Il n’y a presque qu’elles sur les marchés : bouchères, poissonnières, maraîchères, commerçantes, clientes … elles sont très actives, conduisent les cyclos et participent même aux chantiers de construction.
17h – Balade dans les quartiers commerçants. Rue entière de chaussures : cireurs, réparateurs, artisan, … cordonniers des temps modernes.
La nuit tombe vite. A 18h30 il fait nuit noire et sur les trottoirs, mille lampadaires électriques s’allument. Difficile de faire des photos. La lumière manque. Nous croisons de nombreux bâtiments coloniaux, on se croirait parfois à Paris… Opéra Garnier. Mais c’est un peu plus loin, dans un opéra traditionnel où nous assistons à un théâtre de marionnettes sur l’eau : Thành Long.
Dans la salle… des Européens, surtout des Français. Certaines choses changent, d’autres non. Folklore oui. Mais c’est comme si chacun ici, chaque Vietnamien sait d’où il vient, l’histoire de son pays, de sa civilisation. Marionnettes de bois traditionnelles, qui dansent et s’agitent dans l’eau. Mise en scène du mythe des origines. Un chouette spectacle avec un orchestre de musique traditionnelle… CAM ON.
19h30 – Hanoï by night. Nuit noire, l’appel de la faim se fait sentir.
L’étranger en moi s’émerveille. Envie de méditation au son de cet instrument à deux cordes joué comme un violon, que j’ai vu au spectacle de marionnettes sur l’eau.

« Théâtre sur l’eau
Mythe des origines
Klaxons des cyclos »

 « Achète, je vends
Touristes porte-monnaie
Marcher pour vider »

voyage au Vietnam #Opéra Garnier - Balade dans l'ancien quartier colonial de Hanoï - Dimanche 21 avril 2013

#Opéra Garnier – Balade dans l’ancien quartier colonial de Hanoï – Dimanche 21 avril 2013

voyage au Vietnam

 #Hanoï, 2 millions de cyclos – Même le dimanche les gens travaillent… c’est plus calme parait-il – Hanoï – Dimanche 21 avril 2013

#Pub des rizières - En quittant Hanoï, à la périphérie, contraste de gigantesques panneaux publicitaires au milieu des rizières - Lundi 22 avril 2013

#Pub des rizières – En quittant Hanoï, à la périphérie, contraste de gigantesques panneaux publicitaires au milieu des rizières – Lundi 22 avril 2013

Lundi 22 avril – Hanoi – Lac Ba Bé

 Départ pour Ba Bé, devant nous 250 kilomètres nous attendent, soit 7h30 de route. Rizières, bananiers et panneaux publicitaires immenses déilent. Le Vietnam est le premier exportateur de riz et de café au monde. Il a dépassé le Brésil.
Les terres appartiennent à l’Etat, seul les terrains immobiliers peuvent appartenir à des propriétaires. Les paysans louent donc leurs terres mais jouissent de leur production.
Les immenses panneaux publicitaires contrastent avec le vert intense des rizières. Voici les trois étapes pour le riz :
1. Semer le riz
2. Repiquer dans les autres parcelles quand il commence à pousser
3. Récolter 3 mois après.
Après la pause… road trip. Je repense à Hanoï, la ville et sur le bord de la route, des commerces, des fabriques, … à n’en plus finir. Je me dis qu’en fait, ici le travail se voit. Il est partout, dans la rue, dans les champs, … partout et nous voyons les gens travailler.
Les hommes et les femmes s’activent, beaucoup de ce travail est manuel.
Tout le long de la route, de chaque coté, les travailleurs s’animent.
Leur conduite est particulière. C’est l’une des premières choses qui frappe quand on arrive à Hanoï. Des milliers de cyclos, qui semblent complètement désorganisés.
Et puis, il suit de quelques minutes à observer pour être épaté de la fluidité.
Ce n’est pas en ville que c’est dangereux. Plutôt sur les routes avec les camions.
Là dans le bus, ça secoue, les routes sont en 3D ! 14 000 personnes par an sont tuées sur la route… l’équivalent de la population d’un district. Notre guide nous dit que les policiers ne font rien. En fait il y a une importante corruption.
Quelques billets glissés dans les papiers et les chauffeurs de bus locaux repartent dans leur course infernale. Un bon moyen pour les policiers de quadrupler leur salaire de 400 euros par mois.

CHO = chien / BUN = Vermicelle / BO = boeuf

Au bord de la route, les restaurants qui proposent de la viande de chien ne se comptent plus. Elle est très appréciée et recherchée. Ici il y en a beaucoup, c’est une spécialité.
11h30 – Premiers virages et la forêt se rapproche. Première voiture sur le toit en contre-bas. Première maison en bois, avec toit de feuille. Jungle et rizière… tout change !
Un groupe de jeunes écoliers en uniforme, sur leur vélo… journée de « salut du drapeau » où se règlent toutes les activités et les comportements des élèves.
« Vous n’avez pas ça en France ? »
Sur certains toits poussent les belles de nuit. Les paysages se dessinent, montagne et jungle, agriculture et rivière, que la route longe, sinueuse. Les véhicules se font plus rares. Un moto-tracteur conduit par Monsieur, tire une carriole de bois avec Madame dessus.
I’m feeling good. Mon esprit s’égare dans les grands élans de dépossession et d’Amour.
C’est étrange comme les habitations sont tout en longueur. En fait la largeur de la façade est ce qui coûte le plus cher. Les gens construisent alors des maisons tout en long, de grands parallélépipèdes dont certains font à peine 2,5 mètres de large !
Culture de la canne à sucre.
En se baladant dans les rues, c’est incroyable comme c’est propre. Malgré l’abondance et les déchets, rien ne traîne par terre. Il y a bien un sac plastique ou des épluchures, mais posés en tas dans le caniveau, prêts à être ramassés.
12h30 – Pause déjeuner dans un petit resto sur la route d’une petite ville de 60 000 habitants.
Mets délicieusement préparés : riz, légumes vapeur avec des sauces succulentes.
Je sens que le séjour va être délicieux !
13h30 – C’est reparti pour quelques heures de minibus avant d’arriver dans la région du lac Ba Bé. En regardant les panneaux au dessus des commerces, je suppose que « Duong » veut dire rue, « tóc » coiffeur et « nam » homme.
Qu’est-ce que l’étranger (être-ranger) ? Est-ce la question qui me taraude quand je voyage ? Notre groupe d’Européens dans les rues d’Hanoï ou un groupe d’asiatiques devant la tour Eiffel, je me pose la question de la rencontre derrière les couches de préjugés. J’ai un immense respect, apaisement pour notre chauffeur.
Est-ce l’étranger ? Nous ne nous connaissons pas. Nous avons alors une chance de nous apprivoiser. Cela réveille quelque chose d’humain chez moi. Je ne sais rien de lui. Curieusement il en est quelqu’un à mes yeux… mystère.
Le bus crapahute sur la route trempée et sinueuse. Jungle et forêt luxuriante.
Un panneau routier avec une voiture qui tombe à l’eau. Ok, j’espère que le bus st amphibie.
Parfois des bules et leur gardien(ne), chapeau conique à coté de tête à cornes.
Au milieu de nulle part surgit un terrain de volley ou de badminton.
De plus en plus d’éboulis entravent la route.
15h00 – Solidarité : je crois que les Vietnamiens sont très solidaires. Je rois que c’est aussi ça que je cherche : une autre façon de vivre, un impossible evant l’ininité d’illusions de possibles.
15h30 – Arrivée au péage du parc naturel de Ba Bé. Ici vous n’entrez pas ans guide. 1000 papillons virevoltent autour de nous.
17h – Arrivée chez l’habitant. Les habitants du village près du lac Ba bé hébergeaient au rez-de-chaussée les animaux dont le soule réchauffait l’étage.
Aujourd’hui de nombreuses maisons aichent « home stage » ou « guest house ».
Couchage et couvert, une maison d’hôte.
L’endroit est superbe, mélange sauvage et campagne, avec une petite rivière ui coule juste en contre-bas… rizières et champs de maïs, au pied de grandes alaises.
C’est un tourisme à petite échelle. Les passeports sont relevés par notre hôte… comptes à rendre au comité.
Cette nuit, donc, ce sera dortoir collectif, moustiquaire, un matelas de mousse sur un cadre de lit en planches.
19h – Allez j’ai faim… je vais déguster le dîner.
21h – Le repas était délicieux. Beignets de potirons, nems, boeuf à l’ananas, porc aux champignons, haricots verts et … riz.
Tout le monde est au lit. Temps d’écriture, sous la moustiquaire, à la lumière de la frontale.
Temps du voyage, temps des désirs qui surgissent. Je me dis qu’ici à 10 000 Km de mon pays, il y a quelque chose d’irréel, que je ne réalise pas encore. Le voyage ne se compte pas en kilomètres mais quand la paix, l’harmonie s’installe dans tout mon être. Voyage des livres ou juste de la rue, et des personnes qui croisent mon quotidien. Voyage de se penser soi-même.
J’entends nos hôtes discuter dans la pièce à coté, derrière les planches. Le son de leur voix et je me dis : finalement ils s’adaptent, simplement. Ne pas rejeter en bloc le coté « touristique », qui fait partie de l’économie et me permet à la fois d’être ici. Accueillir sans jugement, le moment qui vient. Ce qui se défend en moi, c’est le snob, celui qui « n’est pas comme ça ».
Allez je vais voir si Morphée veut bien me faire voyager jusqu’à lui.

« Chant des crapauds
Chant de la forêt Ba Bé
Être ici et maintenant
Cesser la lutte »

« Juste être ici, là
Et suivre les méandres
Du fleuve rouge »

voyage au Vietnam #On the road - Sur la route de Hanoï au lac Ba Bé, les activités se regroupent... et les travaux - Lundi 22 avril 2013

#On the road – Sur la route de Hanoï au lac Ba Bé, les activités se regroupent… et les travaux – Lundi 22 avril 2013

voyage au Vietnam #Lac Ba Bé - Entrée sur les terres de ce parc naturel : montagne, lac, rivières, jungle, maïs, rizières et ... accueil des Hmongs - Lundi 22 avril 2013

#Lac Ba Bé – Entrée sur les terres de ce parc naturel : montagne, lac, rivières, jungle, maïs, rizières et … accueil des Hmongs – Lundi 22 avril 2013

voyage au Vietnam #Petit village - Paysage de rizières, de maïs et de forêt... habitants de la région de Ba Bé - Lundi 22 avril 2013

#Petit village – Paysage de rizières, de maïs et de forêt… habitants de la région de Ba Bé – Lundi 22 avril 2013

 

#Buffle – Derrière la maison coule une rivière, paisible, comme ce buffle qui prend le frais à coté d’une barque Lac Ba Bé – Lundi 22 avril 2013

voyage au Vietnam #Petit homme et grand vélo rose - Dans le village où nous avons passé la nuit - Ba Bé - Mardi 23 avril 2013

#Petit homme et grand vélo rose – Dans le village où nous avons passé la nuit – Ba Bé – Mardi 23 avril 2013

Mardi 23 avril 2013 – Lac Ba Bé – Village de Ban Tau

Réveil à 6h30 avec le chant des oiseaux et la forêt qui se réveille.
Quelques voix s’élèvent et les planches tremblent. Thé et beignets de bananes. Départ pour 7h de marche avec pique-nique. Cet endroit est magique !
Ici on nous appelle les Tây : les longs-nez.
17h30 – Fin de la randonnée. Aujourd’hui, il a fait très chaud et le soleil tapait fort. Nous avons marché toute la journée à travers les terres Hmongs, une ethnie du Nord du Vietnam qui emploie des techniques ancestrales et s’habillent en tenue traditionnelle, avec jupe pour les femmes : rizières, forêt dense, habitations perdues, paysans… C’était splendide. Pour le pique-nique de midi, nous avons été accueillis dans une maison d’habitants Hmongs dans la montagne.
Terre battue, un foyer de bois au centre de la pièce principale, de petits tabouret et une table (basse) et la pudeur de nos hôtes. Aucun point de repère avec la langue, mais nous avons échangé un moment photo avec les plus jeunes. Ils nous ont pris en photo avec leur téléphone et nous avons pris des photos d’eux.
Difficile de savoir comment ils nous perçoivent. La vieille dame qui était là et les habitants nous sourient, nous accueillent, parfois une certaine gêne, sûrement beaucoup de timidité et dans quelle mesure le guide « impose »-t-il quelque chose ?
Que pense notre porteur/préparateur du pique-nique qui nous suit tout au long de la rando ?
Sourires, photos, quelques gestes, nous échangeons des mots, très peu, qui ne sont que des sons, bien mal identifiés. Le regard prend une place humaine, incroyablement touchante. Curieusement, derrière la frustration, il y a aussi le repos… c’est reposant, et la banalité des échanges ne nous apparaît pas. Tout est riche, neuf, différent… loin des codes de lecture.
Souvent les personnes que nous croisons nous saluent par un « hello ». J’emploie souvent « Xin chào », j’ai envie d’utiliser le peu de mots que je connais. J’y associe un certain respect de notre part. Mais peut-être qu’eux préfèrent employer l’anglais… qu’en sais-je ? Je me dis aussi que nous ne sommes peut-être pas dignes d’employer le vietnamien que nous ne maîtrisons pas. BIENVEILLANCE
La lumière devient plus douce. Je me suis régalé aujourd’hui. Pas facile de savoir comment se positionner. Ce voyage est une vraie découverte ! Qui sait si je rencontrerais l’étranger.
Je crois qu’il surgit en moi et que ma recherche est de lui laisser sa place.
Devant moi un champ de maïs, des milliers de libellules qui brillent dans le soleil déclinant… une maison et la rivière, une pirogue et des milliers de petits poissons dorés qui sèchent, caressés par les papillons blancs.
Une nouvelle nuit chez l’habitant, plus rustique peut-être, mais avec tout le confort Tây (long nez) nécessaire. Notre grande chambre à l’étage donne sur le champs de maïs d’à côté et les libellules. Un grand lit : deux tréteaux, une planche de bois et une planche de mousse, sans oublier la moustiquaire. Le paradis, je suis heureux ! Je vais prendre ma douche.
Je remarque que l’accueil se fait toujours en silence, pudique, sans démonstration.

« Les libellules
Chantent maïs et riz
L’instant échappe »

« Les Tây en marche
Sous le soleil du Vietnam
Sourires des Hmongs »

« Les papillons blancs
Les oreilles d’éléphant
Meuhh le gros buffle »

21h30 – L’une des premières expressions que notre guide nous apprend c’est la formule pour trinquer : Chúc Sức Khóe [tchoukSeukoué]. Et pour l’alcool de riz, qui se boit cul-sec : một hai ba yo! (un deux trois yo!)
Avant le repas, en attendant d’aller prendre la douche, de jeunes touristes vietnamiens m’invitent à leur table. Barrière de la langue difficile. Ils apprécient surtout Marie et sa peau blanche.
Ils nous tendent un premier verre rempli d’eau qu’ils nous font prendre pour de
l’alcool et trinquent. Ils rient beaucoup quand je découvre qu’il s’agit d’eau. Puis ils me servent un vrai verre. Sans rancune.
Diner : courgettes à la vapeur en fines lanières, porc, crevettes séchées, champignons, liseron d’eau, riz, pastèque. Je me régale ! Quel délice à chaque fois.
Quelle richesse culinaire !
Après le repas, discussion pleine d’élans pour un monde meilleur et direction le lit… à la frontale. Grenouilles, crapauds, grillons, cigales… Tellement de vie !
Quelque chose m’interpelle chez les Vietnamiens : le lien. Social, culturel, générationnel…
Cinq générations vivent sous ce toit. Chacun a sa place, sa fonction et pendant l’apéro, le doyen de la maison est venu nous saluer, tenant son arrière petit- fils dans ses bras, l’air rayonnant, heureux. Le régime communiste repose sur les comités qu’on trouve dans chaque village. Même les plus reculés du Nord.

#Hmongs - Randonnée pour la journée entre rizières, maïs et jungle, nous croisons trois petites illes Hmong et leur maman dans les champs Ba Bé - Mardi 23 avril 2013

#Hmongs – Randonnée pour la journée entre rizières, maïs et jungle, nous croisons trois petites illes Hmong et leur maman dans les champs Ba Bé – Mardi 23 avril 2013

#Terrasses - A lanc de colline, un petit village qui surplombe les rizières en terrasse - Ba Bé - Mardi 23 avril 2013

#Terrasses – A lanc de colline, un petit village qui surplombe les rizières en terrasse – Ba Bé – Mardi 23 avril 2013

 

#Web 2.0 - Au milieu de nulle part entre la jungle et les champs... au bord du chemin, la vieille borne en pierre... Ba Bé - Mardi 23 avril 2013

#Web 2.0 – Au milieu de nulle part entre la jungle et les champs… au bord du chemin, la vieille borne en pierre… Ba Bé – Mardi 23 avril 2013

 

#Nuoc-mâm – Arrivée à la maison d’hôte, au bord de la rivière, les poissons sèchent et fermentent pour préparer la sauce Nuoc-mâm (saumure de poisson) – Ba Bé -Mardi 23 avril 2013

#Cascade de Dau Dang - Par un petit sentier se découvre cette cascade... envie de kayak - Ba Bé - Mercredi 24 avril 2013

#Cascade de Dau Dang – Par un petit sentier se découvre cette cascade… envie de kayak – Ba Bé – Mercredi 24 avril 2013 

Mercredi 24 avril 2013 – (Ba Bé) – cascade de Dau Dang

– Ban Tau – Hum – Cho Ra – Hanoi
Réveil chez l’habitant au bord de la rivière, des champs de maïs et … des crapauds, des grenouilles et des coqs. Entre la chaleur et les crapauds, la nuit fut courte pour certains. Quant à moi, j’ai dormi d’un sommeil serein, c’était merveilleux, une belle nuit.
Petit déjeuner avec beignets banane arrosés de miel et de sucre… c’est la région des bananes et du miel.
Il y a une vie incroyable et en même temps très paisible, calme et ordonnée.
Une petite pluie vient rafraîchir et changer l’atmosphère. C’est bon d’être là.
Campagne…
Après une petite balade jusqu’à une cascade à coté du village (envie de kayak et d’escalade), nous repassons « chez l’habitant » pour un pourboire de 60 000 dongs par personne, régler les boissons et un dernier au revoir « Chao tạm biệt ».
En ce moment même, je suis sur la pirogue, en train de remonter la rivière vers le lac Ba Bé. Paysages de jungle et falaises immenses de calcaire, juste au-dessus de l’eau. Les berges sont très belles, nous croisons quelques pêcheurs. Les papillons sont du voyage et le soleil se lève, offrant à la rivière des reflets d’argent, contrastant avec le vert jade de la végétation luxuriante.
Les papillons blancs se suivent en ile indienne ou virevoltent en ballet. C’est la saison paraît-il.
Un tronc aleure à la surface et le moteur se coupe. Un peu de divertissement quand notre guide – pantalon à pince, chemise et chaussure en cuir – passe à l’avant de la barque pour pousser avec le long bâton de bambou.
Le ronron du moteur et la chaleur nous bercent d’une douce monotonie. Encore un peu de verdure, encore quelques heures et nous arriverons pour la pause déjeuner… MIAM.
13H – Nous venons de déjeuner dans un restaurant populaire, routier.
Quand nous sommes arrivés, nous avions une salle réservée, isolée des locaux… dommage. Mangue, porc légèrement sucré, tofu, liseron d’eau, bouillon avec boulettes de porc, riz, omelette, fruit du dragon, pastèque, ananas.
Le chauffeur enclenche la cassette d’une chanteuse vietnamienne. Dur de reprendre le bus. Je serais bien resté là, dans la campagne, au rythme du soleil et du chant des crapauds… loin des klaxons, des lumières, … et des clim !
Sur la route, le soleil tape et les cyclistes ont sorti leur ombrelle.
En sortant de la barque tout à l’heure, lorsque nous prenions nos sacs, le batelier / porteur prend le mien et me le tend. Je m’incline respectueusement et le remercie. D’un sourire, il me lance une tape amicale sur l’épaule. Quelque chose se passe et s’échappe.
Je repère. Voyage d’exploration, il y aura peut-être un voyage d’immersion. Et puis je m’imagine un départ avec des grimpeurs, explorer Ba Bé : marches, escalade, kayak, … hamac et liseron d’eau sauté à l’ail.

« Ronron du diesel
Flicloc de la rivière
Ainsi voguent les Tây »

« Dur labeur des champs
Cigale en haut du Jacquier
Sueur des femmes »

« Rizière gorgée
Brise du papillon blanc
Regard étranger »

« Pierres tombales
Se souvenir des anciens
Flanc des collines »

16H – Pause thé dans petit café à 2h30 de route d’Hanoï. A la télé, une pub pour un film ou une série « Tan Tam Quoc ». A voir !
Dans les maisons, il y a toujours une grande pièce pour tout le monde et les gens dorment à l’étage.
Le guide nous raconte un peu de tradition. Si un garçon est amoureux d’une fille, il revient à minuit à la maison, prend le bâton de bambou et tape sur le plafond, sous la chambre de la fille, en espérant qu’il ait bien repéré la bonne chambre.
Bonjour les malentendus ! La fille descend alors et part avec lui…
La retraite est assurée par le garçon. Mais aujourd’hui il y a 51 garçons pour 49 filles.
A 35 ans vous êtes grand-parent… Je n’ai pas bien saisi si cela avait à voir avec le gingembre… sûrement.
17h – Plus nous rapprochons d’Hanoï, plus le traic est dense. Tout se mélange : vélos, cyclos, voitures, camions, campagne, commerces, agriculture, bambous, ciment, terre, coqs, buffles, téléphones portables… et toujours les citernes d’eau, en aluminium, étincelantes au soleil.
Je comprends pourquoi ils portent des masques : la poussière. Pollution, soleil et mode, bien sûr, mais si vous voyiez la poussière qu’il y a sur cette route ! Ils humidiient tout ce qu’ils peuvent, mais la poussière est omniprésente, soulevée par les pneus de 2 millions de cyclos et de pas mal de camions.
Échafaudages de bois, troncs de palétuvier ou bambous, les femmes ont leur place, chargent les sceaux de briques qui servent à monter les murs des maisons en tube, tout en longueur. La largeur étant plus chère, les gens achètent donc des terrains tout en longueur. Et puisque le mètre carré est très cher, elles sont toutes collées les unes aux autres.
Sur les trottoirs, des terrains de badminton ou de volley sont dessinés, ilets montés. Sport national oblige ! Parfois avec une simple bouteille d’eau vide, jouée avec les mains et les pieds.

#Fleur de peau - Sur l'un des affluent du lac Ba Bé, certains pêchent, d'autres font la lessive... avec grâce - Mercredi 24 avril 2013

#Fleur de peau – Sur l’un des affluent du lac Ba Bé, certains pêchent, d’autres font la lessive… avec grâce – Mercredi 24 avril 2013

#Mont des Hmongs - Paysages sublimes, terres inconnues, laisser s'en aller les repères... ivresse - Ba Bé - Mercredi 24 avril 2013

#Mont des Hmongs – Paysages sublimes, terres inconnues, laisser s’en aller les repères… ivresse – Ba Bé – Mercredi 24 avril 2013

 

#CréPUBscule - Retour sur Hanoï, le soleil se couche sur les rizières où se découpent les immenses panneaux publicitaires - Mercredi 24 avril 2013

#CréPUBscule – Retour sur Hanoï, le soleil se couche sur les rizières où se découpent les immenses panneaux publicitaires – Mercredi 24 avril 2013

 

#Un pour tous et tous cyclos – Sur la route vers Hanoï, de plus en plus de cyclos. Seul, en famille, chargé de marchandise ou même un cochon vivant enroulé de feuilles – Mercredi 24 avril 2013
#Les toits d'Hanoï - Vue sur les toits d'Hanoï - Jeudi 25 avril 2013

#Les toits d’Hanoï – Vue sur les toits d’Hanoï – Jeudi 25 avril 2013

Jeudi 25 avril – Hanoï – baie d’Ha Long

7h30 – Départ pour la baie d’Ha Long. Traversée d’Hanoï et son traic de cyclos. C’est fou mais il n’y a pas vraiment de bouchons, c’est fluide. Les conducteurs y vont calmement, tranquillement. Cela dégage vraiment un sentiment de confiance, « tout va bien ». C’est vraiment incroyable pour les Tây que nous sommes. En fait ils ne roulent pas vite. Si on veut traverser, il suit de se lancer calmement, à vitesse constante et les conducteurs nous prennent en compte, passant devant, derrière, sur les côtés. En fait nous pourrions traverser les yeux fermés, l’important c’est d’avancer. Ils font exactement pareil aux carrefours.
Il y a très peu de feux tricolores et de panneaux routiers. L’important c’est que ça roule… et ça roule ! INTELLIGENCE COLLECTIVE
Le travail est toujours aussi visible, partout. Tout se mélange et semble parfaitement ordonné.
Hier soir, dîner en ville dans un restaurant. J’avais envie d’un mojito. Maintenant chaque fois que j’en boirai un je pourrai revenir ici, dans ce pays magique, en une gorgée… voyager.
Leur cuisine est délicieuse. Il y a plein de petits plats dans lesquels chacun se sert.
Mais n’oublions pas que pour nous, c’est repas de fête midi et soir. Ils ne mangent pas autant à chaque repas et pas autant de viande ! Nous avons la chance de découvrir une grande palette de la cuisine vietnamienne. Cela donne envie d’apprendre, de se mettre aux fourneaux, avec humilité !
Légumes vapeur ou sautés, bouillons, riz (nature, parfumé, gluant, grillé, nouilles…), bœuf, porc, chèvre, chien, grenouilles, poulet, canard, ananas, bananes, fruits du dragon, liseron d’eau, …
Éloignées d’Hanoï, quelques cités dortoirs à l’abandon, trop cher, trop loin.

« Petite averse
Réfugiés dessous les ponts
Cyclos à l’abri »

Cérémonie des morts. La mort est pensée, elle occupe sa place dans la société.

« Grand-père est parti
Intergénérationnel
Riz et Dongs d’argent »

« Grand-mère a fermé les yeux, trois fois elle pourra les rouvrir et trois ans
on la laissera se reposer avant de placer ses os blancs dans un cercueil de
céramique. »

Aujourd’hui dans les villes, les morts sont incinérés. De la terre nous venons, à la terre nous retournerons.
10h – Arrêt dans un centre d’état. Sorte d’attrape-touristes où les Américains et les Européens sont invités à acheter bijoux de jade et vêtements de soie, tableaux de soie ou de nacre faits par les enfants qu’on voit à l’entrée, en plein travail. Rapidement les vendeuses et les vendeurs vous suivent pour répondre à la moindre de vos questions. Si vous y passez, allez visiter le « jardin aux leurs » (toilettes)… vraiment très classe.
Pourquoi voyager ? XXI est une excellente revue dans laquelle les reportages sont sublimement écrits. Les livres permettent de voyager. Un documentaire.
Mais ici il y a quelque chose du « juste être là ». Dépasser la mascarade, les défenses.
C’est un luxe et j’aimerais laisser le moins de traces possible. Juste observer, écouter et apprendre. Humilité, suspension du jugement.

« Langue vietnamienne
Écouter et respirer
Soule de la vie »

Des travaux tout le long de la route. Les échafaudages sont faits de bouts de bois pour soutenir les étages. Et soudain s’étalent les bananes et les ananas.
12h – Arrivée dans la région de Ha Long et ses collines de rocher. On dirait que ça a été découpé. Partout des travaux, des constructions… et la terre rouge.
Sur la route un lot ininterrompu de véhicules qui roulent lentement… pour la plupart.
Ha Long = descente du dragon.
Nous arrivons à l’embarcadère, sac à dos sur les épaules, nous embarquons sur le bateau qui nous accueillera les deux jours qui viennent. Petites serviettes rafraîchissantes et jus de fruit. Nous découvrons notre charmante cabine et puis il ne faudrait pas qu’on dépérisse alors vite savourons le déjeuner : soupe aux blancs d’oeuf et poulet, rouleaux de printemps, beignets de calamars, crevettes avec ilet de citron vert et sel, riz, beignets de poisson, liseron d’eau et bananes.
Le tout accompagné de vin blanc (ce sera la seule fois du voyage).
‘est incroyable d’être ici ! Entre ces 1969 îles (année de la mort d’HoChiMinh).
Nous serpentons dans les sillons laissés par la queue du dragon. Le ciel est nuageux, l’air chargé de brume mais le soleil perce de ci, de là… CADEAU.
Juste savourer l’irréel d’être là, cette chance de sentir le lointain si proche.
Les pieds sur la barre, le capitaine tient le cap entre écouteurs sur les oreilles et discussion, allongé avec un collègue.
Les îles se font plus rapprochées et nous nous dirigeons vers une grotte… « la plus belle », of course.

« Sillons du dragon
Aventuriers des transats
Touristes flottants »

Plusieurs bateaux font route dans la même direction que la nôtre … ou bien est-ce l’inverse ? Changement de programme : la visite prévue sera pour demain matin car cette après-midi il y a trop de monde. J’ai pu m’orienter sur la carte de Hung (notre guide). Nous sommes ici et nous allons là, enfin… là… ici…
L’eau ronge la base des rochers… rêve de grimpe mais la région est protégée et toutes les terres appartiennent à l’Etat.
Esthétique / Géologique / Géantes / Historique / Biodiversité… Ha Long.
Retour de la grotte – Débarquement parfait, efficace, chaque bateau accoste à l’embarcadère, les uns après les autres. Les touristes (beaucoup de Japonais) descendent rapidement et chaque groupe se lance dans la visite. Dragons, phallus, éléphants, tortues… sont autant de merveilles crées par la nature et interprétés par les hommes.
Nous voguons maintenant au milieu de la baie. Le ciel se dégage et j’observe les vendeurs « flottants ». Il y a même des villages sur l’eau… avec une banque.
Petit tour en barque en passant sous une grotte, après laquelle nous arrivons dans une crique fermée au milieu des rochers géants… seuls. Tout autour des falaises calcaires abruptes. Quelques cris d’oiseaux et peut-être des singes… il y en a paraît-il. Au moment de nous en retourner, une flottille de canoës envahit le lieu d’une langue inconnue et de coups de pagaies.
A notre retour au bateau, le chef cuisinier nous fait une démonstration de préparation de leurs de légumes avec des carottes, des tomates, des concombres, des citrons, des piments… Je suis admiratif devant sa patience et sa dextérité.
Dans la baie le soleil décline… quelle lumière !
Il fera bientôt nuit, sur le pont supérieur, une douce brise se lève. Quelques rafiots
s’annoncent d’une pétarade authentique qui se diffuse en échos dans toute la crique.
Un rapace dessine quelques cercles avant de plonger sur sa proie… un poisson aventureux de la surface goûte à la voltige.
J’enfile un maillot et plouf !, je nage parmi les poissons de la baie d’Ha Long. Je ne serai peut-être ici qu’une fois dans ma vie. L’eau est chaude et le moment magique ! PRESENT
J’aimerais vous rencontrer, Vietnamiens, vous qui semblez dans une logique si différente, plus collective, moins matérialiste, moins focalisez sur le profit… ce que je crois en vous voyant vivre.

« Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien. » HUMILITE

21h – Repas de fruits de mer. Cette nuit dodo dans la cabine du bateau, au milieu de la baie de Ha Long.
Incroyable comme en un éclair, un je ne sais quoi, ce petit rien qui change tout (l’alcool peut-être), tout le groupe se met à discuter ensemble. Politique, religion, … j’écoute et participe. Accueil de l’autre. Chouette soirée. MAGIQUE

#Pause cyclo - Plus à l'écoute de leur rythme, les Vietnamiens n'hésitent pas à faire une sieste, en hamac ou sur le cyclo - Hanoï - Jeudi 25 avril 2013

#Pause cyclo – Plus à l’écoute de leur rythme, les Vietnamiens n’hésitent pas à faire une sieste, en hamac ou sur le cyclo – Hanoï – Jeudi 25 avril 2013

#Baie de Ha Long - Dans sa descente, le dragon à laissé derrière lui 1969 îles (date de la mort de Ho Chi Minh) - Jeudi 25 avril 2013

#Baie de Ha Long – Dans sa descente, le dragon à laissé derrière lui 1969 îles (date de la mort de Ho Chi Minh) – Jeudi 25 avril 2013

#Village sur l'eau - La baie d'Ha Long... mythes et légendes étaient connues des pêcheurs. Ils y ont établi de petits villages sur l'eau - Jeudi 25 avril 2013

#Village sur l’eau – La baie d’Ha Long… mythes et légendes étaient connues des pêcheurs. Ils y ont établi de petits villages sur l’eau – Jeudi 25 avril 2013

 

#Verdure – Barque verte sur eau verte – Baie d’Ha Long – Jeudi 25 avril 2013

#Écailles - Après une nuit paisible à bord du bateau, réveil sous le soleil dans la Baie d'Ha Long - Vendredi 26 avril 2013

#Écailles – Après une nuit paisible à bord du bateau, réveil sous le soleil dans la Baie d’Ha Long – Vendredi 26 avril 2013

Vendredi 26 avril 2013 – Baie d’Ha Long – Ninh Binh – Tam Coc – Hoa Lu

6h30 – Réveil dans la baie d’Ha Long, après une bonne nuit pluvieuse, légèrement
interrompue par la visite d’un cafard géant. Le soleil se lève sur la baie. Pas un nuage à l’horizon. C’est rarissime, 90 jours de soleil par an, nous avons beaucoup de chance. Léger ronron du moteur, les bateaux et les hommes s’activent. Quelques voiles se hissent pour le folklore.

« La pluie joueuse
Tombe toujours au bon moment
Minuit sur Ha Long »

9h – Après le petit déjeuner, le bateau reprend sa route. Les îles rocheuses défilent dans un jeu d’ombres et de lumières. Rapidement la baie redevient calme, nous nous éloignons des bateaux.
Aujourd’hui nous déjeunons tôt, à 10h15 pour débarquer à 11h sur Ha Long terrestre.
Tout autour de moi je ne peux m’empêcher de voir 1969 falaises à escalader.
Mieux que les calanques, il suffirait d’approcher, d’enfiler les chaussons et c’est parti ! Tomber ? Plouf! dans l’eau.
Le ciel se couvre, les nuages reprennent leur place. Je suis en voyage…
Une chose attire mon attention : les hôtesses dans l’avion, hier la démonstration de confection de leur de légumes… les gens n’expriment pas vraiment d’émotion sur leur visage, il reste neutre… ou bien ne sais-je pas lire. Pudeur, calme, … ? Et en même temps leur être me touche, presque jusqu’aux larmes.
Sur la baie, certains semblent vivre dans leur petite embarcation, pêcheurs sous une bâche en cas d’intempéries.
« Émeraude » écrit sur la coque du premier bateau cabine à naviguer sur la baie d’Ha Long, mis en route par un Français en 1997. Avant c’était à la journée dans des « jonques », embarcations traditionnelles de pêcheur, à voile. Aujourd’hui il n’y en a plus. Si on regarde l’eau, quelques sacs, des détritus, flottent en ile indienne… traces.
Odeur du diesel et carrefour, la navigation sur l’eau se fait comme sur la route… avancer, signaler, passer… calmement. Au milieu des gros bateaux, quelques petites embarcations de pêcheurs se faufilent.
10H15 – Déjeuner, nous approchons des côtes. Le vent se lève et le ciel se couvre. Voyage en mer !

« Dans la baie d’Ha Long
La descente du dragon
Émerveillement »

« Les Français râleurs
Ne pas savoir apprécier
Tạm biệt Ha Long »

« Ne pas être ici
Retrouver ce qu’on connaît
Fleur de légume »

« Étaler son savoir
Difficile à supporter
Laisser s’en aller… »

Pourquoi ne pas prendre comme ça vient ? Ne rien chercher, ne rien demander… accepter d’être là, ici et maintenant.

« La Vie de Nestlé
Eau minérale du Vietnam
Village flottant »

« Pour se reposer
Hamac entre deux arbres
Chapeau conique »

« Trois sur un cyclo
Ananas et bananes défilent
Roulez jeunesse ! »

« Salut des chauffeurs
Impassibles, tracent la route
Chuc sức khỏe* les trous »

« Bonzaï aux entrées
Des forêts miniatures
Aux mythes anciens »

« Anciens péages
Vestiges abandonnés
Ouverture d’esprit »


*Bonne santé, tchin [TchoukSecoué]
Contraste des paysages de Ha Long terrestre, splendides, entre collines rocheuses, rizières et forêt, industries et carrières d’exploitation de minerai. Contraste aussi dans les villages que nous traversons, et qui peuvent nous faire penser aux temps de nos grands parents, 50-100 ans en arrière mais avec cyclo, téléphones portables, … ADAPTATION.

« Assis à l’ombre
Il agite une main
Bord de la route »

« Vert des rizières
Infini des nuances
Ton pays est beau »

« Un cimetière
Au milieu des rizières
Bon voyage l’ami »

« Chauffe-eau sur les toits
Les citernes d’eau Tân My
Bientôt les moussons »

14h45 – Les zones que nous traversons offrent leurs cortèges de vélos et de commerces en tout genre. Dans les champs, les femmes s’activent non loin de leur bicyclette. L’industrie se voit sous de grands hangars, sur de grands chantiers, ou dans les fours à chaux, les briqueteries… et les grandes cheminées.
Partout les pelleteuses, les pioches et des outils plus ou moins rudimentaires assistent les hommes au travail. SAVOIR-FAIRE
Le calme des Vietnamiens contraste avec leur frénésie d’activité. Personne ne râle (en tout cas je ne peux le comprendre), chacun s’adapte, chacun semble avoir sa place. C’est apaisant et fou à la fois. Question de point de vue.

« Mobile à l’oreille
Panier de poules à l’arrière
Vieille dame à cyclo »

« Sur le bas-côté
Des taxis font la sieste
Soleil de printemps »

16h – arrivée à l’hôtel pour déposer les sacs. Avec Marie, nous en profitons pour laisser une lessive pour demain matin.
On enfourche les vélos et partons pour une balade dans les rizières jusqu’à la pagode
Bích Động après le village de Tam Cốc. Ces lieux m’invitent à l’apaisement, la sérénité. C’est agréable, simple. En bas des marches, je me lance pour un premier portrait… une vieille dame qui vent des petits sifflets à la sortie de la pagode.
Puis le gérant du café où nous prenons une bière et son ils. Sur le retour, nous nous arrêtons au marché du village de Tam Cốc. Une bénédiction ! Je chausse le 50mm sur mon boitier. Il est aux envions de 17h30, la lumière commence à être plus douce. J’espère avoir fait de beaux portraits et scènes de vie. Moment magique, juste avant que le soleil ne se couche complètement. Ce marché est incroyable ! DÉCOUVERTE
21H – Après un dîner dans un petit restaurant à coté de la fête du village de Tam Cốc, où nous avons mangé nems, soupe (avec blancs d’oeuf pour lui donner une texture plus gélatineuse), brochettes de chèvre (délicieux !), boeuf à l’ananas… nous passons dans la rue à coté d’une salle où des femmes semblent  danser avec des éventails. Nous les observons, nous nous rapprochons et elles nous invitent à venir nous asseoir sur les nattes pour assister à leur répétition.
Elles sont belles. L’une d’elles, sûrement très âgée, semble être la professeur.
Nous devons être dans une salle de quartier où ces femmes prennent des cours de danse et de chant traditionnels pendant que leurs maris boivent leurs bières à la fête à côté.
Les aurevoirs sont chaleureux et nous leur témoignons toute notre gratitude pour ce moment de grâce.
Une nuit pleine de beaux rêves s’annonce : leurs de lotus et cueilleuses gracieuses, dragons et éventails.

#Ha Long terrestre - A vélo sur le petit sentier qui serpente au milieu des rizières... direction la pagode Bich Dong - Vendredi 26 avril 2013

#Ha Long terrestre – A vélo sur le petit sentier qui serpente au milieu des rizières… direction la pagode Bich Dong – Vendredi 26 avril 2013

#Marchande de sifflets - Pagode de Bich Dong, elle m'interpelle en sifflant dans ses tubes d'aluminium - Vendredi 26 avril 2013

#Marchande de sifflets – Pagode de Bich Dong, elle m’interpelle en sifflant dans ses tubes d’aluminium – Vendredi 26 avril 2013

#Marché des dames #1 - En in de journée, nous posons les vélos au petit marché de Tam Coc, où je trouve ces drôles de couteaux rectangulaires que les femmes utilisent pour couper les légumes et la viande - Vendredi 26 avril 2013

#Marché des dames #1 – En in de journée, nous posons les vélos au petit marché de Tam Coc, où je trouve ces drôles de couteaux rectangulaires que les femmes utilisent pour couper les légumes et la viande – Vendredi 26 avril 2013

#Paradis - Près du village de Tam Coc, dans la province de Ninh Bình - Vendredi 26 avril 2013 #Paradis – Près du village de Tam Coc, dans la province de Ninh Bình – Vendredi 26 avril 2013

#Lumières d'ailleurs - Sur la route de Tam Coc à Kenh Ga, échanges de regards... curieux - Samedi 27 avril 2013

#Lumières d’ailleurs – Sur la route de Tam Coc à Kenh Ga, échanges de regards… curieux – Samedi 27 avril 2013

Samedi 27 avril 2013 – Hoa Lu – Kenh Ga – grotte de Van Trinh – Hanoï – Hué

8h – Après un petit déjeuner à l’hôtel : pain vapeur, pain frit, pastèque, thé… nous récupérons notre linge propre et repassé… mieux qu’en arrivant.
Un brin de toilette et nous filons au marché, avant le départ, pour acheter des bananes et quelques couteaux curieux que j’ai repérés. Lorsque j’indique à la dame le couteau que je veux acheter – une lame rectangulaire emmanchée sur un bout de bois grossier – elle m’indique un couteau pointu avec manche en plastique. « Non, non… celui-là ».
Retour à l’hôtel pour le départ. Cette région est touristique, un peu comme Palavas ou la Grande Motte, mais il n’y a personne… beaucoup de marchands qui interpellent. AMUSANT
Période de fête, victoire de Saïgon contre les Américains et réunification du pays. Et le 1er mai, fête du travail. Les transports et les visites vont être difficiles.
Beaucoup de monde et de feux d’artifices avec une compétition internationale, notre guide ne doute pas de la victoire de son pays. FIERTÉ
Il y a beaucoup de photos que j’aimerais faire, de scènes de vie dans les rez-de-chaussée ouverts sur la rue. Deux vieillards avec leur barbe blanche, leurs longs doigts pointés, visages superbes, qui discutent assis sur des petits tabourets en bois, en train de boire le thé. Elles sont belles ces scènes. De jeunes Vietnamiens réparent les cyclos dans un garage. Les bouchères devant leur échoppe. Tous ces gens assis… acheter, fabriquer, réparer. Ils sont beaux. AMOUR
Des photos comme ce photographe dont j’ai perdu le nom, qui organise minutieusement des scènes de vie au Pérou, en Amérique latine… si colorées.
Je fermerai les yeux et en une inspiration je m’assiérai avec ces femmes et ces hommes, écouter leur richesse. Je regarderai ce doigt pointé, visage majestueux et j’apprendrai à vivre.

« Prendre le temps
Dire et faire, écouter
Vivre simplement »

« L’homme à la carrière
La femme à la famille
Lotus liberté »

« Buffle au milieu
D’un cimetière d’Ha Long
Réunification »

« Grandes étendues
Villages et rizières
Les beaux visages »

« Pagode Bouddha
Temple confucianiste
Vélo de pêcheur »

9h – Après une heure de bus, sur la route de terre, nous nous arrêtons au milieu de la campagne, sur un petit marché. Presque que des femmes… qui n’ont pas l’habitude de voir des Tây (longs nez). Je demande à une vieille marchande si je peux la prendre en photo, puis je lui montre. Nous rions et elle montre du doigt son amie en face pour que je la photographie. Je lui montre, la première marchande, vient voir… quelle rigolade !

« Vieilles marchandes
Jouer joyeusement
Sourire d’enfant »

12h – Retour de la pirogue. Superbe ! Une véritable immersion dans les villages du bords de la rivière. A bord d’une petite embarcation de bois, quelques chaises en plastiques posées sur le pont et notre capitaine… une dame avec son chapeau conique. La balade est magnifique, on en prend plein les mirettes ! Tellement différent, tellement surprenant.
Puis nous visitons une grotte avec un aménagement très précaire. Deux grandes cathédrales, stalactites, stalagmites, orgues et draperies. Le patrimoine n’est pas encore bien mis en valeur et presque rien n’est en place pour le protéger. En face du chemin, une carrière grignote les montagnes d’Ha Long.
Un camion nous croise et renverse un bloc de roche à quelques mètres seulement.
Nous savourons le retour. De vrais enfants !
13h20 – Fin du repas, nous reprenons la route vers Hanoï.

« Bruissement du thé
Sillonne la rivière
La jacinthe d’eau »

« Poussière de route
L’écriture sursaute
Fil du voyage »

L’esprit ne s’endort pas, regarder partout, émerveillement. Les arbres sans nom, les routes en travaux, les maisons en tube, les mobylettes… et surtout les habitants, leurs activités, leur façon de faire, leur façon d’être. DIFFERENCE
Première moto que je vois aller vite, à l’arrière sa copine lui tape sur le dos… ralentir ou accélérer ? Yiiiiihhhaaaaa !!!

« De l’eau sur les pieds
Avant de rentrer chez soi
Fleur de jacinthe »

« A l’arrière du scoot
Cochon couvert de feuilles
Saveurs du Vietnam »

« Scooter électric’
Retrouver la nostalgie
Des vélos d’antan »

« Arrêt policier
Nous passons sans sourciller
Ventre du Bouddha »

« Un million de dongs
Une cinquantaine d’euros
Le vent l’emportera »

« Penser au début
Premiers jours de voyage
Bouddha du présent »

« Grands panneaux de pub
Dans les rizières infinies
Folie urbaine »

Des panneaux peints représentent une famille, des paysans, des ouvriers… valeurs du Parti.
18h30 – Nous sommes dans le train de Hanoï à Hué. Après un retour sur Hanoï, nous avons passé 3h dans la ville : errance et shopping. Quelle fourmilière !
Et encore, notre guide nous précise que nous avons de la chance car aujourd’hui, beaucoup d’habitants sont partis en vacances.
Nous trouvons par hasard un magasin de musique. Un vieux monsieur vient à notre rencontre. Il est beau et nous parle français. Nous trouvons les instruments que nous avons vus lors du théâtre de marionnettes lors de notre arrivée à Hanoï le premier jour. Le prix est modique et Marie en achète un… comme une boite rectangle, en bois, une seule corde métallique et une tige verticale qui permet de varier la tension. Le vieil homme se soucie qu’on puisse en jouer, se soucie de la musique et des Hommes.
ous continuons notre errance et j’en profite pour acheter du tabac fraîchement emballé… cadeau pour un ami.
Entre les milliers de cyclos, quelques voitures, les commerces qui n’en finissent pas, nous nous dirigeons vers l’hôtel, point de rendez-vous avant le départ pour la gare.
Beaucoup de bruits et l’odeur des gaz d’échappement. Avant le départ, nous prenons une Phô [feu] Bô (soupe de boeuf traditionnelle du Vietnam) dans un petit restaurant. Quel délice ! Pastèque et fruit du dragon en dessert.
Nous filons à la gare, remercions le chauffeur avec un pourboire pour nous avoir fait découvrir la conduite vietnamienne.
Rien à voir avec nos gares ! Pas de quai surélevé, on passe sur les rails, plein de vendeurs de dernière minute, à l’intérieur même de la gare.
Les autorités ne rigolent pas. On gêne un peu le passage, coup de silet et l’agent n’hésite pas à nous pousser pour dégager.
Train couchette… notre cabine est faite de deux lits superposés… et la clim (non!). Je ne tarderai pas à mettre la couette dans la nuit. Nous partageons le box avec notre guide Hung et un vieux monsieur allemand avec qui nous prenons plaisir à échanger quelques mots d’anglais. VOYAGE
Le paysage commence à défiler et le train à tanguer. Hanoï by night, le train traverse le centre ville. Ça tangue bien plus que le bateau de la baie de Ha Long.
Petit apéro organisé par Hung dans la cabine de quatre membres du groupe. Vin de Đà Lạt, pommes de terre séchée et nougat cacahuètes.
J’adore ce voyage !
Et puis chacun rejoint sa cabine. Le jardin aux leurs (toilettes) est une expérience à vivre ! SURPRISE
J’escalade jusqu’à ma couchette et écrit ces dernières lignes :

« Chúc Chúc Sức Khóe*
Fumée du train dans la nuit
En wagon pour Hué »

*Se prononce [TchoukTchoukSecoué] = Tchin! Bonne santé!

#Gardian #1 - Camargue vietnamienne, la gardienne (ou le gardien) n'est jamais loin des buffles qui pêtrent ou se baignent librement - un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh - Samedi 27 avril 2013

#Gardian #1 – Camargue vietnamienne, la gardienne (ou le gardien) n’est jamais loin des buffles qui pêtrent ou se baignent librement – un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh – Samedi 27 avril 2013

#Curieuse - A bord d'une barque, regard curieux du photographe sur les berges alentour... en abîme de celui de cette petite fille - un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh - Samedi 27 avril 2013

#Curieuse – A bord d’une barque, regard curieux du photographe sur les berges alentour… en abîme de celui de cette petite fille – un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh – Samedi 27 avril 2013

#Pédalo - Technique de rame des pêcheurs d'ici - un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh - Samedi 27 avril 2013

#Pédalo – Technique de rame des pêcheurs d’ici – un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh – Samedi 27 avril 2013

#Gardian #2 – Camargue vietnamienne, la gardienne (ou le gardien) n’est jamais loin des bulffes qui pêtrent ou se baignent librement – un bras de rivière de Kenh Ga vers la grotte de Van Trinh – Samedi 27 avril 2013

#Citadelle impériale - A Hué la "petite cité interdite" du Vietnam - Dimanche 28 avril 2013

#Citadelle impériale – A Hué la « petite cité interdite » du Vietnam – Dimanche 28 avril 2013

Dimanche 28 avril 2013 – Hué

7h – Réveil dans le train, sur les rails vers Hué. Ça secoue mais la nuit a vraiment été très bonne. Nous devrions arriver à Hué à 10h. Quel luxe de pouvoir être allongé. Ce n’est pas forcément le cas pour tous les passagers du train. Les 15h sont passées en un éclair.
Par la fenêtre, quelques villages, des rizières, des palmiers, des eucalyptus, des bananiers, des rivières… des enfants. Le train est un beau moyen de voyager, de découvrir un pays.

« Bonjour du matin
Roulis du train vietnamien
Magie d’être ici »

Petit déjeuner pique-nique : ananas (quel délice!), gâteau banane, feuilleté saucisse, café au lait en canette, eau… serviette fraîcheur. Nous voyageons en première classe.
Premier conifères que j’aperçois, des pins sûrement. Nous avons fait 700Km. Et tout le long du trajet, les câbles électriques filent leur réseau, parfois sur des poteaux, d’autres fois sur des bambous ou encore les branchages. On dirait que tout est fécond ici. Un point d’eau au bord de la route, un cyclo s’arrête, il sort sa canne à pêche et attrape des poissons. Chaque parcelle de terre fait pousser riz, bananes, maïs, ananas, herbes aromatique, légumes, fruitiers, … les boeufs et buffles mangent partout sans enclos, sans champs. Quelle richesse ! Tout pousse… surtout la jeunesse !

« Au bort du canal
Irriguer les rizières
La vieille dame »

« Quelques paysans
Repos dans les récoltes
Chapeaux coniques »

« Les maîtres de l’eau
Courbés dans les rizières
Héron sauvage »

« Elle conduit les boeufs
Liberté du pâturer
La libellule »

A chaque passage à niveau du train, rien d’automatique, un Agent est chargé de tirer la barrière et bloquer les véhicules.
10h30 – Arrivée à l’hôtel de Hué. A la sortie de la gare, remise des titres de transport aux autorités… pas de souvenir matériel. Nous avons dit au revoir à notre compagnon de voyage, qui a immédiatement trouvé un chauffeur pour le conduire, bras dessus, bras dessous. COHUE
Comme d’habitude, l’hôtel est de choix et la douche fait vraiment du bien.
Affaires propres, tongs et lunettes de soleil… prêt pour découvrir Hué et sa cité impériale. Il me manque juste un chèche… pas très local mais efficace. Marie me prête une casquette, ça fera l’affaire… pour l’instant. Le soleil cogne, pas un nuage à l’horizon… quelle chaleur !
Nous visitons la cité impériale entre midi et deux. Ainsi nous croisons très peu de touristes, surtout des Vietnamiens. De nombreux bâtiments ont été détruits par la guerre et beaucoup sont en bois, ce qui explique que le Vietnam a perdu de nombreux vestiges de son art architectural. Je vois peu de photos à faire sur ce site… Wikipédia ou un bon bouquin nous en apprendra davantage si l’envie d’approfondir l’histoire du Vietnam nous tiraille.
Nous déjeunons à deux pas de là. Jardin d’orchidée et mille plantes installées sous une charpente sculptée entre les pilotis. Nous savourons un repas gastronomique.
Les mets sont fins. Salade de choux, carotte et leur de banane.
Sorte de crêpe de riz avec du porc cuit dans une feuille de banane. Porc enroulé d’une feuille aromatique grillée. Nems en feuilles de cheveux d’ange, sorte de crêpe de riz fourrées, cuites à la vapeur dans des feuilles de bananes, …Galette de riz grillé et salade de igue qu’on pose dessus, comme un toast. Quel délice ! Quelles saveurs ! Sans oublier de commencer par une soupe : bouillon avec morceaux de pommes de terre, patate douce, coriandre, ciboulette. Nouvelle région, nouvelle bière. Après la Bia Hoi, la Tiger, j’essaie la Festival Beer… locale, toujours. Un thé pour s’hydrater et la surprise de goûter la saveur du Lotus.
« Chao tạm biệt » [Tchao Tambien] et en route pour la pagode de la Dame Céleste.
L’endroit est superbe, nous croisons plusieurs moines bouddhistes… bonzes. Ils recueillent des orphelins qui participent à la vie de la communauté.
J’aime beaucoup l’architecture à la fois ouverte et avec un sentiment d’être bien dedans. Comme en état de méditation. Superbes bonsaïs, des jacquiers, un tombeau, un grand parterre avec une fontaine. Nos pas sont lourds de chaleur et c’est avec soulagement que nous embarquons sur un petit bateau tenu par un homme à la barre, sa femme au commerce et leur ille et leur ils, curieux observateurs.
Après 45 minutes de navigation, nous débarquons dans Hué où un marché immense nous attend.
C’est inimaginable, indescriptible, impossible à rendre compte en photographie ou en mot ! Des milliers de personnes qui avancent, achète, vendent, parlent… des milliers d’aliments, d’objets, de produits. Des allées en plein air, des allées couvertes, étroites. Un labyrinthe d’odeurs, de détails, de mets inconnus, de visages… c’est fou et ordonné à la fois, je suis comme un gamin avec mon 50mm.
J’essaie de faire des portraits du mieux que je peux… la situation est idéale. Un regard, un sourire, une moue de désaccord et inalement une rigolade de connivence.
Il est tard, le soleil se couche et nous rentrons à l’hôtel.
Au 5ème étage, une piscine… vue sur Hué en faisant trempette, c’est chouette.
21h – En France nous avons des restaurants Thaï… ici, ils ont des restaurants
Tây [teuil] (longs nez). Une navette (minibus) du restaurant vient nous chercher à l’hôtel. Arrivés là-bas, décoration asiatique imposante. Les plats sont envoyés comme dans une chaîne : Bufalo, Hippopotamus, 3 brasseurs… Trois tables d’Allemands à la retraite s’installent… inutile de s’étaler davantage… c’est déjà fait.
Je repense à ce petit restaurant hier soir qui nous a servi une soupe Phô Bô, sur nos chaises en plastique… délice du moment, des gens.

« Les tây s’empiffrent
C’est le prix du tourisme
Croa la grenouille »

« Lampions de prière
Sur la rivière aux parfums
Hué le riz est mûr »

« Remontent des rues
Les murmures de la ville
Discussions d’un soir »

« Fenêtres sans joint
Riz, jacinthe et lotus
Charrie chéri Ché (thé) »

« La fin des klaxons
Dernières préparations
Ce soir c’est fête »

« France ou Amérique
Libérés de l’oppression
Force du Dragon »

*Hué est l’ancienne capitale impériale !

#Ouverture - Les temples ou les pagodes et de nombreuses habitations traditionnelles en bois sont ouverts sur l'extérieur. J'y serais volontiers resté pour méditer - Hué Citadelle impériale - Dimanche 28 avril 2013

#Ouverture – Les temples ou les pagodes et de nombreuses habitations traditionnelles en bois sont ouverts sur l’extérieur. J’y serais volontiers resté pour méditer – Hué Citadelle impériale – Dimanche 28 avril 2013

#Marché des dames #2 - Même le dimanche, le marché de Hué ne s'arrête pas. 50mm chaussé, portraits en perspective - Dimanche 28 avril 2013

#Marché des dames #2 – Même le dimanche, le marché de Hué ne s’arrête pas. 50mm chaussé, portraits en perspective – Dimanche 28 avril 2013

#Fourmilière - A la sortie du marché, impression des mille et une personnes, mille et une activités - Hué - Dimanche 28 avril 2013

#Fourmilière – A la sortie du marché, impression des mille et une personnes, mille et une activités – Hué – Dimanche 28 avril 2013

#Fumeuse du marché – Sur le marché de Hué, une vieille dame fume sa clope derrière son étalage… magie –
Dimanche 28 avril 2013
 

#Petit déjeuner - Le matin les trottoirs accueillent les habitants qui prennent leur petit déjeuner. Pho Bo - Hué - Lundi 29 avril 2013

#Petit déjeuner – Le matin les trottoirs accueillent les habitants qui prennent leur petit déjeuner. Pho Bo – Hué – Lundi 29 avril 2013

 

Lundi 29 avril 2013 – Hué – Đà Nẵng – col des Nuages – Hoi An

6h30 – Réveil, chaque jour dans un endroit différent. Une belle découverte du pays. Du petit balcon, je vois la rue et ses habitants. Petit déjeuner sur le trottoir, installés sur ces petites chaises et tables en plastique, à l’ombre d’un grand ficus.

« Le bruit des klaxons
Moteurs qui pétaradent
Bol de soupe Phô »

« Un peu de tabac
Un thé et le silence
Sous le parmentier »

Ce matin, visite de deux tombeaux. Le premier est celui du roi Tự Đức… poétique.
Chaque tombeau a sa spécificité. Il a été achevé avant la mort de Tự Đức.
C’était un roi de compromis. Il a signé un accord avec la France, croyant à la voie pacifiste. Il aimait passer du temps dans le pavillon de la poésie, donnant sur le ruisseau, la nature. Il fut aménagé par des milliers d’hommes dans des conditions si difficiles qu’ils se révoltèrent mais furent écrasés.
L’architecture ouverte, tout en bois, invite au calme, à la méditation.
Le 2ème tombeau est celui d’un roi plus faste. Il aimait le jeu, l’argent et … les hommes.
Ce qui arrangera les affaires de la France. Il voyagea en Occident et fit venir des matériaux modernes et des objets précieux pour construire un tombeau aux styles mélangés. Loin de la poésie, c’est le coté cher (30% d’augmentation des impôts pour financer son tombeau) qui le caractérise. A 40 ans ce roi organise une grande fête de la longévité… il mourut juste après. A cette époque, les rois mouraient bien plus jeunes.


Je profite d’une heure et demie de minibus pour écrire, essayer de rendre compte de l’expérience. Le riz qui sèche sur le bitume, la vie si différente qui bat partout.
Ces échoppes incroyables qui vendent de tout, chacune spécialisée.
Ici les maisons semblent s’élargir, sûrement que le rapport prix / largeur / longueur s’égalise ou n’a plus lieu. Les immenses panneaux publicitaires sont toujours là, souvent vides, rouillés… armatures métalliques.
Avec le riz qui sèche, la route se rétrécit à une voie. Marchand de cercueils, bananiers, fenêtres, cyclos, garages, drapeaux vietnamiens, vélos, chapeaux coniques, matériaux de construction, chaussures, cages à oiseaux, vêtements, station service, téléphones portables, bois, épiceries, coffres forts, électroménager, … et les marchés s’enfoncent dans les ruelles.
Sur les cyclos tout le monde porte un masque. Anti-poussière, anti-soleil, mode…
Et parmi les touristes vietnamiens, malgré la chaleur, les femmes sont couvertes d’un coupe vent avec capuche, de gants, d’un pantalon et d’un masque pour se protéger du soleil et respecter les canons de la beauté : blancheur de la peau.
Comme cette vietnamienne qui prie sur la tombe de Tu Duc. Les hommes sont moins contraints : t-shirt ou chemise – pantalon. Certains quand même portent une veste.


Nous approchons d’Hoi Han et j’aperçois pour la première fois la mer. Ici le pays est très mince. Nous sommes au niveau du Col des nuages. Parcs à huîtres, fermes aquatiques, petites barques… et les montagnes à l’horizon qui se détachent de l’air chargé d’humidité… la mer.
De l’autre coté, palmiers, bananiers, montagnes, cultures, villages, forêt… la terre.
Ici la récolte du riz a bien commencé. Les champs sont jaunes, d’autres sont déjà moissonnés, à la main, rarement à la machine. La route ou la moindre parcelle est utilisée pour faire sécher les grains.


Région de l’huile de massage, grâce à un arbre d’où elle est recueillie. Pour distiller : deux bidons de ferraille, l’un chaufé, un conduit et l’autre qui récupère.


La route à l’air d’être meilleure, c’est la première fois que nous roulons si vite.
Le paysage est différent. Après la vallée nous passons un petit col et découvrons une baie, l’océan.


12h30 – Déjeuner dans un restaurant Lang Co Tourist Co Beach Resort.
C’était bon mais touristique, balnéaire. Pas des Américains ou des Européens, mais des Vietnamiens. C’est la fête jusqu’à mercredi ! Alors beaucoup de monde part en vacances.
Menu : crevettes et moules, poulet, poisson, riz, bouillon d’herbes et une très bonne sauce sel, poivre et citron pour le poisson.
On est en station balnéaire ! Après le repas, quelques pas à travers le jardin et nous arrivons sur une plage. Cela fait penser aux plages d’Aquitaine. Idéal pour le surf et le bodyboard. Il n’y a personne, le sable est in… changement de décor.
Transat sous un parasol en palmes. A quelques kilomètres, les montagnes se jettent dans la mer. L’air est plein d’iode… c’est bon d’entendre l’océan. Ce coin ne vit que 3 mois du tourisme : mai, juin, juillet.
En hiver, le guide nous précise que c’est encore plus désert qu’aujourd’hui. Je note : « plage, farniente et bodyboard à Long Co ».
Allez on attaque la montée vers le Col des nuages. Devant nous, un camion tracte trois pelleteuses. Une jeep américaine sortie de la guerre nous double… mon regard se perd dans le silence des rêves.
Aux lancs des falaises, les chèvres ratissent pendant que leur gardienne regarde au loin, entre terre et mer.
La route sillonne une forêt dense, nous franchissons un cours d’eau jonché de blocs de granit et de basalte polis. Petite pause sur une grosse pierre, l’immensité devant nous, accrochés aux nuages.

« Col des nuages
Un ilament de coton
Rêve éveillé »
« Langue rampante
S’étale sur la forêt
Les liserons blancs »

Une ville au niveau de la mer, quelque ponts qui rejoignent les morceaux de terre. Ville côtière, une route en ligne droite qui longe la plage… immense, infinie.
Et tout le long, des cyprès taillés, des milliers de cyprès taillés. De l’autre coté des centaines de bars de fortune… ce soir c’est la fête, peut-être qu’il y aura du monde. DANANG


Curieux sentiment en arrivant. Des voitures, des routes larges à plusieurs voies, des buildings (bon tout est relatif)… plus de richesses matérielles… blingbling… ARCACHON ?
Un grand port de pêche, un chantier naval, de grandes avenues… une zone militaire…
Nous ne sommes plus au Nord, presque le Sud déjà. CENTRE


Arrêt prêt des bateaux de pêcheurs. Ça sent l’iode et le poisson, les coquillages et le sable. De drôles de coques en bambou tressé servent à rejoindre les bateaux qui ont jeté l’ancre à quelques brasses de la plage. Le soir, elles reviennent sûrement chargées de poissons. Il y en a sur toute la côte. Contraste avec la modernité des infrastructures… et le parachute ascensionnel que je vois au loin tracté par un hors-bord.
Temps de pause, tranquillement assis sur le muret avec Marie. DOUCEUR


Kilomètres après kilomètres, je comprends que nous sommes à Las Vegas Nam. Casinos, belles voitures, plages bondées, hôtels de luxe, … ou Miami ?
Pas de rizière, ni de maïs, ici ils cultivent le luxe. Une membre du groupe s’exclame : « Ah mais il y a des Vietnamiens qui sont riches ?! » Et là c’est festival (pas la bière locale), chacun s’extasie (pas la drogue) devant le Crown Plaza, bave à la commissure des lèvres et trouve indécent de payer 1500$ la nuit : « je me demande ce qu’est une nuit à 1500$ » s’exclame une autre.


Plus loin, nous retrouvons un visage plus humain à la ville, avec ses habitants, ceux qui animent et font sa vie. Il est à peine 16h et on se croirait au crépuscule (des idoles ?). La tempête se lève.
Nous sommes arrivés à Hội An. C’est une petite ville de 350 000 habitants qui repose à 80% sur le tourisme. Plusieurs monuments sont classés au patrimoine historique de l’Unesco.
Un pont magnifique, construit par les Japonais au 16° siècle permet de relier le quartier japonais au quartier chinois. Ils ont mis 3 ans à le construire afin que les signes des années soient compatibles : entre l’année du singe (1593) et l’année du chien (1595). Ce pont est visible sur les billets de 20 000 dongs.
J’aime beaucoup l’architecture et l’ambiance. En fait cela me fait penser aux Baux-de-provence dans le fonctionnement. La vie repose sur le tourisme, ce qui a en contrepartie permis de préserver cette petite merveille. Échoppes dans toutes les rues et beaucoup de touristes (asiatiques). Mais l’ambiance est sympa, chaleureuse, il y a beaucoup de cafés.
Nous visitons une « manufacture / magasin d’état » de soie. Le programme est bien ficelé et je ressorts avec une écharpe en soie sauvage. J’ai trouvé mon chèche pour le séjour ! Mon surnom maintenant : « troisième prince ».


La pluie tombe et la nuit aussi. Des milliers de lampions illuminent les ponts et les rues. Avec Marie nous nous asseyons sous un abri et restons là un moment à observer la vie autour. C’est magique et à la fois quelque chose de triste fait écho quelque part dans l’âme.
La pluie et la nuit rendent les photos presque impossibles et j’ai envie de savourer l’instant… sans appareil.


Une dernière balade avant d’aller manger… sensation douce.
Encore une fois c’est délicieux… si je pouvais manger comme ça toute ma vie ! Soupe au tofu, salade de papaye sur galettes de riz grillé, porc enroulé d’une feuille aromatique, poulet mariné à enrouler dans une feuille de riz et une feuille de verdure, riz et aubergines fondantes, chou à la crème en dessert (influence de la colonisation française, dans les villes il y a des pâtisseries françaises, c’est resté) et thé au lotus.


Le coté touristique est difficilement contournable et ça fait partie du voyage.
Un Occidental au Vietnam ne passe pas inaperçu et en dehors des zones touristiques, point d’anglais. Barrière de la langue. C’est un bon compromis de découvrir ainsi le Vietnam. Quitte à revenir en sachant comment organiser son voyage, les zones à explorer et comment ça fonctionne.
Je suis sous le charme, beaucoup de ce que je peux observer et découvrir, fait résonner quelque chose en moi… ASPIRATION

#Encens - Sur la route du Col des nuages, direction la pagode de la Dame céleste, nous croisons un atelier de confection d'encens - Lundi 29 avril 2013

#Encens – Sur la route du Col des nuages, direction la pagode de la Dame céleste, nous croisons un atelier de confection d’encens – Lundi 29 avril 2013

 

 

#Dragon - Le tombeau en matériaux modernes et occidentaux, de Khải Định, avant-dernier empereur du Viêt Nam, inancé par une augmentation des impôts locaux est bien différent de celui traditionnel de Tự Đức qui aimait passer du temps dans le pavillon de la poésie - Lundi 29 avril 2013

#Dragon – Le tombeau en matériaux modernes et occidentaux, de Khải Định, avant-dernier empereur du Viêt Nam, inancé par une augmentation des impôts locaux est bien différent de celui traditionnel de Tự Đức qui aimait passer du temps dans le pavillon de la poésie – Lundi 29 avril 2013

 

#Coques de Đà Nẵng - Fin de journée sur une plage près de Đà Nẵng. Les bateaux de pêcheurs sont rentrés et sur la plage quelques coques attendent le retour des pêcheurs - Lundi 29 avril 2013

#Coques de Đà Nẵng – Fin de journée sur une plage près de Đà Nẵng. Les bateaux de pêcheurs sont rentrés et sur la plage quelques coques attendent le retour des pêcheurs – Lundi 29 avril 2013

 

 

#Route de la soie – C’est à Hội An que je trouve mon chèche, une écharpe en soie sauvage dans un
magasin d’Etat où nous visitons la chaine de confection – Lundi 29 avril 2013

#Cueillir la leur - Au milieu des lotus un paysan préparer son vélo pour le transport. Au Vietnam il y a une expression pour aller faire pipi : "Cueillir la leur" - Région de Hội An - Mardi 30 avril

#Cueillir la leur – Au milieu des lotus un paysan préparer son vélo pour le transport. Au Vietnam il y a une expression pour aller faire pipi : « Cueillir la leur » – Région de Hội An – Mardi 30 avril 

Mardi 30 avril 2013 – Hoi An

Je me réveille doucement… 6h. Dehors la lumière du soleil et le chant du coq me sortent de la nuit. C’est bon d’entendre un coq ici. L’hôtel « Lotus » est composé de petits bâtiments de 2 étages réunis par un kiosque central au milieu des nénuphars en leur. C’est très joli. Une grande piscine extérieure permet de se baigner… périple.
La clim’ est partout et j’avoue que j’appréciais Ba Bé pour ça aussi… juste une moustiquaire.


Ce matin, départ en vélo dans les rues d’Hoi An. Nous bifurquons sur les petits chemins de terre sablonneuse entre les rizières. Récolte du riz, leur de lotus, pêcheurs à la ligne entre les feuilles de nénuphars, buffles qui prennent leur bain.
L’air est iodé et sent comme dans le Sud de la France, près des vignes.
Nous arrivons dans les jardins d’un petit village près d’Hoi An. Sur 40 hectares s’étendent basilic citronnelle, menthe, épinards, feuilles de moutarde, liseron d’eau… où de vieilles dames ont le coup de rein pour arroser les plantations avec leurs deux arrosoirs en équilibre sur l’épaule.
La terre est fine. Ici pas de traitement chimique, juste des algues et du fumier.
De grands ilets protègent des insectes et du soleil. C’est ici que se cultive les saveurs de la cuisine vietnamienne ! Les feuilles y sont très présentes.


Nous enfourchons nos montures et le chemin passe entre les palmiers cocotiers, les étangs et cabanes de pêcheur / fermiers. Ils plongent dans l’eau des bassins pour ramasser les algues qui seront utilisées pour fertiliser la terre des jardins.
Le guide nous arrête auprès d’un gardien de deux buffles et propose à qui veut de monter sur son dos pour faire un tour à l’eau. Bien organisé le petit circuit…
Quelques uns s’y aventurent puis nous continuons jusqu’aux berges d’Hoi An où nous embarquons sur un bateau en bois. Nous descendons la rivière en direction de la mer. A un moment, l’équipage nous propose de monter à bord de petites barques de pêcheur que nous croisons sur l’eau, pour remonter les ilets dont ils maîtrisent le lancé. Leur geste est très esthétique et bien souvent ils remontent quelques petits poissons… Nuoc Mam ?


Nous descendons encore la rivière, pas très loin nous voyons la limite avec l’océan. Nous nous arrêtons pour monter à bord de ces drôles de coques en bambou tressé, visiter une forêt de cocotiers d’eau. Durant la guerre, les soldats s’y sont cachés (30 kilomètres de Đà Nẵng) pendant que les villes et les villages étaient bombardés. Ils y ont trouvé refuge. Cette forêt ne cesse de grandir chaque année. La vieille dame qui nous a pris à bord de sa coque, Marie et moi, après nous avoir remués dans tous les sens, me donne rapidement la pagaie et ses mains sur les miennes, me montre le maniement. Elle chantonne en rythme et après quelques minutes j’ai le coup de main… c’est ingénieux, mais crevant son affaire. En fait, il faut y aller tranquille… peut-être que je finirai par apprendre.. à y aller tranquille. Je tiens le coup sur toute la balade et je suis assez ier qu’elle fasse remarquer comme je m’en sors bien.


Nous reprenons le bateau et débarquons sur une plage perdue, pour apprendre à lancer le ilet et voir comment fonctionne les grands ilets carré suspendus au-dessus de l’eau.
Si je vivais ici, je saurais au moins ramer et lancer le ilet pour pêcher. Il me reste à apprendre les plantes et comment les cuisiner.
Quand nous retournons à bord du bateau, une table a été dressée (d’où sort-elle dans un si petit espace ?)… L’équipage jette l’ancre un peu plus loin. Le repas est savoureux … encore. Je pourrais manger vietnamien toute ma vie !
Tout autour, paysage de plages, pêcheurs, villages, bateaux… nous sommes à l’embouchure.


14h – Retour à terre, aux vélos. Je vais maintenant découvrir librement
Hoi An, avec le temps ensoleillé. Laisser venir, être là… grrrr… c’est bon.

« Jeter le ilet
Pagayer jusqu’au poisson
Bruissement de l’eau »

« Monter à bule
Labourer les rizières
Travail de Niakwé* »

« Basilic menthe
Cultiver les cinq saveurs
Nage du crabe »

*paysan vietnamien, cela deviendra une insulte et notre guide s’en amuse beaucoup

Décidément, Hoi An ne veut pas se laisser photographier. Après le grand soleil de ce matin sur l’eau, c’est l’orage maintenant qui s’abat sur la ville. Nous nous réfugions dans un café pour apprécier une bière Larue. Dur la vie… Ici la pluie est chaude, comme les rivières. Qu’est-ce qu’on est bien là.
Petite anecdote : depuis le début du voyage, Marie est un peu malade, le ventre en vrac. Du coup, j’ai le bonheur de manger à chaque repas une double ration des délices vietnamiens.
Si vous allez au Vietnam et que vous avez besoin de l’adresse d’une bonne pharmacie, Marie pourra vous aiguiller. Rien à voir avec chez nous, il y en a même dans les restaurants ou dans des petits commerces. Celle d’Hoi An vous ofrira des chewing-gums.

« L’orage gronde
Bientôt la saison des moussons
Salut des cafés »

« S’envolent du toit
Mille feuilles de bambou ouh !
Au diable Vauvert »

« Trouver la clé
De la porte aux voyages
Mystères d’Asie »

« Tunique noire
Et chapeau sur la tête
Vivre et sourire »

« Sveltes cheveux noirs
Fil de soie au il de l’autre
Chemisier rouge »

« Jour du 30 avril
Fêter la libération
Vietnam Diên Biên Phu »

« Se débarrasser
De l’envahissant français
Ca fait un Biên Phu »

Discussion en sirotant un jus de citron vert pressé : les photos qui me font quelque chose ? Les photos devant lesquelles je pourrais rester … une éternité, qui me fascinent, celles où un regard surgit et me captive, celui du photographe.
Et les deuxièmes, celles qui n’exposent pas ce qu’elles montrent. Comme le peintre qui préconisait de regarder ses toiles en leur tournant le dos. MYSTERE


Nous restons dans ce café… combien de temps ? Je m’y sens bien. la musique est sympa, il y a quelque chose de la réalité, loin du folklore. Les serveuses et les serveurs s’ennuient quand il n’y a personne et s’activent quand les clients arrivent.
Rêves et vies de jeunes gens.


La pluie s’estompe et après avoir savouré l’ambiance des cafés, nous partons pour quelques photos au crépuscule. Relet des premiers lampions sur le sol mouillé, lumière douce du soir, couleurs d’ailleurs, … CHARME


19h – nous nous retrouvons tous au restaurant pour un dernier repas avec notre guide. Demain nous prendrons l’avion sans lui à Đà Nẵng, pour Saïgon ou HoChiMinh ville. A la in du repas je lui demande de bien vouloir me laisser son email sur le carnet. Qui sait, un séjour escalade au Nord, revenir en immersion… en tout cas je lui enverrai mon petit carnet de voyage. HUNG

Allez dodo… demain réveil 4h !
#Les jardins de Hội An - Derrière la ville de Hội An, d'immenses jardins alimentent toute la région en herbes aromatiques et en légumes - Mardi 30 avril 2013

#Les jardins de Hội An – Derrière la ville de Hội An, d’immenses jardins alimentent toute la région en herbes aromatiques et en légumes – Mardi 30 avril 2013

 

#Pêcheur - Du coté de Đà Nẵng, un pêcheur lance son ilet - Mardi 30 avril 2013

#Pêcheur – Du coté de Đà Nẵng, un pêcheur lance son ilet – Mardi 30 avril 2013

  

#Bicyclette - Juste avant la pluie dans les rues d'Hội An - Mardi 30 avril 2013

#Bicyclette – Juste avant la pluie dans les rues d’Hội An – Mardi 30 avril 2013

#Veillent les lampions – Après la tombée de la nuit, Hội An, la ville aux milles lampions, s’illumine –
Mardi 30 avril 2013

 

#Monaco ? - Jour de la fête des travailleurs, Saïgon ou Hô-Chi-Minh-Ville est tranquille... enfin tout est relatif - Mercredi 1er mai 2013

#Monaco ? – Jour de la fête des travailleurs, Saïgon ou Hô-Chi-Minh-Ville est tranquille… enfin tout est relatif – Mercredi 1er mai 2013 

Mercredi 1er mai 2013 – Hoi An – Đà Nẵng – Saigon – My Tho

4h15 – Réveil à l’hôtel du lotus. Marie est très malade. Elle va devoir attaquer les antibiotiques. C’est dur de la voir comme ça et de ne pas pouvoir faire grand chose. Dehors le coq chante…

5h – Départ de l’hôtel. Le jour se lève. Déjà de nombreux habitants s’activent. Sur la rivière et les étangs, les pêcheurs lancent et ramènent leur ilet depuis leur barque.
Couleurs de l’aurore, les silhouettes s’habillent de lumière, les ombres prennent vie. Sur les trottoirs, devant les maisons, ils sont nombreux à pratiquer quelques exercices d’étirements. Les restaurants Phô accueillent les premiers clients de la journée.


5h15 – Nous traversons Đà Nẵng et ses touristes. Sur les plages, beaucoup de monde. Baignade, volley, footing et… TaiChi, sûrement des touristes chinois. Le soleil se détache de l’horizon, illuminant de feu les nuages et l’océan.
Ça donne envie de vivre un temps au rythme d’une famille vietnamienne, debout avant les premières lueurs du soleil. Préparer le petit déjeuner, quelques exercices physiques et commencer les activités de la journée.


7h – Nous sommes dans l’avion… bientôt le décollage… en route pour HoChiMinh, le Delta du Mékong.


Ce qui aura été le plus galère au Vietnam ? L’opercule plastique autour des bouchons des bouteilles d’eau. Personne ne boit l’eau du robinet ici, sauf bouillie… c’est pour ça aussi qu’ils boivent beaucoup de thé. Tout le monde – enin presque, car je suis certain que beaucoup s’installent des fontaines iltrantes chez eux – boit de l’eau en bouteille plastique… pas seulement les touristes. J’imagine la consommation que cela représente et l’importance des déchets que cela engendre.
Quel est le circuit des bouteilles plastiques ici, des sachets… sont-ils tous entassés dans ces grandes décharges d’ordures aux sorties des villes ? Au marché des gens pauvres, les récupèrent… qu’en font-ils, eux qui réutilisent tout ?
Le livre qui accompagne mon voyage ? « Au delà des illusions », de Daong Thu Huong.


9h – Arrivée à Saïgon. En route vers le Mékong, leuve rouge, qui prend sa source au Tibet et s’étire sur 4 500 kilomètres jusqu’à la mer.
C’est le 1er mai, fête des travailleurs et lendemain de la fête de la libération. Ce qui explique que la circulation est luide, les commerces fermés et peu d’habitants dans les rues.

« HoChiMinh ville Fourmilière géante
Union fait la force »

« Plus larges qu’Hanoï
Les routes de l’occident
Vol du hanneton »


Thé jasmin, miel, jus de citron… miam. Avec le climat et les alluvions du Mékong au Sud c’est trois récoltes de riz par an. Certains paysans sont propriétaires et utilisent les machines mais les paysans se révoltent et les sabotent régulièrement… menace de chômage.


La terre est sèche, il fait très chaud, beaucoup de cocotiers.
Au péage nous croisons un bus couchettes. Peu de Vietnamiens peuvent se payer l’avion. Ils prennent alors les bus pour 36 heures de voyage… couchettes bienvenues.


Nous approchons du Delta et le long de la route nous voyons des cafés-hamac. La région est pauvre, les gens vont alors chercher du travail à Saïgon la semaine et reviennent le week-end proiter de leur famille… en cyclo. Ils font donc quelques pauses dans ces cafés-hamac.


10h – Arrivée à Mythos (la jeune ille parfumée)


12h30 – « Oulala » le guide a fait son école de tourisme. Il est jeune et parle beaucoup. « Vous savez quel est le nom … ? Vous savez combien … ? Vous savez pourquoi … ? A droite vous avez … » Intéressant ce changement de personnage.
On découvre le Delta avec et sans folklore, ça fait partie du voyage… je souris.
Petite balade avec explications des noms des plantes, arrêt pour déguster le thé jasmin, miel et citron et quelques fruits locaux, puis tour en pirogue… Oulala… une autoroute entre les palmiers d’eau où les pirogues conduites par les habitants reconvertis en chaufeurs, pagaient à l’aller avec leurs touristes et reviennentau moteur… c’est assez drôle à voir et alors comme un spectacle de marionnettes, je vois la machinerie… la in des illusions. Le circuit économique, l’argent passe de main en main… Des agences qui organisent avec des guides locaux des circuits. Satisfaire une clientèle qui en veut pour son argent et ne peut organiser ou pas le temps, l’envie. Je prends, j’observe… et je vois surtout les visages, les façons, les êtres… touché par leur grâce qui transcende le jugement, l’intellect, …


En rentrant en France, j’apprendrai l’anglais… j’ai envie de visiter l’Europe en couchsuring. J’aime sentir ce désir naissant et le sentiment d’être capable. La force du voyage qui donne des ailes et déploie les désirs. VOYAGE


Déjeuner sur le pont supérieur, salade de pousses et leurs de bananiers, poulet, nems avec ces curieuses feuilles de cheveux d’ange, verdure vapeur et sautée, riz, carpe (poisson rouge), ananas. Délicieux… l’homme qui nous sert, a quelque chose qui me touche presqu’aux larmes. Comme une gentillesse qui rayonne de tout son être. Qu’en sais-je ? Sentiment d’humilité.


Autour de nous, fermes à poissons, barges prêtes à couler remplies d’alluvions du Mékong, usines… beaucoup de bateaux et une vieille dragueuse pour puiser les alluvions au fond du Mékong. Quelles richesses ! Tout pousse ! Tout vit ! Le leuve est immense, chargé d’alluvions. Les berges, les terres sont couvertes de végétation.


Petite discussion avec le guide sur le pont. Cinq années pour être guide. Marié,
une petite ille… il nous présente le périple sur une carte. C’est important pour moi d’être ici, d’en proiter… découvrir mes désirs, m’ouvrir aux autres. Petit à petit je rencontre l’étranger, loin de l’imaginaire, c’est celui qui prend sa place au fur et à mesure que je balaie les peurs devant chez moi… ACCUEIL. Ouvrir ma porte et aller. Je me sens incroyablement bien, serein.


C’est agréable d’être là sur le bateau. Et soudain de grandes rafales de vent, des bourrasques violentes ! Fraîcheur. J’enroule mon turban de soie… troisième prince disait Hung. L’eau est couverte de vaguelettes… j’en proite pour voler un moment AIR, m’enivrer FEU, voguer EAU et m’ancrer TERRE.
Et soudain la pluie. Un vrai déluge qui traverse le leuve. impossible d’en rendre compte en photo… MOUSSON.

« Delta du Mékong
Alluvions et cocotiers
Entre chien et loup »

« Rafales de pluie
Submergée par la beauté
Odeur de terre »


« Au delà des illusions », de Daong Thu Huong, p.209 : un vieillard dit à Nguyen :
« … les hommes sont grands parce qu’ils savent poser des principes pour guider leur existence. Ils le sont davantage quand ils savent briser ces mêmes principes. »


La pluie devient bruine et le bras du leuve plus étroit. Toutes petites habitations, pirogues, nous nous éloignons des usines, de la ville… jasmin d’eau et mangrove.
17h30-18h – Tristesse du photographe… joie du poète. SUBVERSION
Il pleuvait encore à 16h quand nous avons pris les vélos pour une balade dans la campagne. Par précaution, je ne prends pas mon relex. Ahhhhhhhhh !!! C’était fabuleux. Chemins de terre rouge au milieu de la campagne, avec le ciel qui se relète dans les laques. La campagne est très diférente du Nord. Ici c’est la forêt, avec ses fruits énormes. Potagers. A notre passage, les enfants sortent sur le seuil des maisons et s’écrient « Hello ». Jour de fête, les habitants sont à la maison avec pas mal d’alcool de riz parfois mélangé avec de la banane (ça rappelle le rhum). Les hommes saluent plutôt les femmes à la peau blanche.
Nous tombons sur un entraînement de combat de coq. Partout papaye, fruit du jacquier, bananes, litchis, oreilles d’éléphant, durians, … L’air est doux après la pluie, nous ilons tranquillement dans la végétation et les habitations, traversant des ponts au dessus de mille bras du Mékong. Au retour sur le bateau, débarbouillage au son des vieilles barques qui pétaradent. Pour les photos, je me rattrape sur le coucher du soleil… FACILE
Aujourd’hui j’aurais vu le lever et le coucher de l’astre céleste.


Tour Eifel miniature, suspendue devant la cabine du capitaine, je me dis que ça peut-être sympa en partant en voyage d’amener des petites babioles à ofrir au il des rencontres.


20h30 – Le repas a commencé par un apéro : cocktail alcool de riz, citron, sucre et frites (pomme de terre séchées). Ambiance détendue, notre guide s’avère sympa, ce n’est pas évident de laisser le temps de se découvrir.
Après ça, le repas est délicieux : bouillon de poulet avec légumes et coriandre,
crevettes à la vapeur à tremper dans du sel/poivre/citron vert, poulet à la citronnelle, haricots verts, riz et … la meilleure mangue de toute ma vie ! Quel régal cette cuisine ! Une BaBaBa (333) pour accompagner le tout.


Après le repas nous prenons le temps de discuter dans l’air du fleuve, amarrés près d’une berge. Et puis nous rejoignons le dortoir. Couchette du haut pour moi. Cette nuit nous dormons à bord. C’est vraiment top. A l’abri dans nos moustiquaires, pas de clim’. On est en plein Delta du Mékong, la porte grande ouverte sur la proue, nuit noire où de nombreux bateaux naviguent avec parfois aucune lanterne allumée. Ils naviguent à vue… dans le noir. CHAPEAU
21h – L’équipage éteint les lumières. Lecture à la frontale… Bonne nuit.

#Canasson et canne à sucre - Balade à vélo sur les îles du Delta du Mékong... ici les gens sont assez pauvres - Mercredi 1er mai 2013

#Canasson et canne à sucre – Balade à vélo sur les îles du Delta du Mékong… ici les gens sont assez pauvres – Mercredi 1er mai 2013

 

#Forêt de cocotiers d'eau - A la rame à l'aller, pour les touristes et au moteur au retour, pour le plaisir - Delta du Mékong - Mercredi 1er mai 2013

#Forêt de cocotiers d’eau – A la rame à l’aller, pour les touristes et au moteur au retour, pour le plaisir – Delta du Mékong – Mercredi 1er mai 2013

 

 

#Bac – 18h15 le soleil se couche et découpe la silhouette d’un Bac qui traverse le Mékong – Mercredi 1er mai 2013

#Explorateurs - A bord du bateau, sur le Delta du Mékong - Mercredi 1er mai 2013

#Explorateurs – A bord du bateau, sur le Delta du Mékong – Mercredi 1er mai 2013 

#Marché lottant de Cai Bè - Les bateaux chargés de marchandises s'amarrent les uns aux autres, pour vendre, acheter et échanger - Delta du Mékong - Jeudi 2 mai

#Marché lottant de Cai Bè – Les bateaux chargés de marchandises s’amarrent les uns aux autres, pour vendre, acheter et échanger – Delta du Mékong – Jeudi 2 mai 

#Marché lottant de Cai Bè – Les bateaux chargés de marchandises s’amarrent les uns aux autres, pour vendre, acheter et échanger – Delta du Mékong – Jeudi 2 mai

Jeudi 2 mai 2013 – Mỹ Tho – marché flottant de Cái Bè

Mékong, réveil à bord du bateau… 6h15. Une bonne nuit, j’ai encore dormi comme un bébé. Pas de clim’, juste une moustiquaire, ça me va à merveille ! Nous voyons mieux le petit coin de paradis où nous sommes amarrés. Le soleil se lèvre derrière la végétation sur la berge. Ça sent le caramel, le gingembre et le Mékong.

« Les yeux du bateau
Poissons et mauvais génies
Brume ensoleillée »

« Lointain chant du coq
Traverser la rivière
Jacinthe sur l’eau »


Petit déjeuner mémorable : ananas, pastèque, crêpe à l’ananas, thé, pain et marmelade… MIAM
Le long du Mékong, en quelques minutes, le ballet des pirogues, des barques, des bateaux plus ou moins récents, s’intensiient dans un sens et dans l’autre.
Chargés de bois du jacquier ou palétuvier, il y a aussi les grandes barges de sable d’alluvions, les plus petites sont des barques de pêcheur… ils sont souvent deux, parfois solitaires sur leur embarcation.
Les barges sont tellement chargées qu’on croirait qu’elles vont couler. A marée basse, certaines s’échouent dans les 15 mètres de profondeur… il faut alors attendre la marée haute.


10h – Retour d’une balade en pirogue jusqu’au marché lottant puis balade dans le village. Je sais où vont tous ces bateaux … au marché lottant.
Ils s’amarrent entre eux et échangent, vendent, achètent leur marchandises : ananas, pastèques, patates douces, fruits, légumes, bois, objets, … Sur les berges, le village de Cái Bè avance ses maisons sur pilotis… encore des commerces, auxquels les bateaux viennent s’amarrer. Nous débarquons pour visiter le village…
Nuoc Mam (saumure de poisson fermenté), café torréié, les activités et les odeurs se mélangent. Visite d’une fabrique de caramel à base de lait de coco, riz soulé, galette de riz… pour les touristes et l’économie locale car maintenant c’est fait avec des moyens modernes.

« Riz blanc, sable noir
Crépitement et soule
Caramel coco »

« Sable du Mékong
Barges et grues élancées
Nuage à la mer ! »

« Simplement être là
Accepter de jouer le jeu
Respirer le vent »


Au milieu du leuve, des dragueuses – plateforme avec un cabanon et une pelleteuse – aspirent les alluvions du fond et la pelleteuse charge les petites barges qui les déchargent plus loin sur la berge avant d’être chargés dans d’énormes barges qui les remonteront plus en amont… presqu’entièrement submergées.


Je note en vrac quelques infos que Minh, notre guide nous délivre plus volontiers que Hung, plus réservé. Minh nous explique qu’il ne peut pas tout dire. Certaines phrases ne peuvent pas aller contre la politique. Pour accueillir les touristes, il y a des contrôles de ce qui est dit. Pour un guide, le premier job sera d’amener les clients de l’aéroport à l’hôtel, point.
Une chambre de 12m2 coûte 150$ par mois à Saïgon. Guide est un bon métier :
450$ par mois sans les pourboires. Au Vietnam la pratique des pourboires est très développée. A chaque chaufeur, guide, … nous avons laissé entre 2 et 4 euros par jour et par personne.
En touriste nous voyons peu le communisme. Mais le contrôle du Parti est présent partout et structuré. Dans les maisons d’hôtes du Nord par exemple ou dans certains hôtels, nous avons laissé nos passeports, sans qu’on nous explique pourquoi, et maintenant nous savons que c’est parce que ces personnes doivent rendre des comptes au comité du village ou du quartier. Combien de personnes, de quand à quand, … Pas mal de censure aussi, tous les ilms ne sont pas autorisés ici. Exemple : l’Amant car il y a trop de scènes « chaudes ».
Entre nos deux guides, le ton change. Une jeunesse si dynamique et une politique si conservatrice et technocrate mais qui aiche une volonté d’ouverture sur le monde.
Chef de quartier, comité, agent de liaison… n’oublions pas non plus que l’embargo américain a duré jusqu’en 1994. CHANGEMENT
On sent une sorte de double vitesse entre le parti et la « vraie » vie.

« Se laisser porter
Ronron et liclac
Delta du Mékong »

« D’un bout à l’autre
Mobylette et passagers
Traversée du bac »


De chaque coté, des briqueteries avec leur four en forme de crâne de Bouddha.
Nous débarquons à Sa Đéc, une petite ville où nous visitons la maison de L’amant de Marguerite Duras. Elle a été occupée comme poste de Police et ce n’est que récemment que l’Etat en a fait un musée.
Puis nous allons au marché. Quelle vie dans ces marchés. Incroyable, il y a tellement de fruits et légumes, de poissons, de viandes ! Les poissons sont vivants et c’est une fois choisi que la poissonnière le tue et le découpe. Je proite pour faire quelques photos… au 50mm toujours !
Puis nous partons pour une balade à vélo dans les immenses pépinières de la campagne. Le soleil tape et c’est agréable de sentir la petite brise de nos déplacements.
Naïvement je dirais « ils ne manquent de rien et ils ont l’air heureux… simplement ».
Petits chemins et ponts au dessus des bras de la rivière. Palmiers et bananiers apportent l’ombre. Et nous voyons une briqueterie de près.


16h – Retour sur le bateau, partout les enfants se baignent. HELLO
Les adultes font leur toilette et lavent le linge. Les gens travaillent, conduisent les bateaux, chargent et déchargent… le 1er mai est bien passé.
A Sa Đéc, nous sommes entré dans un temple d’une religion « endémique » : Cao Đài qui signiie « être suprême ». Confucianisme, taoïsme, hindouisme, catholicisme… tout cela mélangé dans une joyeuse ratatouille. C’est coloré, très curieux et inalement assez cohérent avec cette force tranquille que je perçois.
Si quelque chose se dégage des Vietnamiens, c’est bien la vie, ils sont incroyablement vivants et dans un environnement incroyablement riche, diversiié, abondant.
Hello, hello, hello, hello… fourmillent le long des berges. MERCI

« Coucher de soleil
Fin d’hiver sur le Mékong
Hamac de marin »


A l’arrière des bateaux, au coucher du soleil, les marins prennent leur douche… un seau d’eau et un signe de tête rieur quand ils nous voient. Suspendus, les hamacs les attendent pour la nuit.
Ce canal est magniique.


18h30 – Apéro sur le pont supérieur. Michaël, si tu lis ces lignes, sache que je pense à toi en ce moment, en buvant un ti’punch à base d’alcool de riz gluant dans lequel ont macéré des bananes, avec un jus de citron vert.
Nuit noire, je regarde les intérieurs des maisons sur les berges : grandes pièces à vivre où les habitants partagent le repas…


Pendant le voyage nous croisons une sorte d’usine, grand hangar avec des quais de chargement du riz… lumière dans la poussière. Quelle photo il y aurait à faire ! Certains bateaux n’ont pas de lumières de signalisation… d’autres illuminent la nuit de milles petits points. Nous allons jeter l’ancre au milieu du leuve. Một hai ba yo! … cul sec !
Après les digestifs à l’alcool de banane, discussions sur le pont au milieu du Delta du Mékong (surréaliste!)… ça a l’air immense.


Bonne nuit …

#Fierté - Au milieu des fruits et légumes, le regard de ce jeune homme me rappelle que les Vietnamiens ont traversé 1000 ans d'occupation chinoise, la colonisation française et la guerre contre les Etats-Unis - village dans le Delta du Mékong - Jeudi 2 mai 2013

#Fierté – Au milieu des fruits et légumes, le regard de ce jeune homme me rappelle que les Vietnamiens ont traversé 1000 ans d’occupation chinoise, la colonisation française et la guerre contre les Etats-Unis – village dans le Delta du Mékong – Jeudi 2 mai 2013

 

#Simplement - Au marché de Cai Bè, une bouchère au milieu de son étale - Jeudi 2 mai 2013

#Simplement – Au marché de Cai Bè, une bouchère au milieu de son étale – Jeudi 2 mai 2013

 

#Pause Pho - Partout au Vietnam vous trouverez des vendeurs(ses) pour vous restaurer : Pho Bo, fruits, boissons, canard laqué, pain vapeur, ... - Jeudi 2 mai 2013

#Pause Pho – Partout au Vietnam vous trouverez des vendeurs(ses) pour vous restaurer : Pho Bo, fruits, boissons, canard laqué, pain vapeur, … – Jeudi 2 mai 2013

 

 

#A bicyclette – Près d’une briqueterie, chemin de terre rouge au bord d’un petit bras du Mékong,
au milieu de la végétation luxuriante… j’y resterais bien – Jeudi 2 mai 2013

#Crépuscule - Au crépuscule les barges pleines à couler ont devant elles de longues heures de navigation encore - Delta du Mékong - Vendredi 3 mai 2013

#Crépuscule – Au crépuscule les barges pleines à couler ont devant elles de longues heures de navigation encore – Delta du Mékong – Vendredi 3 mai 2013

 

Vendredi 3 mai 2013 – Marché lottant de Long Xuyên – Cù lao ông Hổ – Saïgon

5h30 – Réveil au milieu du delta du Mékong. Nuit plus courte au milieu du leuve.
Autour, les lucioles d’hier soir se sont métamorphosées en bateaux… petits, grands, moyens. L’étendue est immense !

« Vieux moteurs Diesel
Pétaradent dans le delta
Good morning Vietnam ! »

« Réveil à ‘aube
A bord du Cochinchine
Goûter l’air et l’eau »

Pas très loin, je vois de gros bacs qui transportent des camions, des bus, des cyclos.
Le soleil monte dans le ciel et je proite des dernières clémences de l’aube en attendant le petit déjeuner.

« Travaillent tout le temps
Sur l’eau ou sur la terre
Tortue des jardins »

« Doux vent du matin
Soleil caché sous le voile
Brume aquatique »


Petit déjeuner crêpes à l’ananas, fruits, jus d’ananas, oeufs au plat et thé… beaucoup de thé, comme chaque matin depuis le début du séjour, pour bien m’hydrater.


Comme depuis cinq jours, ce sera tongs aujourd’hui.


10h30 – Après la visite en pirogue/barque du marché lottant de Long Xuyên, nous partons pour une balade à vélo. Visite de l’île du Tigre en arrivant par l’embarcadère du bac. Les maisons, la campagne, l’ombre des arbres, la chaleur des champs, … je suis comme une pellicule sur laquelle s’exposent les sensations, les impressions. Partout les « Hello » des enfants nous interpellent. Tellement à découvrir… le temps d’y revenir, plus tard, retrouver les traces laissées sur la pellicule et peut-être révéler.


Un oiseau passe et repasse à ma hauteur, je le suis au dessus des lots. Nous déjeunons bientôt, avant de prendre la route vers Saïgon. SAVOURER.

 « Campagne à vélo
Chemin ilant trop vite
Le fruit du Jacquier »

« Chemin de terre
Les habitants des canaux
Vivre juste là »

« Protéger sa peau
Des brûlures du soleil
Masque et bananiers »

Fin des fêtes, tout le monde va rentrer sur Saïgon. Il risque d’y avoir des embouteillages et plus d’argent dans les distributeurs.

13h – Aurevoirs chaleureux avec l’équipage du Cochinchine… je suis touché par la gentillesse de cet homme qui nous aura servi durant ces derniers jours.
Encore une fois, le chef nous a régalés pour le déjeuner. Je ne sais pas si c’est une diférence Nord / Sud, ou mon regard qui est diférent ou simplement cet équipage mais j’ai l’impression qu’ici, au Sud, les gens sont moins timides. « Hello » des enfants.
Retour vers Saïgon. Je reconnais que la clim’ du bus est la bienvenue pour sécher les vêtements qui collent à la peau…


La nature fournit tout ce dont les Vietnamiens ont besoin : nourriture, matériaux de construction, eau… tout ! Je ne sais pas s’ils sont heureux mais ils semblent tellement sereins. Nous sommes encombrés de tant de choses que nous croyons posséder.


Durant ce voyage, j’ai quand même été confronté à quelque chose d’important : les autres. Ainités ou pas, … OUVERTURE


Notre guide qui semblait très « touristique » au début, fait de l’humanitaire et donne des cours de français. Laisser le temps et ne pas enfermer. SURPRISE

« P’tits piments rouges
Sèchent devant la maison
Soleil écrasant »

« Vieille peau tannée
Par le soleil du Mékong
Jeune pousse de taro »

« Ombre du manguier
Partie de carte et billard
Les coqs s’entraînent »

« Imagination
Derrière la végétation
Millier d’habitants »

« Ne rien attendre
Savourer l’instant présent
La chrysalide »

« Chapeau vieux vélo
Tes guibol’ pédal’ encor’
Jus frais d’ananas »


Je m’habitue presque à leur conduite… en fait ce sont les rois de l’intelligence collective ! Au lieu de mettre en place des systèmes compliqués de régulation de la jouissance des individus, les Vietnamiens s’autorégulent… et de toute façon ils ne roulent pas très vite.


Les villes/villages ne se groupent pas autour de quelque chose, comme chez nous les églises par exemple. Du coup ils sont tout le long de la route : marchands, hangars, maisons, cafés, marchés, … Ça ne s’arrête jamais !


18h15 – Une pluie diluvienne s’abat. Sous cette pluie, on dirait que la végétation sautille de joie ou bien est-ce mon esprit ?

« Averse de pluie
Les rizières détrempées
Mousson Saïgon »

« Short, t-shirt et tongs
La pluie peut bien s’abattre
Mener son bule »
« Rangs jaunes et verts
Culture de la pastèque
Rafraîchissante »
« Le vent et la pluie
Secouer les cocotiers
Dessein des gouttes »

Nous sommes sur la première autoroute du Vietnam… de Mythos à Saïgon. D’ici 10 ans peut-être, il y aura l’autoroute Hanoï / Saïgon. Minh l’espère.

17h – Arrivée dans la banlieue de Saïgon. Le chaufeur s’arrête et sort nos deux sacs de la soute… trempés.
Nous arrivons dans Saïgon à l’heure de pointe. C’est indescriptible… des milliers de cyclos, des voitures, des commerces partout et à la périphérie… de jeunes pêcheurs à la ligne dans les champs de lotus, casque sur la tête.
Canal de Saïgon, l’eau noire polluée. L’odeur est forte. Quelques malheureux s’y sont jetés par désespoir… dffiicile de retrouver leurs corps.


Saïgon fait plus occidentale que tout ce que nous avons vu. Elle est très diférente de ce que nous avons vu du Vietnam jusqu’à maintenant. Grands magasin de grandes marques, une conduite un peu plus casse-cou, de grosses voitures de luxe, des architectures modernes avec des « buildings » (peu et pas très grands).
Compte tenu du risque de vol à l’arrachée, je me baladerai sans l’appareil. Je savourerai léger. SOUVENIRS


21h – Au dîner, les serveurs ont cassé des pots en terre cuite et lancé le riz grillé à l’autre bout de la pièce, à leur collègue qui le récupère dans une sorte d’assiette. J’ai été convié à le remplacer à la réception. Et je suis assez ier d’avoir rattraper à l’aise la galette de riz grillée.

Dernière nuit au Vietnam. Ce que ça passe vite ! Demain, visite de Saïgon.
#Marché flottant de Cai Bè - Les bateaux chargés de marchandises s'amarrent les uns aux autres, pour vendre, acheter et échanger - Delta du Mékong - Jeudi 2 mai 2013

#Marché flottant de Cai Bè – Les bateaux chargés de marchandises s’amarrent les uns aux autres, pour vendre, acheter et échanger – Delta du Mékong – Jeudi 2 mai 2013

 

#Le goût du voyage - Sur l'île de Cù lao ông Hổ, sur de tous petits bras du Mékong, les bateaux que nous croisons sur le leuve, parfois jusqu'à Saïgon ou sur les marchés #Le goût du voyage - Sur l'île de Cù lao ông Hổ, sur de tous petits bras du Mékong, les bateaux que nous croisons sur le fleuve, parfois jusqu'à Saïgon ou sur les marchés flottants, sont de retour chez eux - Vendredi 3 mai 2013

#Le goût du voyage – Sur l’île de Cù lao ông Hổ, sur de tous petits bras du Mékong, les bateaux que nous croisons sur le leuve, parfois jusqu’à Saïgon ou sur les marchés #Le goût du voyage – Sur l’île de Cù lao ông Hổ, sur de tous petits bras du Mékong, les bateaux que nous croisons sur le fleuve, parfois jusqu’à Saïgon ou sur les marchés flottants, sont de retour chez eux – Vendredi 3 mai 2013

 

#L'enfant des Jacinthes - Sur un bateau accosté à l'embarcadère de l'île de Cù lao ông Hổ où les Bacs vont et viennent, ce gamin nous narguent ièrement avec sa clope - Vendredi 3 mai 2013

#L’enfant des Jacinthes – Sur un bateau accosté à l’embarcadère de l’île de Cù lao ông Hổ où les Bacs vont et viennent, ce gamin nous narguent ièrement avec sa clope – Vendredi 3 mai 2013

 

 #Saïgon (ou Hô Chi Minh ville) – Un quartier à l’entrée de Hô Chi Minh ville, au bord du Mékong. C’est ma dernière photo, préférant laisser l’appareil en sécurité pour l âner l’esprit léger dans les rues de Saïgon – Vendredi 3 mai 2013

Samedi 4 mai 2013 – Saïgon, La in du voyage

20h – Je suis à l’aéroport, les bagages sont enregistrés et nous avons nos billets d’embarquement. Nous avons dit aurevoir à Minh et nous sommes à la table du seul petit café de l’aéroport… thé avant d’entrer en zone d’embarquement. Je réalise que je m’en vais… TRISTESSE

Ce matin le réveil était diicile, dans cet hôtel du 1er arrondissement de Saïgon. Quartier riche, comme à Paris… Champs Élysées.
Ce matin nous avons visité la Poste et la Cathédrale… quartier colonial. Puis visite du marché chinois dans le cinquième arrondissement, Chau Long. Des milliers de produits, partout, des milliers de travailleurs pour de la vente en gros. C’est indescriptible.
Impossible de rendre compte de ce gigantesque marché, de cette fourmilière hallucinante. ENORME
C’est bien loin du calme de la Poste, pensée par Gustave Eifel.
On en proite pour acheter 500 grammes de thé au lotus. Nous quittons ce marché pour visiter le temple de la Dame céleste puis une fabrique de tableaux laqués. C’est superbe mais vraiment très cher pour moi. Travail ancestral au rendu sublime.


Nous avons l’après-midi devant nous, jusqu’à 19h30. Une grosse averse arrose HoChiMinh ville. Direction un restaurant indiqué sur le guide Michelin.
Oulala… chic. L’un des moments d’angoisse pour moi… ce qui ne me rend pas des plus aimables. Les plats arrivent et vraiment nous nous régalons, c’est délicieux.
Merci Marie. Saveurs inconnues, pousses de bambou dans la soupe, peau et graisse de poulet aux basilic citronné, porc grillé caramélisé… ça me manque déjà… le liseron d’eau, les pains vapeurs, les ananas, les bananes sucrées, la soupe Pho Bo, les légumes vapeur préparés avec leur savoir-faire et leur talent.
ART


Nous marchons dans Saïgon. Quelques achats dans cette ville fourmilière aux accents occidentaux. Les grandes marques sont là et les comportements sont un peu diférents du reste du Vietnam. Petit magasin de fringues un peu en vrac, un jean Replay et plus loin, un magasin branché, PT2000, un t-shirt OVERSPEED.


Nous marchons sans nous rendre compte de nos dernières heures au Vietnam… en quête d’un échiquier chinois. C’est près de l’hôtel le plus cher de Saïgon, le Sheraton que je le trouve, dans une boutique de produits fabriqués au Vietnam. Après négociations, j’en tire un bon prix.


Quelques propositions de massages, une bière dans un bar catalan (!) le Pacharan à 18h avant de récupérer nos bagages à l’hôtel et de prendre le bus pour l’aéroport. Ce n’est pas loin, il est dans la ville… ancien aéroport des militaires américains.


Ça va me manquer ! Je réalise seulement dans le bus. Je crois que pour mes tongs ce sera leur dernier voyage… Amazonie (2010) et Vietnam, une belle vie de tongs de Tây.


Les souvenirs sont là, dans tout mon être : bazar du marché chinois, senteurs, cyclos, visages, paysages, … indicible.
Souvenirs du musée de l’histoire du Vietnam et cette sensation d’immensité entre le musée et le Temple. Des pièces incroyables, exposées à portée de main.


22h – Les lumières de Saïgon scintillent sous la carlingue comme des milliers de lampions… CHANCE

Xao Tạm Biệt Vietnam !
Quelque part au-dessus de l’Allemagne, derrière nous le soleil lamboie à l’horizon. Sur le hublot, quelques locons de givre.

Vous commencez par la fin ? 

Alors autant que vous le sachiez tout de suite : je suis tombé amoureux du Viêt Nam.
Je suis parti du 20 avril au 5 mai 2013 pour un périple du Nord au Sud, de Ba Bé à Saïgon en passant par Hanoï, Hué, Hoi An, le Delta du Mékong et l’incontournable Baie d’HaLong.


J’ai ressenti une harmonie, une paix et une grande joie… en moi, dans leur façon de vivre, de cuisiner, d’accueillir la vie, les autres, le travail.


A mon retour en France un air de blues s’est installé en moi. Une sensation comme ces amours fous qui n’auront durés que le temps d’un feu de paille et qui nous laissent dans le coeur l’empeinete de l’amour. Là-bas je pourrais y vivre…


Avant d’apprendre leur langue je commencerais par apprendre à cuisiner. Peut-être que pour connaitre un peuple, rien de tel que de découvrir sa cuisine. Et quelle cuisine ! Riche, variée, diététique, simple…


Et oui ce petit carnet de voyage parle beaucoup de cuisine … mais avec des Haïku !

Haïkus et soupe Phô
Inside

Matériel utilisé pour ce voyage au Vietnam

CATEGORIE MODELE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX AU DEPART SI C’ÉTAIT A REFAIRE
CHAUSSURES XA PRO 3D ULTRA SALOMON Léger, excellent maintien du pied qui ne vrille pas, confort, prix (70€ en promo), polyvalence (rando, trail, marche dans l’eau, …) Je reprendrais les mêmes !
PHOTO D5000 + 50mm 1,4 + 105mm 3,5/5,6 NIKON Budget serré en 2010, encombrement minimum avec qualité reflex, polyvalence. Le 50mm 1,4 est mon meilleur investissement, un bijoux pour 150€ d’occasion. Je le refais. Et si j’avais le budget aujourd’hui je partirai sur le D7100 🙂
SAC A DOS Cliff 20 LAFUMA Prix, légèreté, pour de la ballade à la journée et le quotidien. Sans hésiter
SAC A DOS 40L CODE OUTDOOR CDISCOUNT Pas cher, pas trop gros (40L) pas sur de devoir le porter pendant 2 semaines. Trop inconfortable, je vais devoir acheter un vrai sac. Mais pour ce séjour au Vietnam c’était parfait pour 30€.
TONGUES ??? QUICKSILVER Pas cher (15€), confortable, facile à entretenir. Plutôt deux fois qu’une ! Achetées en 2010, elles ont fait l’Amazonie, d’autres petits voyages, le Vietnam en 2013 et escalade durant tout ce temps, Imbattable !
PANTALON/TSHIRT ??? DECATHLON Pas cher, pantalon pratique avec ses jambes qui se détachent et permettent d’aérer les jambes. Pour ce genre de trip sans problème ! Pour du plus extrême, je priviligierais mes Millet et Craft.
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vietnam voyage 24 juin 2019 - 12 h 04 min

Merci de votre partage! Le Vietnam est vraiment un beau pays de l’Asie du Sud-Est. J’aime les Vietnamiens. Le paysage du Vietnam est magnifique. La baie d’Halong, les rizières à Sapa, la ville de Hoi An sont mes endroits préférés.

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