Comment préparer un voyage bikepacking ?

par Angèle Paty
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Angèle Paty nous présente ici un article sur la préparation d’un voyage bikepacking. Tous les conseils et astuces pour organiser son projet de voyage à vélo de 2500km en 45 jours : le projet SAORSA.

45 jours de voyage bikepacking en Europe 

Je suis Angèle Paty, j’ai 19 ans et je suis étudiante en troisième année à Sciences Po Paris. En juin je partirai pour un voyage bikepacking longue distance

Angele Paty passionnée de vélo préparant un voyage bikepacking

Derrière le projet SAORSA 

Originaire de Montpellier, je suis partie faire mes études sur le campus Euro-Américain de Sciences Po Paris. Mon intérêt pour les relations internationales m’a guidée vers l’Université de St Andrews, en Écosse, pour y effectuer une année d’échange universitaire. Mais me voilà de retour à la case départ à cause de la crise sanitaire. 

De l’équitation à la GRS, d’une pratique loisirs à un podium de vice-championne de France, de l’entraînement sans relâche à la réussite, je me suis forgée un mental d’acier. L’échec en a fait partie, mais je suis toujours remontée en selle et j’ai avancé pour devenir celle que je suis aujourd’hui.

La fin du confinement en mai 2020 a été un renouveau pour moi. J’ai débuté le vélo de route, puis rapidement le triathlon. Pour finir cette année si particulière, j’ai participé au challenge vélo Festive500, de la marque Rapha rouler : 500 km entre le 24 et 31 décembre. Challenge relevé et seule !

Vous l’avez compris, j’adore me surpasser. 

Mon temps libre, je le passe en extérieur, à découvrir ma région à travers des randonnées, des journées à vélo, des balades à cheval ou encore des sorties trail. 

Angele Paty passionnée de vélo et photographie

Mais d’où m’est venue cette idée de partir à l’aventure ?

Origine du projet SAORSA

Le 10 février 2021, la mauvaise nouvelle arrive. 

J’apprends que je ne peux pas retourner en Ecosse finir mon année Erasmus à l’Université́ de St Andrews. Je suis frustrée de ne pas pouvoir finir ce que j’ai commencé, frustrée de ne pas avoir pu découvrir l’Ecosse à cause des restrictions en place, frustrée de n’avoir pas pu dire au revoir à ce si beau pays. 

Le semestre ne peut se terminer de cette façon. Mon année Erasmus a, certes, été amputée, mais l’aventure en Ecosse ne sera jamais vraiment finie. C’est décidé, j’y retournerai. Je veux me faire ma propre idée de l’Écosse. 

Mais, cette fois-ci, ce sera à vélo. 

C’est donc le projet d’un voyage bikepacking d’une jeune femme seule et autonome, d’une durée de 45 jours, de Montpellier jusqu’aux îles Shetland pour aller étudier la vie insulaire. Ce vent de liberté va m’emporter jusqu’en Écosse, en passant par la France puis l’Irlande

A travers cette aventure, je souhaite allier mes deux passions…

Bikepacking et Photographie

Ce projet de voyage bikepacking je l’ai nommé SAORSA, ce qui signifie liberté en gaélique écossais.

saorsa signifie liberte en gaelique ecossais

SAORSA c’est le choix de la liberté pendant cette pandémie. C’est réussir à s’évader grâce à l’aventure. C’est expérimenter un nouvel art de voyager à travers le bikepacking. 

SAORSA ce n’est pas seulement un voyage sportif. C’est aussi la volonté de produire un reportage photographique sur la vie insulaire. Pour cela j’irai dans les îles Hébrides Extérieures, les îles Orcades et les îles Shetland. 

SAORSA c’est finalement un message de résilience dans ce contexte sanitaire si particulier. Comme pour d’autres étudiants, la solitude et l’isolement se sont imposés dans mon quotidien. Ce projet d’aventure et de quête de liberté m’a permis de me projeter, à nouveau, dans le futur, d’avoir un but et de nouveaux objectifs. J’espère inspirer d’autres jeunes à partir découvrir de nouveaux horizons mais aussi à les encourager à prendre le chemin du voyage à vélo, en solitaire ou à plusieurs. 

Le projet en quelques mots : 45 jours, 2500 km, 4 pays, 7 ferrys – La liberté !  

Qu’est-ce que le Bikepacking ?

Du Backpacking mais à vélo ?

Le bikepacking est un nouvel art du voyage à vélo, qui vise à n’emporter que l’essentiel et être plus léger grâce à des sacoches adaptées. Une définition simple : un voyage ultraléger à vélo. 

Ce phénomène importé des États-Unis se développe progressivement en Europe. Le bikepacking reste encore méconnu du grand public en France. Son développement va de pair avec la pratique du vélo gravel, où tous les chemins s’offrent au cycliste (graviers, asphalte, terre… une infinité de possibilités !).

Au-delà d’une nouvelle pratique du vélo, le bikepacking offre une philosophie du voyage basée sur la flexibilité, l’écoresponsabilité et la liberté. C’est du « Slow Travel ». 

Quelle est la différence entre cyclotourisme et bikepacking ? 

Le bikepacking se différencie principalement du cyclotourisme par la recherche voire la quête du minimalisme, de l’optimisation et de la légèreté. Cela passe principalement par le choix du vélo et de l’équipement. Le bikepacking permet à tous les cyclistes aussi plus de flexibilité et plus de possibilités concernant la configuration de l’équipement, le choix de l’itinéraire et le type d’aventure. 

Pour les amateurs de vélo de route, le bikepacking est un bon compromis. 

Mon avis sur le bikepacking et le voyage à vélo

Le bikepacking est l’expression d’une vision du voyage qui me correspond et qui répond aux enjeux actuels : changement climatique et tourisme durable. Je prête une attention particulière à l’environnement que je traverse. Grâce au vélo, on peut explorer un espace avec tous ses sens sous forme de géographie du sensible. Rouler permet ainsi d’aller plus vite et plus loin qu’à pied mais plus doucement qu’avec le train ou la voiture.

Enfin le vélo reste aussi un incroyable vecteur de rencontres et d’échanges. Réalisant ce périple seule, je suis certaine qu’il m’amènera facilement vers l’altérité et vers la découverte d’une autre culture.

Bref. Je veux voyager différemment. J’ai choisi le bikepacking.

Pourquoi choisir l’Écosse pour un voyage bikepacking ?

L’Ecosse est un concentré de paysages magiques et d’une nature enchanteresse. Le pays est d’une richesse incomparable. Voyager en Ecosse c’est rester sur le continent européen mais choisir le dépaysement total. 

Choisir l’Écosse pour un voyage bikepacking
  • Des paysages époustouflants, des falaises sauvages, des plages d’eau turquoise, des lochs mythiques, des glens (vallées) que la brume et les rayons de soleil transpercent, des îles isolées, des panoramas verdoyants à perte de vue,
  • Ajoutez à cela une pincée de légendes celtes, un brin de néolithique et un héritage highlander,
  • Rajoutez ensuite quelques gouttes de whisky, 
  • Saupoudrez le tout de traditions locales et savoir-faire écossais,
  • Vous obtenez la recette d’un pays sans pareil !

L’Écosse saura ravir les bikepackers à la recherche de routes mythiques. La North Coast 500 c’est un peu la Route 66 écossaise. 800km (500 miles) d’asphalte à parcourir au Nord de l’Ecosse. En partant d’Inverness, elle traverse les Highlands, passe par le col le plus fastidieux du Royaume-Uni (Bealach Na Ba) et vous emmène jusqu’à John O’ Groats, le point extrême Nord-Est de l’île britannique. 

C’est aussi l’opportunité de voyager dans le temps. Nombreux sont les sites néolithiques encore bien conservés. Plus de 2000 châteaux sont à découvrir sur les terres écossaises, témoins de la richesse de son histoire

C’est une destination déjà appréciée de ‘bikepackers’. Le pays a un gros potentiel pour la quête d’aventure, d’évasion et de liberté. 

En résumé, l’Ecosse représente une infinité de possibilités de lieux de bivouac et d’itinéraires pour aller voir des sites incontournables : idéal pour un voyage bikepacking.

À chacun son planning et sa recette de l’aventure écossaise !

Mon choix des îles a été guidé par une volonté d’aller découvrir un environnement énergiquement auto-suffisant. Les îles Orcades sont l’exemple d’une vie insulaire qui s’adapte aux enjeux du XXIe siècle.

Les étapes principales de mon itinéraire en Écosse

  • L’île d’Arran
  • Oban
  • Iles Hébrides Extérieures
  • North Coast 500
  • John O’ Groats
  • Iles Orcades
  • Iles Shetland
itineraire bikepacking en ecosse projet saorsa

Comment s’équiper pour un voyage Bikepacking ?

Comment choisir son vélo pour un voyage Bikepacking ?

On oublie la bonne vieille randonneuse de 16 kg du grand-père. Ici on troc le cyclotourisme pour le bikepacking. La bicyclette est au choix : vélo de route, vélo électrique, vélo gravel, fat bike, VTC ou VTT. 

Un vélo pour du bikepacking se choisit en fonction de votre itinéraire, de vos attentes (polyvalence, confort), de votre pratique et de votre budget. Voici les options qui s’offrent à vous :

  • Le vélo de route : aluminium ou carbone, pour des itinéraires sur route ou des courses d’ultra-cyclisme, comme la Race Across France. 
  • Le vélo gravel : acier, aluminium ou carbone, géométrie plus confort qu’un vélo de route, plus adaptée à la longue-distance, dégagement des pneus plus large, c’est un bon compromis entre robustesse et vitesse, confort et polyvalence.
  • Le VTT : semi-rigide ou tout-suspendu, il offre plus d’options de terrain et parfois plus de confort mais la pratique du bikepacking sera différente.
  • Le fat bike : avec des pneus de 4 ou 5 pouces, il permet de franchir tout type de terrain, là où un vélo classique ne passerait pas. Il est plus destiné au bikepacking pour explorer et s’aventurer sur des terrains extrêmes : neige, glace, sable et dunes. 

Dans le cadre de mon projet SAORSA, j’ai opté pour un vélo gravel, en acier pour gagner en confort comparé à l’aluminium mais aussi moins cher qu’un vélo carbone, plus passe-partout qu’un vélo de route classique. Le fat-bike et le VTT correspondaient beaucoup moins à mes plans de voyage bikepacking. 

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Le vélo gravel pourquoi ce moyen de transport ? 

Pour des raisons personnelles : le vélo est devenu une passion, j’ai fait le choix du « Slow Travel ». C’est à dire de voyager différemment, plus lentement, en prenant plus en considération l’environnement que je traverse.

Pour des raisons écologiques : voyager en bikepacking permet de réduire ses émissions de CO2, et de prendre conscience de son impact sur la nature. Il y aura tout de même les ferrys à prendre en compte dans le cadre de mon projet. 

Pour des raisons pratiques : flexibilité, adaptabilité pour le terrain rencontré, les imprévus de l’itinéraire, le vélo est aussi un excellent vecteur d’échanges et de rencontres.

Quel équipement et matériel pour le bikepacking ?

Les contraintes principales dans le choix du matériel bikepacking sont le poids et l’encombrement. Ainsi, préparer un voyage bikepacking prend du temps, il faut considérer les options qui s’offrent à vous, savoir pourquoi tel équipement vous sera nécessaire ou pas. Faire une check-list est aussi indispensable.

Après le vélo, les sacoches bikepacking sont des éléments centraux de l’équipement. Quelles sacoches allez-vous privilégier ? Voici quelques conseils bikepacking pour vous équiper.

Comment choisir ses sacoches bikepacking ?

Ce n’est pas facile de trouver la meilleure sacoche vélo pour bikepacking qui convienne. Le choix est, depuis plusieurs années, d’autant plus difficile, avec un nombre de marques grandissant : Ortlieb, Vaude, Zéfal, Blackburn, Topeak, Apidura, Restrap, Riverside (Décathlon)… Le marché du bikepacking est en plein boom. 

Le bikepacking requière des sacoches de vélo légères, imperméables et résistantes

Le volume et les dimensions sont également à prendre en compte en fonction de la taille du cadre du vélo. La majorité des voyageurs bikepacking utilisent des vélos sans porte-bagages, il faut s’assurer que les dimensions des sacoches pour gravel conviennent au vélo. Les sacoches bikepacking se trouvent dans certains rayons bagagerie vélo ou alors sur des sites spécialisés.

Sacoche de cadre pour vélo sans porte bagage
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Sélection de sacoches de cadre

Deux types de modèles différents : une sacoche qui occupe tout l’espace du cadre, et une partielle, qui n’occupe que la partie supérieure. Les volumes vont de 2L à 7L. 

Ainsi, dans les deux cas, la sacoche de cadre permet de concentrer du poids sur le centre du vélo et donc de garder de la stabilité et de la maniabilité.  

 Sacoche de selle 
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Sélection de sacoches de selle

Plusieurs volumes et systèmes de fixation à la tige de selle disponibles. De 5 à 17L en fonction des modèles et des marques. 

Pour mon projet SAORSA, j’ai choisi de partir sur un volume maximal entre 14L et 17L imperméable suivant la marque.

Sacoche de cintre ou sacoche de guidon
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Sélection de sacoches de cintre

Différentes tailles et options sont proposées sur le marché. 

  • Petites sacoches guidon pour une aventure à la journée : 2-3L en forme cylindrique,
  • Sacoches bikepacking : 7-14L, attention à la largeur de la sacoche ! Un cintre plat peut accueillir une sacoche plus large.

J’ai opté pour une sacoche de 9L, qui coïncidera avec la largeur de mon cintre gravel. 

Quel équipement vélo indispensable pour du bikepacking ?

GPS pour bikepacking

Un smartphone et une application de navigation feront très bien l’affaire, surtout pour un premier voyage bikepacking ! Il reste à prévoir une batterie externe ou une powerbank, pour recharger le portable en cours de route. 

Les applications GPS que je recommande : Komoot, Géovélo, RidewithGPS et Strava (Premium).

Un GPS vélo représente un budget, comptez 150€ minimum pour GPS avec les fonctions minimales de navigation. Cependant, celui-ci sera vite rentabilisé. Très pratique pour s’orienter, il suffit de télécharger son itinéraire en fichier GPX et l’installer sur le GPS. 

Éclairage vélo avant et arrière

La visibilité est un gage de sécurité. L’éclairage est un élément à ne pas négliger, surtout lors d’un voyage bikepacking, où les imprévus sont de mise. Même si vous ne comptez pas rouler la nuit, il est néanmoins conseillé d’avoir des lumières.

Plusieurs types d’éclairages existent : 

  • Recharge USB,
  • Pile ou batterie (interne ou déportée),
  • Dynamo (dans le moyeu avant) : très pratique, l’éclairage se recharge en roulant, plus besoin d’avoir une autre source d’électricité.
Accessoires d’entretien

Les accessoires vélo pour du Bikepacking vont être : 

  • Garde-boues : fixes ou amovibles,
  • Matériel si crevaison et réparation nécessaire : chambre à air, pompe, démonte-pneus, rustines, un peu de scotch américain, une patte de dérailleur, du lubrifiant et une câble dérailleur de rechange,
  • Multitool : il contient les outils bikepacking indispensable !

Quel équipement bivouac en bikepacking ?

L’équipement bivouac bikepacking se choisit à partir du niveau de confort attendu, des régions visitées (température, saisons) et de la durée du voyage à vélo. Il faut aussi garder en tête le choix d’un équipement compact et plutôt léger

Pour SAORSA, j’ai choisi d’investir dans un équipement de qualité pour un minimum de confort. Mon voyage va durer 45 jours et je serai seule. Après une journée intense de pédalage, j’aurai besoin de me reposer confortablement afin de recharger les batteries. Je ne cherche pas le même confort que lorsque je dors à l’hôtel, cela reste du bivouac. Cependant, il y a la nécessité de bien dormir, d’avoir un minimum d’espace dans la tente et d’avoir un équipement qui convienne aux températures estivales de l’Écosse, c’est-à-dire 10-15°C la journée et aux vents, très présents sur les îles écossaises. 

Quelle tente choisir pour le bikepacking ?

La tente bikepacking est l’abri indispensable pour du bivouac. 

Même pour un voyage solitaire, une tente bikepacking 2 places permet de gagner de l’espace pour ranger ses sacoches la nuit, sans beaucoup s’alourdir. C’est quelques grammes ajoutés mais pour plus de confort. Cela permet aussi d’avoir une tente réutilisable pour un prochain bivouac avec un compagnon d’aventure sans avoir besoin d’en racheter une ! 

Pour du bikepacking ultraléger, beaucoup optent pour un bivy ou un sursac. C’est un abri qui ressemble à un grand sac, dans lequel on rentre juste pour dormir. Plus léger, plus compact mais moins confortable, il est destiné à du bikepacking pour de l’ultracylisme ou des voyages plus courts. 

Une dernière option : le hamac ! Très pratique, il suffit de trouver l’emplacement entre deux arbres, l’attacher et le tour est joué. Il peut se combiner avec un tarp, une toile à tendre au-dessus pour se protéger des intempéries. 

Pour SAORSA : j’ai opté pour une tente autoportante 2 places, légère et compacte. Voici ma sélection :

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Sélection de tentes
Quel sac de couchage pour du bikepacking ?

Choisir son sac de couchage est un élément important de l’équipement bivouac bikepacking. Il ne diffère que très peu des critères de choix pour une randonnée :

  • Température confort,
  • Plume ou synthétique,
  • Taille et forme : rectangulaire ou sarcophage, formes spécifiques à la morphologie de la femme (bassin plus large, épaules plus fines),
  • Poids,
  • Entretien et prix, 

J’ai choisi un sac de couchage en duvet, d’une température confort autour de 5°C. J’hésite entre les sacs de couchage suivants :

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Sélection de sacs de couchage
Comment choisir son matelas bikepacking ?

Trois types de matelas existent : matelas autogonflants, matelas gonflables et mousses/tapis de sol. 

Le matelas est à choisir selon les critères suivants : 

  • Confort : épaisseur du matelas,
  • Isolation : R-value,
  • Taille et forme,
  • Poids et encombrement.

Les deux derniers critères sont vraiment à prendre en compte pour du bikepacking. Enfin, il faut aussi penser aux « rustines » en cas de déchirure ou de trou du matelas (scotch américain, rustines spécifiques).

Le matelas gonflable : un juste milieu entre un matelas léger, confortable pas trop encombrant, idéal pour du bikepacking. 

J’ai choisi un matelas gonflable. L’isolation est un critère tout aussi important que l’encombrement. Le matelas reste la barrière isolante du sol : surtout lorsque les températures baissent la nuit et qu’il fait humide, comme en Écosse. Les matelas suivants ont retenu mon attention :

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Sélection de matelas gonflables
Autres équipements indispensables pour bien dormir

Le sac à viande : parfois oublié ou souvent négligé, c’est pourtant un accessoire du sac de couchage très utile. Il permet de ne pas salir son sac de couchage surtout si celui-ci est en plume (difficile à laver). C’est une couche de protection pour préserver l’hygiène du sac de couchage, surtout lors d’un voyage bikepacking long. 

L’oreiller : certains s’en passent, pour d’autres il est indispensable ! Il reste à l’appréciation de chacun de décider. 

Autres accessoires de bivouac

Pour un bivouac, une lampe frontale sera très utile, surtout pour monter sa tente, préparer son repas quand la nuit tombe ou bien pour lire quand le soleil s’est couché.

Un anti-moustique voire une moustiquaire sera à prendre en compte suivant la destination du voyage. 

Pour mon voyage en Écosse, il y a une forte probabilité de rencontrer des « midges », ce sont les moustiques des Highlands, très agressifs, surtout au crépuscule et à l’aube. Je m’équiperai donc en fonction de leur présence.

Quel matériel de cuisine pour un voyage en bikepacking ?

Tout au long du voyage, le bikepacking demande un effort physique, plus ou moins long, plus ou moins intense suivant le projet. Dans tous les cas, il faut penser à son hydratation et à son alimentation. Indispensable pour avancer sur le vélo, pour recharger les batteries pour le lendemain et pour récupérer, bien manger et bien boire en bikepacking n’est pas à négliger.  

Comment bien se nourrir et s’hydrater sur un séjour bikepacking ?

A vélo, il est recommandé de boire un bidon (550mL) par heure. L’été, quand il fait très chaud cela peut monter jusqu’à deux bidons. En France, on trouve des points d’eau régulièrement (un petit conseil : les cimetières ont toujours un robinet d’eau). 

Pour ce qui concerne la nourriture, tout dépend de l’autonomie voulue et des dépenses énergétiques lors du voyage.

Les plats lyophilisés sont très utiles mais, pour un voyage long bikepacking, il faut être sûr d’en trouver en chemin. Il n’est pas possible de partir avec des réserves très conséquentes. 

Pour plus de détails sur une alimentation trekking, mais aussi valable en bikepacking : 

Comment choisir son réchaud pour le bikepacking ?

À nouveau, le bikepacking demande de limiter le poids et l’encombrement. Il faut donc trouver un réchaud petit, léger, certains sont parfois pliables et donc plus compacts.  

Popote et ustensiles cuisine pour un voyage en vélo

Certains ustensiles sont essentiels pour manger, boire et laver le matériel de cuisine. 

  • Popote 1 personne
  • Couteau, style opinel 
  • Fourchette et cuillère 2 en 1
  • Brosse/éponge à vaisselle et torchon

Comment s’habiller pour un long trip en bikepacking ?

Quel cuissard choisir pour du bikepacking ?

Le cuissard est très important pour supporter la selle de vélo. La qualité de celui-ci n’est pas à négliger, bien au contraire. Pour les femmes, il faut penser à prendre un cuissard femme adapté à l’anatomie féminine ! 

Les cuissards gravel / bikepacking présentent une poche latérale, très utile pour avoir à portée de main des objets personnel, un appareil photo, un portable ou de quoi se ravitailler. Le cuissard avec poche permet aussi de ne pas prendre un maillot de cyclisme mais simplement un haut technique.  

Certains modèles sont destinés aux longues heures passées sur la selle, on peut donc aussi opter pour un cuissard longue distance. La marque Wilma propose des cuissards destinés à la longue distance pour les femmes.

Quelle veste chaude pour du bikepacking ?

Après une grosse journée de vélo et s’accumulant de jour en jour, le corps bien fatigué, une veste isolante en plume ou synthétique offre un réconfort vital pour se détendre, récupérer physiquement comme psychologiquement.

Matériel électronique et photographique en bikepacking

Pour un voyage bikepacking, des photos avec un smartphone feront largement l’affaire si vous souhaitez garder quelques souvenirs de cette aventure. Si vous êtes amateurs de photographie, un appareil photo sera plus adapté. Compact, hybride ou reflex, à vous de voir l’utilisation de l’appareil et la place que vous réservez à la photographie. 

Pour ma part, étant donné que je vais réaliser un reportage photo sur la vie insulaire, je compte prendre un appareil photo compact, de bonne qualité. 

Afin de gérer la publication de photos et la rédaction d’articles tout au long du voyage, j’hésite à prendre une tablette ou un petit ordinateur portable. 

Il faut penser aux moyens de recharger tout ce matériel électronique pendant le voyage bikepacking. Comme pour l’éclairage, il existe des dynamos destinées au bikepacking. 

Quelles précautions prendre pour un voyage bikepacking pendant la crise sanitaire ? 

Partir pendant une crise sanitaire mondiale nécessite quelques précautions à prendre. Il est indispensable de se dire qu’il y aura forcément des imprévus et une constante part d’inconnu. Personne ne sait de quoi sera fait demain. Quelques points sont à prendre en compte lors de la préparation du voyage bikepacking :

  • Les frontières : tests covid à prévoir, possible quarantaine (coût, conditions, contact où loger),
  • L’hospitalité : s’attendre à un possible changement de comportement,  
  • Le côté pratique : prévoir des masques ou un masque lavable, du gel hydro alcoolique, se faire vacciner si le passeport vaccinal est requis à l’étranger. 

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1 commentaire

Taboni 5 mai 2021 - 6 h 59 min

Merveilleux Angèle ! Le temps de lire votre aventure le temps d’un voyage !

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