La savane africaine, un écosystème façonné par les pluies, le feu et l’eau. Pour votre safari, le choix d’une région et d’une saison selon la faune recherchée.
Repères sur le fonctionnement de cet écosystème, sa biodiversité et les modes d’observation, pour préparer votre expérience.
La savane africaine, un écosystème exceptionnel

La savane se compose surtout d’herbes. Des arbres et des arbustes y poussent, sans former de forêt continue.
Son climat tropical ou subtropical alterne saisons des pluies et saisons sèches.
Le feu, le pâturage et l’eau façonnent la végétation. Après les incendies saisonniers, les graminées repoussent depuis leurs racines souterraines.
Les pluies, les sols et le relief déterminent trois types de savane : herbeuse, arbustive ou arborée.
Les savanes forment une vaste bande intertropicale, du Sénégal à l’Afrique de l’Est. Elles s’étendent aussi en Angola, en Namibie, au Botswana, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et en Afrique du Sud. Au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, de vastes plaines ouvertes accueillent de grands troupeaux.
Les pluies font vite pousser l’herbe. En saison sèche, l’herbe verte et les points d’eau temporaires se raréfient. Les animaux se rassemblent alors près des rivières, des lacs et des mares permanentes.
Les saisons varient selon les régions.
- Afrique de l’Est : grande saison sèche généralement de juin à octobre, longues pluies de mars à mai et pluies courtes en novembre et décembre.
- Afrique australe : saison humide généralement d’octobre à mars et saison sèche d’avril à septembre.
- Botswana : l’Okavango reçoit les eaux venues d’Angola pendant la saison sèche ; son niveau atteint généralement un maximum autour de juillet.
Les savanes abritent herbivores, prédateurs, reptiles, insectes et oiseaux. Les herbes nourrissent les brouteurs ; les feuillages nourrissent les girafes et les éléphants. Les arbres servent de sites de nidification. Les points d’eau accueillent aussi des espèces aquatiques.
Quels animaux peut-on observer dans la savane africaine ?
- Lion : prédateur social, il chasse en groupe et s’observe souvent dans les plaines ou près des zones de repos. Son activité augmente au lever et au coucher du soleil.
- Léopard : solitaire et discret, il fréquente les zones boisées, les berges et les arbres ; il peut être aperçu sur une branche ou près d’une proie.
- Guépard : félin diurne des espaces ouverts, il repère ses proies à distance et accélère sur de courtes périodes. Il est vulnérable face aux lions et aux hyènes.
- Éléphant d’Afrique : plus grand mammifère terrestre, il mange herbes, écorces et feuillages, et transforme la végétation en ouvrant des passages.
- Girafe : elle se nourrit dans les arbres, notamment d’acacias, et s’observe souvent dans les savanes arborées.
- Zèbre : brouteur de graminées, il se déplace selon l’herbe et l’eau, notamment dans les plaines du Serengeti et du Masai Mara.
- Buffle d’Afrique : grégaire, il fréquente les prairies, les forêts claires et les zones humides. Il fait partie des cinq grands animaux recherchés en safari.
- Rhinocéros noir ou blanc : présent dans les savanes, les brousses et les zones boisées, il est plus rarement observé et exposé au braconnage.
- Hippopotame : lié aux rivières, lacs et marais, il gagne les pâturages la nuit. Il est notamment présent dans les zones humides du Botswana et de la Tanzanie.
Vous pouvez observer des autruches, grues royales, calaos, vautours, aigles, outardes, martins-pêcheurs, hérons et cigognes. Plus de 500 espèces ont été recensées dans le Masai Mara.
Où découvrir la savane africaine ?
La réserve nationale du Masai Mara, dans la vallée du Grand Rift, prolonge le Serengeti. De juillet à octobre, des troupeaux de gnous et de zèbres venus du Serengeti y passent. Leurs traversées de rivière dépendent de leurs déplacements et du niveau de l’eau.
Observation en saison sèche
En saison sèche, la végétation plus basse et le regroupement des animaux près des points d’eau facilitent l’observation. La faune résidente reste observable toute l’année.

Dans les zones sèches, les safaris se font en véhicule. Dans les chenaux, ils se font en bateau ou en mokoro. La faune comprend des éléphants, hippopotames, antilopes, oiseaux et crocodiles.
De mai à août, la crue favorise les safaris nautiques. De décembre à février, place aux oiseaux migrateurs et aux naissances d’antilopes.
Le parc national Kruger couvre près de deux millions d’hectares. Des safaris à pied avec un guide sont autorisés dans certains secteurs et certaines concessions.
En Namibie, les sites comprennent le parc national d’Etosha, le Damaraland, le désert du Namib et des zones du nord. À Etosha, des points d’eau aménagés attirent éléphants, rhinocéros, lions, girafes, zèbres et antilopes.
Comment observer les animaux de la savane ?
Règles du parc : guide, radio, pistes, horaires. Sorties souvent au lever du jour ou en fin d’après-midi, aux heures fraîches, quand les prédateurs sont plus actifs. Selon le parc, sorties possibles après le coucher du soleil.

Guide formé : progression et repérage des traces, empreintes, cris, odeurs et indices dans la végétation. Sorties dans les seules zones autorisées. Grands mammifères : risque à prendre en compte, consignes à suivre. Dans certains territoires, guide obligatoire.
Dans l’Okavango, mokoro dans les chenaux ; bateau motorisé dans certains secteurs. Distance et trajectoire constantes, limitation des perturbations.
Hippopotames et éléphants
Les mouvements des hippopotames et des éléphants exigent de suivre strictement les consignes du guide.
Un téléobjectif aide à maintenir ses distances. Le flash ne doit pas être dirigé vers les animaux.
Quand partir pour observer la faune africaine ?
Végétation basse : meilleure visibilité. Routes souvent plus accessibles. En Afrique australe, période sèche fréquente de mai à septembre. Calendrier variable selon le pays et l’altitude.
Pluies : paysages verts, herbe abondante, naissances et oiseaux migrateurs. Fréquentation en baisse dans plusieurs parcs. Boue et fortes pluies : pistes parfois difficiles. En Afrique australe, saison humide souvent de décembre à mars.
Quand l’eau baisse, éléphants, buffles, antilopes et prédateurs se regroupent près des rivières et des points d’eau permanents. Observation facilitée, sans garantie de voir une espèce précise.
Facteurs d’observation
Les animaux restent tributaires de l’horaire, du vent, de la température, de la végétation et de leur comportement.
Gnous, zèbres et gazelles : déplacements annuels selon les pluies, l’herbe et les naissances. Sud du Serengeti : naissances en janvier et février.
- Kenya, Masai Mara : saison sèche de juin à octobre ; migration fréquente de juillet à octobre.
- Tanzanie, Serengeti : saison sèche de juin à octobre ; naissances de janvier à février.
- Botswana, Okavango : crue maximale autour de juillet ; safaris nautiques privilégiés de mai à août.
- Afrique du Sud, Kruger : observation possible toute l’année ; activités guidées au lever, au coucher et après la tombée de la nuit.
- Namibie, Etosha : saison sèche favorable à l’observation autour des points d’eau.
Comment préparer un safari dans la savane africaine ?

Pantalon long, chemise à manches longues, tee-shirts respirants. Pour les départs matinaux : polaire ou veste. Vêtement de pluie selon la saison.
Équipement à prévoir pour un safari :
- Des chaussures fermées, solides et déjà portées conviennent au camp. Les sorties à pied autorisées nécessitent des chaussures de marche.
- Des jumelles personnelles, avec un grossissement adapté, une sangle confortable et une housse contre la poussière, facilitent l’observation des oiseaux et des animaux éloignés de la piste.
- Un boîtier protégé de la poussière, des batteries supplémentaires, des cartes mémoire, un chargeur et une housse souple sont utiles. Préparer les réglages avant le départ.
- Une focale longue permet de photographier les animaux éloignés et de saisir des détails de comportement sans rapprocher le véhicule.
- Chapeau à larges bords, lunettes de soleil, crème solaire à indice élevé et baume à lèvres protègent du rayonnement, y compris par temps couvert.
- Prévoir un répulsif, des vêtements couvrants et, selon le logement et la région, une moustiquaire. Le produit doit respecter les recommandations sanitaires du pays visité.
- Un petit sac souple, adapté aux véhicules et aux vols intérieurs, peut contenir jumelles, appareil photo, batteries, papiers et articles de protection solaire.
- Une gourde réutilisable et une réserve d’eau suffisante sont nécessaires. La purification ou le remplissage dépend des équipements du camp.
Comment respecter la faune et préserver la savane ?

Respecter la distance fixée par le parc, le guide ou la réserve. Si un animal s’approche, le véhicule reste à l’arrêt ; il ne faut ni bloquer sa trajectoire, ni l’encercler, ni le poursuivre.
La nourriture, les déchets et l’eau distribuée peuvent modifier le comportement des animaux, créer une dépendance et provoquer maladies ou risques pour les visiteurs. Le nourrissage est interdit dans les espaces protégés.
- Ne pas crier, siffler, faire de gestes brusques, appeler un animal ou s’en approcher. Aucun contact physique n’est approprié, même en cas d’approche spontanée.
- Rester dans le véhicule, respecter les pistes, limiter les déplacements à pied et suivre les horaires ainsi que les consignes de silence.
Rapporter ses déchets, réduire les plastiques et circuler uniquement sur les pistes autorisées. Ne pas arracher de plantes ni prélever d’objets naturels.
Choix de l’opérateur et de l’hébergement
Un opérateur enregistré, un guide local formé et un hébergement associé à une aire protégée peuvent contribuer à la préservation. La gestion de l’eau et de l’énergie ainsi que le soutien aux communautés riveraines sont aussi à considérer.
La savane africaine, une expérience qui ne se résume pas aux animaux

Vous pouvez voir des vautours en vol. Un troupeau peut aussi traverser le paysage sans bruit.
Dans les territoires protégés, vous pouvez voir la faune et les paysages de savane.
Pour observer la faune, vous avez besoin de patience. Écoutez le guide et gardez vos distances. La saison, la lumière et le paysage changent au fil des sorties.
Pour votre premier safari en Afrique, sélection du pays, du parc et de la saison selon les pluies, la crue, les déplacements des troupeaux et le mode d’observation. Étapes suivantes : fixation de vos dates, sélection d’une région, vérification des périodes d’accès et des règles du parc.
Foire aux questions
Quelle est la plus grande savane d’Afrique ?
Pris comme biome, l’ensemble des savanes africaines couvre environ la moitié du continent, soit près de 14 millions de kilomètres carrés. Le Serengeti couvre environ 1,5 million d’hectares et ne représente qu’une partie de cet ensemble.
Quels sont les quatre types de végétation en Afrique ?
Les quatre grands ensembles sont la forêt, la forêt claire ou zone boisée, la prairie ou savane herbeuse, et le désert ou semi-désert. Les zones arbustives, les marais et les mosaïques de végétation complètent cette classification, dont la répartition dépend des pluies, de la température, des sols, du relief et de la saison sèche.


1 commentaire
La Savane africaine abrite les animaux les plus magnifiques au monde, surtout l’éléphant !