Trek de 3 jours en Islande / 56 kms dans un Roadbook présenté par Charlène Bodin

par Expérience Outdoor

Charlène Bodin nous partage son expérience de trek de 3 jours en Islande

 Illustration 1: Bien emmitouflés et chargés, au milieu d

Illustration 1: Bien emmitouflés et chargés, au milieu d’un magnifique paysage islandais.

Informations pour préparer un trek de 3 jours en Islande

Date :

Du 12 au 14 juillet 2015

Lieu :

Islande, Trek du Laugavegur, Du Landmannalaugar jusqu’à Þórsmörk
Depuis Rennes :
– train Rennes – Paris Montparnasse, 2h10, 45€ A/R par personne
– avion Paris CDG – Keflavik, 3h20, 437€ A/R par personne, compagnie Wowair
– bus Keflavik – Reykjavic, 40 mns, 15€ l’aller par personne, Reykjavic excursion
– bus Reykjavic – Landmannalaugar, 5h, 60€ l’aller par personne, Reykjavic excursion

Participants à ce trek de 3 jours en Islande :

Charlène Bodin (26 ans, professeur) et Luc Lesouef (27 ans, informaticien)
En couple depuis un an, nous avons comme passions communes les voyages, la randonnée, la nature. Avant ce trek, j’ai fait essentiellement des randonnées à la journée et seulement un trek de deux jours à la Hague en Normandie. Luc, quant à lui, avait déjà réalisé plusieurs treks, notamment au Népal, en Nouvelle-Zélande et en Corse.

Où dormir sur le Trek du Laugavegur en Islande :

Dans cette région de l’Islande, le camping sauvage est interdit. Il est donc obligatoire de s’arrêter dans les refuges. En pleine saison, la réservation est indispensable pour dormir en dortoir mais inutile pour dormir en tente. Le prix est en moyenne de 10€ / personne pour la tente et de 35€ / personne pour le dortoir.

Pour ceux qui optent pour le camping en tente, les services proposés sont plus limités (j »y reviens plus en détail dans l’article). Chacun se place où il le veut, il n’y a pas de délimitation.

Pour des raisons budgétaires mais aussi par volonté de couper un peu avec le confort, nous avons opté pour le camping en tente. Cela ne nous a pas posé de difficulté particulière durant le trek. En revanche, Luc qui est très grand commençait à se sentir à l’étroit à la fin des trois semaines de bivouac.

Où se restaurer/où se réapprovisionner :

Il n’est pas possible de s’approvisionner dans les refuges. Il faut prévoir des vivres avant le départ. Nous, nous avons apporté le nécessaire dans nos bagages depuis la France. Mais, il est possible d’acheter de la nourriture à Reykjavic.

Office du tourisme d’Islande:

Fr.visiticeland.com

Caractéristiques de l’Islande :

Les paysages sont nombreux et différents : montagnes de rhyolite, pierres et cendres volcaniques, neige, fumerolles, bassins d’eau chaude, mousse… sont au rendez-vous.

La plupart des randonneurs font le trek dans ce sens car le dénivelé y est favorable.

Départ Arrivée Distance Dénivelé Temps
Landmannalaugar Hrafntinnusker 12 km 470 m 4-5 h
Hrafntinnusker Álftavatn 12 km – 490 m 4-5 h
Álftavatn Emstrur (Botnar) 15 km – 40 m 6-7 h
Emstrur (Botnar) Þórsmörk 15 km – 300 m 6-7 h

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Laugavegur

Le trek de 3 jours en Islande est relativement facile en théorie mais la météo vient souvent jouer les trouble-fête. La pluie, le vent, la neige et le froid peuvent rendre l’expédition difficile, voire dangereuse. Il faut donc être bien équipés et s’informer régulièrement des conditions climatiques (http://en.vedur.is/).

Quoi d’autre dans les environs:

De nombreuses randonnées à la journée sont proposées au départ et à l’arrivée du trek,  autour du Landmannalaugar et de Þórsmörk.
Il est également possible de prolonger le trek jusqu’à Skógar. Nommée Fimmvörðuháls, la randonnée de 23 kms peut être réalisée en une ou deux journée(s) supplémentaire(s). Elle permet notamment de voir l’Eyjafjöll, volcan désormais célèbre qui a explosé en 2010. Il est vivement recommandé d’emporter un GPS pour cette portion car l’itinéraire n’est pas toujours évident.

Bibliographie :

– Lonely planet, édition 2013 (l’édition 2015 est sortie juste avant notre départ)
– Geo n°433, mars 2015
– Carnets d’Aventures n°35, mars 2014

Vous trouverez de nombreuses informations sur l’Islande avec le guide de voyage Lonely Planet.
Séjour trek en Islande Guide de voyage Lonely Planet Islande 

trek de 3 jours en Islande

Avides de paysages, de grandes étendues et de territoires isolés, notre choix de voyage s’est rapidement porté sur l’Islande. Par volonté de rester un minimum autonomes et libres, nous sommes partis avec notre maison et notre garde-manger sur le dos. Sans planning pré-établi ni réservation, mais seulement avec un guide sur l’Islande pour fidèle compagnon, nous avons réalisé un séjour de trois semaines dans ce magnifique pays.

Le trek de la « route des sources chaudes », Langavegur ou Laugavegurinn en islandais, constituait la première étape de notre expédition. Il relie le Landmannalaugar à Þórsmörk en quatre jours. C’est le plus réputé du pays car il est assez court et relativement facile à réaliser, tout en étant représentatif des nombreux paysages de l’Islande. Randonneuse novice, ce trek de 3 jours en Islande représentait tout de même pour moi un défi. Un petit pas pour des randonneurs chevronnés, un grand pas pour Charlène !

Illustration 2: Trajet du trek et les différents refuges qui le jalonnent.

Illustration 2: Trajet du trek et les différents refuges qui le jalonnent.

Source : http://www.islande24.fr

Premier jour de notre trek de 3 jours en Islande: Landmannalaugar – Hrafnntinnusker / 12 kms

Dimanche matin, nous quittons Reykjavic en bus surélevé, indispensable pour traverser les rivières qui jalonnent le trajet. Cette route semble avoir connu des accidents car nous pouvons voir le long de la voie des carcasses de voitures plantées sur des poteaux. Ici, la sécurité routière sait être percutante pour calmer les fous du volants ! Le temps brumeux nous permet seulement de deviner le paysage. Mais le froid se fait déjà bien sentir.

Arrivés après 5h de bus au Landmannalaugar, nous découvrons les premières sources chaudes de notre voyage. Il est bien tentant de s’y baigner mais nous choisissons d’entrer directement dans le vif du sujet. Nous mangeons rapidement une assiette de semoule, plat typique à notre carte du randonneur, et commençons le trek.

Moi qui pensait que nous risquions de nous perdre, je suis surprise par la présence de nombreux panneaux et poteaux indicateurs. La carte que nous avions achetée ne nous servira pas.

Cette première étape est un peu difficile pour une débutante comme moi car les montées sont nombreuses. Les 15 kgs sur mon dos et mon manque de souffle deviennent rapidement pesants. Mais les magnifiques paysages et les encouragements de Luc balaient vite ces difficultés.

 Illustration 3: L

Illustration 3: L’Islande, un mélange de matériaux naturels et de couleurs.

Le début est coloré et fumant (voire puant !), la fin en noir et blanc et gelé. En effet, nous passons d’une zone de montagnes rhyolithiques et de fumerolles (à l’odeur d’œuf pourri !) à des étendues de pierres volcaniques et de montagnes enneigées.

landmannalaugar

Illustration 4: Au Landmannalaugar, les montagnes rhyolitiques et celles zébrées de neige sont époustouflantes. On dirait de la peinture !

Illustration 4: Au Landmannalaugar, les montagnes rhyolitiques et celles zébrées de neige sont époustouflantes. On dirait de la peinture !

 Illustration 5: La chaleur du Landmannalaugar, champ de lave et fumerolles.

Illustration 5: La chaleur du Landmannalaugar, champ de lave et fumerolles.

Les derniers kilomètres enneigés rendent la fin de notre parcours difficile. Aucune chute, bien que plusieurs soient évitées, mais notre pas devient plus lents et les pieds sont vite humides. Heureusement, les traces de pas laissées par nos prédécesseurs nous aident dans notre progression. Bien couverts et toujours en mouvement, nous sentons à peine le froid qui progresse.

 Illustration 6: Fin de parcours enneigé.

Illustration 6: Fin de parcours enneigé.

Finalement, nous arrivons à Hrafntinnusker, après 12 kilomètres de marche au total pour cette première journée. Certains randonneurs enchaînent directement l’étape suivante. Mais nous jugeons plus sage de ne pas continuer, étant donné le temps et l’heure tardive.

Peu habituée à la vie de camping, je m’attendais à un minium de confort. Je suis gâtée : pas d’électricité, pas d’eau chaude, pas de douche, pas de poubelle, pas de toit sous lequel s’abriter pour cuisiner et manger et surtout la tente plantée dans la neige. Ce n’est que le début et je me demande déjà ce que je suis venue faire dans cette galère.

Armé d’une pelle, Luc déblaie la neige pour que nous puissions établir notre campement pour la nuit. Pour information, contrairement à la remarque disons étonnante d’un randonneur: « Ah, ils sont bien organisés, ils ont pris leur pelle avec eux. », des pelles sont mises à disposition sur place, nul besoin d’en apporter dans votre valise !

 Illustration 7: Campement dans la neige à Hrafntinnusker.

Illustration 7: Campement dans la neige à Hrafntinnusker.

Puis, nous profitons d’un magnifique rayon de soleil pour manger. Mais le temps change vite ici… Le repas à peine fini, des flocons commencent à tomber. Nous ne tardons pas et allons nous coucher. C’est alors que quelqu’un vient frapper à notre tente. Ah oui, il faut payer, même pour dormir dans la neige sans aucune commodité… Et, c’est parti pour une nuit à 0°C.

Deuxième jour de notre randonnée en Islande : Hrafnntinnusker – Álftavatn – Emstrur /28 kms

Lundi matin, réveil à 7h dans la neige et… sous la neige ! Il fait froid. Bien que n’ayant normalement pas accès au refuge, nous laissons nos chaussures de randonnée trempées dans l’entrée pour qu’elles puissent (un peu) sécher avant notre départ.

Nous ne traînons pas au campement pour nous mettre rapidement en mouvement. Le temps est brumeux et la neige tombe un peu. Il est difficile de voir au loin. On comprend vite pourquoi les poteaux de direction sont plus hauts et plus nombreux à cet endroit. Petit conseil à ceux qui portent des lunettes comme moi : n’enlevez pas les flocons avec la première chose venue, à savoir vos gants, ça risque de les rayer un peu…

Le sol enneigé laisse progressivement place à un sol lunaire recouvert de cendres volcaniques, plus facile pour marcher. Après quelques montées épuisantes, une descente interminable s’annonce. Pas de soulagement pour autant, il est tout aussi sportif de marcher dans une descente qu’une montée. Mais l’effort est à la hauteur de la superbe vue que nous avons sur le lac d’Álftavatn, point d’arrivée de notre seconde étape (enfin en théorie !).

 Illustration 8: Vue sur le lac d

Illustration 8: Vue sur le lac d’Álftavatn.

En milieu de journée, nous nous arrêtons pour une pause déjeuner. La pluie tombe à nouveau, comme souvent quand on décide de manger, sinon ça serait moins drôle. Il fait 8°C. C’est alors que nous rencontrons un étrange personnage : un randonneur vêtu seulement d’un short et d’une chemisette avec un tout petit sac à dos mais qui avait pris garde de ne pas oublier… son parapluie ! Il vient nous demander de le prendre en photo puis repart l’air de rien, tout en sifflotant et en faisant tourner son parapluie, façon « Chantons sous la pluie ». Emmitouflés et chargés comme nous sommes, ça force l’admiration.

Après 12 kms de marche depuis le matin, nous arrivons à Álftavatn. Mais la promesse d’un camping mieux équipé à la fin de l’étape suivante nous donne le courage (l’inconscience ?!) de poursuivre par 16 kms de marche supplémentaires.

 Illustration 9: Peu après Álftavatn, le vert pointe le bout de son nez.

Illustration 9: Peu après Álftavatn, le vert pointe le bout de son nez.

Sur le trajet de l’après-midi, nous devons traverser plusieurs rivières. Certaines sont plutôt accessibles, en jouant les équilibristes sur les pierres. Mais, en tant que randonneuse inexpérimentée, je découvre qu’il y a un fossé (ou une rivière !) entre la théorie et la pratique. Je manque d’agilité et d’assurance et me retrouve souvent les pieds dans l’eau.
D’autres rivières plus profondes nous obligent à troquer nos chaussures de randonnée et notre pantalon contre des chaussures de kayak et un short. Un jeu se met alors en place avec la pluie : elle s’arrête quand nous traversons la rivière puis reprend de plus belle quand nous nous changeons.

Une rivière qui m’arrive à la taille nous contraint à nous mettre en maillot de bain. Son débit est fort. Je la traverse donc agrippée au bras de Luc pour ne pas tomber. Elle est très froide mais nous sommes tellement concentrés sur la traversée que nous n’y faisons même pas attention.

Dans ces conditions, il devient difficile de concilier photo et randonnée.
Les derniers kilomètres sont difficiles. Nous avons déjà beaucoup marché. Mes pieds souffrent depuis au moins 10 kilomètres. À chaque montée en vue, je me demande ce qu’il y aura derrière, une côte ou une descente.
Finalement, nous arrivons au camping tant espéré d’Emstrur, situé dans un décor devenu particulièrement verdoyant.

 Illustration 10: Juste derrière cette montée : le camping d

Illustration 10: Juste derrière cette montée : le camping d’Emstrur. Enfin !

Nous sommes trempés après une journée pluvieuse et fatigués après toute cette marche. Cris de joie en arrivant. Mais, nous déchantons vite : une seule douche pour quelques dizaines de personnes et donc une longue file d’attente, toujours pas d’électricité ni de toit pour s’abriter et surtout… la pluie qui s’était arrêtée se remet à tomber à verse. Les nerfs sont à vif. C’est quand la fin du trek ? Je déclare forfait, Luc prend son courage à deux mains. Il  monte la tente et cuisine le repas, ni une ni deux, et direct au dodo.

Et là, juste à côté de notre tente, qui apercevons-nous ? L’homme au parapluie, tout sourire !

Troisième jour de notre trekking en Islande  Emstrur – Þórsmörk / 16 kms

Mardi matin, grasse matinée… réveil à 8h30. Dehors, c’est le déluge. Nous tardons sous la tente en espérant que cela se calme alors que tout le monde s’affaire dehors. Notre patience est bientôt récompensée. Une accalmie nous permet de plier bagage (enfin sac à dos !). Et, c’est parti pour la dernière étape de notre trek.

Faut avouer, on est un peu dans le mal suite à notre marche d’hier. Le poids de notre sac à dos devient l’objet de nombreuses discussions. Nous nous demandons comment certains arrivent à réaliser le trek avec un sac à dos léger alors que Luc porte 23 kgs et moi 15 kgs. C’est vrai que nous avons pris beaucoup (trop) de vivres. Les discours alarmistes sur les prix élevés en Islande nous ont convaincus de prendre le maximum de nourriture autorisé dans l’avion, à savoir trois kilogrammes par personne. Mais sinon, rien d’inutile, exceptée une canne à pêche qui n’aura jamais servi.

Même en diminuant la quantité de vivres, le sac resterait bien lourd comparé à celui des autres. J’apprendrai par la suite que certains randonneurs optent pour le transfert de leur paquetage d’une étape à une autre en 4×4, moyennant finances bien entendu. Et puis, il est vrai aussi que ceux qui dorment en refuge ont besoin de beaucoup moins d’équipement que nous.

 Illustration 11: Le vert est presque fluorescent à Emstrur, c

Illustration 11: Le vert est presque fluorescent à Emstrur, c’est magique.

Peu de temps après le départ, nous franchissons un passage plutôt escarpé. Une corde est installée pour faciliter la descente. Après l’équilibre sur les pierres, l’escalade sur la paroi. Un jeu d’enfant pour Luc, une petite épreuve pour moi. Je n’aime décidément pas ne pas avoir mes deux pieds bien sur terre ! Puis, une nouvelle rivière se présente à nous. Ouf, cette fois-ci il y a un pont.

 Illustration 12: Vue sur la rivière, les pieds bien au sec depuis le pont.

Illustration 12: Vue sur la rivière, les pieds bien au sec depuis le pont.

Et, encore une voie escarpée. Mais pas de corde, je dois m’aider de la force de Luc pour grimper. Les efforts valent le coup. Les hauteurs nous offrent une magnifique vue sur la rivière.

Tout au long de la journée, encore des montées, des descentes, de la pluie, un sac à dos trop lourd mais surtout de superbes paysages. Nous marchons 16 kms dans un décor de plus en plus vert.

 Illustration 13: Lors de la pause déjeuner, le jeu avec la pluie se poursuit !

Illustration 13: Lors de la pause déjeuner, le jeu avec la pluie se poursuit !

Après la traversée d’une dernière rivière (et c’est reparti pour le rituel du changement de chaussures !), un paradis verdoyant et fleuri s’ouvre à nous. Quel ravissement de voir enfin des arbres, tellement rares en Islande.

Nous croisons de plus en plus de gens sur notre route. La fin du trek s’annonce. Mais, non sans quelques problèmes d’aiguillage. Alors que nous ne nous sommes pas perdus pendant le trek, c’est à la fin que tout se gâte ! Plusieurs refuges  se trouvent à Þórsmörk. Les poteaux aux couleurs différentes nous induisent en erreur. Nous pensons qu’ils indiquent les itinéraires pour se rendre aux divers campings. Mais, je découvrirai plus tard qu’ils signalent le niveau de difficulté du parcours.

 Illustration 14: Þórsmörk, le paradis des bouleaux.

Illustration 14: Þórsmörk, le paradis des bouleaux.

Enfin, nous arrivons au camping d’Húsadalur. Cette fois-ci, le campement est tout confort : sol plat et gazonné, douches, restaurant, sauna dans un tonneau (oui, oui!), cours de méditation… C’est agréable après deux nuits un peu rudes. Mais, nous nous sommes visiblement bien habitués aux conditions de camping plus éprouvantes puisque nous prenons les douches avec eau froide situées à l’extérieur pour les douches officielles.

Ce n’est qu’une fois la douche prise que nous découvrons qu’Il s’agit en fait de celles réservées au sauna et que les véritables sont avec eau chaude et abritées. Et puis, nous snobons le restaurant qui nous a dans un premier temps séduit pour manger en mode camping.
Enfin, nous nous couchons très vite. Repos mérité !

Suite du séjour

Nous poursuivons la suite de notre séjour en bus, en suivant grosso modo la route circulaire qui fait le tour de l’île. Nous alternons entre visites et randonnées à la journée. Quelques lieux nous ont particulièrement plu : le parc national de Skaftafell, la lagune de Jökulsárlon, le lac de Mývatn et le massif de Kerlingarfjöll.

 Illustration 15: Un bras du glacier Vatnajökull à Skaftafell.

Illustration 15: Un bras du glacier Vatnajökull à Skaftafell.

 Illustration 16: Les icebergs de la lagune de Jökulsárlon.

Illustration 16: Les icebergs de la lagune de Jökulsárlon.

 Illustration 17: Le lac de Mývatn depuis les hauteurs de la montagne Hlíðarfjall.

Illustration 17: Le lac de Mývatn depuis les hauteurs de la montagne Hlíðarfjall.

 Illustration 18: Le massif de Kerlingarfjöll et ses nombreux fumerolles.

Illustration 18: Le massif de Kerlingarfjöll et ses nombreux fumerolles.

Conclusion pour un trek de 3 jours en Islande

Ce trek représentait un véritable défi pour moi car je n’étais pas une habituée de la randonnée ni du camping. Mais cette façon de découvrir un pays m’a conquise. Il me donne l’impression de véritablement mériter ce que je vois.
Nous sommes tombés sous le charme des lieux, à tel point que nous envisageons de refaire le trek mais dans le sens inverse sens, en ajoutant l’étape Skogar-Þórsmörk.

Matériel utilisé pour un trek de 3 jours en Islande

Catégorie Modèle Marque Pourquoi ce choix ? Est-ce que ce choix a répondu à nos attentes ? Si c’était à refaire ?
Tente QuickHiker Ultralight 2 Quechua – poids léger
– deux portes latérales
En grande partie, oui. Mais un peu trop petite pour un voyage à deux de trois semaines dans les conditions de l’Islande. Nous prendrions une tente  un peu plus grande et plus haute, quitte à avoir quelques centaines de grammes en plus.
Sac à dos
Luc
Easyfit 70L Quechua – grande contenance Comme pour chacun de mes treks, ce sac est le parfait compagnon. Jamais sans lui.
Sac à dos
Charlène
Easyfit 60L Quechua – grande contenance
– système EasyFit qui permet de régler le sac sur soi
– plusieurs ouvertures pour accéder à la poche centrale
– un poncho  intégré en cas de pluie
En grande partie, oui. Système EasyFit  vraiment pratique. Mais, j’ai dû écourter la lanière ventrale qui était beaucoup trop longue, ce qui pouvait être dangereux car elle traînait partout. Je prendrais un sac encore plus léger, avec une contenance de 50L.
Housses étanches Compression 15L Quechua – garder notre matériel non imperméable au sec en cas de pluie ou de chute dans une rivière Oui. S’est avéré également très pratique pour gagner de la place dans le sac avec son système de compression. Nous prendrions les mêmes housses, peut être avec un litrage inférieur me concernant
Sac de couchage
Luc
Forclaz 0° Quechua – température de confort
– prix
Oui Nous reprendrions le même matériel, voire un peu plus léger.
Sac de couchage  Charlène Forclaz 0° Ultralight Quechua – légèreté
– compacité
– température de confort jusqu’à -5 °C
Oui
Matelas Forclaz A200 Ultralight Quechua – meilleur rapport poids, confort, prix Oui
Drap Soie Quechua – confort
– légèreté
Oui, il a été indispensable pour supporter les nuits  très fraîches. Nous reprendrions le même matériel pour dormir.
Oreiller gonflable Forclaz 600 Quechua – confort
– légèreté
– compacité
Oui
Chaussures de randonnée
Luc
Forclaz 100 Quechua – meilleur rapport qualité / prix Oui Nous reprendrions le même matériel pour marcher.
Chaussures de randonnée
Charlène
Forclaz 100 Quechua – haute
– imperméable
Oui
Semelles amorti Cushioning gel Sidas – confort Oui, elles rendent la marche plus agréable.
Chaussures de kayak CK100 Tribord – elles maintiennent au chaud et disposent d’une semelle dure pour la traversée des rivières caillouteuses à gué Oui, indispensables   pour un trek de 3 jours en Islande où les rivières à traverser sont nombreuses.
Guêtres Forclaz 50 Quechua – améliorer l’imperméabilité des pieds Oui. Elles ont aussi permis de salir moins vite le pantalon, d’autant plus qu’elles sont pratiques à laver et sécher.
Pantalon
Luc
Forclaz 500 Quechua – leger
– chaud
– séchage rapide
Oui Je reprendrais les mêmes vêtements.
Veste chaude
Luc
Softshell Alpin Man Simond – coupe le vent – très chaud
Veste de pluie
Luc
Forclaz 400 Quechua – imperméabilité
Pantalon
Charlène
Forclaz 100 modulable Queshua – conçu pour la randonnée en montagne
– se transforme en short
Oui, il est chaud et sèche rapidement, idéale pour l’Islande. Je reprendrais les mêmes vêtements.
Veste chaude
Charlène
Softshell Forclaz 500 Warm Queshua – conçu pour la randonnée en montagne
– chaude : intérieur polaire, capuche enveloppante
– coupe vent
Oui, association de vestes idéale pour affronter les  conditions climatiques de l’Islande.
Veste de pluie
Charlène
? Queshua – imperméabilité
Autres vêtements
Charlène
– 3 tee shirt manches courtes
– 2 tee shirt manches longues
– un autre pantalon chaud
– un pull polaire
– 4 paires de chaussettes de randonnée
– 3 ensemble de sous-vêtements
– un tour de cou
– une casquette + des lunettes de soleil
Gants Alpinism 500 Simond – isolation thermique Oui, indispensable pour un trek de 3 jours en Islande. Nous reprendrions les mêmes.
Serviette microfibre Nabaiji – compacité
– séchage rapide
Oui, idéale pour un trek. Nous reprendrions le même matériel pour la toilette.
Trousse de toilette Trekking 3L Queshua – résistante Oui
Trousse de toilette
Charlène
un peigne, une pince, une brosse à dents, un dentifrice, des pastilles sans brossage, un savon d’alep, un déodorant, de la crème solaire 50 + un labello 15
Réchaud Mimer duo Primus – compatibilité avec des cartouches de gaz de plusieurs marques Oui Nous reprendrions le même matériel pour manger.
Popote Anti adhésive 2 personnes Queshua – compacité
Nourriture 6 kgs au total dans des bouteilles d’eau vides de différents volumes  : pâtes, riz, semoule, soupe, thé, café, sucre, fruits secs, pâtes de fruit, cubes de bouillon, sel. – garder notre autonomie
– économique
Non, nous avons pris beaucoup trop de vivres par rapport aux jours d’autonomie dont nous avions besoin. Nous planifierions mieux nos repas.
Appareil photo + chargeur + pochette imperméable RX100 Sony – appareil compact expert qui associe compacité, haute qualité d’image et  mode manuelle Parfaitement. C’est un appareil certes bien moins performant qu’un reflex mais qui est beaucoup plus pratique en randonnée. Je ne partirais jamais sans lui.

Et aussi : une couverture de survie et un sifflet chacun, une boussole, une gourde 1,5 L chacun, un couteau suisse, un kit fourchette / cuillère / couteau chacun, une canne à pêche, une mini pharmacie, un masque pour les yeux (indispensable l’été avec le soleil de minuit), des boules kies, des sacs poubelle, des mouchoirs, un portable chacun (en cas d’accident) et son chargeur, un carnet et un stylo, des briquets, des sacs congélation zippés, une éponge, un torchon, du savon pour le linge et la vaisselle, un kit de couture…

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