Ascension de l’arête de Gaube au Vignemale

par Expérience Outdoor
Ascension avec le petit Vignemale en toile de fond

Jérémie nous partage son expérience de l’ascension de l’arête de Gaube au Vignemale dans les Hautes-Pyrénées.

Informations pour préparer l’ascension de l’arête de Gaube

Date :

Du 12 au 13 juillet 2018

Lieu :

France, Massif du Vignemale – Cauterets, Hautes Pyrénées

carte du vignemale en France
carte avec vue sur le vignemale dans les Hautes-Pyrénées
carte du trajet du vignemale au refuge oulettes de Gaube

Comment se rendre dans les Hautes-Pyrénées:

En voiture depuis Bayonne :

  • Sortir de l’autoroute à Pau centre
  • Prendre  la direction Argelès Gazost puis prendre direction Cauterets/pont d’Espagne. Se garer au grand parking du pont d’Espagne (payant)

Pour passer un meilleur trajet et économiser les frais, n’oubliez pas le covoiturage.

Participants à l’ascension de l’arête de Gaube:

Jérémie et Cécile, deux amoureux dans la vie et à la montagne, que ce soit skis aux pieds, en chaussons d’escalade ou une paire de trail aux pieds. Après avoir fait quelques randonnées et grandes voies ensemble, il était temps d’éprouver notre couple sur les parois de haute montagne. Le Vignemale était l’occasion idéale pour ce projet.

nous motivés au départ de l'ascension de l'arête du vignemale

Où dormir dans les Hautes-Pyrénées :

Cauterets : Les logements sont nombreux à Cauterets, mais pas forcément bon marché. Pour les petits budgets, préférez le bivouac au pont d’Espagne, l’ambiance y est plus bucolique.

Le refuge des Oulettes de Gaube : idéalement situé en face de la mythique face nord du Vignemale, le refuge des Oulettes de Gaube accueille randonneurs et pyrénéistes, que ce soit pour un repas ou pour la nuit. Nuitées en dortoirs, prévoir son drap de soie, sa frontale et SURTOUT ses boules Quies !

Bivouac sur le plat des Oulettes de Gaube : Le bivouac est toléré aux Oulettes dès lors qu’on installe la tente juste avant la nuit et qu’on l’enlève au petit matin. C’est de loin l’option que je recommande, même si elle demande un peu plus de portage, car la sensation de s’endormir sous le ciel étoilé n’a pas de prix.

Le refuge de Baysellance : Situé à plus de 2600m d’altitude, il est l’un des plus hauts refuges gardés des Pyrénées.  Sa localisation stratégique permet d’accéder facilement au petit et au grand Vignemale, ou de couper la course en deux en cas de journée un peu trop longue.

Le refuge de Baysellance dans les hautes-pyrénées

Ou se restaurer/s’approvisionner :

Il y a un supermarché à Cauterets pour s’approvisionner. Il est plus facile de prévoir la nourriture pour deux jours depuis chez vous avant de monter en montagne.

Après c’est selon les envies : soit vous faites tout en autonomie, soit vous prenez la demi-pension (petit déjeuner et diner) au refuge des Oulettes de Gaube.

Caractéristiques de la sortie :

Ascension de l’arête de Gaube au Vignemale

Cotation : AD – 4c

Dénivelé positif : 1150 m

Dénivelé de l’arête: 500 m

Course estivale typique des Pyrénées, mêlant progression sur terrain rocheux, course d’arête et descente sur glacier. Une course diversifiée tant par le style de progression (marche, escalade, neige) que par la beauté des paysages traversés. Course assez longue si l’on inclue le retour à la voiture (compter 13h depuis la tente jusqu’à la voiture). Attention, itinéraire destiné aux personnes en bonne condition physique ayant l’habitude de la haute montagne.

La mythique face nord du Vignemale avec sur la droite l’arête de Gaube menant à la pique longue

Jour 1 : Pont d’espagne – Refuge des Oulettes de Gaube : Approche se faisant en trois petites heures dans l’après-midi. Permet de profiter des paysages magnifiques qu’offrent le lac de Gaube et la vallée du même nom.

Jour 2 : Refuge des Oulettes de Gaube  – arête de Gaube – Grand Vignemale – refuge des Oulettes de Gaube – Pont d’Espagne : 13h de course (alpinisme estival) alternant entre course d’arête, escalade de dalle et descente sur glacier.

Point de départ et retour : Le pont d’Espagne

Le pont d’Espagne situé sur la commune de Cauterets est un site incontournable des Pyrénées.  Cette intersection entre deux vallées magnifiques menant pour l’une au Vignemale et pour l’autre au refuge Wallon puis à la grande Fache constitue l’une des attractions touristiques les plus fréquentées des hautes Pyrénées en période estivale.

Les cascades d’eau cristallines qui descendent du lac de Gaube sont l’occasion pour tous de profiter d’une ambiance montagne avec des randonnées accessibles à tous.

– Prix : La course ne coûte rien (à part des calories !). Par contre il faut prévoir son matériel, de quoi se nourrir et dormir si l’on choisit l’option refuge. Compter 25,40€ pour la nuitée (moitié prix pour les détenteurs de la carte du CAF), 20€ pour le repas du soir et 9€ pour le petit déjeuner.
– Végétation : Végétation de moyenne et haute montagne, alternant entre forêt, alpages et paysage glaciaire.
– Faune : Si vous avez un peu de chance vous pourrez apercevoir des isards et quelques marmottes dans le coin.
– Climat du weekend : Légèrement nuageux le premier jour puis grand bleu toute la journée, de quoi profiter au maximum des paysages qui nous entourent. Il ne fallait pas oublier la crème solaire.
– Difficulté : Assez difficile
– Fréquentation : Seuls pendant l’ascension, le refuge était lui plein à craquer. De nombreux randonneurs étaient venus au refuge comme objectif pour leur randonnée.

Quoi d’autre dans les environs:

Si vous avez prévu une semaine voire plus dans le coin, il y a de quoi faire en matière de randonnée, d’escalade ou de Pyrénéisme :

Randonnée dans le vallon du Lys :

Depuis le pont d’Espagne, vous pouvez facilement partir en randonnée vers le refuge Wallon pour tenter l’ascension de la grande Fache. La randonnée passe par de magnifiques paysages pyrénéens, entre cours d’eau, lacs et sommets rocheux. Vous pouvez en profiter pour dormir au refuge Wallon.

Vue sur le Vallon du lys dans les hautes-pyrénes

Ascension de la face nord du Vignemale :

Symbole du Pyrénéisme, l’ascension de la face nord du Vignemale reste une grande aventure. D’un niveau jamais extrême (V+), cette course est soutenue de par son côté aventureux et recherche d’itinéraire.  S’engager avec une bonne condition physique et une bonne maitrise du terrain d’aventure en niveau D.

Denis profite des cannelures dans la face nord du vignemale

Autres :

Une fois les jambes lourdes et le visage rougi par le soleil, allez faire un tour dans les Thermes de Cauterets. L’eau qui coule naturellement chaude vous fera le plus grand bien et vous remettra d’attaque pour la journée du lendemain.

Liens Internet :

Camptocamp : LA référence pour préparer ses sorties en montagne. Un site collaboratif très actif et extrêmement bien fait.

Office de tourisme de Cauterets : pour préparer son séjour.

Montagne ou copains – pourquoi choisir ?

Les prévisions météo sont alléchantes : soleil et beau temps tout le weekend. Nous ne sommes que mercredi mais l’esprit est déjà parti, gravissant quelques sommet, glissant le longs des cimes pyrénéennes.

  • Et si on allait faire une grande voie montagne ? Je propose à Cécile tout en regardant la carte. C’est l’occasion de sortir les coinceurs, ils vont rouiller à force d’être dans le garage.
  • Je n’ai jamais fait ça mais pourquoi pas ? Ça peut être chouette ! Me répond Cécile en posant délicatement sa main sur mes cheveux.

Depuis le temps que nous sommes ensemble nous avions déjà partagé plein de moments en montagne : randonnée, trail, escalade, ski et grande voie. Mais encore jamais d’alpinisme. Le caractère engagé, incertain de cette pratique demande de se connaître et de se faire confiance en tant que cordée, surtout lorsque notre moitié se situe à l’autre bout de la corde. Mais je nous sentais prêts pour cette aventure.

  • Je crois qu’Olivier a prévu quelque chose aussi, on peut l’appeler pour savoir ce qu’il fait ? Me suggère Cécile.
  • Bonne idée, plus on est de fous plus on rit.

Le partage

Je souris intérieurement à ce qu’il vient de se passer. C’est intéressant de voir comment chacun réagit différemment : je prends conscience que je suis d’abord quelqu’un qui aime “faire” : marcher, courir, grimper. Tandis que Cécile aime d’abord “partager” : avec les copains, copines, en couple. Ces deux façons d’appréhender le monde se complètent parfaitement pour aboutir au : “partager l’activité” qui nous fait tant plaisir. Il faut croire que nous nous sommes bien trouvés.

  • Olivier propose l’arête de Gaube au Vignemale. C’est une belle course, accessible mais avec une super ambiance. On y go ? Je demande à Cécile la voix pleine d’enthousiasme.
  • C’est parti, allons faire l’ascension de l’arête de Gaube au Vignemale samedi.

Maintenant que la décision était prise, je savais que mon esprit resterait accroché à ces parois rocheuses tout le reste de la semaine jusqu’à ce que j’y sois vraiment.

Motivés au départ du pont d’Espagne pour l'ascension du vignemale

Une balade estivale

La voiture est pleine à craquer, nous sommes cinq à partir à l’aventure. Cinq copains friands de montagne et de belles bambées. Le coffre est optimisé et les sacs remplis de matériel débordent de toute part. Il faut dire que le choix de course implique un peu de matériel : les affaires de bivouac pour profiter de la nuit étoilée, celles d’escalade en terrain d’aventure et même piolets et crampons au cas où la descente du glacier soit complexe.

Nous sentons le poids des sacs lorsque nous les mettons sur les épaules au parking du pont d’Espagne. Heureusement la journée sera courte : trois bonnes heures pour rejoindre les Oulettes de Gaube, de quoi se mettre en jambes pour le lendemain.

Nous partons tous les cinq avec l’entrain du début de weekend sur le petit sentier qui monte au lac de Gaube. L’ombre de la forêt apporte une fraicheur bienvenue en ce milieu d’après-midi, et le bruit du torrent invite à la méditation. Chacun prend son rythme pour profiter au mieux de la montée.

Un cadre enchanteur pour l’approche

A l’hôtellerie du lac, les touristes sirotent quelque boisson fraîche tout en profitant des rayons du soleil face à ce superbe panorama. Ils auraient tort de s’en priver. Le lac, d’un bleu pur, s’ouvre devant nos yeux. Pas le temps de s’y baigner, d’autant plus que l’eau est encore fraîche, mais la balade le long de cette étendue aquatique est un enchantement.

Le chemin s’élève maintenant en lacets au-dessus du lac. Nous sommes retournés dans les bois, mais quelques centaines de mètres plus loin le paysage s’ouvre de nouveau pour laisser place aux alpages. Nous sommes au royaume des vaches qui paissent tranquillement sur une herbe vert fluo, puis plus loin des marmottes qui prennent leur bain de soleil quotidien.

La traversée du lac de Gaube

Arrivée au refuges des Oulettes

Il est dix-neuf heures lorsque nous arrivons au refuge des Oulettes. Le plan est d’y manger puis de bivouaquer à côté. Nous arrivons juste à l’heure pour le dîner : la soupe est déjà servie et la salle à manger est pleine à craquer. Au bout de la table je remarque un jeune homme typé Népalais. Je l’écoute parler puis après un moment l’interroge.

Son parcours est inspirant : Issu d’une famille pauvre du Terail, Dawa décide très jeune qu’il ne resterait pas pauvre face à un destin qui le contraint, et part pour Katmandou après avoir fini l’école. Il y exerce plusieurs petits boulots jusqu’à trouver une place dans une salle de musculation. A force de volonté et d’entraînement, il commence à gagner plusieurs concours puis à se faire remarquer, jusqu’à ce qu’il rencontre quelqu’un qui lui propose de l’accompagner en montagne en tant qu’assistant guide de trekking.

Dawa accepte, curieux puis tombe amoureux de ces montagnes immenses et de ces vallées profondes. Peu à peu il se lie d’amitié avec des français, mais ne baragouine que quelques mots. C’est alors qu’à l’aide d’amis français il décide de s’inscrire à l’alliance française pour prendre des cours et maîtriser la langue. Peu à peu il devient guide de trekking et se fait de plus en plus d’amis, jusqu’au jour où certains d’entre eux lui proposent de le rejoindre en suisse puis en France.

Il y rencontre son amie, puis petit à petit décide de venir la rejoindre en France. Sportif et motivé, il trouve rapidement une place à Décathlon en tant que conseiller randonnée, et commence à découvrir les montagnes française. Maintenant il a un rêve : monter son entreprise pour permettre au plus grand nombre de profiter des joies du sport.

Une histoire inspirante

Son récit m’inspire. Peu importe si l’on naît dans l’une des régions les plus pauvre du monde. Lorsqu’on a un rêve et qu’on est prêt à agir pour le réaliser, la vie nous offre des opportunités auxquelles nous n’aurions même pas pensé.

C’est avec ses pensées inspirantes que je me couche, la tête remplie de hautes montagnes et de rêves.

Arrivée dans les alpages, la face nord du Vignemale face à nous.

En route vers le sommet

Quatre heures quinze, le réveil est difficile même si la nuit a été bonne. Pas facile d’avaler quelque chose, mais le thé chaud nous réveille peu à peu. Nous nous équipons en silence, prêts pour la marche d’approche qui nous mènera jusqu’au départ de l’arête. Tout est calme lorsque nous quittons le camp. Nous marchons en silence, l’un derrière l’autre, encore perdus dans nos rêves de la nuit.

Montée au col à l’aube dans les montagnes du Vignemale en Hautes-Pyrénées

Petit à petit l’aube se lève, colorant le ciel de ce bleu métallique si caractéristique. L’air est frais mais nous n’avons pas froid. Les quatre cent mètres de dénivelé jusqu’au col font monter le rythme cardiaque et chauffer les cuisses. En contrebas quelques frontales bougent dans la nuit comme des lucioles et se rapprochent de la face nord du Vignemale. Nous ne sommes pas seuls dans la montagne.

En direction de l’arête dans le Vignemale

Le début de l’arête est plutôt doux et nous pouvons continuer sans corde. Il faut poser les mains çà et là mais nous sommes tous suffisamment expérimentés pour avancer en sécurité. Au fur et à mesure que nous nous élevons, les premiers rayons du soleil apparaissent à l’est et viennent éclairer l’arête jusqu’au sommet. Le panorama est sublime et nous en profitons pour apprécier la chaleur réconfortante du soleil.

Les premiers rayons du soleil touchent l’arête de Gaube
  • Il y a un petit pas technique, mieux vaut mettre la corde. Nous conseille Olivier qui vient d’arriver sur la partie plus aérienne de l’arête.

On s’encorde pour l’ascension de l’arête de Gaube

Tranquillement nous nous encordons deux par deux et je décide de mettre les chaussons. Tant qu’à les avoir dans le sac, autant les utiliser. Le terrain est instable mais peu difficile, et je progresse avec concentration jusqu’à un premier replat. J’assure Cécile qui me rejoint sans encombre, le sourire aux lèvres. Encore quelques dizaines de mètres de corde tendue et nous arrivons au fronton final qui mène au sommet.

En vue de l’arête finale dans le vignemale
Cécile approche de l'arête de Gaube

C’est ici que commence vraiment la course. La voie suit une succession de dièdres et de dalles sur 120 mètres pour sortir dans un couloir menant au sommet final. Heureusement deux points sont en place pour assurer.

Je pars en tête, cherchant ma voie dans la dalle. Je tire un peu trop à droite mais Olivier me conseille de traverser sous une arête. Bonne pioche je tombe sur un vieux piton rouillé. J’assure Cécile d’ici pour permettre à la seconde cordée de commencer l’escalade.

Premières longueurs en dalle avec 1000m de vide sous les fesses dans le Vignemale

L’incroyable sensation de grimper

Deuxième longueur, le tracé louvoie dans la paroi, et je prends plaisir à poser mes Friends dans les fissures d’un beau dièdre. L’escalade est esthétique sans jamais dépasser le IV+, parfait pour une initiation. Cécile me rejoint, impressionnée par la beauté des lieux et l’ambiance qui s’en dégage. 1000 mètres plus bas le refuge est tout petit et le vide qui nous sépare s’ajoute à l’ambiance de la course.

  • C’est magnifique ici. S’exclame Cécile alors qu’elle me rejoint au relais. J’adore cette sensation de grimper dans la montagne. Mais par contre je ne sais pas comment tu fais avec tout cet espace entre les points !

C’est vrai qu’on est loin des standards de l’escalade en salle ou même en falaise. Sur ces dalles les endroits où protéger sont rares et il n’est pas rare de devoir attendre 10 mètres avant de poser la protection suivante. Mais c’est ce que j’aime dans l’alpinisme : ce mélange subtil d’engagement et de maîtrise qui fait monter le cœur juste assez pour se sentir totalement vivant. D‘aucun me traiteraient de fou, je préfère dire que je suis passionné.

Ascension avec le petit Vignemale en toile de fond

L’avant dernière longueur est grandiose : une traversée à droite en dalle pour rejoindre le couloir. J’assure Cécile et je profite du tableau : mon amoureuse avance sur cette dalle grise, se détachant des montagnes en arrière-plan, tandis que le soleil vient illuminer la paroi. Instant magique où tous les éléments sont réunis. Derniers mètres en corde tendue jusqu’au sommet : ça y est nous avons fait notre première course ensemble. Nous sommes heureux et profitons du soleil au sommet en attendant les copains.

Dernière traversée pour l'ascension de l'arête de Gaube

Il faut redescendre

Une petite photo de groupe pour célébrer notre victoire et il est temps de descendre. Lorsqu’on est au sommet, on n’a fait que la moitié du chemin. Il nous reste encore une belle bambée avant de rejoindre la voiture et l’heure tourne.

Photo du groupe Heureux au sommet de l'arête de Gaube dans le Vignemale

Prudemment nous désescaladons les quelques mètres de rocher qui nous séparent du glacier puis prenons pied sur la neige.

  • Je crois qu’on a emporté les crampons pour la gloire, on va pouvoir tout faire en basket. Dis-je en observant mes pas qui s’enfoncent dans la neige.

Tant mieux, c’est l’occasion de descendre plus vite en glissant, sans risque de se faire mal. La descente est agréable sous le soleil de l’après-midi. Autour de nous les pointes du Vignemale forment comme un écrin pour le glacier, et nous profitons de la descente, seuls au milieu de ces pics.

Une redescente délicate dans le Vignemale
Le glacier du Vignemale

Une petite bambée pour remonter au col de Baysellance et la descente commence pour de bon. Il est 16 heures lorsque nous rejoignons le bivouac, fatigués mais heureux. Encore trois petites heures de descente et nous retrouvons la voiture là où nous l’avons laissée. Après 13 heures de balade nous sommes fiers d’avoir pu partager ce moment de montagne ensemble. Pour sûr, on recommencera !

C'est le retour au bivouac dans les hautes-pyrénées après l'ascension de l'arête de Gaube

Conclusion de notre séjour d’ascension de l’arête de Gaube :

L’ascension de l’arête de Gaube a tenu ses promesses : Une belle course dans un cadre grandiose, partagée en amoureux. Rien de tel qu’une corde à double et quelques friends pour renforcer les liens qui nous unissaient jusque-là. Il n’y a plus qu’à recommencer sur une prochaine paroi !

Vêtements utilisés lors de ce séjour:

CatégorieNom du modèleMarquePourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départEst ce que ce choix a répondu à cette expérience d'ascension de l'arête de Gaube ? Si c'était à refaire 
Sac à dosSpeed 30Black DiamondLot concours "raconte ton expérience outdoor" / Poids / TechnicitéUn super sac d'alpi light. Vraiment bien pensé, j'ai pu rentrer le matériel de bivouac, de grimpe et d'alpinisme. Très bien adapté pour ce type de course sur deux jours si l'on a un peu l'habitude d'optimiser son sac.Maintenant que j'ai découvert l'Alpha 45 d'Arctéryx (merci le concours "raconte ton expérience outdoor"), j'ai trouvé mon nouveau chouchou.
ChaussettesTrekking Merino LightSIDASLot concours "raconte ton expérience outdoor" / Confort / chaleurBonne chaussettes de randonnée qui ont très bien fait l'affaire dans les chaussures de d'alpinisme. Pas d'ampoules et pas froid aux pieds du séjourJe reprendrai les mêmes.
GantsHydra pro gloveMountain hardwearTechnicitéGants techniques et près des doigts, qui permettent de facilement manipuler les piolets. Parfait pour les matinées fraiches lors de cette course d'été.Je reprend les mêmes.
Lunettes de soleilKayentaOraoPrix / Légèreté / ventilationBonnes lunettes légères et bien enveloppantes; Qui protègent bien du soleil. Je reprendrai les mêmes.
PantalonPant Rock manSimondTechnicité / ElasticitéBon pantalon, stretch et respirant, parfaitement adapté à ce type de course.Je reprendrai le même.
DoudouneUltralight down shirtPatagoniaLot concours "raconte ton expérience outdoor"
Légèreté
Technicité
Respirabilité
Une doudoune pour 167g ! Le rêve. Et en plus d'être légère, elle rempli bien son office d'apport de chaleur, que ce soit au relais ou lorsque les températures baissent. Avec un volume compressé ridicule, elle est maintenant au fond de tous mes sacs, été comme hiverJe prendrai la même.
Veste alpinismeTrilogy GTXMilletLégèreté
Technicité
Respirabilité
Veste encore plus légère que ma précédente, pèse le poids d'une plume et ne prend pas de place une fois rangée dans le sac. A fait parfaitement le boulot lors de ces journées sur le rocher des PyrénéesJe reprendrai la même
SoftshellSolution HoodyBlack DiamondLot concours "raconte ton expérience outdoor"
Légèreté
Technicité
Respirabilité
Une softshell vraiment légère et chaude, avec une capuche pour mettre le casque. C'est parfait pour un gain de chaleur, elle ne m'a pas quitté des deux joursJe reprendrai la même
T shirt techniqueCold gear men's evo mockUnder ArmourChaleur
Respirabilité
Mon under armour me suit partout depuis plus de dix ans, m'apportant toujours chaleur et respirabilité. Il était logique qu'il me suive encore une foisJe reprendrai le même.
ChaussuresTrango EvoLa SportivaPolyvalenceCes chaussures d'alpinisme sont parfaites pour les conditions estivales dans les pyrénées. Pas trop lourdes et avec une bonne tenue de pied, elles sont le compromis idéalJe reprendrai les mêmes.
Chaussons d'escaladeRock +QuechuaPrix / confortJe voulais des chaussons confortable pour la montagnes et la grande voie. De ce côté ils répondent à mes attentes. Par contre l'accroche laisse à désirer. Peut être existe-t-il quelque chose de mieux ?Je testerai des chaussons type La sportiva Mythos

Matériels spécifiques à l’ascension de l’arête de Gaube

CatégorieNom du modèleMarquePourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départEst ce que ce choix a répondu à cette expérience d'ascension de l'arête de Gaube ? Si c'était à refaire 
PioletsAztarexPetzlPoids
polyvalence d'utilisation
Un petit piolet qui m'a bien servi "en cas" pour la descente du glacier du vignemale. Je prendrai un piolet plus léger du type Petzl Ride 45
CasqueArmourCampPolyvalence d'utilisation /PrixCasque pratique et ajustable, couvrant bien la tête. Pratique pour y mettre la frontale.Je reprendrai le même
BaudrierLotusBlack DiamondTechnicitéUn bon baudrier, bien fait avec de nombreux portes matériel, parfait pour l'alpinisme.Je reprendrai le même
Corde2*60mSimondLongueurJ'ai choisi cette corde à double en 2*60m pour pouvoir faire quasiment toutes les grandes voies et ascensions que je voulais. Pour l'instant la corde répond bien, que ce soit en rocher ou en neigeJe la changerai par une nouvelle type Beal Cobra 2
DescendeurReversoPetzlPoids /VersatilitéUn descendeur qui me suit à la salle, en falaise, en grande voie et en alpinisme. Un poids léger et une bonne versatilité.Je reprendrai le même
SanglesFin'AnneauPetzlPoidsCes sangles sont fines, légères et coulissent bien. Elles se manient bien sur le rocherJe reprendrai les mêmes
CoinceursStoppersBlack DiamondPolyvalenceUn set de coinceurs classique qui remplit bien ses fonctionsJe reprendrai le même
FriendsC4Black DiamondCadeauMes premiers friends. Bien utiles dans les fissures de l'arète de GaubeJe reprendrai les mêmes

Images et GPS

CatégorieNom du modèleMarquePourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départEst ce que ce choix a répondu à cette expérience d'ascension de l'arête de Gaube ? Si c'était à refaire 
Altimètreon gu'up 700QuechuaFiabilité
Prix
Le même capteur que sunnto pour moitié moins cher. Pourquoi s'en passer? Cet altimètre remplis toutes ses fonctions et s'avère d'une excellente précision. Robuste et fiable, c'est tout ce qu'on peut lui demander.Je reprendrai le même
Appareil photoRX-100SonyCompact
Poids
Capteur de reflex
Un petit bijou cet appareil. Ouverture de 1,8 à 11, un capteur de réflex et un mode débrayable permettant de faire des photos plus belles les unes que les autres. Le must pour ceux qui recherchent une qualité d'image de reflex dans un compact robuste et léger. Très bon comportement de la batterie malgré le froid.Je reprendrai le même. Pour une expédition plus longue je rajouterai une batterie pour être sûr de ne pas être bloqué

Matériels de bivouac utilisés pour l’ascension de l’arête e Gaube

CatégorieNom du modèleMarquePourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départEst ce que ce choix a répondu à cette expérience d'ascension de l'arête de Gaube ? Si c'était à refaire 
FrontaleTikka 2 plusPetzlDifférents modes
Puissance
Le mode lumière rouge est pratique au réveil et au petit déjeuner pour ne pas réveiller les autres. Eclairage classique suffisant pour la marche d'approche et le début des ascensionsJe prendrai peut être un modèle un peu plus puissant (type myo rxp) pour mieux trouver ma route lorsqu'il fait nuit.
Sac de couchagePanyamCumulusChaleur
Légèreté
La Rolls Royce des duvets. Impossible d'avoir froid, même par -5°C. Alors pour 1kg tout compris c'est juste le luxe.Je reprendrai le même
RéchaudExpressPrimusPoids / EfficacitéUne grosse puissance de chauffe pour un poids ridicule. Le parfait allié pour chauffer sa soupe en montagneJe reprendrai le même, tout en sachant qu'il faut le nettoyer de temps en temps pour qu'il ne s'encrasse pas
Plats lyophiliséMX3Lot concours "raconte ton expérience outdoor"Des plats lyophilisés qui ont bon gout, c'est possible. Pour un encombrement réduit et un faible poids, nous nous sommes régalésJe reprendrai les mêmes
TenteUltralight proQuechuaPoids / EfficacitéCette tente remplit parfaitement ses fonctions pour une nuit ou deux en montagne. Très légère avec ses 2kg, on ne la sent pas à la montée. Seul petit hic : son volume utile. Mieux vaut être amoureux et ne aps avoir grand-chose à laisser dans l'abside.J'opterai plutôt pour une tente type Mountain Hardwear Outpost . Ca tombe bien il y en a une à gagner !
Tapis de solProlight plusThermarestPoids/confortCe tapis de 400g a bien rempli sa fonction pour une nuit même s'il n'est pas le plus confortable dans sa catégorieJe tenterai un tapis plus gonflable type Sea to summit comfort light
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1 commentaire

Guillaume PAYRASTRE 29 juin 2019 - 11 h 23 min

Jolie récit ! Ça donne carrément envie. Je te conseille la face Nord, un sacré bambé mais plus grimpante !

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