Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais dans les Hautes-Alpes

par Expérience Outdoor

Jérémie COINON nous raconte son expérience Snow et Ski de randonnée en briançonnais 
Snow et Ski de randonnée en briançonnais 

Informations pour préparer une sortie Snow et Ski de randonnée en briançonnais

Dates :

Weekend du 19 au 22 décembre 2014

Lieu :

Briançonnais et alentours, Hautes alpes
carte

Pour y aller :

En voiture depuis le sud :

Prendre la direction Briançon depuis Gap et remonter la vallée

Pour passer un meilleur trajet et économiser les frais, n’oubliez pas le covoiturage

En transport en commun :

Depuis Aix/Marseille, un train omnibus vous dépose à la Gare de Briançon (4h30). De là une navette dépose dans les villages de la vallée

Depuis Paris : Le train de nuit dépose à la gare de Briançon vers 8h du matin. Sinon il est possible de prendre un TGV jusqu’à Grenoble puis un bus jusqu’à Briançon

Pour le col du Lautaret : Monter par la route jusqu’au col. Se garer au choix avant ou après le paravalanche.

Pour les chalets de Foncouverte (Névache): De Briançon prendre la route de Montgenèvre puis bifurquer vite à gauche direction Névache. Une fois passer le village, remonter la vallée jusqu’aux chalets de Foncouverte. Se garer au Parking.

Participants au WE Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais :

Jérémie, Yo, Fab et Sam. Quatre copains autour des 30 ans, répartis dans le sud de la France et bien motivés pour aller faire quelques traces en ski ou en snowboard. Que ce soit dans les Pyrénées ou dans les Alpes, il y a toujours un peu de neige à trouver pour partager de bons moments !

Le quatuor au sommet

Le quatuor au sommet

Où dormir dans le Briançonnais :

Station de serre chevalier : L’avantage d’avoir une station de ski tout près, c’est qu’il ne manque pas de logements. L’inconvénient c’est que les prix sont exorbitants en pleine saison. Mieux vaut donc venir hors vacances scolaires pour profiter de logements sympas à prix intéressants.

Autre site d’hébergement au village du Bez dans l’Auberge de jeunesse de Serre-Chevalier.

La station de Serre Chevalier de Nuit. Nul doute que vous y trouverez de quoi dormir et manger

La station de Serre Chevalier de Nuit. Nul doute que vous y trouverez de quoi dormir et manger

Ou se restaurer/s’approvisionner :

Nous sommes en station de ski. Il y a des supérettes dans tous les villages pour se réapprovisionner. Mais si vous voulez garder votre argent pour vous racheter de nouvelles chaussures de randonnée, préférez le centre commercial de Briançon qui est une vraie ville. Les prix y sont plus normaux.

Pour se faire un petit plaisir, tentez la crêperie sur le front de neige de Chantemerle, le patron est super sympa et ses crêpes sont un délice.

Et pour se désaltérer après une journée d’efforts en montagne, passez au bar « le Station » sur le front de neige de Chantemerle. Bonne ambiance assurée

Caractéristiques du massif autour de Briançon :

Trois sorties Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais et alentours
Ville de départ et retour : Briançon

Du haut du pic blanc du Galibier, la vue embrasse le paysage à 360°

Du haut du pic blanc du Galibier, la vue embrasse le paysage à 360°

La ville de Briançon a la particularité d’être située au carrefour de trois vallées. Celle qui monte de Gap via Mondauphin et l’argentière-La-Bessée, celle qui monte vers Montgenèvre et enfin la vallée de la Guisane qui monte au col du Lautaret. Cette situation historiquement stratégique l’est tout autant aujourd’hui pour celui qui cherche à faire du ski de randonnée. Dans un rayon de moins d’une heure de voiture, il existe une multitude d’itinéraires du plus facile au plus engagé. Et lorsqu’on monte à plus de 3000m, on aperçoit alors le massif des écrins tout proche comme une invitation à de nouvelles aventures !

Itinéraire de l’ascension du pic blanc du Galibier col du Lautaret

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L’Itinéraire de l’ascension de la crête des Gardioles vallée de la Clarée

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Itinéraire de l’ascension du pic de la Gardiole col du Granon

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Budget pour 3 jours de Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais :

Les ascensions en soit ne coûtent rien. Par contre il faut prévoir son matériel, de quoi se loger, se nourrir et se déplacer.

Végétation :

En cette période l’essentiel de la montagne est enneigé. En altitude on trouvera un paysage de haute montagne avec des pierriers recouverts de neige.

Faune :

Si vous avez un peu de chance vous pourrez apercevoir des chamois et bouquetins dans le coin et quelques lagopèdes si vous êtes assez discret

Climat de ce mois de décembre :

De la neige, oui mais pas trop. Les faibles quantités de neige tombées ce mois de décembre ont blanchi les sommets mais la sous couche skiable n’est présente qu’au-dessus de 200m d’altitude. Il faut donc trouver des accès suffisamment en altitude pour éviter les longues marches d’approche harassantes. Par contre coté soleil c’est la fête, du grand ciel bleu tout au long de ces trois jours.

Plus généralement la vallée de Serre Chevalier est généreusement fournie en soleil (les pubs vantent 300j de soleil par an), mais les perturbations courtent qui peuvent arriver du nord comme du sud fournissent de la neige en abondance. Seul hic du coin, le vent qui peut se déchainer pendant des jours.

Difficulté : facile à moyen.

Pas ou peu d’approche pour les randonnées. Le départ se fait ski aux pieds depuis la voiture. Ensuite la course dure de 4 à 6h selon l’endroit et la forme. Les trois randonnées sont accessible en ski de randonnée et en raquette (car trois des acolytes portaient le snowboard sur le sac). Ensuite il ne reste plus qu’à chercher les meilleures expositions de pente en cette période de manque de neige fraiche.

Fréquentation :

Un peu fréquenté pour le Pic blanc du Galibier, col du Lautaret oblige. Pour la crête de la Gardiole et le pic de la Gardiole, très peu d’autres promeneurs rencontrés mis à part quelques-uns au départ de l’itinéraire. Cela se dispatche très bien ensuite.

Quoi d’autre dans les environs de Briançon :

Si vous avez prévu une semaine voire plus dans le coin, il y a de quoi faire en matière de randonnée, de ski de randonnée, d’escalade ou d’alpinisme.

Ski en station :

Depuis Briançon, vous avez accès à trois stations de ski à moins de 30 minutes de voiture : Serre Chevalier, Montgenèvre ou Puy-Saint-Vincent. En cas de grosse poudre, allez faire un tour dans les mélèzes, il y a toujours un coin de poudreuse vierge à tracer.

Pour ceux qui sont moins fan des stations de ski mais veulent se faire des journées de ski d’anthologie en cas de bonnes conditions, foncez à « La Grave-La Meige », un des plus grands domaines hors-piste d’Europe. Le principe : un télécabine croulant vous emmène à 3200m au pied du glacier, puis c’est 2100m de dénivelés en hors-piste qui vous attendent. Vallons, couloirs engagés et forêt de mélèze, il y a de quoi faire. Non-initiés, attention : c’est un domaine hors-piste de haute montagne avec séracs, barres rocheuses et crevasses. Prenez un guide pour la première fois

Activités de montagne :

Pas besoin de faire un schéma, vous en avez pour plusieurs vies avant d’être lassé des choses à faire dans le coin. Escalade autour de Briançon , grande voie, alpinisme aux écrins, cascade de glace à Freissinière, ski de randonnée…

Autres activités vers Briançon:

Une fois les jambes lourdes et le visage rougi par le soleil, allez faire un tour dans les grands bains de Monetier. L’eau qui coule naturellement chaude vous fera le plus grand bien et vous remettra d’attaque pour la journée du lendemain.

Office de tourisme

Celui de Serre Chevalier : Pour préparer son séjour.

Bibliographie :

Ascensions en Neige et Mixte – Tome 1 : Écrins Est, Cerces, Queyras – Sebastien Constant – Edition 2010
Un bon bouquin d’alpinisme et de ski de montagne avec de nombreux itinéraires pour tous les niveaux.

Liens Internet :

Camptocamp : LA référence pour préparer ses sorties en montagne. Un site collaboratif très actif et extrêmement bien fait.

Allons chercher la neige ou elle se trouve !

Partir ski au pied quand la neige est absente

Un air de vacances flotte dans la voiture. Voici déjà 8h que je suis parti de Bayonne en direction des Alpes. L’objectif ? Récupérer 3 copains et aller chercher la neige suffisamment haut pour y tracer quelques courbes en ski de randonnée, et ce pendant 3 jours.

En chemin j’ai constitué mon équipe : Yo depuis Toulouse, Fab à Montpellier puis Sam à Aix en Provence. La voiture est pleine à craquer de matos en tout genre, et c’est sous un ciel étoilé que nous arrivons à Serre Chevalier ce vendredi soir, prêts à en découdre dès le lendemain matin avec les sommets avoisinants.

Arrivée à Serre chevalier, à la lueur de la lune

Arrivée à Serre chevalier, à la lueur de la lune

Samedi 8h30

Tout le monde est debout, plus que jamais motivé malgré le manque de neige pour aller tracer la montagne. Mais un mystère demeure. Etant donné les très faibles conditions d’enneigement pour la saison, où va-t-on pouvoir poser nos spatules ? Après quelques checks sur les cartes nous choisissons d’aller faire un tour du côté du col du Lautaret pour une première mise en bouche.

Faces sauvages – Grand Galibier

Faces sauvages – Grand Galibier

La route qui monte à plus de 2000m nous assure de pouvoir chausser les skis et raquettes depuis la voiture.

La troupe se met en marche face à la Meige

La troupe se met en marche face à la Meige

C’est sous un ciel bleu et un soleil radieux que nous commençons les premiers mètres de dénivelés de ce weekend. Chacun est plus motivé que l’autre, et la réalité du début de saison nous rattrapera 150m au-dessus du point de départ. Déjà trempés de sueur nous faisons une pause et revoyons le rythme à la baisse. Et nous adapterons un fameux dicton pour l’occasion :

 Pas de jambes, pas de flambe !

Seul dans le vallon

Seul dans le vallon

Petite pause technique – dur la reprise en altitude !

Petite pause technique – dur la reprise en altitude !

Malgré ce départ digne d’un marathonien partant pour un 100m, nous prenons nos marques et avançons seuls dans ce paysage immaculé. Une fois passé la route enneigée et les derniers pylônes, nous bifurquons dans le vallon qui nous mènera jusqu’au premier sommet. Enfin la montagne se dévoile, sauvage, imposante.

Le Grand Galibier s’offre à nous

Le Grand Galibier s’offre à nous

C’est après près de trois heures d’ascension que nous rejoignons le col situé 150m sous le sommet. D’ici la vue est déjà grandiose et le regard s’étend de la vallée de la Guisane jusqu’à celle de Valloire. Mais nous n’avons pas fini. Le sommet nous attend pour compléter ces premiers mètres de dénivelés du weekend. Après un petit sandwich avalé en vitesse nous entamons l’ascension des derniers mètres. La pente se redresse et le vent souffle plus fort, mais la motivation est toujours là. Encore quelques efforts et nous prenons pied au sommet du Pic Blanc. La vue à 360° sans un nuage valait le coup. Grand Galibier, aiguilles d’Arves, Glacier de la Meige, les Ecrins. Tout y est !

Arrivés au sommet, face au massif du Combeynot

Arrivés au sommet, face au massif du Combeynot

Dans le prolongement de l’arête – les aiguilles d’Arve

Dans le prolongement de l’arête – les aiguilles d’Arve

Première descente de la saison

Bon monter c’est une chose, mais nous sommes venus là pour trouver des pentes à skier. Du coup tout le monde s’équipe et c’est parti pour les premiers virages à ski/snow de la saison. Les premiers mètres sous le sommet sont un peu raides et les 950m de montée se font sentir. Mais une fois les premiers virages engagés le corps reprend ses habitudes, et nous profitons du restant de poudre pour faire nos traces. Plutôt que de redescendre par le vallon de l’aller, nous repérons un petit couloir sud qui offre 300m de pente plus raide.

T’es sûr que ça passe ? demande Sam

T’inquiètes, il n’y a qu’à se laisser glisser dans le couloir, après ça skiera tout seul !

Ni une ni deux je pars en trombe dans ce petit goulet, tout de suite rejoint par les acolytes qui enchaînent les virages.

Sam profite de la pente

Sam profite de la pente

Fab trace son chemin tout en courbes

Fab trace son chemin tout en courbes

La pente se radoucit et le vallon s’élargit, et le soleil déclinant nous accompagne dans notre descente. Les ombres jouent avec le relief et nous évoluons dans un univers féérique. C’est avec le sourire jusqu’aux oreilles et les jambes bien chaudes que nous rejoignons la voiture, satisfaits de notre première journée.

Instants de perfection

Instants de perfection

La vallée oubliée

Le lendemain le réveil est matinal. L’objectif du jour est situé plus loin et il faut 40 minutes de voiture pour s’y rendre. Une fois les skis et snow chargés dans la voiture, nous bifurquons au nord de Briançon pour nous engager dans la vallée de la Clarée.

Cabanes de Ricou

Cabanes de Ricou

Cette petite vallée qui s’est battue pour éviter le passage d’une autoroute reliant la France à l’Italie est encore un petit paradis. Les paysages y sont sublimes et les touristes absents.

Après avoir passé Névache, nous nous garons aux chalets de Fontcouverte, terminus de la route en cette saison.

Chalets suspendus en vallée de Névache

Chalets suspendus en vallée de Névache

Cette fois nous devrons porter un peu car la neige est plus haute. Après 20 minutes de marche, nous chaussons enfin skis et raquettes au refuge du Ricou et nous dirigeons en direction du vallon situé au-dessus.

Ça va être compliqué pour redescendre vu la quantité de pierres !

Les copains sont dubitatifs et ça se comprend. La montée est plus parsemée de pierres que de neige et malgré le fait que nous trouvions notre route pour monter, nous craignions de laisser des bouts de semelle sur ces rochers peu avenants à la descente.

On n’aurait pas dû prendre les snow !

lance Yo en voyant que la suite n’est guère plus engageante.

On tentera la descente par l’autre versant, il a dû prendre plus de neige

Je réponds sans grandes convictions.

Dans la boite !

Dans la boite !

Ascension dans les cailloux

Ascension dans les cailloux

La montée se poursuit

Alors que nous gravissons les derniers mètres du premier mur, nos doutes s’évanouissement pour laisser place à l’enchantement. Devant nous s’étend un lac glacé sur lequel se reflètent les rayons du soleil. La motivation revient vite et nous entamons la deuxième partie de l’ascension au-dessus du lac.

Quelques centaines de mètres plus haut, un second lac apparaît, niché entre les imposants blocs. Nous louvoyons dans cet univers minéral et blanc jusqu’au col. Cette fois le rythme est mieux calé que la veille et nous avançons d’un bon pas. Encore quelques mètres et nous apercevons un petit promontoire depuis lequel nous pourrons pique-niquer tout en profitant de la vue sur la vallée et les sommets environnants. Pas un souffle d’air, un soleil généreux et une bonne bande de potes, que demander de plus !

Face au lac Laramon

Face au lac Laramon

Sam à la Trace au-dessus du second lac

Sam à la Trace au-dessus du second lac

Fab approche, surveillé par les Ecrins

Fab approche, surveillé par les Ecrins

Pause repas

Petite pause au Paradis

Petite pause au Paradis

Après cette pause gastronomique nous repartons en direction du col qui nous permettra de basculer sur l’autre versant. Ici, le vent et la neige s’accordent pour créer une ambiance digne des grandes steppes glacées de l’est. On se sent un peu comme un aventurier, alors que ce soir nous serons tranquillement au chaud !

Sur les hauts plateaux de la Clarée

Sur les hauts plateaux de la Clarée

Malheureusement, l’heure avançant nous ne pourrons pas rejoindre le sommet et décidons de chausser au niveau du col. Ca n’est pas grave, la vue est belle et la descente sera longue quand même.

Une fois préparés, nous nous élançons sur une neige dure et compacte mais plus skiable qu’elle n’y parait. Nous nous engageons dans le versant nord en espérant trouver plus de neige qu’à la montée, et grand bien nous prend car effectivement ces faces sont plus garnies ! C’est parti pour 30 bonnes minutes de descentes jusqu’au refuge où nous troquons ski et snow contre les baskets pour rejoindre la voiture. Encore une bonne journée dans l’escarcelle !

Départ de l’équipée sauvage

Départ de l’équipée sauvage

 

Yo se fait plaisir sur les pentes ouest de la Gardiole

Yo se fait plaisir sur les pentes ouest de la Gardiole

Sam en snap

Sam en snap

Une petite dernière pour la route

Lundi matin, c’est le dernier jour. Il nous faut être plus efficace car certains reprennent la route vers 17h. Nous optons donc pour une sortie sûre et proche juste au-dessus de la maison, le pic de la Gardiole. Le début de la rando se prend via la route du col du Granon. Nous ne serons pas seuls aujourd’hui, quatre autres véhicules sont déjà dans le virage du départ mais ça n’est pas grave, nous devrions nous disperser dans la montagne. Aujourd’hui comme les autres jours le soleil est de la partie et le vent modéré. C’est encore une bien belle journée qui s’annonce !

Fab à la trace, face au grand Aréa

Fab à la trace, face au grand Aréa

Après avoir chaussés skis et raquettes nous entamons la dernière montée du weekend. La motivation est bonne et nous prenons le temps de profiter du paysage qui s’offre à nous. Après deux petites heures d’ascension, nous voici au sommet. D’ici nous pouvons voir le massif des Ecrins, comme une invitation à revenir pour une prochaine virée…  Comme prévu, la « foule » s’est dispersée et nous profitons seuls de ce moment au sommet, avant de redescendre en direction de la voiture.

Les stars au sommet

Les stars au sommet

Recherche de la belle combe

Nous avions repéré quelques combes exposées plein sud à la montée, et j’avais ma petite idée pour la descente, en espérant que le soleil fasse son travail et ramollisse la neige. Je m’élance dans une première pour tenter le coup, et bingo, le soleil a transformé la neige et nous skions sur une moquette de printemps fort agréable. Nous n’aurons pas eu la poudre mais nous aurons eu du bon ski ! Encore quelques virages sous la masse imposante du Grand Aréa, et nous rejoignons la voiture, heureux d’avoir pu profiter de cette ultime descente.

Yo dans ses œuvres

Yo dans ses œuvres

Sam trace le bord de la combe

Sam trace le bord de la combe

Derniers instants de montagne

Derniers instants de montagne

Conclusion sur nos 3 jours de Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais

Malgré le manque de neige de ce début de saison, avec un peu d’imagination il est tout à fait possible de trouver du bon ski autour de Briançon. Et en trois jours nous avons pu profiter de trois endroits différents chacun avec leurs charmes.

Les vallées qui partent de Briançon offrent donc un potentiel énorme pour le skieur de randonnée, et à peine plus loin les Ecrins invitent à venir gouter à la haute montagne.

Le grand pic de Rochebrune depuis l’Escalinade

Le grand pic de Rochebrune depuis l’Escalinade

Bref, lorsque l’on réunit les bons ingrédients (copains, bonne humeur et motivation) et qu’on les mélange dans un récipient adapté (la montagne est plutôt bien adaptée), on est sûr de réussir sa recette. Le seul risque… c’est d’en redemander !

En direction du dôme de Monetier

En direction du dôme de Monetier

Matériel utilisé durant nos 3 jours de Snowboard et ski de randonnée en Briançonnais

Catégorie Nom du modèle Marque Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ Est ce que ce choix a répondu à cette expérience raconté dans ce roadbook   Si c’était à refaire 
Vêtements / Sac à dos
Sac à dos Tilicho 32 + 8 Mc kinley Sac léger, bonne accessoirisation et bien adapté à la pratique de l’alpinisme Bon sac léger (à peine plus de 1kg), bien accessoirisé avec un contenant suffisamment grand pour y mettre le pique nique, les peaux, des vêtements chauds et une poche à eau. Le système de portage des skis est efficace. Pour ce type de sortie je reprendrai le même
Chaussettes Himalaya Missegle Chaleur La rolls royce de la chaussette chaude ! En poils de Yack et mohair de chevreau. Moi qui ai tout le temps froid aux pieds, je les ai gardé au chaud pendant les trois jours. Et fini les mauvaises odeurs grace à la laine. Je les reprends sans hésiter, grimper les pieds au chaud et sans mauvaises odeurs est un luxe non négligeable.
Gants Dry Edge Millet Technicité / Chaleur De bon gants bien adaptés pour les activités en hiver (ski de randonnée, Alpinisme). L’extérieur en cuir leur permet une bonne résistance aux accros et donc une bonne longévité. Tant qu’il n’a pas fait froid je les ai utilisé. Ils commencent à se faire vieux. Je réfléchis à prendre une paire type beta AR de Arc’Teryx ou bien Soloist glove de Black Diamond. En association avec les moufles pour le grand froid, ce type de gants répond à toutres les situations
Sous gants Forclaz soie Quechua Chaleur
Finesse
Prix
Bon apport de chaleur mais sous gant trop fragile. Les extrémités des doigts s’abiment vite et font des trous. Je choisirai des sous gants de construction plus solide type Gloves Liner ICEBREAKER
Lunettes de soleil The crush Quicksilver Catégorie 3 Lunettes bien enveloppantes et filtrant bien les UV. Petit hic, elles s’embuent rapidement lors d’un effort important Je prendrai des lunettes plus typées sport montagne pour éviter le désagrément de la buée (type julbo Bivouak)
Chaussures d’approche RT5,2 360° Quechua Poids, accroche, prix Une super chaussure de trail, accroche impressionnante et très bon maintien du pied Pour faire une approche légère avant de chausser les skis, elles vont parfaitement. Je reprendrai les mêmes
Pantalon Samson Mk Kinley Légèreté / Respirabilité Bon compromis pour ces sorties par beau temps ensoleillé. Très léger, sèche vite mais a tendance à se mouiller dans la neige lourde Largement suffisant pour ce type de sortie mais léger dès que le vent se lève ou que la température descend. Je prendrais plutôt un pantalon type Halo Pant de La Sportiva.
Doudoune Doswell UX Mc Kinley Chaleur
Légereté
Prix
Doudoune légère (400g) bien compressible et bien chaude. Manque juste une capuche pour bien isoler la tête du froid Je choisirai une doudoune légère dans ce style mais avec une capuche en plus type Patagonia Men’s Ultralight Down Hoody (mais ce n’est pas le même prix !)
Veste alpinisme Trilogy GTX Millet Légèreté
Technicité
Respirabilité
Veste encore plus légère que ma précédente, pèse le poids d’une plume et ne prend pas de place une fois rangée dans le sac. Testée par -15° avec vent fort, elle conserve à merveille la chaleur Je reprendrai la même
Polaire Softshell forclaz 700 Quechua Chaleur
Technicité
Respirabilité
Prix
Softshell chaude et respirante. Bonne deuxième couche m’accompagne dans toutes mes virées en montagne Je reprendrai la même, pas de signe d’usure après 3 ans d’utilisation intensive
T shirt technique Cold gear men’s evo mock Under Armour Chaleur
Respirabilité
Mon under armour me suit partout depuis plus de 6 ans, m’apportant toujours chaleur et respirabilité. Il était logique qu’il me suive encore une fois Je reprendrai le même.
Matériel spécifique
Batons Cham Kerma Poids, technicité Batons légers et disposant d’un grip pour le ski de randonnée. Très bien adaptés au ski. Ils ne se replient pas mais cela n’est pas utile pour le ski Je reprendrai les mêmes
Skis Aspect Atomic Poids, rigidité, skiabilité Un très bon compromis montée /descente pour ce ski qui conserve une excellente skiabilité. Réservé à ceux qui ont un bon niveau. Sa rigidité lui donne un rebond qu’il faut savoir valoriser Je reprendrai les mêmes
Peaux Aspect pro Atomic Prédécoupage / Qualité Une peau prédécoupée au ski en 100% mohair. Que demander de plus ? Très bonne accroche même sur neige dure (je n’ai toujours pas de couteaux !) Je reprendrai les mêmes
Fixations Vertical FT Dynafit Poids / valeur de déclanchement Une fixation suffisamment légère pour monter rapidement, mais suffisamment rigide pour descendre en grandes courbes. La combinaison idéale. Je reprendrai les mêmes
Chaussures de ski Radium Garmont Rigidité / Confort Des chaussures faites pour descendre. Bonne rigidité tout en conservant un confort relatif à la montée. Malheureusement elles sont trop lourdes et le débattement n’est pas suffisant pour permettre une montée tout en confort. Je prendrai un modèle type Spectre de La Sportiva, qui garde une excellente rigidité et un débattement efficace avec 1kg de moins la paire.
Image / GPS
Altimètre on gu’up 700 Quechua Fiabilité
Prix
Le même capteur que sunnto pour moitié moins cher. Pourquoi s’en passer? Cet altimètre remplit toutes ses fonctions et s’avère d’une excellente précision. Robuste et fiable, c’est tout ce qu’on peut lui demander. Je reprendrai le même
Appareil photo RX-100 Sony Compact
Poids
Capteur de reflex
Un petit bijou cet appareil. Ouverture de 1,8 à 11, un capteur de réflex et un mode débrayable permettant de faire des photos plus belles les unes que les autres. Le must pour ceux qui recherchent une qualité d’image de reflex dans un compact robuste et léger. Très bon comportement de la batterie malgré le froid (4 jours sans recharger) Je reprendrai le même. Pour des sorties plus longues et froides je rajouterai une batterie pour être sûr de ne pas être bloqué
Trépied Tripod maxi Somikon Versatilité
Légereté
Super trépied léger, robuste et modulable. On peut l’accrocher partout et proposer des cadrages originaux. Je reprendrai le même

 

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