Trois jours en solitaire et en kayak à travers Whanganui Journey !

par Expérience Outdoor
Détente à bord de mon kayak

Angélique WROBEL nous partage son expérience de 3 jours en canoë/kayak à travers Whanganui Journey.

Traversée de Whanganui Journey en Kayak

Ravie de faire cette Great Walk

Information sur la Great Walk de Whanganui Journey

Dates  :

27 septembre au 29 septembre 2018.

Lieux :

Nouvelle Zélande. Ile du Nord. Région de Whanganui/Manawatu. Parc national de Whanganui.

Participant :

Angélique Wrobel, petit bout d’aventurière de 22 ans, solitaire dans l’âme. Je suis une grande amoureuse de la nature et d’expérience outdoor en tout genre.

Exception faite d’une sortie de 3h en kayak de mer en Guadeloupe il y a un an de cela, je n’avais pour ainsi dire aucune expérience dans ce domaine. Je ressentais le besoin de m’isoler et de communier avec la nature, à l’écart de la société pendant quelques jours, durant mon PVT dans le pays des kiwis.

Où dormir :

Il est possible de séjourner soit en camping soit en hut, accessible depuis la rivière. Le parc est géré par le département de la conservation.

Si vous démarrez la randonnée à partir de Taumarunui sur 145km, il n’y aura aucune hut pendant les deux premiers jours.

Vous pourrez planter votre tente au choix sur les campings de Ōhinepane (22km), Poukaria (36km), Maharanui (53km), Whakahoro (57km), Mangapapa (68km), Ōhauora (84km), John Coull (94,5km), Mangawaiiti (104km), Mangapurua (113km), Tīeke Kāinga (123,5km) et enfin Ngāporo (136km).

Le camping de Whakahoro est un peu particulier puisqu’il dispose en plus d’un dortoir de 10 lits superposés. Mais il ne s’agit pas là d’un refuge à proprement parler. Il n’y a ni cuisine, ni chauffage.

Le camping sauvage est interdit, vous devrez obligatoirement camper sur les zones désignées.

Il n’y a que deux Hut/cabanes sur Whanganui Journey : John Coull Hut (24 lits) et Tīeke Kāinga (20 lits). Elles sont toutes deux équipées de matelas, de toilettes sèches, de réservoir d’eau de pluie, d’une cheminée et d’une cuisinière à gaz.

La cabane de John Coull dispose aussi d’une radio d’urgence et un gardien y est présent la plupart du temps.

En haute saison (1er octobre au 30 avril), il est indispensable de réserver ses nuits en camping (15$ la nuit) ou en hut (32$ la nuit) sur le site du DOC.

En basse saison (1er mai au 30 septembre), les réservations ne sont pas nécessaires. C’est premier arrivé, premier servi pour ainsi dire. Les campings du DOC sont gratuits et les refuges sont à 15$ la nuit.

Ayant choisie de pratiquer la version courte de la great walk, j’avais dormi à la hut de John Coull la première nuit, et à la hut de Tīeke Kāinga la deuxième nuit.

Où se restaurer/où se réapprovisionner :

Il n’existe aucun lieu de restauration, ni magasin quelconque sur la rivière de Whanganui. C’est à vous de prendre des provisions suffisantes pour toute la durée du trek.

Vous pourrez vous approvisionner dans les supermarchés de Taumaranui ou Whanganui si vous prévoyez cette great walk en 5 jours. Sinon, la plupart des sociétés de location de canoé/kayak pour la version de trois jours se situent à Ohakune et Raetihi, qui comportent chacune bon nombre de supermarchés divers.

Provision d’eau : une bouteille d’eau de 1,5L qui m’a permis de tenir 3 jours.

Je ne suis pas un exemple à suivre sur ce cas, mais j’avais froid et je n’avais pas du tout soif. Il est possible de remplir sa gourde dans les campings et les cabanes présentes le long de la rivière.

Provision de nourriture : 4 boîtes de thon (lunch jour 3), une grande box de salade de riz/thon/tomate/œufs (souper jour 1 et 2), quatre sandwiches au thon (lunch jour 1 et 2), du thé, des fruits secs, des barres énergétiques et deux pommes pour le petit déjeuner et les en-cas.

J’avais préparé ma salade de riz et les sandwiches la veille au soir de la great walk.

Office du tourisme :

– Centres d’informations touristiques I-site d’Ohakune et de Taumarunui

– Centre d’information touristique I-site de Whanganui

Juste avant le départ, je me suis renseignée sur la météo à l’office de tourisme d’Ohakune, situé à 12 minutes en voiture de Raetihi où se trouvait ma compagnie de location de canoé/kayak.

Caractéristiques de la great walk de Whanganui Journey :

Perdu en plein cœur du parc national de Whanganui, ce trek Whanganui Journey est l’unique great walk de Nouvelle-Zélande à se pratiquer entièrement en canoé/kayak. Celle-ci peut se pratiquer au choix en 5 jours au départ de Taumarunui (145km), ou en 3 jours au départ de Whakahoro (87km).

La rivière de Whanganui est composée de rapides classés au grade 1 et 2.

Vers la fin du trek, peu avant Pipiriki, les rapides sont un peu plus importants mais il y a possibilité de les éviter pour les moins téméraires.

Au niveau de Ngaporo, il y a un rapide assez important et excitant mais de très courte durée. C’est aussi à ce niveau-là que passe les jets-boat emplis de touristes en quête de sensation forte.

Le trek est composé de nombreuses cascades, surtout le troisième jour dans la partie la plus pittoresque de la rivière entre Whakahoro et John Coull.

A bord de votre canoé/kayak, le paysage est diversifié entre collines recouvertes de brousse, vallées spectaculaires, gorges profondes, terres agricoles, falaises emplies de verdures et de végétation, bush et arbres plus ou moins exotiques.

Concernant la faune, il y a possibilité pour les plus attentifs d’observer ou d’entendre de nombreux oiseaux ; notamment le riroriro (fauvette grise), le tiwaiwaka (fantail), le miromiro (tomtit), le kereru (pigeon indigène), le toutouwai (robin) et le canard bleu.

Whanganui est le plus long fleuve navigable de Nouvelle-Zélande, avant de retomber dans la mer de Tasman.

Quoi d’autre dans les environs de Whanganui Journey :

Entre John Coull Hut et Tīeke Kāinga se trouve le célèbre « bridge to nowhere ».

On y accoste à partir de Mangapurua sur la rive gauche. Un panneau du DOC signale sa présence.

Un peu plus loin sur la rive droite se situe le camping de Mangapurua.

Le «pont vers nulle part» est un vestige historique qui fut construit au milieu des années 30 pour les soldats de la Première Guerre mondiale afin d’atteindre une colonie aujourd’hui abandonnée.

La difficulté d’accès de la région aux échanges commerciaux et la difficulté de transformer la forêt indigène en terre agricole eu raison des rêves et des espoirs brisés de ces pionniers.

Cette zone fut abandonnée et les territoires alentours étaient déjà déserts une fois le pont achevé.

Un sentier de 40 minutes aller-simple permet d’accéder à ce pont. En pratique, j’ai mis 20 minutes. Des toilettes sèches sont aussi présentes le long du sentier pédestre.

Bibliographie :

Je n’ai bouquiné aucun ouvrage pour préparer cette randonnée nautique mais il existe un livre en anglais assez documenté sur ce sujet pour les personnes intéressées : « Guide to the Whanganui River » par New Zealand Recreational Canoeing Association.

Liens Internet :

https://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/places-to-go/manawatu-whanganui/places/whanganui-national-park/things-to-do/tracks/whanganui-journey/#page-id-7061

https://www.visitruapehu.com/explore/whanganui-national-park/whanganui-journey/

Carte de Whanganui Journey issue du DOC (brochure officielle)

Carte de Whanganui Journey issue du DOC (brochure officielle)

Résumé en vidéo de mes 3 jours en kayak à travers Whanganui Journey

Quelques sociétés de locations :

Vous pouvez pratiquer cette Great Walk soit en kayak soit en canoé (embarcation la plus fréquemment emprunté).

Les sociétés de location sont nombreuses et se situent pour la plupart à Ohakune ou à Raetihi pour la version plus courte de 3 jours.

Attention cependant, vous ne pourrez pas louer un kayak si vous êtes seul. Vous devrez vous joindre à un groupe existant pour le début. Libre à vous ensuite de vous séparer et de continuer chacun de votre côté.

En basse saison

c’est plus problématique pour se joindre à un groupe car il n’en existe pas forcément, ce qui fut mon cas. J’ai dû m’arranger avec deux français sur facebook pour faire coïncider leur départ avec le mien afin de pouvoir louer un kayak.

J’ai payé 180$ pour 3 jours de location de kayak. Plus le groupe est nombreux, moins c’est coûteux.

Il existe aussi des options guidées et bien plus chères (700$ à 950$).

A mon sens néanmoins, cette randonnée est bien mieux en étant libre et sans accompagnement quelconque. Vous pourrez vous ressourcer au sein des flots de la rivière, vous laisser bercer par le courant des vagues, écouter le chant mélodieux des oiseaux et contempler sans pression les cascades à foison qui jalonnent la rivière…

Si vous avez un kayak, vous aurez le droit à un seul bidon en plastique pour ranger vos affaires. Si vous êtes en canoé, vous aurez le droit à deux bidons en plastique par personne (un grand et un petit).

J’avais choisi la société « Whanganui River Canoe » et j’en fus très satisfaite. Il s’agit d’une petite entreprise familiale gérée par Rebecca Mead et Ben Adam et. Ils sont très sympathiques et souriants. Le matin avant le départ, j’avais eu le droit à des boissons chaudes gratuites pendant le briefing. Au retour, j’avais eu le droit à des frites, un chocolat chaud et une douche chaude gratuite. Ils sont disponibles et à l’écoute, je les recommande fortement.

Coût total de cette aventure :

– 180$ : 3 jours de location de kayak

–  30$ : 2 nuits aux refuges de John Coull et de Tīeke Kāinga (en basse saison)

–  45$ : courses alimentaires pour 3 jours de provision au supermarché New World (pain, tomate, boîtes de thon en pagaille, barres énergétiques et céréalières, riz, fruits sec, pommes etc…)

> Budget total = 255$

Choix de la période/saison :

J’ai pratiqué cette randonnée en basse saison, les températures étaient fraîches et les nuits froides mais j’avais l’avantage de me retrouver seule au milieu de nulle part. Nous n’étions que 7 sur toute la portion navigable de la rivière. En outre, les campings étaient gratuits et les cabanes à moitié prix. Néanmoins, j’ai eu beaucoup de pluie et de grêle le premier jour, et un peu d’averse le deuxième jour.

En été, vous aurez du mal à vous retrouver complétement seul et vous croiserez souvent des canoés devant et derrière vous. Mais les températures seront très chaudes et vous pourrez vous désaltérer d’un petit plongeon dans la rivière. En outre, vos vêtements ne mettront pas longtemps à sécher et les journées seront beaucoup plus longues.

Un peu d’histoire :

Dans le passé, la rivière de Whanganui était un axe de communication majeur. Les maoris indigènes s’y établirent en premier et construisirent un système de sculpture en terrasse.

La vallée fut colonisée à partir de 1100 après JC par Te Atihaunui, un peuple paparangi.

Plus l’espace de vie était mieux géré et la nourriture abondante, plus le mana (le prestige) de la tribu était important.

Par la suite, la rivière fut développée et exploitée comme une voie commerciale par les colons européens.

Récit de mes trois jours en solitaire et en kayak à travers Whanganui Journey !

Jour 1 (jeudi 27 septembre 2018) : Whakahoro à John Coull Hut = 37,5km

Une entreprise compliquée

Le grand jour est arrivé ! Je n’avais pas dormi de la nuit tant l’impatience était à son comble. Cette fameuse randonnée que j’espérais pratiquer depuis plusieurs mois arrivait enfin.

Cette dernière n’avait d’ailleurs failli ne jamais voir le jour puisque quelque jours auparavant, aucune société de location ne voulait me louer un kayak, étant toute seule…

L’une de ces dites sociétés m’avait proposé de me joindre à un groupe plus tard, mais la date proposé était trop lointaine et j’avais des impératifs quant à mon prochain travail.

J’étais désespérée, il était hors de question de pratiquer cette Great Walk en été, je ne voulais pas me retrouver acculée à des canoés tout le long de l’aventure et renoncer à mon intimité en rivière.

Fort heureusement, j’ai réussi à m’arranger avec un jeune homme français sur facebook pour faire coïncider son départ avec le mien. Je pouvais donc enfin louer mon propre kayak ! J’étais follement excitée et surtout, soulagée !

Le départ

Je me rends avec mon compagnon français de départ et l’une de ses amies à la société de location « Whanganui River Canoe » situé à Raetihi aux alentours de 6h30 du matin. Une femme est présente et nous accueille avec chaleur. Nous nous installons dans un petit salon, attenant au bureau, pour visionner un « film » en anglais où il est question de prévention, des mesures de sécurité, des risques et des consignes à suivre quant à cette Great Walk. Des boissons chaudes nous sont servies. Nous signons les contrats et nous découvrons enfin nos kayaks.

Des bidons nous sont donnés et je découvre pour la première fois le casse-tête qu’est le fait de ranger un sac de 70L dans un petit bidon en plastique. Têtue, je refuse de vider mon sac et de le laisser dans mon van. J’avais passé une heure à le préparer la veille et je tenais absolument à le prendre. Je ne voulais pas porter mes affaires une par une au refuge chaque soir lorsque j’accosterai avec mon kayak. Un seul aller avec mon sac-à-dos suffirait. Une vraie tête de bourrique ! Je l’ai regretté amèrement par la suite…

Après m’être allongée de tout mon poids sur le couvercle du bidon et pliée quelque peu l’armature de mon sac-à-dos, j’arrive enfin à refermer mon bidon après 5, 6 minutes d’efforts.

Nous prenons ensuite la route pour Whakahoro et le bitume laisse bientôt place au gravier. Des paysages scéniques emplis de bush s’étendent sous nos yeux mais je finies par m’assoupir

Whakahoro

Peu avant 10h, nous arrivons à Whakahoro. Je reçois alors kayak, pagaie, gilet de sauvetage et carte. La balise de secours sera confiée à mon compagnon français. J’aurais voulu en avoir une pour moi mais le gars de la société ne savait pas que je partirais seule de mon côté dès que j’en aurais l’occasion.

Distribution du matériel avant le départ sur la rivière de Whanganui Journey

Distribution du matériel avant le départ sur la rivière de Whanganui

Un couple d’anglais et deux américaines partent le même jour en canoé avec une autre compagnie. Nous serons en tout 7 sur la rivière.

Première étape : John Coull hut

Je commence à donner mes premiers coups de pagaies sur cette mythique rivière chargé d’histoire. Il y a peu de courant, si je ne pagaie pas, je n’avance pas. Le ciel est gris et il fait quelque peu frais. Je porte toutes mes couches de vêtements qui m’apportent chaleur et réconfort.

Le calme avant la tempête du début de mon parcours de Whanganui Journey

Le calme avant la tempête

Par moment, mon kayak se met à dériver d’un côté de la berge. Je me mets alors à pagayer dans le sens inverse de toutes mes forces, plongeant ma pagaie avec vigueur et rapidité au fond de l’eau, en vain…

Il est alors facile d’esquiver les autres personnes puisque je fais des zigzags sans arrêt entre les deux falaises. Je parcours bien plus de kilomètres que prévu.

Midi arrive et j’accoste au camping de Mangapapa après 1h45 de kayak. Je commence à manger deux sandwichs au thon préparés la veille au soir.

Mais par inadvertance, je fais tomber le premier par terre, presque entier ! Je le ramasse, pensant l’essuyer et le manger.

Mais la terre s’est engouffrée dans le thon… Je le repose par terre. Aujourd’hui, les oiseaux auront un petit buffet à se mettre sous le bec !

Il se met à pleuvoir. Je me remets en route après 30 minutes de pause

Le déluge

L’après-midi, un torrent d’averse s’abat sur ma pauvre tête. La pluie bat son plein et laisse place peu après à la grêle. Je suis trempée et gelée. Je commence à claquer des dents. J’essaye de positiver et de chanter mais les grêlons me tombent dans la bouche.

J’ai du mal à garder les yeux ouverts, je baisse la tête et je poursuis le chemin avec un seul objectif : arriver à la cabane le plus rapidement possible. Je n’observe même plus le paysage qui s’étend sous mes yeux mi-clos.

Pourtant, celui-ci est magnifique : j’aperçois une quarantaine de cascades, mais aussi une grotte qui est tapu (sacré en maori), des kereru, des tui, des canards bleus et des oiseaux divers.

Je pagaie entre deux falaises rocheuses et luxuriantes de végétation. J’ai envie de prendre des photos et des vidéos, mais je n’en aurais guère le courage avec cette météo infernale.

Arrivée et réjouissance à la cabane de John Coull

En fin d’après-midi, j’arrive enfin au refuge de John Coull après 5h supplémentaire de kayak. J’accroche mon kayak à ceux des deux autres français, déjà arrimés. Je suis transi de froid et mes dents jouent des maracas.

Je regrette amèrement d’avoir porté toutes mes couches de vêtements sur moi dès le premier jour. Excepté un tee shirt longue manche en mérinos et un jogging, je n’ai aucun vêtements secs à me mettre et les nuits sont fraiches ici. L’hiver vient tout juste de s’achever.

Mon compagnon français de départ me prend en pitié et me prête l’un de ses manteaux pour dormir. Je lui en suis reconnaissante.

Les articulations de mes bras me font mal et je fais quelques étirements. Pagayer comme une dératée lorsque mon kayak dérivait de droite à gauche m’a laissé quelques souvenirs…

Je me blotties près du feu et je mets mes vêtements à sécher pour le lendemain, sans grand espoir (et avec raison !). Je mange une salade de riz au thon/tomate/œufs au soir accompagnée d’une tasse chaude et fumante de Rooibos à la vanille.

Le gardien du refuge est présent et raconte quelque belles histoires à propos de cette rivière, sans compter les différentes péripéties qui lui sont arrivés. Il est sympathique et très intéressant.

Une nuit fraiche et inconfortable

La nuit tombe et je pars conquérir mon sac de couchage vers 21h, je suis fatiguée.  Les autres randonneurs font de même.

Je n’aurais pas le courage de sortir dehors afin d’observer les chauves-souris en pleine nuit. Pourtant, cet endroit est très particulier puisque c’est l’une des rares places où l’on puisse apercevoir dès le crépuscule les Pekapeka, c’est-à-dire des chauves-souris à queues longue.

La nuit sera frisquette et rude. Je maudis mon sac-de-couchage qui ne m’apporte aucune chaleur. Et je me maudis pour ne pas en avoir acheté un plus chaud depuis tout ce temps. Cela fait déjà plusieurs années que je le supporte en vain. Je me blotties en boule et j’endure cette nuit sans repos…

Jour 2 (vendredi 28 septembre 2018) : John Coull Hut à Tieke = 29km

Un réveil en douceur

Le soleil perce de sa lumière le dortoir de la cabane. Je me lève peu avant 8h et je constate avec joie que je ne ressens plus aucune douleurs ni courbatures.

Je mange rapidement une pomme pour le petit déjeuner avant de remettre mes vêtements mouillés. La sensation est très désagréable, d’autant plus avec la fraicheur du matin. Le pantalon me colle à la peau et mes vestes dégoulinantes d’eau refroidissent mon torse.

Je reprends la route avec empressement, impatiente de me réchauffer à coup de pagaie.

Le ciel se pare d’un bleu lumineux qui me réchauffe le cœur.

Kayak sous un joli ciel bleu à travers Whanganui Journey

Kayak sous un joli ciel bleu

Je sangle ma go pro autour de ma tête en quête de jolis souvenirs. Les collines autour de moi sont recouvertes par la brousse.

Le paysage est splendide, je suis comblée. Je peux apercevoir des hêtres, des sortes de palmiers et bon nombre de fougères etc…

Je ressens beaucoup de quiétude et cette journée est infiniment plus belle que celle de la veille. Mais cela n’allait pas durer…

Une matinée mouvementée…

Après une heure à pagayer l’esprit serein, je coince mon kayak sur un lit rocheux dans les rapides, en plein milieu de la rivière.

Misérables cailloux !

De toutes mes forces ma pagaie contre les rochers, je tente de m’extirper de cette situation en poussant, afin de faire avancer mon kayak, sans grand résultat.

Je n’ai alors pas d’autre choix que de descendre de mon kayak afin de le pousser hors des rochers.

L’eau fraiche m’arrive jusqu’aux genoux. Je suis désappointée, je commençais tout juste à sécher ! Je sens les courants frapper mes mollets. Cette baignade précoce me revitalise.

Je pousse mon kayak mais celui-ci se laisse aussitôt emporter par les rapides !

Je le retiens de justesse avec la corde mais je n’arrive pas à le maintenir droit afin de monter en son sein. Un kayak a très peu d’équilibre, c’est difficile d’y monter sans basculer dans l’eau, surtout en plein rapide !

…mais je m’en sors

J’essaye tant bien que mal de le ramener vers moi mais il ne cesse de dériver en avant. J’avance un peu plus et l’eau m’arrive bientôt au niveau du nombril. Je m’enfonce de plus en plus profondément dans la rivière.  C’est maintenant ou jamais ! Hors de question de finir à la nage !

Je respire un bon coup et remonte dans mon kayak, priant pour qu’il ne se retourne pas sous mon poids. Fort heureusement, cela n’arriva pas. J’étais satisfaite mais de nouveau gelée…

Je retrouve plus tard les deux autres français prenant une pause sur une berge rocheuse. Je leur raconte ce qu’il m’est arrivé et ils me confieront la balise de secours par mesure de sûreté. J’aurais aussi le droit à une petite leçon de kayak pour apprendre à ne plus dériver en zigzag, emporté par des courants cachés.

J’en fus forte aise car après cela, je n’ai plus dérivé de toute l’aventure !

Je pagaye sur le Whanganui Journey avec plus d

Je pagaye avec plus d’aisance et de rapidité sur l’un des Great Walk de Nouvelle-Zélande

J’arrivais à maintenir constamment mon kayak en plein milieu de la rivière. Adieu les kilomètres superflus et les efforts acharnés !

Le pont vers nulle part

Après 3h de kayak, je m’arrête à Mangapurua pour le midi. C’est ici que se trouve le fameux « Bridge to Nowhere ». J’arrime mon kayak et je commence à entreprendre le petit sentier de 40 minutes qui mène jusqu’à ce pont historique. Il se remet à pleuvoir mais je suis couverte par les arbres. Je marche d’un bon pas, j’ai très froid et c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me réchauffer.

J’arrive rapidement au pont après 20 minutes de marche seulement.

Pause à Mangapurua durant la traversée de Whanganui Journey

Bridge to Nowhere à Mangapurua

Je mange mes deux derniers sandwichs au thon sous un ciel grisâtre et pluvieux. Je prends bon nombre de photos. J’en effacerais presque tout autant par la suite, les gouttes ayant envahis l’objectif de ma go pro.

Bridge to Nowhere en Nouvelle-Zélande durant la traversée de Whanganui Journey

« Le pont vers Nulle part » en français, vu de l’autre côté

Au retour, je monte jusqu’à un point d’observation un peu plus en hauteur. Ce pont est vraiment au milieu de nulle part, entouré de part et d’autre par le bush néo-zélandais ! Je comprends pourquoi les pionniers ont désertés ce lieu.

Mangapurua en Nouvelle Zélande durant la traversée de Whanganui Journey

Bridge to Nowhere : son nom prend tout son sens

Quel travail cela a dû être pour acheminer tout le matériel de construction jusqu’ici. Je suis admirative…

Une chute à l’eau

Je redescends ensuite vers la berge afin de reprendre possession de mon kayak. Il est accroché le long d’une paroi rocheuse. Je pensais le dénouer de sa corde et le ramener vers la berge afin d’y monter plus aisément.

Malheureusement, la berge était déjà prise par des adolescents en sortie canoé avec une guide. Celle-ci me demande de reprendre mon kayak tout de suite car d’autres adolescents doivent encore arriver.

Je n’aime pas être mise en situation d’urgence.

Pour remonter dans mon kayak je vais devoir enjamber et descendre la paroi rocheuse . Je ne me sens pas du tout en confiance. La paroi est assez haute et offre peu de prise. Le kayak est en contre-bas et ne se situe pas à mon niveau. Je crains de tomber à l’eau…

Mon beau kayak utilisé pour la traversée Whanganui Journey

La paroi rocheuse avec mon kayak en contrebas

La débacle

Je respire un bon coup et je pose mon premier pied sur le kayak, qui évidemment, s’éloigne de moi. Grand écart au-dessus de l’eau puis je passe rapidement mon deuxième pied. Je n’aurais pas le temps d’y glisser l’ensemble de mon corps car entre-temps, le kayak s’est éloigné encore plus de la paroi rocheuse.

Je me retrouve alors à faire le pont, le dos vouté et penché en arrière. Deux pieds sur le kayak, mes deux mains agrippées à la paroi rocheuse, le dos face à l’eau, la tête fixant le ciel. Il fallait voir ça ! Un véritable sketch avec une foule de spectateurs pour observer cette scène ridicule pour moi, risible pour eux. Personne ne me vient en aide évidemment.

J’essaye de tenir dans cette position tout en poussant le kayak vers la berge à l’aide de mes pieds. Je crois de toutes mes forces pouvoir remonter dans le kayak, j’en suis convaincue, je peux y arriver ! Je n’en doute pas un seul instant !

Mais l’inévitable arriva… Le kayak, au lieu de revenir, s’éloigna de la paroi encore plus et PLOUF ! Je tombais à l’eau…

Ce fut la douche froide, l’eau était glacée ! La guide qui accompagna les adolescents fut très réactive et me tendu une corde pour remonter sur la berge. J’étais trop gelée pour refuser par fierté. Elle remonta ensuite les canoés des adolescents plus en avant, afin de faire de la place sur la berge pour mon propre kayak, bref mon idée de départ…

Je repris la route en claquant des dents, mais au moins, la pluie s’était arrêtée

Un paysage rural

Je suis ravie de pagayer à nouveau sur la rivière. J’ai encore 2h de kayak jusqu’à la hut de Tieke normalement. Mais j’ai tellement froid que je parcours les 11km restant en 1h à peine.

J’essore mon bonnet en laine népalais de temps en temps, mais jamais avec force. Je crains de l’abîmer. D’autant plus que mon pompon ne tient plus très bien. J’avais eu l’idée de génie de le porter pour du jardinage en helpx quelques mois plus tôt. Et il s’était coincé dans les épines des plantes que je taillais à coup de sécateur… Bref, j’essayais d’en prendre le plus grand soin désormais, quitte à laisser l’eau dégouliner sur mon visage blafard.

Les paysages qui s’étendent sous mes yeux se diversifient au fur et à mesure de mon cheminement.

Les falaises rocheuses laissent place à un paysage plus vallonné. Je croise des moutons, des chèvres, des vaches, des veaux et une famille d’oies.

Cela devient plus rural et je me mets à songer avec nostalgie à mes derniers mois passés en tant qu’assistante fermière dans une ferme laitière pendant la saison du vêlage dans la région du Waikato.

Lorsque je croise mes premières vaches sur cette rivière, c’est la folie ! Je deviens exubérante et leurs cris toutes sortes de compliments en anglais. Je suis ravie de retrouver mes compagnes de ferme, même si je ne les connais pas à vrai dire. Mais qu’importe, ce sont mes copines !

Panneau officiel du DOC signalant le refuge lors de la tarversée Whanganui Journey

Refuge Tieke Kainga

Arrivée au refuge de Tieke Kāinga

Durant la dernière demi-heure, la pluie s’invite par mégarde et je pagaie d’autant plus vite que mes vêtements dégoulinent d’eau. Je ne me suis pas encore remise de ma chute.

Un panneau annonce bientôt l’arrivée imminente à Tieke. Je suis perplexe, j’aperçois des bâtiments sur ma droite mais aucun panneau officiel du département de conservation. Serait-ce sur la droite ?

J’arrête de pagayer, afin d’être sûr de ne pas rater l’aire d’accoste. Malheureusement les rapides se mettent de la partie et je ne peux ni les éviter ni les contourner. Je suis en plein milieu de la rivière lorsque je vois un panneau annonçant le refuge… sur la gauche !

La berge est minuscule et mon kayak est emporté vers l’avant. Je pagaye de toutes mes forces à gauche, contre le courant de peur de rater la berge mais ce ne fut pas le cas. Je descends et noue la corde de mon kayak au canoé des américaines.

Lorsque j’arrive à la hut de Tieke, je me sens frigide. Je suis d’autant plus désappointée que je n’ai pas de vêtements sec à enfiler exception faite de mon jogging pour dormir.

Fort heureusement, lorsque mon compagnon français de la veille arrivera au refuge, il me prêtera deux vestes supplémentaires pour la nuit. Et Kate, l’une des deux américaines, me prêtera une serviette pour me sécher.

Une communauté Maori

Les alentours de la cabane de Tieke sont magnifiques avec la présence d’un Marae (lieu de rassemblement sacré et spirituel, centre des évènements et manifestations principales) et d’un totem Maori.

Une arche Maori dans la communauté de Tieke Kāinga lors de la tarversée Whanganui Journey

Entrée du refuge Tieke Kainga

Rivière de Whanganui Journey en arrière plan

Vue de l’autre côté de l’arche vers la rivière Whanganui

Les Te Whānau o Tieke, une famille maori, habitent la communauté de Tieke Kāinga. Les terres attenantes font l’objet d’une revendication territoriale par ce peuple tribal.

Refuge de Tieke Kāinga durant la traversée de Whanganui Journey

Marae et totem Maori en Nouvelle-Zélande

Une étape du Great Walk lors de la traversée de Whanganui Journey

Aperçu du refuge de Tieke Kāinga

Je passe la soirée blottie auprès du feu avec les autres randonneurs. Les conversations vont bon train et la bonne humeur règne dans le refuge.

Je finis ma salade de riz de la veille, accompagnée d’un thé vert à la menthe réconfortant. Je me couche vers 21h30.

Jour 3 (samedi 29 septembre 2018) : Tieke à Pipiriki = 21,5km

Dernière journée, dernière ligne droite

Je me lève peu avant 7h. C’est le dernier jour et cela me rend triste. Je n’ai absolument pas faim et je reprends la route en kayak sans petit déjeuner. D’humeur nostalgique je n’ai pas vu les jours précédents passer…

Je ne suis guère pressée d’arriver. Curieux puisque je suis partie la première, les autres randonneurs s’attardant plus longtemps au refuge.

Je quitte le refuge lors de la Whanganui Journey

Je quitte le refuge en Nouvelle-Zélande

J’essaye de prendre mon temps pour profiter de l’environnement naturel d’une beauté sauvage.

Détente à bord de mon kayak durant Whanganui Journey

Dernier moment sur la rivière Whanganui

Je m’arrête régulièrement pour me reconnecter à la nature. Je ferme les yeux, je respire à plein poumons les odeurs avoisinantes, j’écoute avec attention le chant des oiseaux, le bruissement du vent et la rivière qui s’écoule doucement…

Après 12,5km, j’arrive au camping de Ngaporo.

Peu avant la berge, la rivière lance des défis avec des rapides conséquents mais de courte durée.

Eclaboussure dans les rapides de Whanganui Journey

Un des rapides sur Whanganui en Nouvelle-Zélande

Je me délecte de cette distraction et je suis toute excitée. C’est ici que j’ai pris la plus grosse vague de toute la traversée !

Deux ou trois jets boat emplis de touristes passent par là au même moment. Leurs vagues atteignent mon kayak qui tangue très fortement. Mais je ne tombe pas à l’eau, ouf !

Je descends ensuite de mon kayak, pied à l’eau, afin de le remonter sur la berge. Je prends mon lunch vers 10h du matin, conséquence de mon absence de petit déjeuner le matin même. J’ai un petit creux. Je mange rapidement deux petites boîtes de thon et je remonte dans mon embarcation.

Les merveilles de Whanganui Journey

Petite cascade sur la rivière Whanganui

Fin du trek et arrivée à Pipiriki

La journée est sublime, la météo est généreuse en ce jour. Il fait un grand soleil et le ciel est bleu. Aucune pluie ne vient gâcher la traversée. Cela change grandement de ces deux premiers jours !

Proche de la fin de ma randonnée nautique sur Whanganui Journey

Le soleil réchauffe et sèche mes vêtements

Je parcours les 9,5km restant dans la sérénité, l’esprit quiet et détendue, l’imagination débordante.

Traversée de Whanganui Journey en Kayak

Ravie de faire cette Great Walk !

Vers la fin, 200m avant Pipiriki, j’aperçois les derniers rapides de cette rivière. Je prends un grand plaisir à y foncer et à les prendre de plein fouet. Je m’amuse follement !

Derniers rapides sur le Whanganui River lors de la Whanganui Journey

Derniers rapides sur le Whanganui River

Mais ma randonnée nautique arrive à son terme et je quitte mon kayak avec regret.
Je me sens néanmoins heureuse et satisfaite de cette magnifique balade de 3 jours à travers les flots paisibles et tumultueux selon les moments, de Whanganui River.

Un très belle aventure lors de Whanganui Journey

Arrivée à Pipiriki, fin de la randonnée nautique sur Whanganui River

Ce que j’aurais voulu savoir avant / mes erreurs

Avec le recul, j’aurais emporté plus de vêtements techniques avec moi. Je ne voulais pas m’encombrer, je pensais remettre les mêmes vêtements sur plusieurs jours, et porter mon polaire et mon manteau au soir pour dormir. Je n’avais pas prévu que je serais trempée chaque jour de la randonnée, que cela soit à cause de la météo, d’une chute à l’eau ou des rapides.
En outre, je n’aurais pas dû porter toutes mes couches de vêtement sur moi le premier jour. J’aurais dû garder une veste au sec dans le bidon en plastique du kayak pour dormir le soir.

Trek en kayak sur Whanganui Journey

Mon kayak sur cette aventure Néo-Zélandaise

Le froid fut vraiment difficile à gérer, d’autant plus que je suis très frileuse de nature, un vrai glaçon sur patte.

Conclusion de ce trek en kayak lors de Whanganui Journey

Aventure sportive et nautique, observation de la faune et de la flore locale, cascades à profusion, réjouissance et rigolade dans les rapides, quiétude et bien-être : cette aventure m’a apporté beaucoup de plaisir.
Perdue dans la nature, à l’écart du temps et de la société, dans des vallées incroyables, je n’avais aucune envie de finir cette randonnée. C’était magique et mon imagination fut en ébullition constamment.
Le deuxième jour par exemple, pagayant sur les flots marron de la rivière, j’imaginais être sur l’Amazone, telle une Indiana Jones au féminin, le fouet et les piranhas en moins.

Bref, ce fut mémorable !

Matériel utilisé pour ce trek de 3 jours en kayak

Vêtements utilisé sur Whanganui Journey

CATEGORIE MODELE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX AU DEPART CE CHOIX A-T-IL REPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE SI C’ÉTAIT A REFAIRE
CHAUSSURE DE RANDONNÉE quest lady gtx SALOMON Maintien, confort et étanchéité dans l’eau. Les chaussures étaient assez hermétiques pour mettre pied à l’eau et tirer le kayak jusqu’à la berge, je ne ressentais pas tellement l’eau dans mes chaussures et je n’ai pas eu froid aux orteils.
VESTE POLAIRE DE RANDONNÉE forclaz 400 QUECHUA Prix, confort et liberté de mouvement. Cette veste a séché assez rapidement et j’ai pu la remettre le 3ème jour contrairement à mon manteau North Face plus long à sécher.
TEE SHIRT LONGUE MANCHE EN MÉRINOS X2 ICEBREAKER Léger et respirant. Aucun problème, séchage rapide.
MANTEAU DE SKI/MONTAGNE THE NORTH FACE Chaud, résistant, multifonction, bonne isolation. Lorsque je suis tombée à l’eau, la veste a mis beaucoup de temps à sécher mais elle m’a tenu au chaud la plupart du temps lorsqu’elle n’était pas complétement trempée.
BONNET KUSAN Chaud, douillet, avec un excellent maintien sur la tête. Ce bonnet a tenu ma tête au chaud jour et nuit.
MICRO-POLAIRE MILLET Bonne protection thermique. Chaud lorsque c’est sec.
JOGGING BASIQUE X2 Confortable. Trop long à sécher. J’aurais dû prendre un pantalon de randonnée rapide à sécher, un surpantalon de pluie et des guêtres.
PAIRE DE MITAINE B’TWIN Prix, maniabilité. Aucun souci, très rapide à sécher.
BANDANA/TOUR DE COU WILD KIWI Modulable. Doux et chaud.

Équipement de bivouac utilisé sur Whanganui Journey

CATEGORIE MODELE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX AU DEPART CE CHOIX A-T-IL REPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE SI C’ÉTAIT A REFAIRE
SAC DE COUCHAGE down ultralite 150 WILSA Très compact et léger (460g). J’ai eu froid toute la nuit et il ne m’a pas tenu chaud. J’investirais dans un sac de couchage plus volumineux mais plus chaud.
OREILLER Peu volumineux. Confort rudimentaire mais suffisant.
SAC À DOS forclaz 70 + 10 symbium access femme QUECHUA Confortable, grand espace de rangement. Mauvais choix. Beaucoup trop grand pour le bidon du kayak, même à vide, l’armature en métal du sac était trop grande et c’était très difficile pour refermer le bidon. J’ai perdu de l’espace de rangement et ce n’était pas pratique. J’aurais dû mettre toute mes affaires dans différents sacs en plastique, au sein du bidon.
CAMÉRA EMBARQUÉ hero 4 GOPRO Taille, légèreté et qualité vidéo. Avec deux batteries de secours supplémentaires, j’ai tenu les 3 jours mais pas plus.
30 commentaires
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30 commentaires

henriette WROBEL 28 octobre 2018 - 1 h 37 min

Superbe article très complet et très bien détaillé, accompagné de photos magnifiques et vidéo. Une autre façon de découvrir la Nouvelle-Zélande. Bravo !

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Meredith 28 octobre 2018 - 6 h 30 min

Génial!! Merci pour toutes ces informations 😉

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Meredith 28 octobre 2018 - 6 h 33 min

Belles photos! Une aventure qui donne envie!

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Lea 28 octobre 2018 - 6 h 47 min

Ça a l’air magique, les photos sont magnifiques, tu vends du rêve !! ??

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Van Haecke 28 octobre 2018 - 7 h 08 min

Moi je trouve ça genial ce que tu fais ?

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De rossi 28 octobre 2018 - 7 h 16 min

J’adore tes aventures ! Je te suis sur Facebook et C’est toujours un plaisir de lire tes aventures ! Celle là ne fais pas exception !

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sunsky 28 octobre 2018 - 7 h 42 min

Aventurière et écrivaine !!!
Je voyage à travers tes mots
Quelle belle découverte

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LisaSV 28 octobre 2018 - 8 h 52 min

Superbe récit très complet.

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Hélène Dhennin 28 octobre 2018 - 9 h 03 min

Très bien l’article ! ☺

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Chloé 28 octobre 2018 - 20 h 01 min

Très admirative du parcours d’Angélique! Un grand merci pour ce partage, agrémenté de jolies photos. Ça fait rêver!

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Desesquelles 30 octobre 2018 - 0 h 54 min

Superbe article merci de partager

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Mylene 30 octobre 2018 - 1 h 43 min

tu m’impressionera toujours ! 🙂

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Guillaume le dessinateur 30 octobre 2018 - 3 h 40 min

O top angélique super articles !!!

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Marie-Emmanuelle Cabas 30 octobre 2018 - 6 h 16 min

Félicitations pour ton courage et cette aventure qui te laissera des souvenirs pour toujours. Bravo pour cet article très complet.

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Marie-Emmanuelle 30 octobre 2018 - 6 h 21 min

Félicitations pour ton courage et pour cette aventure qui restera un merveilleux souvenir. Merci de la partager avec nous.

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Marie-Emmanuelle Cabas 30 octobre 2018 - 6 h 24 min

Félicitations pour ton courage et pour cette aventure qui te laissera de merveilleux souvenirs. Merci de partager ces moments avec nous.

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Walkusch 30 octobre 2018 - 8 h 09 min

Quel courage! Mais que ça doit etre beau.

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Delecroix 30 octobre 2018 - 9 h 17 min

Bravo petite aventurière ! Nous sommes tous très fiers de toi ?? C’est génial Yéti pour partager avec toi cette superbe expérience ? on attend avec impatience la suite de ton voyage ?

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Anonyme 31 octobre 2018 - 11 h 21 min

Felicitations pr cette excursion au top ??

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Claudia 31 octobre 2018 - 22 h 11 min

T’es vraiment une aventurière tenace ? bravo ? vraiment j’admire ton courage ? très bel article, de très belles photos ? ça donne vraiment envie de partir ? gros bisous à toi et bonne continuation ? ? ?

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Anonyme 3 novembre 2018 - 11 h 11 min

Super aventure !

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Loïc 7 novembre 2018 - 4 h 50 min

Salut Angelique j’espère qu’on se retrouvera bientôt (et pas dans une maison au bord des champs de kiwi cette fois haha) en tout cas profite de ton voyage et tes recits sont geniaux !

Loïc

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Roussel Cyril 8 novembre 2018 - 21 h 53 min

Bravo ma poule, tu as du voir de magnifiques choses mais tu en as également bavé… Hâte de te revoir 😉

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Aiko 8 novembre 2018 - 22 h 01 min

Super article 😀

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Sueva 9 novembre 2018 - 7 h 02 min

Cela devait être une super aventure ! Ton article est vraiment complet et sonne envie d’en faire autant. Félicitations pour ton courage lors de cette expédition et bonne continuation pour les prochaines

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Sueva 9 novembre 2018 - 7 h 02 min

Cela devait être une super aventure ! Ton article est vraiment complet et donne envie d’en faire autant. Félicitations pour ton courage lors de cette expédition et bonne continuation pour les prochaines

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Anthime Perrot 9 novembre 2018 - 12 h 58 min

Super article! Tu partage bien ton envie de voyager et d’y être! Egalement l’article est suffisamment détaillé pour comprendre comment tu as organisé ton périple en kayak, c’est super interessant!
Bravo!!!

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Dejaeghere 10 novembre 2018 - 10 h 07 min

Superbe article qui nous permet d’en savoir plus sur tes voyages, tes photos qui sont très belle ? Ça nous donne envie de suivre ton parcours et de partir à la découverte de la Nouvelle-Zélande et du monde. C’est un réel plaisir de te suivre. Merci et bravo !!!

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Viseux Sophie 11 novembre 2018 - 1 h 09 min

Superbe article! Tu as beaucoup de courage, mais ça en vaut le coup! Lorsque l’on voit tous ces magnifiques paysages que tu nous partage, cela nous fait voyager aussi ??? Que Saint-Christophe continu de te protéger pendant ton voyage. Plein de gros bisous ? et te souhaite le meilleur.

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Lostanlen 12 novembre 2018 - 12 h 34 min

Magnifique article ?merci de nous faire voyager

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