BEN NEVIS, The South Route

par Armel VRAC

Armel VRAC nous partage son expérience au Ben Nevis

PREAMBULE pour l’ascension du Ben Nevis:

Quand on habite en bord de mer, qui plus est en Normandie, le chemin à parcourir pour gagner les cimes enneigées peut paraître contraignant. Mais quand on y regarde de plus près, c’est aussi un terrain très propice à l’aventure. L’aventure à portée de main, épique et raisonnable.

“Ben Nevis, the South route” tire ses racines de principes simples : abandonner les idées fixes, croire aux alternatives, et si elles ne sont pas, les imaginer et surtout les mettre en œuvre.
C’est une autre approche des terrains de jeux que la nature nous offre par la pratique de la mobilité douce, un autre rapport au temps et à l’espace qui nous entoure, l’aventure sitôt la porte de mon domicile franchie, pour s’immerger, ressentir, rencontrer, découvrir et partager.

En 2014, j’ai réalisé une première approche basée sur la mobilité douce : « Camp de base LH* : Objectif Mont-Blanc » ou comment gagner le sommet du mont-Blanc depuis la mer. Ce premier acte réussi m’a permis d’appréhender la distance qui me sépare des massifs montagneux français ou européens de manière différente.
Pour ce deuxième volet, la destination du Ben Nevis fut très vite choisie. Point culminant des Iles Britanniques avec 1 344 mètres d’altitude, situé près de Fort William en Écosse, il fait partie des Monts Grampians dans les Highlands. Outre ses nombreuses voies d’ascensions aux difficultés multiples, l’approche du sommet offre un terrain de jeu varié et sans concession : de la traversée de la Mer de la Manche, à la mythique West Highland Way, qui relie Milngavie (près de Glasgow) à Fort William. Un parcours de 1 200 km, une immersion au cœur d’Albion…

La montagne, comme une quête longuement préparée, patiente, l’effort pour remonter à la source de son acte, un changement d’approche qui redonne du sens à ce qui nous entoure, le partage… Vous trouverez tout cela dans le projet « Ben Nevis, the South route » qui, je l’espère, saura vous attirer avec moi dans cette aventure.

Informations pour préparer l’ascension du Ben Nevis

Date :

Du vendredi 22 mai au samedi 06 juin 2015

Lieu :

Départ : Le Havre / Haute-Normandie / France  è Arrivée : Fort William / Highlands / Ecosse
Plus coutumière des traversées en solitaire vers le Brésil, point de départ de la Transat Jacques Vabre, la ville du Havre semble bien loin des voies « normales » qui mènent vers les sommets. Qu’importe les apparences !
Pour ce deuxième volet de Camp de Base LH, j’ai décidé de rejoindre le Ben Nevis, sommet emblématique de la Grande Bretagne. Si son altitude n’est pas comparable aux sommets alpins, le Ben Nevis n’en reste pas moins un sommet à ne pas prendre à la légère.

Son approche depuis Le Havre offre un terrain de jeu varié, entre mer et terre. Un périple de près de 1 100km, d’abord en ferry, puis à vélo. Comme lors du premier épisode de Camp de Base LH, la progression se fera en solo et en semi-autonomie. Bivouacs improvisés, nuits en refuge ou chez l’habitant, cheminement loin des grands axes encombrés restent les principes de base.

Pour cela, je pars avec le nécessaire de couchage (tente, duvet), une réserve alimentaire de 7 jours, mon équipement d’alpinisme, d’escalade, de vélo, le matériel vidéo, photo, informatique… Bref, un package de près de 45 kg.

Le Ben Nevis

Le Ben Nevis est le point culminant des îles Britanniques avec 1 344 mètres d’altitude. Situé près de Fort William en Écosse, il fait partie des monts Grampians dans les Highlands. Gravi pour la première fois en 1771, il est coiffé par les ruines d’un observatoire construit et utilisé à la fin du XIXe siècle pour effectuer des observations météorologiques qui sont restées très importantes dans la compréhension du climat en Grande-Bretagne. Le climat qui sévit au sommet, extrêmement rude, lui vaut d’ailleurs son nom, « Nibheis » signifiant « malveillant ». Un sentier par l’ouest, tracé à la même époque que l’observatoire, constitue encore aujourd’hui l’itinéraire le plus fréquenté avec des dizaines de milliers de randonneurs chaque année. Les parois de la montagne sont également très prisées par les alpinistes et grimpeurs.

La face nord du Ben Nevis est découpée d’éperons, d’arêtes, de tours et de cimes ; elle est parcourue par de nombreuses voies classiques d’escalade. Elle revêt une importance majeure pour les ascensions hivernales en Grande-Bretagne, avec de nombreuses voies enneigées jusqu’à fin avril. Elle est l’un des premiers sites d’Écosse à avoir attiré des montagnards renommés. Le refuge Charles Inglis Clark du Club Alpin Ecossais est construit sous cette face nord dans le Coire Leis en 1929. En raison de sa situation isolée, il est considéré comme le seul véritable refuge de montagne de Grande-Bretagne. Il reste apprécié des grimpeurs, en particulier en hiver.

le Ben Nevis
Participant :

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Armel Vrac
Age : 43 ans
Résidence : Le Havre (76)
Amoureux des grands espaces, apprenti aventurier, alpiniste en herbe, surfeur à mes heures perdues,…, en fait un peu touche à tout, ma sortie idéale commence sitôt la porte de mon domicile franchie. Mon terrain de jeu de prédilection : la montagne, à moins que ça ne soit l’océan, pourvu que l’aventure soit belle.

Depuis mon plus jeune âge, je n’ai cessé de pratiquer et d’expérimenter de nouvelles activités sportives parmi les sports de montagne (escalade, alpinisme, …), les sports de glisse, les sports d’eau. Depuis mes premiers pas sur des parois Alpines en tant que chasseur alpin, mes premiers treks en solitaire, j’ai franchi chaque étape guidé par cette passion de la nature et de l’aventure. Si toutes ces expérience au-le delà de mes limites ne furent pas toujours couronnées de succès, j’ai su apprendre aussi bien de mes échecs que de mes réussites.

Mon souhait est de pouvoir partager ces aventures, mes expériences, avec le plus grand nombre, initié, débutant ou simple curieux.

Partenaires pour l’ascension du Ben Nevis:

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Le Yéti est spécialisé dans la vente et la location d’équipements pour les amateurs de sports de montagne pour ne citer que la randonnée, l’alpinisme, ou encore le canyoning, mais aussi du matériel pour les voyages d’aventure.
Partager sa passion pour la montagne et les activités outdoor, c’est la principale motivation du Yeti !
Mention spéciale à Michael du Yeti, pour la dotation en matériel, pour ses conseils techniques avisés, pour ses encouragements !
https://bennevisthesouthroute.wordpress.com/2015/05/19/le-yeti-magasin-randonnee-camping-et-voyage/

5Comme lors de mon périple vers le mont Blanc j’avais décidé de partir avec une réserve alimentaire  afin de garder autonomie et liberté suffisante dans ma progression vers les Highlands… Dans ce cas pas le choix, le lyophilisé s’impose !  A la recherche d’une marque qui correspondait avec l’esprit du projet, locale ou société Française, éco-responsable, je me suis tourné vers Falières Nutrition, spécialiste de l’alimentation « nomade » qui cuisine, lyophilise et conditionne des plats cuisinés VOYAGER.
                                                       Merci d’avoir cru en mon projet et ses valeurs !

https://bennevisthesouthroute.wordpress.com/2015/05/14/partenaire-voyager-falieres-nutrition/

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La première radio indépendante en Haute Normandie
Merci pour le relais de mon aventure sur les ondes Normandes !

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Itinéraire & étapes : Du Havre au Ben Nevis

Un trait à la règle entre Le Havre et le sommet du Ben Nevis, entre route loxodromique ou orthodromique, voilà pour le cap à suivre.
Après une première section en ferry pour traverser la Mer de la Manche, Portsmouth sera ma porte d’entrée sur le Royaume-Uni Ensuite direction Oxford, the « city of dreaming spires», puis Hanbury en plein cœur de l’Angleterre. Je serai, à ce moment, non loin du milieu de mon voyage, à la croisée des chemins. En ligne de mire, Manchester que j’ai délibérément choisi de traverser.
La section suivante me mènera au Parc National du Lake District. Avec ses 2 280 km² de lacs et de montagnes, c’est le plus grand parc national d’Angleterre. On y trouve les montagnes les plus hautes d’Angleterre, dont Scafell Pike (978 m), son point culminant. Mais son ascension n’est pas au programme, une autre fois peut être ? Un bref passage le long des rives du lac Windermere, le plus grand lac naturel d’Angleterre, et l’Ecosse sera à portée de pédales…
Écosse, terre de brumes, pays de légendes… et bien plus encore. Si je n’y croiserai aucun fantôme, ni même n’apercevrai Nessie ailleurs que dans les magasins de souvenir, ma première nuit en Ecosse, à Dumfries, restera un moment fort de cette aventure. Que dire de mes premiers kilomètres sur la West Highland Way, durs, sauvages, humides, authentiques, l’Ecosse dans toute sa splendeur !
Enfin, sous un soleil en sursis, le parfum iodé du Loch Linnhe m’accompagnera lors de mes derniers kilomètres à vélo vers Fort William. Viendra alors le moment attendu, comme une récompense, l’ascension du Ben Nevis.
Il restera à prendre le chemin du retour vers le Havre, mais cette fois-ci, en train.

Où dormir :

Pas de règle et pas de planification, là où mes jambes me portent.  Ci-dessous sont cartographiés l’ensemble  des lieux où je me suis arrêté pour dormir hormis mon bivouac très spécial lors de ma première nuit en Ecosse (vous le découvrirez par la suite).  Bivouacs sauvages, camping, auberge de jeunesse… En orange, 3 lieux pour boire un verre ou manger.
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Accès direct aux différents liens proposé sur la carte précédente.
1 – http://www.crofterbar.co.uk/
4 – http://www.irebygreenfarm.co.uk/
5 – https://www.google.fr/maps/place/Parsley+Hay+-+Peak+District+National+Park+Cycle+Hire/@53.1707648,-1.7829529,3a,75y,56.6h,84.33t/data=!3m7!1e1!3m5!1sw07pB_t-QUsKRS1o10bQxg!2e0!6s%2F%2Fgeo0.ggpht.com%2Fcbk%3Fcb_client%3Dmaps_sv.tactile%26output%3Dthumbnail%26thumb%3D2%26panoid%3Dw07pB_t-QUsKRS1o10bQxg%26w%3D374%26h%3D75%26yaw%3D96%26pitch%3D0%26thumbfov%3D120%26ll%3D53.170765,-1.782953!7i13312!8i6656!4m2!3m1!1s0x0000000000000000:0xb63e2be42c1237ae!6m1!1e1?shorturl=1
6 – https://www.google.fr/maps/@52.5262216,-1.4831463,3a,75y,356.49h,81t/data=!3m6!1e1!3m4!1sbm5cVaF78DUT6136Ir724w!2e0!7i13312!8i6656!6m1!1e1?shorturl=1
8 – http://www.headoftheriveroxford.co.uk/
10 – www.facebook.com/Lyme-Perk-Coffee-House
11 – www.facebook.com/Lyme-Perk-Coffee-House
12 – http://ullswaterholidaypark.co.uk/
13 – https://www.syha.org.uk/where-to-stay/highlands/crianlarich.aspx
14 – http://www.glen-nevis.co.uk/

Où se restaurer/où se réapprovisionner :

En circulant au Royaume Uni, même si ses campagnes sont vastes, vous n’êtes rarement loin d’un village, d’une ville où vous pourrez vous ravitailler. Néanmoins, afin d’être libre de mon itinéraire, j’avais choisi d’emporter avec moi l’équivalent en nourriture de 10 jours d’autonomie : plats lyophilisés Voyager, barres de céréales, fruits secs, chocolat… Le seul point d’attention était le ravitaillement en eau. A raison d’une consommation de  4 à 5 litres par jour pour une capacité embarquée de 2.2l la gestion de l’eau était ma principale préoccupation.
Cette option de semi autonomie ne m’a pas empêché que faire quelques pauses dans des pubs, cafés ou restaurants. Le Lyme Perk Coffee restera l’un des endroits les plus agréables où se me suis arrêté pour manger.

Bibliographie :

  • Magazine Carnet d’aventures, le hors-série « Voyager à vélo » entre autre. Une mine d’informations et de témoignages.

Lien Internet :

La page Facebook dédiée et le blog de l‘aventure :
https://fr-fr.facebook.com/CampDeBaseLeHavre
https://bennevisthesouthroute.wordpress.com/
Quelques sites qui m’ont permis de préparer mon projet :
https://www.summitpost.org/ben-nevis/150801
https://www.camptocamp.org/routes/128522/fr/ben-nevis-ledge-route
https://www.cycle-route.com/routes/Scotland-Cycle-Routes-1.html
http://www.lakedistrict.gov.uk/visiting/maps
https://www.westcoastrailways.co.uk/jacobite/jacobite-steam-train-details.cfm
https://www.peakdistrict.gov.uk/visiting/trails/tissington-trail
http://www.vttour.fr/topos/west-highland-way,1068.html
https://www.lonelyplanet.fr/article/ecosse-randonner-sur-le-west-highland-way
Magasin Le Yéti spécialiste Outdoor
http://www.lyophilise-voyager.com/
A LA CONQUETE DU PLUS HAUT SOMMET BRITANNIQUE

Vendredi 22 mai – Le départ pour le Ben Nevis:

Il est 20h20 passé, cette fois il faut y aller. C’est avec pas mal de pression que j’enfourche mon vélo pour rejoindre la gare Maritime du Havre. La journée a été intense, achats de dernière minute, le casse-tête du remplissage des sacoches, un câlin trop court avec les enfants et vient déjà le moment des « au revoir » !
La première étape à vélo est courte, un peu moins de 8 km pour rejoindre le ferry. Je roule avec prudence et fébrilité. Je ne m’y ferai jamais je crois. Les premiers kilomètres avec mon vélo ainsi chargé, plus de 40 kg, sont toujours une source d’angoisse… Est-ce qu’il va tenir le coup ?
Je traverse la ville, rues et avenues se succèdent. J’aperçois enfin l’Etretat, le navire qui doit me mener à Portsmouth. Faute d’avoir mis la main sur un skipper et son embarcation, c’est donc par ferry que je vais rejoindre la Grande Bretagne.
Queue pour passer la douane : la police portuaire fait ouvrir tous les coffres sans exception. En attendant, je retire au guichet billet et pass pour pouvoir embarquer. Mon tour vient enfin, l’attente n’a en réalité pas été si longue mais, j’ai hâte de voguer vers l’Angleterre. Une fois dans le ferry, mon vélo et équipement sont isolés du reste des véhicules. Tout est en sureté semble-t-il. Je récupère néanmoins mon matériel photo et vidéo et je monte en cabine, enfin en open-space cabine. Je n’ai pris que l’option « siège inclinable » obligatoire par voyage de nuit. Avant de m’y installer,  je monte sur le pont. Au loin sur les quais, Audrey, Léane et Maël sont venus me faire un dernier au revoir.
Vers 22H00, l’Etretat appareille, nous quittons doucement le port du Havre. Je reste encore quelques minutes sur le pont arrière, les lumières qui illuminent la ville de mille feux disparaissent peu à peu à l’horizon.
La nuit à bord est froide et bruyante ! La climatisation tourne à plein régime et si j’ai bien pris le matériel de valeur avec moi, les vêtements chauds sont restés en soute, inaccessibles. En short, je me passe deux buffs que j’avais à proximité autour des jambes, un troisième sur le visage, c’est mieux que rien. Mais comme si ça ne suffisait pas ça braille toute la nuit : ivresse du voyage ! Au final ma nuit sera presque blanche.
Au petit matin, après 10 heures de traversée, je débarque à Portsmouth.
FERRY POUR L

Ben Nevis: Samedi 23 mai – Jour 1

Me voilà en Angleterre. Première chose à garder en tête : on ne fait pas le malin si ça parle de rugby ! Deuxième chose : on roule à gauche ici !
Pour commencer, je dois sortir de la ville et me réaligner sur la trace GPS. Comme d’habitude, j’improvise. Je me faufile à gauche, puis à droite, encore à droite, à nouveau gauche.
L’architecture des maisons, les façades de briques rouges, les enseignes aux grandes lettres d’or ne laissent aucun doute sur le lieu où je me trouve.
Peu à peu, je m’éloigne de la côte. Portsmouth se trouve en contre-bas d’une haute colline qu’il me faut gravir. Derrière, en direction du Ben Nevis, le North Wessex, la campagne anglaise. Une campagne verdoyante, à la fois sauvage et distinguée, à l’image de cette cabine téléphonique, d’une autre époque, investie par la verdure. Une campagne vallonnée, variée, où se succèdent les villages et leurs cottages bordés de lilas.
Je fais ma pause-déjeuner au détour d’un bois, Micheldever Wood. Je ne le sais pas encore, mais je vais y passer la prochaine heure à essayer de contourner une propriété privée se trouvant au beau milieu de mon tracé. En vain ! Je finis par abdiquer et rejoins une route dont je ne sais trop où elle va me mener. Comment souvent, tout finit par rentrer dans l’ordre. Cette fois au prix de 20 km à rouler dans une direction parallèle à celle de mon objectif du jour.
A Withchirch, première véritable ville que je traverse après 70 km, je fais le plein d’eau et en profite pour m’acheter du pain au cheddar, l’incontournable fromage anglais !
Je roulerai encore 42 km avant de trouver ma zone de bivouac pour la nuit.
Hormis cette mésaventure dans le bois, c’est une belle journée qui s’achève. Je suis agréablement surpris par les paysages que m’offre cette première étape. Mon tracé est, quant à lui, très varié : chemins de terre, bitume, souvent loin de la circulation.
Premier bivouac, le soleil brille encore, je mange et m’endors très vite.
112 km parcourus en un peu moins de 14 heures…

CABINE TELEPHONIQUE EN ANGLETERRE

Ben Nevis: Dimanche 24 mai – Jour 2

La journée débute par un rayon de soleil sitôt la tente ouverte. L’air est humide, la rosée s’est déposée abondamment sur la végétation. Tout est calme ici. Petit-déjeuner, repliage de la tente, il me faut 1 heure pour lever le camp. Je reprends mon chemin par une piste hasardeuse sillonnant à travers champs.
Après quelques kilomètres, changement de décor, je rejoins les berges du Kennet & Avon Canal. Je le découvrirai un peu plus tard mais l’Angleterre est quadrillée de canal dont l’origine date de la fin du XVIII siècle, la révolution industrielle étant passée par là. Sur les 6 000 km qui furent construis, 3 000 sont aujourd’hui praticables en péniche ou encore à pied ou à vélo sur les berges. Si ces canaux sont étroits, souvent moins de 10 mètres de larges, il en va de même pour les péniches toujours « so british », mais aussi pour les berges. Cela m’oblige à garder une attention particulière sur la piste, pas d’écart possible sous peine de finir à l’eau.
Très vite, plus vite que je ne l’aurai souhaité, je m’éloigne du canal pour traverser la ville de Kintburry. Première galère pour trouver mon chemin. La cartographie sur mon GPS n’est pas suffisamment précise pour identifier la direction à prendre. Je joue fréquemment à pile ou face, je perds souvent…  Quand je trouve mon chemin, se dressent des barrières soit quasi infranchissables, soit infranchissables tout court (tout du moins sans mettre mon paquetage au sol). Je mettrai près de 20 minutes pour passer l’une d’entre elles. Un peu agacé, je décide de quitter la trace GPS de mon parcours pour suivre une petite route carrossable qui, semble-t-il, va dans la même direction.
Les contrariétés de barrières écartées, je m’aperçois que je suis à cours d’eau. Obsédé par la recherche de mon chemin,  j’en ai oublié de faire le remplissage. A l’arrêt, le regard plongé dans ma carte afin d’identifier un point d’eau, un couple d’anglais à vélo m’interpelle : « Are you lost? » « No ! I am Just looking for water… »
Ils me proposent d’aller faire le plein chez eux à quelques centaines de mètres. Quelle aubaine ! On discute un peu. Ils me proposent un thé… que je refuse poliment : encore beaucoup de route à faire aujourd’hui.

Proche d’Oxford…

Je ne suis plus très loin d’Oxford désormais. J’arpente les contours de la Tamise, appelée par ici l’Isis. Sur l’eau, des avirons un peu partout, plus loin, sur les berges, les terrains de cricket. Puis je rentre dans le centre-ville. L’endroit est magnifique, l’harmonie règne en ce lieu,  j’adore ! Si vous vous rendez en Angleterre, passer par Oxford ça vaut le détour (à 1 heure 30 de Londres en train ou en bus).
Je m’arrête prendre une bière bien méritée dans un pub, « The head of the river », puis repars de plus belle. Sorti de la ville, à 15km au nord d’Oxford, je repère mon lieu de bivouac du soir. L’accès y est périlleux. Pied à terre, je pousse mon vélo sur quelques mètres. Presque arrivé au but je perds l’équilibre et cède sous le poids de ma monture ! Me voilà plaqué dans les orties… !  Rien de grave dans l’absolu.
Seulement 86 km au compteur, les obstacles du matin auront eu raison de mes ambitions kilométriques du jour!

Vue de ma tente MSR

Ben Nevis: Lundi 25 mai – Jour 3

Réveil difficile ! J’ai mal dormi, j’ai eu froid. Ce n’est qu’une fois que les premiers rayons de soleil aient réchauffés l’atmosphère dans la tente que je trouve le courage de sortir du duvet. Petit déjeuner, je m’habille, démontage du bivouac. Au troisième jour, cet enchainement matinal est devenu précis, chaque chose a sa place. Je lève le camp à 9h45. Moi qui voulais démarrer tôt… !
Le tracé, comme la veille, alterne entre single track et voie plus large. Comme la veille également, la traversée de chaque ville est laborieuse. Je perds sans cesse la trace à suivre. A Boxham, j’arrive même à tourner en rond. « J’ai l’impression d’avoir déjà vu cette église » me dis-je…. Bah oui c’est la même !
Les constructions ont temporairement changé de couleur. Finie la brique rouge, par ici tout est ocre. Cela donne une nouvelle nuance à cette campagne anglaise dont je ne me lasse pas.
Pause-déjeuner sur un banc public au milieu d’un quartier résidentiel. À une centaine de mètres, les cloches de l’église résonnent : un mariage ! Nœud-papillons et costumes trois pièces commencent à défiler. Je ne m’attarde pas.
En ce début d’après-midi, je rejoins le Canal d’Oxford. Le chemin n’est pas très large, mais c’est plaisant, du moins la première heure. Au bout d’un moment cela devient monotone, suivre le fil de l’eau sans pouvoir lever la tête, la crispation sur mon guidon, m’ôte tout plaisir. Je progresse lentement, entre 8 et 12 km/h. Plongé dans la monotonie du tracé j’en oublie de suivre la trace GPS. Avertissement sans frais pour cette fois, juste deux kilomètres inutiles. Demi-tour droite !
Après la piste le long du canal, c’est un tout autre terrain de jeu qui m’attend. 30 kilomètres d’asphalte où la cohabitation avec voitures, motos et autres camions est de mise. Heureusement, c’est « bank holidays » aujourd’hui et le trafic est moindre. La fin de cette section, à l’approche de Coventry, est épique : doubles voies se démultipliant encore, travaux de voirie, je suis forcé de remonter à contre-sens une voie d’accès au périphérique local. Juste sur une vingtaine de mètres mais suffisamment pour prendre un coup d’adrénaline. Je m’échappe au plus vite de ce piège urbain.
Après Oxford, j’ai remonté le canal d’Oxford, et donc, après Coventry, je remonte… le canal de Coventry. Bravo!
Cette remontée est vite contrariée. Au passage d’une barrière « anti » deux roues motorisées, j’accroche une sacoche. Je n’y fais pas plus attention que ça sur l’instant, mais en au moment de repartir, ça craque et il devient impossible de pédaler. Je crains un moment que la roue libre ait lâché, traumatisme de ma première traversée de la Normandie avec Maël. Ce n’est pas le cas. L’une des vis de fixation du porte-bagage sur le cadre du vélo a rompu et la patte de maintien est venu s’encastrer entre pignon, chaîne et cadre. Oh my god!
Je reste serein, j’ai prévu quelques outils et pièces de rechanges. Un peu de mécanique, les doigts couvert de graisse, et c’est reparti, il est 21 h. Je roulerai encore 1h30 à la recherche d’un lieu de bivouac et c’est de nuit que j’échoue sur un terrain de foot en périphérie de Nuneaton. Terrain plat, presque moelleux, le lieu idéal pour une bonne nuit de sommeil.

bateau sur le Canal d’Oxford en Angleterre

Ben Nevis: Mardi 26 mai – Jour 4

Si je m’étais endormi dans un lieu désert dont la nuit m’avait caché les contours, le réveil est tout autre ! Le soleil illumine une nouvelle fois ce début de journée, mais ce n’est pas sa lumière qui me sort du duvet. Un chien furète autour de la tente, puis inquiet, se met à aboyer. Quand j’ouvre ma tente, je découvre que ce terrain de foot est également le lieu de rencontre matinale des promeneurs et de leurs toutous.
Ce qu’il y a de bien avec ces bivouacs improvisés c’est que l’inattendu est toujours au rendez-vous, pas un ne se ressemble ! Un peu plus tard, je regagne les berges du canal de Coventry, quittées la veille. Péniches, écluses, calme, les kilomètres s’écoulent doucement. Après 2 heures de progression paisible, Je finis par me détourner définitivement du canal à hauteur d’Alvecote. Je rejoins un parcours bitumé, certes moins tranquille, mais plus roulant. On ne peut pas tout avoir !
En ce quatrième jour d’aventure, la fatigue commence déjà à poindre le bout de son nez. Les jambes sont lourdes. Les journées sont longues et je suis parti sans entrainement. Heureusement, la campagne anglaise, dont le vert se perd à l’horizon, est toujours aussi séduisante. Les clochers émergent de toute part ! Ce midi c’est dans un champ d’herbes hautes que je fais ma pause-déjeuner. Depuis le premier jour, j’agrémente mes repas lyophilisés de pain et de fromage local et je termine ceux-ci par un inévitable café.
Je reprends mon chemin en direction d’Ashbourne, situé à l’entrée du Peak District National Park, mais aussi point de départ de la Tissington Trail. Cette piste de 21 km reprend le tracé d’une ancienne voie de chemin de fer. Tunnels, passages creusés dans les collines et passages aériens se succèdent. La pente est douce et régulière. Sur la partie haute du parcours, les arbres se font rares et l’exposition au vent et quasi-incessante. Et du vent, il y en a aujourd’hui. Plus je remonte vers l’Ecosse, plus il est fort. Orienté nord / nord-ouest, je lutte la plupart du temps à contre-courant.
Quelques gouttes tombent par moment. Ces premiers coups de pédales dans le Peak District National Park me ravissent et me font oublier ma fatigue. Je repousse, kilomètre après kilomètre, mon point de bivouac pour enfin stopper à Parsley Hay, ancienne gare ferroviaire offrant désormais restauration, sanitaires ou encore un atelier de réparation vélo aux visiteurs de passage. J’y arrive trop tard pour profiter de la restauration, mais les sanitaires sont ouverts 24 h sur 24 et l’eau potable disponible au besoin. Un coin d’herbe récemment tondu, j’y plante ma tente, une soirée et une nuit confortables en perspective.
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Ben Nevis: Mercredi 27 mai – Jour 5

En ce début de matinée, c’est la grisaille qui domine, le vent qui s’était calmé pendant la nuit a repris de plus belle. L’objectif de la journée est assez clair, franchir Manchester. J’aurais pu contourner « Cottonopolis », surnom donné jadis à Manchester, eu égard à son passé, industriel lié au coton, mais ma curiosité est plus forte.
L’ancienne voie ferrée qui m’a menée jusqu’à Parsley Hay continue encore quelques kilomètres, puis je suis contraint de rejoindre une route bien trop fréquentée à mon goût. Voitures, poids lourds, cela devient vite désagréable. Par chance, j’arrive à attraper une route parallèle momentanément plus calme. L’avantage du bitume, s’il faut en trouver un, est que ma vitesse de progression est nettement supérieure. Je passe Buxton, charmante ville cernée par le Peak District Park, non sans perdre mon chemin. Une question d’habitude désormais, mon tracé préparé sur Google Earth n’est pas à l’épreuve de l’urbanisation !
Peu après la sortie de la ville, j’aborde avec enthousiasme l’ancienne route, « Old road » est-il indiqué. Retour au calme ! Le chemin débute par une forte pente étroite longeant la colline. Il n’y a pas âmes qui vivent par ici à part quelques moutons, gardiens des lieux. Très vite mon enthousiasme est mis à l’épreuve : il n’est plus possible de circuler à vélo, la piste est trop accidentée. Je n’ai clairement pas envie de faire marche arrière mais je ne peux pas non plus me lancer dans une traversée sans fin. Après avoir fait une courte reconnaissance à pied, je décide de me lancer. Je pousse mon vélo sur environ 500 m, puis la piste devient à nouveau cyclable. Je reste contraint de mettre pied à terre de temps à autre mais rien d’insurmontable. Et puis ces derniers kilomètres dans le Peak District Park valent le coup d’oeil.
Plus tard, c’est à nouveau sur les berges d’un canal, the Peak Forest Canal, que je continue ma progression. Plus les kilomètres passent et plus l’urbanisation est dense. C’est aussi valable le long du canal, même les berges sont terrassées. Je profite d’un centre commercial à proximité pour aller à la recherche d’un adaptateur de prise électrique. J’ai perdu le plug USB qui me permettait de relier mon matériel au panneau solaire, plus possible de l’utiliser. Un employé de la grande surface me voyant tourner en rond vient de lui-même me porter secours (j’ai l’impression que c’est une chose qui n’est pas/plus possible en France). Bref, je ressors avec un adaptateur, reste à trouver la source électrique, mais j’ai mon idée sur le sujet.
C’est à Disley. 13 miles environ au sud de Manchester, que je vais démarrer sa mise en application. C’est l’heure de déjeuner et une vitrine m’attire l’œil, celle du Lyme Perk Coffee House. Je m’approche, je peux lire au travers de la vitre sur une pancarte : « Muddy Boots +Bikers + Hikers Welcome ». C’est décidé, impasse sur le lyophilisé ce midi, un peu de confort, de nourriture fraiche et de l’électricité… ! Sans oublier le cadre très sympa et l’accueil chaleureux de Brenda, la patronne, une Ecossaise ! Je repars après presque 1h30 de pause.
Finie la campagne, pas de doute, j’arrive à Manchester. Me voilà pris dans un flux de circulation incessant. Je slalome entre bus, camions et voitures. L’approche du centre-ville est interminable. Une fois atteint, je circule quelques instants dans le vieux Manchester, mais je ne traîne pas. Un bain de foule dans une allée piétonne et je fuis les tumultes de la ville. Je m’éloigne peu à peu du centre quand la pluie fait son apparition. Elle ne me quittera plus jusqu’à l’installation du bivouac.
Une fois n’est pas coutume, je trouve refuge sur un terrain de foot. Le sol spongieux est gonflé d’eau mais je suis à l’abri du vent et des regards indiscrets. A la fin de cette cinquième journée,  j’ai parcouru 490 kilomètres. Tout va bien !

coffee house Lyme Perk

Ben Nevis: Jeudi 28 mai – Jour 6

Je ne suis pas courageux ce matin. Le son de la pluie sur la toile de tente a eu beau me bercer toute la nuit, l’humidité, le froid* et le vent qui redouble ont raison de mon entrain. Premier démontage de tente sous la pluie, il fallait que cela arrive ! Je ne me plains pas, la météo a été plutôt clémente jusqu’ici. Je finis par reprendre la route à 10 hr!
A partir de Burnley, après une trop longue première section de route, je poursuis mon approche sur les berges du canal de Liverpool, je finis par me dire que c’est en kayak que j’aurais dû remonter vers le Ben Nevis.  La pluie a laissé place à un ciel où alternent rayons de soleil et nuages menaçants.
Si suivre le canal me semble bien monotone, cela reste malgré tout bien plus sympathique que la route hyper fréquentée qui m’est imposée ensuite. Sur des kilomètres, voitures et camions qui me dépassent à toute allure. Le vent qui lui n’a pas cessé, me donne du fil à retordre. Je tiens fermement mon guidon, courbe l’échine, pas d’écart possible.
La journée est longue, je n’ai guère plus de courage qu’à mon réveil, je m’arrête souvent. Au loin apparaissent les premiers reliefs du Lake District Park. Moment sympathique dans cet itinéraire bitumé, le passage dans le village de Clapham, je suis ici au pays de « Shaun the sheep ». Je m’arrête prendre un thé et une part de carrot cake histoire de reprendre quelques forces.
Mais il est dit qu’aujourd’hui mes jambes ne me porteront pas très loin. Après 80 km à lutter contre le vent, je choisis l’option camping à la ferme, un peu de confort, histoire de reprendre des forces et de répartir de plus belle demain.
Si je ne tiens pas compte de la partie bateau, je suis, ce soir, à mi-parcours.
*Le froid, tout est question de référence. Depuis mon départ, la température oscille entre 10 et 15°, rien d’extrême donc mais mêlé à l’humidité, au vent, ça ne donne pas toujours envie de sortir du duvet !

paysage sur le chemin en direction vers le Ben Nevis

Ben Nevis: Vendredi 29 mai – Jour 7

Cela fait une semaine que je suis parti du Havre, j’ai l’impression que c’était hier. Que le temps passe vite.
Cette septième étape est à scinder en deux parties. Une première, insipide, sorte d’étape de liaison entre Cowan Bridge (lieu de bivouac) et Windermere porte d’entrée du Lake District Park, et une deuxième, somptueuse, au cœur du parc.
Après un petit-déjeuner lyophilisé chocolaté sous la pluie, je remballe tout mon paquetage. Les épisodes pluvieux se succédant, la  tente est cette fois saturée d’eau. Pluie ou pas pluie, il faut avancer, c’est donc parti pour un long long long moment de bitume et de circulation continue. Je lève à peine la tête, juste pour garder le cap et guetter les véhicules qui déboulent à toute allure. Comme la journée précédente, la pluie cesse dans la matinée et le soleil fait de belles apparitions. Je roule à 18 km/h de moyenne, ce qui est plutôt une bonne nouvelle.
Comme la journée précédente également, je roule quelques kilomètres le long d’un canal. C’est devenu une routine, à la différence près aujourd’hui, que la poussière du sentier s’est transformée en boue.
J’arrive enfin à Windermere. Le Massif du Mont-Blanc à Chamonix, le Toubkal au Maroc à Imlil, pour le Lake District Park, c’est Windermere. Pas de hautes montagnes ici, le point culminant, le Scafell Pikes, culmine à 977 m. Par contre, un paysage de moyenne montagne magnifique dont les moutons, chèvres et boucs arborent chaque recoin.
Ma progression jusqu’à Kirkstone Pass, col situé à 454 m d’altitude, reliant la vallée Rothay à celle d’Ullswater, n’a rien à envier à celle qui m’avait amené au pied du Mont-Blanc l’an passé. Des pentes entre 16 et 20 %, la notion de « lacet » a semble-t-il été négligée lors du tracé de la route. Ça chauffe les jambes.
Arrivé au col, balayé par de puissantes rafales de vent, quelle n’est pas ma surprise de découvrir un pub. Il y en a donc partout ! Le bâtiment, construit en 1496, était à priori il y a bien longtemps un monastère, puis il fut transformé en relais pour voyageur début 1800, converti en station-service au milieu du XXème siècle et enfin, depuis une dizaine d’année, il abrite le Kirstone Pass Inn.
A peine ai-je mis pied à terre, qu’un couple m’aborde, Bernard et Isabelle. Ils m’ont doublé dans la montée (en voiture). Nous discutons de mon voyage, ils me proposent spontanément une bière que je ne peux refuser. Après une dizaine de minutes  je découvre qu’Isabelle est française… Nous continuons encore à échanger pendant une trentaine de minutes au chaud à l’intérieur du pub.  Ils m’offriront également un magnet du pub en guise de souvenir de cette rencontre. Un moment très sympathique.
Au moment de regagner mon vélo j’ai la tête qui tourne un peu, douce ivresse… Je reprends néanmoins très vite mon esprit, la descente vers Penrith est très rapide, là encore des pentes à 20 %, mais cette fois elles me sont favorables. J’affiche une vitesse de près de 65 km/h, waouhhh ! Peu après, je longe pendant quelques kilomètres le lac glacière d’Ullswater, le deuxième plus grand en Angleterre. Mon GPS affiche un peu plus de 80 km, il est temps de commencer la recherche de mon lieu de bivouac du soir. Je finirai trempé dans un camping, arrosé par la dernière averse de la journée.
Sur la route du Ben Nevis

Ben Nevis: Samedi 30 mai – Jour 8

Au premier jour de cette deuxième semaine d’approche du Ben Nevis, je m’apprête à quitter le Lake District Park. Et pour qu’il me reste bien en mémoire, c’est à nouveau par une longue montée oscillant entre 16 et 20° d’inclinaison que se dessine ma route. Au sommet, je ne suis pas déçu, le lieu est magnifique. Au loin, j’aperçois les dernières traces de neige sur les sommets…
Ensuite, c’est la ruée vers l’Écosse. Une ruée faite de chemins calmes et bitumés, voire de routes plus larges au trafic parfois important. Direction Penrith que je contourne par l’ouest, puis Carlisle dernière ville importante avant la frontière écossaise. Je n’ai plus qu’une chose en tête, l’objectif de la journée, atteindre l’Ecosse. Chose faite en début d’après-midi. Quelques photos devant le panneau marquant la séparation avec l’Angleterre et il est temps pour moi de faire une pause.
Mes journées sont désormais rythmées ainsi : premier coup de pédale en général entre 9 et 10h, pause-déjeuner entre 13 et 14 h et pause « goûter » entre 16h et 18h. Au fil des jours les après-midis sont devenus galères, plus de jus, mal partout… Curieusement, à partir de 18h, ça repart comme jamais ! Du coup, j’adapte mes pauses au rythme de mon organisme.
Bref, après avoir longé le Solway Firth, sorte d’estuaire séparant l’Angleterre de l’Écosse, j’arrive à Dumfries. Il est 20h30, j’ai froid, j’ai faim mais avant de solutionner ces deux points, il me faut trouver où dormir. Je croise alors Bob et Robben, qui m’interpellent, me demandant ou je vais, d’où je viens. Je leurs réponds brièvement et insiste surtout sur le fait que je cherche un lieu pour dormir. Et là tout s’enchaîne : Bob joue de son téléphone mais sans résultat. Ils me conseillent un b&b pas très loin puis au fil de la discussion me proposent une toute autre solution : les bureaux de l’entrepôt de Bob ! C’est un peu le bazard mais je ne fais pas la fine bouche : dormir au chaud, l’électricité… Le luxe ! Et puis, c’est proposé de bon cœur.
Le temps de me changer et me nettoyer un minimum, je rejoins les deux compères dans un pub pas très loin. On partage une bonne bière (en fait 3 pintes), on discute, on rigole… Quelle chance d’être tombé sur ces deux gars.
La soirée passe, je rentre à mon bivouac « indoor » à 23h00, quelques bricoles à faire. La journée se finit comme elle avait commencé, en beauté.

Arrivé en Ecosse

Ben Nevis: Dimanche 31 mai – Jour 9

Pas de reliage de tente ce matin, presque en manque… J’ai profité de cette nuit dans les bureaux d’Atlas Maintenance, la société de Bob, pour recharger l’ensemble de mon matériel électronique. Avant de reprendre mon chemin, je regarde une dernière fois par la fenêtre. Dehors, c’est la grisaille qui l’emporte, les arbres frémissent au rythme des rafales de vent, les flaques d’eau parsèment les allées du parc.  Nous sommes dimanche, la ville semble déserte.
Comme entendu avec Bob, je laisse les clés de l’entrepôt dans la boîte aux lettres. C’est reparti. Fort William, est désormais à moins de 400 kilomètres, si tout va bien je serai au pied du Ben Nevis dans quatre jours.
Mais avant cela, je dois quitter Dumfries. Ma carte au 1/400000ème ne m’est pas d’une grande d’aide. Je tourne, reviens sur mes pas, n’avance guère. Un homme à vélo s’approche, celui-ci m’a visiblement vu aller et venir, le regard perdu dans une carte qui n’apporte aucune réponse. « Can I help you ? ». Oui, il peut ! Il fait régulièrement le trajet qui mène à Glasgow à vélo. En plus de m’indiquer la direction à prendre pour sortir de la ville, il me conseille pour la suite du parcours. Ma carte Michelin, achetée il y a quelques semaines, n’est semble-t-il plus à jour. Une route n’y figurant pas va m’éviter un long détour. Décidément, ces premiers kilomètres parcourus en Ecosse sont assez incroyablement riches, fait de rencontres aussi fortuites que précieuses.
Le reste de la journée est assez pénible. J’évolue en parallèle de l’autoroute qui rejoint Glagow, le brouhaha est incessant. Comme si cela ne suffisait pas, un vent puissant souffle toute la journée. Je suis obligé de pédaler, même dans les descentes, sous peine de m’arrêter. La prise au vent de mon vélo, équipé des sacoches, est forte et ce vent, sans aucun doute patriote, tente de repousser l’assaillant, moi, aux portes de l’Ecosse. Je sers les dents, m’agace souvent, mais avance implacablement vers le nord.
De temps à autre, mon itinéraire s’écarte de l’autoroute, tout devient alors plus calme, plus beau.
Peu avant Glasgow, je m’éloigne de l’agitation. Ici, il faut peu d’efforts pour retrouver la campagne, ses chemins étroits et sinueux, l’odeur de la terre. Il est temps pour moi d’installer le bivouac, cette fois-ci dans un champ fraichement ensilé. Un peu plus tard, les rayons du soleil transpercent encore la toile de la tente quand je glisse dans mon duvet. Qu’importe cette clarté céleste, la fatigue m’emporte.
Armel Vrac sur la route du Ben Nevis

Ben Nevis: Lundi 1er Juin – jour 10

6° degrés dans la tente ce matin, un vent glacial. Qu’importe ! Je n’ai qu’une seule chose en tête, passer Glasgow et peu après (10 km), atteindre Milngavie (prononcez mull-guy). C’est de là que démarre la West Highland Way, le plus célèbre des sentiers Ecossais et, pour l’occasion, ma porte d’entrée pour les Highlands. L’itinéraire s’étend sur 153 km, cheminant dans les montagnes et le long de lochs, pour enfin rejoindre Fort William au pied du Ben Nevis.
Mais avant cela donc, je dois franchir Glasgow. Refroidi par mon expérience Mancuniène, j’ai changé mes plans : plus de traversée, mais un contournement de la plus grande ville écossaise. Si ce changement semble raisonnable au premier abord Il n’est pas sans poser de difficultés. Je n’ai pas plus de trace GPS que de plan de la ville. Epreuve d’orientation au programme. Progression à l’azimut, repérage des points remarquables tels une voie ferrée, un plan d’eau et report sur ma fidèle carte papier échelle 1/400000ème. Je progresse doucement mais sûrement.
La frayeur de la journée : en reprenant mon chemin après un arrêt à une intersection, je sens mon coup de pédale plus difficile qu’à la normale et, dans l’instant qui suit, un craquement brusque et sec remonte de l’avant du vélo. Je mets pied à terre, je découvre qu’une sangle de maintien de ma sacoche gauche s’est prise dans ma roue. A ce moment je suis persuadé que ce craquement entendu n’est autre que celui d’un ou de plusieurs rayons qui se sont brisés. L’espace de quelques secondes j’imagine mon aventure terminée, je n’ai pas pris de rayons de rechanges. Mais ce n’est pas le cas, les rayons sont intacts, c’est la sangle qui s’est sectionnée. Quelle chance !
L’après-midi est commencé quand j’en finis de ce contournement, pari réussi. Impatient de rejoindre la WHW, je force mon allure. J’arrive vite à Milngavie. Si c’est ma première incursion ici, le centre-ville, les rues piétonnes ne me sont pas inconnus. Les nombreuses photos et vidéos consultées lors de la préparation de mon voyage y sont pour quelque chose. Je fais le plein d’eau et de cheddar puis fais une pause-café au chaud. Au moment de repartir, la pluie commence à tomber. J’enfile ma tenue pluie, quelques photos encore et je me lance sur un sentier que j’attends autant que je ne le redoute.
Le suivre à vélo, qui plus est, lourdement chargé, est loin d’être une formalité. Il ne faut que quelques centaines de mètres pour que je me rende compte de ce qui m’attend, obligé de mettre pied à terre pour pousser mon vélo dans une section trop abrupte. Puis, cela roule à nouveau, dans la boue, dans les cailloux, mais cela roule. Après une heure je suis détrempé, la pluie a redoublé et le vent permanent depuis 3 jours, souffle l’humidité dans mon cou. Après une trentaine de kilomètres sur la WHW, j’installe mon campement sous une pluie battante et un vent incessant. Enfin à l’abri, je ne suis pas mécontent d’ôter mes vêtements ruisselant et de me glisser au sec dans mon duvet.  Je suis heureux, l’Ecosse comme je l’avais rêvé, humide, sauvage, qui se mérite.

« Bienvenue au commencement de votre voyage. Marchant le long du chemin du West Highland Way. Soyez sur vos gardes pour les esprits du passé. Eux aussi, ils ont parcouru des parties de cette route pour différentes causes et chacun a une histoire à raconter. »

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Ben Nevis: Mardi 2 Juin – Jour 11

Conditions météo de fou cette nuit ! Pluie et vent, des rafales au-delà de 80 km/h. La tente est secouée dans tous les sens, elle plie à quelques reprises mais ne rompt pas… Je n’ai pas tendu les haubans hier soir, erreur. Je me retrouve obligé de sortir de la tente en pleine tempête, équipé de ma frontale, pour sécuriser les points d’ancrage du double toit.
La bonne nouvelle est que le vent a faibli ce matin, néanmoins il pleut toujours. Je remets mes vêtements humides de la veille, mes chaussures détrempées. Le démontage du camp sous la pluie et par vent fort demande une méthodologie tout autre que par grand soleil. Le repliage de la tente en particulier me donne du fil à retordre, je dois au minimum m’assurer que la chambre reste protégée de l’eau. Dans ces conditions ma tente représente mon unique lieu de confort.
Peu importe les conditions de la journée, savoir que quoi qu’il arrive, on pourra profiter d’un moment de répit à l’abri, au sec, est essentiel. Je quitte mon lieu de bivouac dans l’humidité la plus complète, le ciel est chargé de gris, il pleut encore et encore. Il ne faut pas très longtemps pour que l’eau ruisselle dans mon cou et remonte par les manches de ma veste sous l’effet du vent. Quand à mes pieds, ils baignent dans mes chaussures…
Que cela ne tienne, je rejoins rapidement les rives du Loch Lomond par route. Au moment de reprendre le sentier du WHW, j’ai un gros moment de doute. Dans ces premiers mètres, la pente y est forte, le terrain accidenté et rendu glissant par la pluie. Rien d’adapté à une progression avec mon vélo chargé comme une mule. A vrai dire, je n’ai pas beaucoup d’alternative. Il n’y a pas d’autres routes ou chemins qui mènent au nord du loch, sauf à faire un long détour qui me coûterait au moins une journée de plus. Je me lance donc dans cette première difficulté de la journée.
J’ai toutes les peines du monde à passer cette bosse.  Je surplombe désormais le Loch Lomond, la visibilité y est plutôt faible, je distingue plus que je ne vois. Ce que je vois avec précision par contre, c’est le sentier qui continue, toujours aussi accidenté, boueux. Je dois me rendre à l’évidence, il n’est pas possible de continuer dans cette voie. Que faire ?
Je me mets à l’abri et regarde ma carte à nouveau. Une solution, gagner l’autre rive du loch. De ce côté une route le longe sur toute sa longueur. Reste à trouver une solution pour traverser, il fait tout de même près de 8 km de large ce loch ! Par chance, une navette assure des traversées régulières, je dois tout de même patienter un peu plus d’une heure sous la pluie. Au moment d’embarquer je n’ai pas à m’inquiéter des places disponibles à bord, je suis le seul passager. Je rejoins la rive gauche du loch après 20 minutes. Débarquement du vélo en équilibre entre la passerelle et le bateau, ça tangue !
S’ensuit un long cheminement sur une route large et sans grand intérêt, hormis qu’elle me mène dans la bonne direction. En fin d’après-midi, il n’y a plus de doute je suis détrempé de la tête au pied, l’opération recherche de bivouac commence !
C’est un peu par hasard que je trouve refuge dans une auberge de jeunesse à Crianlarich, un modeste village où vivent moins de 200 âmes. Même si ça ne faisait pas partie du plan, je ne refuse pas cette aubaine. Un vrai lit, de quoi faire sécher mes vêtements, un lieu de rencontre. J’y fais connaissance avec 2 étudiantes françaises qui arpentent les Highlands et un quinquagénaire écossais qui partage avec moi toutes ses astuces pour se protéger de l’humidité.
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Ben Nevis: Mercredi 3 Juin – Jour 12

En ce début de 12ème jour d’approche, je n’ai qu’une chose en tête : Fort William. Camp de base final avant l’ascension du Ben Nevis, j’y serai ce soir si tout va bien. J’ai passé une nuit très confortable, mes vêtements ont séché, la pluie s’est arrêtée, tous les signaux sont au vert.
Si j’ai définitivement renoncé à la trace de la West Highland Way, je n’en suis jamais très éloigné. A une cinquantaine de mètres sur l’autre versant de la vallée ou qui se perd un peu plus loin dans les reliefs rares sont les moments où je n’en distingue plus les contours. Passé Clifton, moins d’une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Crianlarich, je m’engouffre dans le Rannoch Moor. Faite de tourbières inhabitées et inhabitables, de lochs, de rivières, de collines de bruyères, cette région d’Ecosse qui s’étend sur environ 250 km2 est l’une des plus sauvages restantes en Europe. Une seule route la traverse, celle qui me mène à Fort William. Plus loin, la neige apparaît sur les crêtes qui dominent l’horizon. Je prends plaisir à évoluer dans ce milieu.
Je fais ma pause-déjeuner au sommet de l’une de ces collines. Un banc à peine perceptible de la route y a été installé, il n’y a pas vraiment de chemin qui y mène, un banc au milieu de nulle part. Sur le dossier deux plaques sont fixées, sur l’une d’elle y est gravé « Just for the view ». Je m’assoie, mon regard se perd, quelques instants l’esprit libre de tout tourment.
Plus tard, la superbe vallée de Glencoe derrière moi, j’hume un parfum inattendu, l’air iodé du bord de mer. J’aborde les rivages du lac marin, le Loch Linnhe. Un étroit tapis d’algues recouvre les récifs qui sont à découvert, un peu plus loin les reste d’une embarcation, quel changement de décor ! Je m’attarde quelques minutes. Même si je ne suis pas encore arrivé à Fort William, ma traversée du Royaume-Uni touche à sa fin. Parti de la mer il y a 12 jours m’y voilà à nouveau revenu, quelques 1 000 kilomètres plus au nord.
Les derniers kilomètres jusqu’à Fort William ne sont pas très agréables, la route est étroite et très fréquentée. Malgré la fatigue, je roule à vive allure, l’euphorie me porte. Apparaît un panneau « Welcome to Fort William ».  J’y suis !
Pour les deux nuits à venir c’est dans un camping que je plante ma pente. Celui-ci se trouve sur le flanc ouest du Ben Nevis, à quelques centaines de mètres du point de départ de l’ascension. Enfin installé, je dévore mon dernier plat lyophilisé, ainsi qu’un pot d’houmous trouvé dans le supermarché local. Avant de m’endormir je prépare avec attention mon équipement pour l’ascension de demain et me plonge une dernière fois la carte.
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Ben Nevis: Jeudi 4 Juin – Jour 13

Bulletin météo : vent 30 km/h, légères chutes de neige possibles dès 900m,  Iso 0° à 1 000 m.
Depuis mon arrivée à Fort William hier, je n’ai pu distinguer la partie sommitale du Ben Nevis. Celle-ci est constamment prise dans les nuages, cependant il y a peu de doute sur le fait que le sommet soit enneigé. Si j’avais imaginé un temps grimper au sommet par la crête, voire par la face nord je n’avais pas du tout envisagé des conditions de neige, de glace et de brouillard, je n’ai avec moi ni crampons, ni piolet, ni même de chaussures d’alpinisme dignes de ce nom. C’est donc par la « Pony track », le sentier menant au sommet le plus fréquenté, sorte de voie normale, que j’aborde l’ascension. Ce sentier tient son nom du fait qu’à son origine il permettait l’accès des poneys à un observatoire météo situé au sommet pour l’approvisionnement en vivres. Fermé en 1904, cet observatoire n’est aujourd‘hui plus qu’une ruine.
Le sentier grimpe d’abord abruptement. Il est constitué par un assemblage de grandes marches irrégulières, souvent directement taillées dans la roche. J’y progresse assez rapidement. Une fois atteint le col où se niche le Lochan Meall an t-Suidhe (soit le « lac à mi-chemin ») à 570 mètres d’altitude, le sentier serpente dans un large pierrier. Peu avant 900 m d’altitude, les premières traces de neige apparaissent. Par contre, il est toujours impossible de distinguer le moindre contour du sommet. Les névés se font de plus en plus fréquents, de plus en plus importants et de plus en plus glissants. L’exposition du sentier, le vide, sont quasi-inexistants, mais une glissade dans ce jardin de pierre pourrait couter très cher.
Je croise un couple de français, leur sac à dos Quechua les a trahis…
Bientôt, la neige recouvre toute la surface, une neige de printemps, lourde, glissante. Vers 1 200 mètres d’altitude, tout est blanc ! Ma visibilité n’excède pas 10 mètres, heureusement, et ça ne doit pas être un hasard, des cairns marquent le cap à suivre. Des ombres surgissent de nulle part, tels des fantômes. Le vent souffle, j’ai passé gants, doudoune et bonnet.
Je finis par arriver au sommet du Ben Nevis, enfin je crois, c’est ce qui est indiqué sur une stèle de béton. Je me fais prendre en photo pour immortaliser ce moment. Cette ascension, pimentée par la présence de la neige, aura été au final sans grande difficulté. Elle tient plus de la rando que de l’alpinisme. Qu’importe, le plaisir est là.
L’aventure est désormais presque finie, reste à faire le chemin inverse vers la vallée, le chemin inverse vers Le Havre.
IMG_20150517_233556« Read me a lesson, Muse, and speak it loud

Upon the top of Nevis, blind in mist!
I look into the chasms, and a shroud
Vapurous doth hide them – just so much I wist
Mankind do know of hell; I look o’erhead,
And there is sullen mist, – even so much
Mankind can tell of heaven; mist is spread
Before the earth, beneath me, – even such,
Even so vague is man’s sight of himself!
Here are the craggy stones beneath my feet, –
Thus much I know that, a poor witless elf,
I tread on them, – that all my eye doth meet
Is mist and crag, not only on this height,
But in the world of thought and mental might! »
 
John Keats (1795-1821)
Ecrit au sommet du Ben Nevis

Ben Nevis: Vendredi 5 Juin – Jour 14

Une dernière promenade dans la rue centrale de Fort William, j’achète quelques souvenirs et je me dirige vers la gare. Le voyage de retour, l’autre aventure, va bientôt commencer. Une traversée du nord au sud cette fois, en 6 étapes, avec 4 changements de train et, demain, la traversée de la Manche en ferry. Ces étapes ferroviaires me stressent légèrement, aurai-je assez de place pour charger mon vélo, aurai-je assez de temps pour réaliser les transferts inter-gare, comme à Glasgow. Après une indépendance horaire presque totale pendant près de deux semaines, me revoilà accroché au chrono… J’ai pris l’option de laisser les sacoches arrière sur le vélo, celles de l’avant et les charges les plus lourdes sont dans mon sac à dos, je gagne ainsi en agilité.
Bonne surprise, les portes d’accès aux voitures sont plutôt larges et il n’y a pas de marches ! Je prends vite place dans mon premier train. Quand le coup de sifflet du départ résonne, la pluie est revenue. La ligne de chemin de fer suit à peu près ma trace. Je reconnais chaque endroit, le Loch Lomond est toujours aussi gris ! A Glasgow, premier changement, j’ai un peu moins de 30 minutes pour traverser le centre-ville, pas de temps pour faire du tourisme. Il me faudra 20 minutes sans traîner. Je fais maintenant route vers Wolverhampton. Bye bye l’Ecosse !
C’est à Wolverhampton que j’ai mon plus gros coup de chaud. Alors que je n’ai que 9 minutes pour changer de train, il est impossible d’ouvrir la porte où est stocké mon vélo et aucun contrôleur n’est à proximité. Je demande de l’aide à une jeune femme qui a aussi déposé son vélo, mais rien y fait. Je décide alors de sortir bagages et vélo par la porte qui se trouve à l’autre extrémité du wagon, mais il me faut faire deux voyages. Pendant ce temps-là, la jeune femme essaie de trouver un contrôleur, le temps passe et le train ne va pas tarder à repartir.
A peine ai-je déposé mon sac à dos sur le quai que les sirènes de fermetures des portes sonnent. Mon vélo est encore à l’intérieur, pas le choix, je bloque la porte. La pression de la porte se relâche et enfin s’aperçoit un contrôleur au loin. Je le siffle, lui fait des grands signes, c’est bon il m’a vu ! Un hochement de tête et un sourire en guise de remerciement à la jeune femme qui m’a aidé, tout rentre dans l’ordre. Deux minutes plus tard mon train suivant entre en gare, par chance sur le même quai ! La suite est sans problème. Je quitte la gare de Portsmouth avec soulagement et prend la direction de la gare maritime.
Il n’est pas encore minuit et l’embarquement pour Le Havre n’est pas avant 7h00 demain matin. La gare maritime étant close, une nuit à la belle étoile s’annonce.
bicyclette

Ben Nevis: Samedi 6 Juin – Jour 15

Il n’est pas encore 6h00, le jour se lève, fin de mon dernier bivouac ! Cette fois, j’ai dormi à même le sol, sur un trottoir, entre deux arbres, le plus à l’ombre possible des nombreux éclairages. Il me tarde d’embarquer.
L’embarquement est une formalité. Mon vélo est stocké dans une large zone dédiée, un boot pour le bloquer et le tour est joué. J’ai l’esprit léger, c’est la dernière ligne droite avant le retour à la maison. Il ne peut plus m’arriver grand-chose… Je monte sur le pont principal et m’endors dans l’un des nombreux fauteuils !
C’est par un grand soleil que j’avais quitté le Havre, c’est par un grand soleil que j’y rentre 15 jours plus tard. Je laisse la gare maritime derrière moi, dans quelques kilomètres je serai rentré à la maison. Léane, Maël et Audrey m’y attendent avec impatience. « Ben Nevis, the South route » s’achève…
Sommet du Ben Nevis


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Ben Nevis, the South route

Camp de base LH 2015

Equipement pour le Ben Nevis

Le coin Matos pour le Ben Nevis

La liste non exhaustive du matériel que j’ai utilisé, matériel de bivouac, technique, textile, vidéo…

 
 

Catégorie  Marque  Modèle Poids Prix Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ  Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire
BIVOUAC
TENTE MSR HUBBA HUBBA NX
Figure 1
1540  349,00 € Résistante, Montage simple, habitabilité maximum, encombrement et poids mini
mise à disposition par le Yeti pour test
2 grandes absides très pratiques, bonne résistance aux rudes conditions climatique écossaise (plie mais ne rompt pas même pas grosses conditions de vent, rafales à 80km/hr).
Gros empiècements moustiquaire sur la toile intérieure et donc grosse circulation d’air … avantage pas de condensation, inconvénient perte de chaleur, on ne peut pas tout avoir!
Petit point de détail à améliorer, le maintien des arceaux une fois repliés se fait via des élastiques, A : résistance dans le temps aléatoire, B : n’étant pas imperdable j’ai passé mon temps à les chercher (dans l’herbe, dans la tente,…).
Je reprends (j’emmène quelques élastiques en rab)
https://www.youtube.com/watch?v=e0c9UtAQgU8&feature=youtu.be&list=PLDZ4sXx8YC8iHKOQjYP5UJsQZu5FcR-WV
TAPIS DE SOL QUECHUA ¾ Autogonflant Ultralight Poids / encombrement Peu volumineux, facile à ranger, la poche d’air joue son rôle, le tout pour un prix mini, pas grand-chose à redire Option intégrale? le tapis de sol de la Hubba Hubba étant très fin (reste néanmoins imperméable) j’ai souvent comblé le 1/4 manquant par des vêtements ou sac plastique
SAC DE COUCHAGE LAFUMA SKYLIGHT 1020     40,00 € le cahier des charges était d’avoir champ d’utilisation maximum (T°), de -5° à 10°, voilà ce qui est indiqué sur l’étiquette : Température extrême: -9°C, T°C confort : 9°C, T°C limite confort : 4° Peut-être trop vieux (3 ans d’utilisation), sans doute un peu trop passe partout, en tout cas j’ai eu un peu froid (il n’a jamais fait moins de 6° dans la tente hors courant d’air) Il est temps de passer à autre chose
RECHAUD OPTIMUS CRUX
Figure 4
83     55,00 € Habitué aux modèles camping gaz, je souhaitais quelque chose de plus petit, plus léger, plus performant…
Mis à disposition par le Yeti pour test
A mon sens un véritable bijou technique, conception bluffante. Un rapport poids  / puissance restituée au top.
Seul tout petit bémol, lors du montage surtout il faut penser à bien refermer le robinet. Celui-ci doit être en position ouverte lors du repliage pour qu’il s’imbrique correctement avec le bruleur, pas la fin du monde.
Ne me parler pas d’un autre modèle…
Plus d’infos là : http://www.optimusstoves.com/seen/optimus-products/products/katadynshopconnect/optimus-outdoor-kocher/optimus-crux/
LYOPHILISE VOYAGER  Figure 2 Le Lyophilisé, un des meilleurs rapports poids, volume, valeur énergétique. Un conditionnement pratique, qui sert de casserole, de bol, d’assiette, de poubelle…
Critères de choix : Une marque locale ou Française, éco-responsable
J’avais pris avec moi l’équivalent de 10 jrs d’autonomie (matin, midi, soir), soit un peu près 6kg dans les sacoches. Best of : Les lentilles jambon, le velouté chocolat Je reprends
PANNEAU SOLAIRE POWERTEC PT25
Figure 3
640  499,00 € Léger, flexible et imperméable
Puissance : 25W – 1200 mA – 15V
Je n’ai hélas pas pu l’utiliser très longtemps, perte de l’adaptateur USB. Même reproche que pour les élastiques de la tente, sauf que cette fois la pièce une fois perdue vous prive de l’utilisation des panneaux… Chers fabriquants, pensez à des systèmes imperdables ! Je reprends, l’utilisation que j’ai pu en faire à été convaincante, charge sous faible ensoleillement.
Catégorie  Marque  Modèle Poids Prix Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ /
Cahier des charges
 Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire
BIVOUAC
BATTERIE / ACCU parti en semi-autonomie, j’avais besoin d’avoir de quoi recharger téléphones, appareils photos et caméras Prêté par le Yeti. Etanche, ne craignant pas les choc, un modèle pour le voyage parfais. 4 charges (voire un peu plus) de téléphone ou batterie GoPro
BATTERIE / ACCU DECATHLON GEONAUTE – 9000mAh Modèle plus économique mais plus fragile, un accu de bureau. 4 charges au max.
KIT PREMIER SOIN CARE+ First aid kit waterproof Compact / Contenant étanche
Micropur MC 1/50T; Anti-insect natural spray – 60ml
Très compacte, l’avantage est que ce kit se glisse un peu partout, inconvénient, en mode urgence, seul, sortir le contenu ne dois pas être évident… Heureusement je n’ai pas eu à l’utiliser Comme toujours, trousse à compléter suivant les besoins spécifiques ou vous vous déplacer et bien entendu suivant vos besoins propres (allergies,…)
LAMPE FRONTALE PETZL TIKKA XP2 88     46,95 € Utilisation dans la tente / Eclairage si besoin de progresser dans la nuit Utilisation rare, juste pendant une nuit de tempête pour remettre sous tension les haubans de la tente…

Sans-titre-1

Catégorie  Marque  Modèle Poids Prix Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ /
Cahier des charges
 Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire
PHOTOS & VIDEO
CAMERA GOPRO HERO2 Prêtée par Mickael du Yeti J’ai souvent filmé sans le savoir les premiers jours, oublie de mettre en off ou manip bouton « incertaine ».
Quelques bugs, agaçant sur le coup, entre la camera et le pack batterie complémentaire. A part cela rien à redire
Quitte à prendre 2 caméra, essayez d’avoir le même modèle ou au moins le même modèle de batterie…
CAMERA GOPRO HERO3 Prêtée par MamsVisual
COMPACT NUMERIQUE SONY DSC-HX50V / GPS  220,00 € Filmant en FullHD, tenant dans la poche
20,4mpx / Full HD 1920*1080 / WIFI
Un bon rendu en vidéo, une bonne prise son (contrairement à une GoPro). Des photos dans la norme, ce n’est pas un reflex non plus. Par contre sa prise en mains, la possibilité des réglages, la possibilité de le fixé sur une perche le rende bien plus performant qu’un smartphone pour un volume à peine plus important. le genre d’appareil à avoir toujours dans son sac de voyage, quelques soit la taille du sac ou le voyage.
https://www.lesnumeriques.com/appareil-photo-numerique/sony-dsc-hx50-p16231/test.html
REFLEX NUMERIQUE NIKON  D90 620g boitier nu Prêté par Gaële. Avec objectif 50mm Habitué à Canon, j’ai eu beaucoup de mal le »prendre en main », j’ai souvent fin par céder au réglage automatique.
La focale fixe était un choix délibéré, piqué sans égal, légèreté…
Soit Canon, soit apprendre çà manier l’appareil avant le départ. Dans tous les cas un appareil qui filme en full HD.
Un objectif à focale fix 35mm
PIED JOBY GORILLAPOD 3kg 270     55,00 € Flexible, preci, pouvant aussi bien supporter une GoPro qu’un reflex S’accroche un peu près partout, ne craint pas la pluie, boue, poussière, bref un pied tout terrain  Je reprends

 

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Cahier des charges
 Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire
TEXTILE
SOFTSHELL BLACK DIAMOND ALPINE START HOODY 250  150,00 € Compressible, légère.
Veste mise à disposition par le Yeti pour test
Mon coup de cœur.  Une softshell confortable, légère, agréable à porter, une seconde peau. Techniquement irréprochable dans des conditions de progressions actives, vous protège du froid sans vous étouffer. Attention ce n’est pas une veste à porter en statique par contre la membrane et si fine que vous pouvez passer une doudoune par-dessus lors d’une pause. Prêtée par le Yeti mais j’ai fini par la gardée. je ne la quitte plus
VESTE GTX THE NORTH FACE KICHATNA JACKET 560  470,00 € Polyvalence. Destinée au ski de rando avec des ouvertures garantissant une meilleure respirabilité, elle n’en reste pas moins une veste montagne. Veste bien coupée, prête du corps mais n’empêchant pas des mouvements amples. Grandes ouvertures sous les bras permettant une bonne ventilation pendant l’effort, nombreuses et large poches. Je n’ai pas eu à l’utilisée en conditions de montagne poussée mais plus en protection contre les douches Ecossaises. Ce n’est pas forcément le terrain de prédilection du Goretex, après 2 jours d’humidité et de vents la veste était transpercée.  Pas certains que le vêtement idéal, à la fois respirant et 100% étanche, existe…..
DOUDOUNE QUECHUA FORCLAZ 300 250     54,95 € Comme souvent avec QUECHUA,  dans un premier temps le prix suivi d’un essayage concluant
Garnissage 85% duvet 15% plumettes
Un rapport qualité / Prix bluffant! Dans les mêmes conditions de température je reprends.
Je serais curieux de pouvoir tester un modèle « similaire » chez TNF, RAB ou autres pour comparer.
COLLANT X BIONIC ENERGIZER – CHARCOAL 140     79,00 € j’avais besoin de renouveler ma garde de robe, pour l’occasion j’ai suivi les conseils de Michael du magasin Le Yeti / www.le-yeti.net Utilisation uniquement en vêtement de bivouac. Chaud mais pas trop, confortable… Je reprends
PANTALON QUECHUA Forclaz 300
SUR PANTALON MOUTAIN EQUIPEMENT Imperméable et aéré Acheté sur place lors d’un passage par hasard à proximité d’un magasin d’usine de la marque. Vraiment imperméable, le filet interne évite la sensation d’avoir la peau collé à la membrane imperméable et permet une légère ventilation. Je reprends mais en ayant ajusté au préalable le tour de taille, je l’ai choisi un peu grand…
VESTE POLAIRE QUICKSILVER Veste Micro polaire à capuche Micro polaire à capuche ce qui est plutôt rare, confortable, coupe près du corps, un bon modèle qui sera malheureusement vite remplacé, chez QKS les collections Hiver/été défilent je reprends
1ere COUCHE HAUT THE NORTH FACE Manche longue / Zip – Technicité / Respirabilité Oui, je le traine partout depuis 10 ans et il tient encore…

 

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Cahier des charges
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DIVERS TECHNIQUE
SAC A DOS MILLET UBIC 60+10
Figure 5
1800  169,90 € volume important mais sac compressible permettant une utilisation intermédiaire. J’avais besoin d’un sac avec un encombrement acceptable pendant la phase d’approche vélo. Parfait, ouverture facile, poche multiple, système d’attache matériel efficace.
Un reproche néanmoins, sangle de maintien abdominale pas assez large et altérant le confort de portage.
 Je reprends
GANT CHAUD BLACK DIAMOND PURSUIT 180     89,90 € le cahier des charge était : imperméable, avec sous gant amovible et restant précis.
Pouvant être utilisé au besoin à vélo.
Modèle conseillé par Mickael (Le Yeti), utilisé uniquement lors de l’ascension du Ben Nevis. Pas vraiment d’utilisation « technique ».
Néanmoins bonne sensation, pas de perte de contact avec ce que l’on prend en main.
 Je reprends
CHAUSSURE APPROCHE SALEWA MS WILD FIRE 890  149,00 €  Poids / Polyvalence / Confort D’abord sélectionnée lors d’un précédent périple comme chaussures de dépannage, elles sont vites devenues incontournable.  Super accroche (semelle Vibram) et chausson si confortable… je reprends
CASQUE PETZL ELIOS 330     49,95 € Le modèle le plus adapté à mon tour de tête (61) – Utilisation à vélo si besoin Oui, aucune sensation de gêne, bonne tenue sur la tête. Je reprends
ASSUREUR PETZL TIBLOC 30   Fond de sac alpi / escalade. Je n’ai pas eu à m’en servir, hélas….  
DESCENDEUR PETZL REVERSO 4 59     25,95 €  
BAUDRIER PETZL AERO TEAM III 370     39,50 €  
LONGE SIMOND LA VACHE 75cm 60       9,95 €  
MOUSQUETON VIS SIMOND JUMBO HMS Auto Poli 86     10,95 €  
CHAUSSON ESCALADE LA SPORTIVA MYTHOS      


sac sac1sac 2

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Cahier des charges
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EQUIPEMENT VELO
CADRE LAPIERRE  VTT Alu – PRO RACE Polyvalence / Robustesse. Utilisation depuis 2001, valeur sûre
ROUES MAVIC CROSS RIDE Robustesse / Polyvalence Aucun souci malgré les 25 kg chargés à l’arrière et les 16 à l’avant Je reprends les mêmes
PNEUMATIQUE CONTINENTAL X-KING 26*2.20 680     15,00 € Je voulais des pneus polyvalent me permettant de m’éloigner des chemins bitumés et restant adhérant sur terrain humide voire boueux Un peu trop d’accroche sur le bitume (surtout à l’état neuf). Néanmoins, ont parfaitement répondus à mon attente et aux conditions rencontrées. Aucune crevaison sur les 1100km parcourus Vraiment dépendant du terrain et des conditions météos envisagées mais également du nombre de kilomètres à parcourir
SELLE Polyvalence, robustesse et prix Utilisation d’un gel silicone amovible pour améliorer le confort  Une selle Brooks…
FOURCHE ROCKSHOX  Pilot XC 80-100 mm Un modèle plutôt résistant et de conception simple. J’ai pris l’option suspendue pour garder un peu de souplesse sur les chemins Oui, a bien joué son rôle d’absorption des chocs dans les parties off road. Je prendrais peut être une fourche rigide pour laquelle le risque de casse est censé être plus faible. Sinon une fourche suspendue mais avec l’option blocage.
CINTRE & POTENCE ERGOTECH High Charisma – 90mm / 45° Afin de ne pas avoir la tête dans le guidon, soulager lombaires et cervicales. Le choix du couple cintre /potence est primordiale, la géométrie de l’un pouvant ne pas être adapté à celle de l’autre. Oui,  Pas de soucis de dos, pas de problème lombaire même après 130km.  Ça vous change un voyage…
Aucun problème technique
Je reprends
TRANSMISSION SHIMANO SLX/XT Un standard, robustesse Oui Je reprends les mêmes
FREINAGE HAYES STROKER (système à disques) Le freinage à disque est sans comparaison  au niveau de la précision et la puissance. Rassurant dans les grandes descentes prise à vive allure… Ce modèle pour le rapport qualité / prix Oui mais,
Ressort de maintien des plaquettes fragile et mobile. Perdu ou abimé lors d’un démontage / remontage de la roue (suite à crevaison par exemple) et votre sortie se transforme vite en galère
Pour des aventures de durée courte ou bien temps que la mise à disposition des pièces de maintenance ne pose pas de problème je garde l’option freinage à disque mais en gamme supérieure.
PORTE BAGAGES AV ZEFAL Raider Front / Alu 750     29,00 € Légèreté / Prix / Adéquation avec le système de freinage à disque – Charge max : 18kg  Oui Attention alu… si ça casse pas de réparation par soudage possible
PORTE BAGAGES AR ZEFAL Raider Universal / Alu 950     39,00 € Légèreté / Prix / Adéquation avec le système de freinage à disque – Charge max : 25kg  Oui Attention alu… si ça casse pas de réparation par soudage possible
SACOCHE GUIDON MSX MSX GUIDON 6L – Etanche 920     59,00 € Une alternative à Vaude et Ortlieb, un prix plus raisonnable pour une sacoche technique et étanche Hors le système de protège carte fragile et dont la fermeture reste pour moi un mystère, très bon matériel Je garde la même mais j’améliore le système de protège carte.
SACOCHES AV CYCLO-RANDONNEES ETANCHE – 40L (la paire), normalement destinées à l’arrière     40,00 € Les sacoches étanches les moins onéreuses du marché. Le système d’accrochage  sur le porte bagage n’est pas très pratique. elles manquent de raidisseurs, néanmoins elles remplissent leur rôle principale, être étanches Personnalisées par mes enfants, je vais avoir du mal à les laisser de côtés…
Moyennant une customisation du système d’attache elles doivent pouvoir repartir
Catégorie  Marque  Modèle Poids Prix Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ /
Cahier des charges
 Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire
EQUIPEMENT VELO
SACOCHES AR MSX 40L (la paire) – Etanche / avec rabat 2460     69,00 € Une alternative à Vaude et Ortlieb, un prix plus raisonnable pour une sacoche technique. Pièces détachées disponibles pour les éléments de fixation [www.cyclo-randonnee.fr/] Mise à niveau avec un système d’accroche par poignée, rien à reprocher J’avoue loucher sur les Vaude et ortlieb, mais les prix pratiqués sont un réel frein. L’investissement doit être comparé à l’utilisation.
BIDON BTWIN 0.75L Si l’eau reste trop longtemps, goût de plastique… Autre modèle à trouver
 BIDON  Evian 1.5 Prix / poids / volume / Robustesse
Quoi de plus simple que d’utiliser directement une bouteille en plastique, matériel léger et résistant. Pourquoi le modèle Evian : sa rigidité
Oui Je garde ce principe Interchangeable à volonté, recyclable… Que demander de plus !

matériel-velo

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