Voyage en Amérique du Sud, traversée de la Bolivie en VTT

par Expérience Outdoor

Gaëlle CHAPUIS nous partage son expérience de voyage VTT en Bolivie

voyage vtt en bolivie

Sud Lipez – Laguna Colorada

Informations pour préparer un voyage VTT en Bolivie

  • Date de la sortie

Du 25 Novembre au 26 décembre 2017

  • Lieu du voyage

Pays : Bolivie
Région : Du Nord au Sud de la Bolivie – De La Paz (Nord Bolivie) à San Pedro de Atacama (Nord Chili). 95% de pistes.
Accès : Avion au départ de Lyon, via Madrid puis Lima. Au retour avion au départ de Calama, via Santiago du Chili puis Madrid.

  • Participants

Gaëlle : 37 ans –  maman célibataire avec deux enfants  – j’ai décidé de faire un break. Un quotidien prenant, l’envie de se sentir vivante, de voyager là où peu de touristes s’aventurent et de découvrir l’itinérance à Vélo. Mes motivations étaient déjà toutes trouvées : 95% de pistes, des vents forts, un effort constant, l’altitude (entre 4000 et 5000) mais surtout des traversées mythiques (désert de sel d’Uyuni et Sud Lipez).
Julien : 30 ans – traverse l’Amérique du Sud pendant 7 mois. Aussi, il est expérimenté en voyage à vélo, l’occasion était trop belle de ne pas lui coller aux roues en Bolivie

  • Où dormir en Bolivie

Notre volonté était avant tout d’être au maximum autonomes. Bivouac la plupart du temps. Parfois dans une auberge lorsque nous traversions un village, pour se doucher ou pour se mettre à l’abri du vent.
On peut voir que la Bolivie est un immense terrain de bivouac ! partout où nous pouvions nous protéger du vent qui se lève l’après-midi : les vestiges d’une maison en pierres, un arbuste, une dune de sable. Au milieu des déserts de sel, l’immensité devant nous.

Informations complémentaires pour ce voyage vtt en bolivie

  • Où dormir quand on ne peut pas bivouaquer

Autant dire que sur ce type de destination (en tous cas en suivant l’itinéraire que l’on s’était fixé) il n’existe pas forcément d’alternative. Dans les petits villages il y a des auberges (par exemple à Sabaya) où il faut compter environ 6 euros la nuit. Dans le Sud Lipez nous aurions pu réserver quelques refuges.

  •  Se réapprovisionner

Souvent nous devions faire des réserves pour 3 ou 4 jours durant lesquels aucun ravitaillement n’était possible. A La Paz, Sabaya puis Uyuni nous avons pu faire des achats sur les marchés ou dans les rares boutiques trouvées au fil des ruelles. Peu de choix surtout quand nous ne pouvions prendre du frais avec nous.
Se faire un restaurant
Encore une fois la « restauration » prend une dimension différente en Bolivie. A La Paz et Uyuni aucun problème pour trouver des adresses. Dans des endroits plus reculés parfois deux tables devant un magasin et une bolivienne qui fait cuire une marmite à l’arrière. Une assiette de riz, pomme de terre et lama.
Trouver de l’eau
Nous la trouvions dans quelques villages à des fontaines puis la stérilisions avec notre matériel. Dans le Sud Lipez, nous avions une carte détaillée que s’échangent les cyclos entre eux indiquant les quelques points d’eau disponibles : un refuge, une source. Ainsi, une grande anticipation était nécessaire en ayant minimum 5l d’eau chacun  avec nous par jour. Il est arrivé que nous demandions ou que des 4X4 de touristes s’arrêtent pour nous en proposer.

  • Office du tourisme

Pas d’office de tourisme pour moi. Une plongée dévorante dans les blogs de ceux ayant déjà fait ce parcours ou d’autres mis bout à bout.

  • Bibliographie

Vous trouverez plein d’information sur la Bolivie avec le guide de voyage Lonely Planet.
Séjour Vélo en Bolivie Guide de voyage Lonely Planet BolivieBlog Andes By Bike
Cycling Southwest Bolivia
CARTE, voyage vtt en bolivie

Traversée de la Bolivie en VTT

UN ATTENTAT AUX OREILLES SOURDES DE LA RAISON

Partir pendant 1 mois ? Pour aller traverser la Bolivie en VTT ? En laissant tes enfants, ta maison, ton travail ?
Au fond de moi, à force d’entendre ces remarques, je me demande effectivement « Où comptes-tu aller comme ça, petite aventurière de pacotille ? ».
Peut être égoïstement, mais comme un attentat aux oreilles sourdes de la raison, je trouve le courage et décide de faire de mes rêves un souvenir
Arrivée réussie pour notre voyage vtt en bolivie

ATTACHEZ VOS CEINTURES, ATTERRISSAGE A 4200 !

Arrivée à La Paz

Quelques minutes avant l’atterrissage, l’hôtesse de l’air indique au micro « Si usted tiene difficultades para respirar, tenemos assistencia de oxygen a su llegada en el aeropuerto » (si vous avez du mal à respirer, nous avons une assistance oxygène à votre arrivée à l’aéroport) rassurant
Atterrissage réussi à 4200m !
Malgré la fatigue (23h de voyage) le sourire était large en voyant arriver sacoches et carton du vtt sur le tapis roulant…  Julien m’attendait avec un taxi, génial de le retrouver et d’être enfin ici.
La Paz… imaginez… une ville tentaculaire ! Qui grouille nuits et jours. Pas une ruelle ni un mètre carré de trottoir qui ne soit occupé par un petit vendeur assis par terre proposant de choses les plus insolites les unes que les autres. Les rues quant à elles grouillent de taxis. Ici pas de code de la route, pas de feux, il faut apprendre à se jeter sous les roues pour passer.
Rien n’est fait pour les touristes c’est une véritable immersion dans la vie quotidienne des boliviens. Tellement dépaysant, j’adore.

Petit déjeuner au marché

Pour le petit déjeuner ce seront deux petits pains et un avocat achetés sur le marché et dégustés en sandwich sur les marches de la plaza Francisco. Accompagnés d’une banane achetée 10ct. Pour le déjeuner rendez-vous sur un marché réservé aux estomacs bien accrochés ou aux voyageurs en Amérique du sud depuis longtemps. Pas très prudent.. mais bon… pour moi c’est ça aussi de voyager. Dans de petites casitas de 6m carré des femmes cuisinent depuis tôt le matin. Les poêles sont par terre, la viande sur l’évier, les tomates sur l’éponge, il ne faut pas regarder ! Mais être assis là, ça n’a pas de prix.
Pas de mal des montagnes. Par contre le souffle ! Quelques marches montées un peu trop vite et.. aie aie… quand je pense qu’il va falloir pédaler avec un vélo chargé 600m plus haut..
Dans 1h, départ en bus pour Sajama, à la frontière chilienne et aux portes de la pampa. Le contraste va être saisissant. Et c’est là que les choses « sérieuses » commencent…
Le sourire ne quitte pas mon visage

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La Paz – Marché quotidien

ON PASSE AUX CHOSES SERIEUSES.

Aujourd’hui on passe aux choses sérieuses. Nous avons dormi à Tambo Quemado à la frontière avec le Chili. Au réveil, sur 1 km des camions attendent pour passer au Chili. Les vélos sont réglés, les sacoches sont chargées. Nous avons de la nourriture pour 4 jours. Il faut tenir jusqu’à Sabaya où nous devrions arriver vendredi.
Je me demande comment je vais trouver l’équilibre ! Le vélo chargé pèse entre 25 et 30kg.
Les premiers coups de pédales sont hésitants, je zigzague un peu sur cette piste caillouteuse et sableuse. Il faut que j’apprivoise mon vélo et lui montre qui décide. La route asphaltée disparaît derrière nous, on ne la reverra plus avant 4 jours. On s’enfonce dans la pampa, quel bonheur ! On a tout de suite l’impression d’être seuls au monde. Les paysages sont magnifiques.

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Tambo Quemado – Première piste

LE VENT SE LEVE.

Macaya. Un village au milieu de nulle part, que l’on atteint après une journée de piste. Il semble désert. Pas âme qui vive dans ces casas en pierres. Dans les rues seulement des petites tornades de sable. On se croirait en plein western dans un village fantôme. Et puis tout doucement des visages d’enfants apparaissent derrière les murets. Des yeux malicieux. Puis un autre puis un suivant.
Il est tôt mais on préfère s’arrêter dans ce village où une petite maison abandonnée nous servira d’abri pour la tente.

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Macaya – Chapelle du village

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Bolivie-5, voyage vtt en bolivieUN VIEIL HOMME A QUI IL EST DIFFICILE DE DONNER UN AGE

C’est dans ce village où nous aurons passé notre première nuit que nous rencontrons Manuel alors que nous rangeons le bivouac. Un vieil homme à qui il est difficile de donner un âge, le visage abîmé par le soleil. Il s’approche, curieux, le sourire large, et nous souhaite la bienvenue. Peu de touristes passent par ici. Une fois par mois au mieux, uniquement des voyageurs à vélo. S’engage alors une conversation qui nous bousculera pour la journée.
Il nous demande d’où nous venons et où nous allons. Lorsque nous lui montrons la carte il semble pris de vertige. Lui qui connait seulement le nom des deux prochains villages ignore la taille même de son pays.
Il nous demande ce que nous faisons avec nos « bicicletas ». Lorsque nous lui expliquons notre voyage, à deux reprises il nous demande si c’est le gouvernement de notre pays qui paye ce voyage. Comment lui expliquer… nous nous regardons avec Julien et réalisons le fossé qui peut séparer nos deux modes de vies.
Nous lui demandons s’il a des enfants. Il nous répond que oui il en a cinq. Cinq « sans compter ceux qui sont morts ».
Sa femme est dans la pampa pour la journée à garder le troupeau de Lamas. Il nous demande quand nous reviendrons.. Au moment de partir je découvre ce sentiment. Celui de devoir dire « à bientôt » à quelqu’un que l’on ne reverra plus jamais. La larme à l’œil il faut repartir.

ICI A 4000m, LE SOLEIL BRULE LA PEAU

Il fait beau ce matin. Malgré l’indice 50, ici à 4000m, le soleil brûle la peau. La piste est dure. Une partie est ensablée et pousser est éreintant.
Petite pause à Julo. C’est le dernier jour de classe aujourd’hui. Les enfants sont en vacances pour deux mois ! Une dame me touche le bras en disant « mira su piel » (regarde sa peau). Ils n’ont pas l’habitude de voir une peau blanche (virant ce jour là sur le rouge foncé aïeee).
Nous sortons du village et attaquons une piste en faux plat. Le « ripio » (tôle ondulée) n’en fini plus… on cherche à droite, à gauche, au milieu un peu de plat pour un peu de répit.
Nous serons récompensés par un bivouac au sommet du col. Coucher de soleil et nuit 1000 étoiles.

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Bivouac – Col sur la piste vers Sabaya

GRACE AU VELO

Petite descente pour le réveil ca fait du bien. Et là, devant nous, une piste incroyable, dessinant dans la pampa une ligne droite d’au moins 5km dont nous ne voyons la fin. Des vigognes à gauche, des lamas à droite. Magique.
Heure du déjeuner et arrivée à Negrillos. Le village est plus grand mais cette fois encore il semble désert. Je m’assois sous un arbre, épuisée par ces 30 premiers km de la journée (la ligne droite s’est terminée sur une belle montée…). Julien s’avance vers l’école, s’adresse à un homme et me dit de venir. A peine les vélos posés on se retrouve encerclés d’hommes, femmes, enfants qui nous invitent à entrer dans l’école. Le pas de porte passé nous voilà avec une part de gâteau à la main et tout le monde nous invitant à goûter au buffet dressé au milieu de la pièce. C’est aussi le dernier jour de classe ici. Tout le monde a un large sourire et nous dit « Pase ! Pase ! »(Venez !)
Tous, ils n’attendent rien en retour, l’hospitalité comme on ne la connait plus vraiment.
Je réalise quelle chance nous avons de vivre ces moments là, et que c’est grâce au voyage à vélo qu’ils sont possibles.
Apres que les enfants aient essayé nos vélos nous devons repartir.
Piste difficile et arrivée dans un village désert de prime abord.
Bivouac à Tunupa – 3870m
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Dans autant de sable, la chute arrive !

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LE SOURIRE LAISSE PLACE AUX GRIMACES

Ce matin nous visons le volcan Sabaya. Sur mon visage le sourire laisse place à des grimaces. Il fait chaud, le soleil brûle, et la piste alterne entre ripio et portions sableuses où il faut pousser. C’est beau… mais c’est dur ! 3h30 pour faire 36km.
Nous retrouvons l’asphalte pour les 5 derniers km. Ca roule !
Arrivée à Sabaya. Déjeuner dans une casita. La dame nous prépare du lama, un oeuf et du maïs cuit.
On entend crisser des pneus derrière la fenêtre.. mon premier cyclovoyageur !! Il a repéré depuis 2 jours nos traces dans le sable et a cherché nos vélos. José, un anglais, parti il y a 18 mois d’Alaska pour finir dans 6 mois à Ushuaia. Nous déjeunons ensemble.
Demain, après 18km de piste, nous apercevrons les premières étendues de sel du salar de Coipasa puis de celui d’Uyuni.

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Sabaya – Nous retrouvons la route asphaltée pour 5km

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LES SALARS… LES REPERES CHANGENT

Nous quittons l’auberge. Dés la sortie du village, la piste de 15km qui doit nous mener à l’entrée du salar de Coipasa se dessine.
Déjà les repères changent. On commence à avoir du mal à distinguer le relief, on perd nos repères habituels. L’entrée du salar est humide on s' »ensel »  mais très vite la surface se durcit et laisse place à un sel dur d’une blancheur éclatante.  Nous devons rejoindre l’ile de Coipasa car nous n’avons pas suffisamment d’eau pour les deux jours à venir. Passage sur l’ile le temps d’un déjeuner sur la place du village et d’une rencontre avec deux enfants. Quelle chance, seul jour où la marchande de fruits est sur l’ile. Mangue en dessert c’est jour de fête.
Nous replongeons sur le salar. Il reste 40km pour le traverser. Nous en ferons 10 pour nous retrouver entourés de sel et installer notre bivouac du soir.
Les gestes se répètent. On descend les sacoches. On pose une couverture de survie au sol, puis la tente intérieure que l’on recouvre de la tente extérieure. Malgré la dureté du sel on arrivera à planter les sardines. On gonfle nos matelas, les oreillers et installons nos sacs de couchages. On sort le matériel de cuisine et en fonction de l’heure nous préparons un thé ou directement le dîner. Quelle vue ! Rien ni personne. Aucune pollution sonore. L’ambiance est lunaire, le silence enivrant.
Bivouac sur salar – 3700m

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Bivouac au milieu du salar de Coipasa

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DU REVE AU CAUCHEMARD

5h30. Réveil et lever de soleil sur le salar de Coipasa. J’ouvre la tente. Je suis en train de tomber amoureuse de ce pays, de tout ce que m’apporte ce voyage.
Nous démontons le camp et partons parcourir les 30km de salar qu’il nous reste. Sensation de liberté infinie ! Il nous faut trouver la rampe pour sortir. La manquer c’est prendre le risque de s’embourber sur les bords plus humides du salar. Nous voilà de retour sur la terre ferme.
En plus des topos d’autres cyclo voyageurs, Maps.me est une appli qui nous guide depuis le début. Cet après-midi, nous nous trompons de piste et notre erreur va nous coûter cher. La piste est en fait un chemin de sable, où parfois même des dunes se dessinent. Personne n’est passé par là depuis des semaines.
Un vélo de 25kg dans un sable profond. Chaque poussée nous demande un effort éreintant et ne nous fait avancer que d’un mètre. Il reste 6km avant de retrouver la piste suivante. Le piège se referme sur nous. Bientôt 3km de sable derrière et encore autant devant.
Je suis épuisée. Dans une randonnée nous pouvons faire demi-tour; sur un trail nous pouvons abandonner. Ici rien ni personne ne peut venir nous aider ou nous secourir. On peut pleurer, jeter le vélo, s’assoir et attendre. Personne. Il faut avancer ! Pas le choix. Un mètre et puis encore un. Je pense à mes garçons, à la beauté du salar ce matin, aux belles surprises qui nous attendent sûrement après. Nous tenons.
Vila Victoria. 4 âmes qui vivent. Dont une a un 4X4. Épuisés nous craquons et lui demandons de nous aider pour les 20km restants.

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Salar de Coipasa

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Piste vers Vila Victoria – Le piège se referme

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Llica – Préparation des empanadas

« VIVRE C’EST FAIRE DE SES REVES UN SOUVENIR »… LE MIEN EST JUSTE DEVANT LE GUIDON

Assise sur le bord du trottoir une vieille dame propose des empañadas (beignets de purée de pomme de terre, carottes et lama), à 40ct pièce… ce sera notre petit déjeuner.
Nous devons partir, une grosse journée nous attend et surtout à l’horizon, devant le guidon.. un de nos grands rêves qui se profile…
9km de piste et nous voilà à l’entrée. Le Salar d’Uyuni !!! Le plus grand désert de sel au monde (10.000 km2).
C’est l’infini qui s’ouvre devant nous et nous encercle bientôt. Pas un 4×4 croisé pendant toute la traversée. Si j’avais la plume d’un poète je saurais vous écrire ce que nous avons ressenti.
L’ile d’Inca Huasi, où nous devons passer la nuit, se dessine comme un mirage au bout de nos roues. Elle devient réelle. Se rapproche, plus que 10km. Elle est là, au milieu de cet océan de sel.
Contraste saisissant. Au moins 30 4×4 sont garés devant. Nous qui n’avons croisé d’autre européen que José en 8 jours, nous nous retrouvons en quelques instants au milieu d’une foule de touristes, carte de l’ile et coca à la main. Choc. On est un peu « perdus ».
Il est 17h, dans 1h, tous les 4×4 repartent et leurs occupants avec. Nous aurons l’île pour nous !
A 18h, un par un les 4×4 repartent. Nous croisons des Hauts Savoyards en tour du monde. Dans 2 jours ils seront à San pedro de Atacama. Avec beaucoup de courage nous y serons dans 12.
Seuls nous faisons le tour de l’île et regardons se coucher le soleil. Quel privilège !
Bivouac ile Incahuasi

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Isla Incahuasi – 200 touristes nous attendent sur l’ile

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Isla Incahuasi – Nous nous prêtons au jeu

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Isla Incahuasi – Vue depuis le sommet

DEPUIS HIER JE SUIS BOUSCULEE

Le répit aura été de courte durée. A 5h, nous entendons des 4×4 arriver les uns après les autres pour débarquer une horde de gens sur l’île. Ils marchent et parlent à coté de la tente. Tous sont là pour aller voir le lever de soleil. Une centaine de personnes en l’espace de 10mn. Quand nous ouvrons la tente plus personne, ils sont tous en haut.
Depuis hier je suis bousculée. Bousculée dans ma vision du voyage. Chaque jour depuis que je voyage à vélo je réalise à coté de quoi je passe lors d’un voyage « traditionnel ». Ici, sur cette île, c’est encore plus frappant. Encore une fois je comprends les moments privilégiés que nous pouvons vivre grâce à ce choix de voyager en vélo. Etre totalement libres et indépendants. Etre en contact direct avec les éléments et les personnes. Aucun filtre, aucune vitre de voiture. Une vision à 360 et un ressenti brut.
Nous rangeons les affaires, démontons la tente, rechargeons en eau. A 8h les touristes ont à nouveau quittés l’île. Je m’offre un café avant de partir et m’assois autour de cette petite table en bois.
C’est là qu’Alfredo viendra s’asseoir avec moi, bientôt rejoins par Aurelia, sa femme.

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Isla Incahuasi – Rencontre avec Alfredo, le maitre du salar

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RENCONTRE AVEC LE MAITRE DU SALAR

Alfredo, habitant de l’île

Alfredo… il faut que je vous en parle pour que vous compreniez cette belle rencontre. C’est le « maitre du salar ». Depuis 20 ans il est le seul habitant permanent de l’ile donc du salar. Plus jeune il participait avec son père au convoyage des caravanes. L’unique solution était de traverser le grand désert blanc pour se rendre à Uyuni, la ville de l’autre côté, où l’on pouvait échanger son quinoa, son sel, sa laine de lama etc.
La traversée se faisait à pied en 3 jours. C’est durant ces exténuantes traversées qu’Alfredo tomba amoureux de la solitude qui y règne, avant de s’installer sur Incahuasi au centre du royaume blanc. Sur l’Altipano la terre appartient à celui qui la travaille. Il est ainsi devenu maitre de son île et donc du salar ! Aujourd’hui encore, malgré la construction d’un petit complexe, il semble vouloir résister à l’envahisseur…
Il dépose sur la table les registres signés par les cyclotouristes et voyageurs à pied du monde entier qui sont passés ici depuis 2005. Il relit ému les témoignages et montre à Sylvio, son petit fils, les cartes postales collées : « regarde comme c’est beau le « canal du midi ». Lui qui n’a jamais eu la possibilité ni les moyens de dépasser les frontières de son pays. C’est la planète entière qui vient à lui. Quel doux clin d’œil.
Du sable nous repassons au sel. Tout doucement l’île disparaît derrière nous. Devant nous 70km de salar. Profitons de chaque coup de pédale car cet après-midi nous devrons peut-être laisser pour toujours ce lieu mythique. Je regarde à droite, à gauche, derrière mais surtout devant pour profiter de cette sensation d’infini et de liberté.

La fin du salar

Nous devinons au loin, comme un mirage, l’hôtel de sel qui marquera la fin du salar. L’arrivée sous quelques applaudissements renforce cette sensation d’avoir comme accompli un exploit, une « traversée du désert »
Le sel se transforme en terre. A Colchani une vielle dame est assise derrière 3 casseroles. Nous avons faim. Lama et riz pour 4h ! En dessert une mangue achetée 25ct à l’arrière d’un camion.
Les 23 derniers kilomètres seront en asphalte. Nous voilà à Uyuni.
Nous resterons 3 nuits ici. Nous avons besoin d’un peu de temps pour préparer la suite, car vendredi nous repartons là où peu de cyclos s’aventurent…le sud Lipez.
Je garde les yeux et le cœur grands ouverts à chaque instant.

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Salar d’Uyuni – Il faut se protéger du soleil !

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Salar d’Uyuni

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Uyuni – Inscriptions sur les murs de l’école

SUD LIPEZ – LE PARADIS INFERNAL – DEPART EST IMMINENT

Vers la « route des lagunes »

Dans 2 jours nous serons au début de cette « route des lagunes » qu’il nous faudra environ 7 jours pour traverser.
Une piste longue de 400km, qui oscille entre 4200 et 5000m d’altitude. 50km par jour malgré 8h d’efforts, une piste sur laquelle on rebondit sans rien maitriser (piste de terre, de sable, parfois caillouteuse mais surtout de tôle ondulée interdisant de dépasser les 10km/h sous peine de faire un joli vol plané), des vents dantesques (on ne parle pas d’une petite brise mais d’un mur), glisser sur le sable et se relever, supporter le froid.
En récompense, voici le témoignage d’un cyclo-voyageur qui a fait le tour du monde et à qui on demande ce qu’il a préféré :
« Si tu cherches des paysages à couper le souffle, un territoire quasiment inhabité peuplé de flamands roses, de lamas, d’alpagas et de vigognes, semés de volcans, de déserts de sel et de lagunes paradisiaques alors c’est au Sud-Lipez qu’il faut aller ».
Nous consacrons donc ces deux jours à laver les vélos de leur sel, vérifier la mécanique et préparer notre petite expédition sans trop savoir où nous mettrons les roues.
Nous serons totalement isolés et en totale autonomie. Cette route d’exception peut aussi bien osciller entre notre plus beau rêve et notre pire cauchemar…ainsi elle nécessite un minimum de préparation.

Préparer le moment de totale autonomie

Le premier élément non négociable est d’être ACCLIMATÉ à l’altitude car le risque est d’avoir le mal aigu des montagnes. Julien a parcouru le Pérou et ses cols à 4500 pendant un mois, fait un 6000 il y a deux semaines. J’espère que ces premiers jours à 3800 seront suffisants me concernant.
Les PROVISIONS. Il nous faut prendre de quoi boire et manger en quantité suffisante pour approximativement 7 jours. Nous avons sur nous des pastilles pour l’eau. Le lieu est un désert (répondant à la définition en tant que tel). Nous repérons tous les points d’eau mentionnés sur la carte.
L’EQUIPEMENT contre le froid et le vent. Le vent se lève généralement l’après-midi pour ne plus faiblir jusqu’au soir. La nuit les températures sont toujours négatives. Voyager en décembre nous permettra d’éviter les -15/20 que l’on pourrait avoir pendant notre été. On devrait être autour de 0.
L’ORIENTATION. Les pistes sont bien tracées en ce sens qu’on ne les perd jamais de vue. Toutefois elles partent souvent dans tous les sens puisqu’elles sont creusées par les voitures et toutes ne choisissent pas de suivre les mêmes. Il peut donc y avoir des hésitations sur lesquelles suivre surtout qu’il n’y a bien évidemment aucun panneau pour nous guider. Nous avons une carte que se passent tous les cyclos « cycling south West Bolivia » la bible. Ultra précise, elle décrit la piste, les distances, le profil altimétrique, les points d’eau, les abris pour la tente. Sans elle on est perdu dans un océan de sable, de sel et de montagnes.
Je suis à la fois impatiente de fouler ces terres et très inquiète à l’idée de ne peut être pas y arriver.

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Uyuni – Préparation de la traversée du sud lipez

MAIS OU COMPTES-TU ALLER COMME CA PETITE AVENTURIERE DE PACOTILLE ?

Uyuni est touristique, nous l’avons vite compris en allant dans l’allée principale où on trouve dans ces restaurants de turistas des pizzas à 12 euros, de la musique à tue tête et uniquement des européens autour de bières à 5 euros. Vite fuyons allons manger avec les boliviens.
Dernier petit déjeuner sur le marché central de la ville. Comme hier, la dame, dans ses 5m2, nous prépare un oeuf au plat, un sandwich au fromage, 6 beignets xxl au sucre glace, café et thé. Le tout pour 2€50.
500m à peine après avoir quitté l’enceinte de la ville, incroyable, le vent, puissant, nous touche de plein fouet.
Comme si, à peine les roues posées sur son territoire, le maitre du Lipez venait me souffler sauvagement à l’oreille : « Mais où comptes-tu aller comme ça petite aventurière de pacotille? Crois-tu que n’importe qui peut venir rouler le Lipez ? Et oui petite, c’est une chose de regarder des images confortablement installée derrière ton écran, mais maintenant constate comme mon vent est puissant, mon soleil brulant et mon froid saisissant ».
De coté, autour de 70km/h, c’est infernal. Des bourrasques de sel ou de sable viennent nous fouetter et nous obligent à descendre du vélo pour ne pas chuter. Au bout de 30km, je suis exténuée. Nous cherchons un abri mais le paysage n’est que plaine. Je commence à marcher à coté du vélo pour avoir la force d’avancer. Julien fini par trouver un buisson derrière lequel nous monterons le bivouac.
Dure journée. Je m’endors comme une masse, le bruit du vent (pourtant parti) continuant à m’entêter, le moral en berne.

MAL DORMI

J’ai mal dormi. J’ai eu froid et me réveille avec la nausée. Nous comprendrons que les températures sont descendues en dessous de 0 en retrouvant toutes nos gourdes remplies de glace !
Je réussie à peine à avaler une demi tasse de thé. Il faut repartir.
Fastidieux. Pourtant le paysage est magnifique. Des plaines immenses avec des troupeaux de vigognes que seul le bruit de nos roues dérange.
Aujourd’hui je ralentis clairement Julien. Je me traine sans force plusieurs centaines de mètres derrière. Peut-être ais-je atteins mes limites ?
Nous décidons de faire une étape plus courte demain pour que je puisse me reposer et attaquer le Lipez en meilleure forme.
Ce soir nous trouvons abri du vent au cœur de dunes et montagnes de roches façe à la plaine. C’est beau. J’essaye d’avaler un peu de semoule. Pas trés concluant encore.
Julien me prête son duvet confort -5, c’est un vrai nuage dans lequel je m’endors.

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Piste entre Uyuni et San Juan

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San Juan – Dernier village avant 7 jours

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LE MAITRE DU LIPEZ

Maitre du Lipez nous avons entendu tes mises en garde et c’est plein d’humilité et de respect que nous tenterons de traverser tes terres.
Certes nous avons pédalés sur des terrains difficiles jusqu’à maintenant, mais autour de 3600m d’altitude nous évoluions en « plaine ».
Devant nous ce premier col qui nous fera basculer vers cette piste des lagunes. D’un salar nous voilà devant notre première montée. Avec 11l d’eau et de la nourriture pour 4 jours le poids du vélo est bien là. Nous bivouaquerons dans la montée à 3km du sommet.
Encore quelques kilomètres et nous voilà face au désert du Lipez, l’un des plus hauts déserts du monde.
Sylvain (Tesson oui toujours) j’envie tes talents de poètes et d’écrivains. Tu saurais traduire au travers de tes aphorismes ou autres métaphores dans quel monde nous venions de basculer. Un autre monde. Un bout du monde. Le plus hostile, le plus fascinant, le plus attirant des bouts du monde. Rien d’autre qu’un sentiment d’infini et d’immensités.
Malgré les conditions difficiles qui y règnent, les lagunes font penser à des paradis terrestres. Seuls des volcans millénaires viennent troubler le repos de ce monde minéral. Se mélangent déserts de sel, montagnes ocres et noires touchées par la lumière du soleil, qui parvient jusqu’à ces hauts plateaux, intacte et brûlante. Des espaces vierges parsemés de lagunes aux couleurs dingues : bleu profond, turquoise, émeraude, rouge ou même jaune, chacune a la sienne et qui change en cours de journée. Sur chacune d’elle des flamands roses trainent les pattes dans des eaux glacées.
Des troupeaux de vigognes ont également choisi ce lieu pour y vivre.

NOUS PEDALONS AU DESSUS DU TOIT DE L’EUROPE !

Aujourd’hui nous sommes à la laguna Colorada. Une longue journée nous attend, nous devons monter 600m de dénivelé pour nous approcher des 5000m d’altitude. Commence une longue ascension. Le terrain est d’abord plutôt roulant, bonne accroche et les cuisses commencent à suivre. Trés vite la piste devient plus raide, sinueuse et pierreuse. A chaque fois que nous pensons arriver le col semble s’éloigner. Dur. Vers 13h, Julien m’annonce que nous venons de passer les 4810m. Nous pédalons au dessus du Toit de l’Europe ! Quelle sensation… il nous faudra encore grimper de 100m pour atteindre le point culminant de notre traversée. Il est 15h, le vent souffle fort et de face. Je dois descendre du vélo car la pente est raide et sableuse.
Pour les derniers mètres je remonte sur le vélo. Nous pédalons à 4930m !

CETTE LIBERTE, NOUS L’AVONS GAGNEE

Ces larmes qui montent lorsque nous avons mis plusieurs heures à passer un col ou un passage difficile et que nous découvrons ces nouveaux espaces aux horizons infinis, comme s’ils nous attendaient, telle une récompense. Nous sommes aussi pleinement conscients que la liberté dont nous pouvons profiter, nous l’avons conquise, à force de volonté et de courage. Profiter de ces paysages prend toute sa dimension dans l’effort. Cette valeur est nouvelle pour moi.
Cette liberté gagnée de pouvoir regarder ces 15 4×4 (qui arrivent à la même heure prendre le petit déjeuner, regarder un lever de soleil ou se baigner dans ces eaux thermales) repartir une heure après et profiter du lieu seuls.
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Après les lamas ce sont les Vigognes qui nous accompagneront tout au long de ces 7 jours

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Sud Lipez – Nous pédalons au dessus du toit de l’Europe ! A 4 915 m !

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Sud Lipez – Bivouac à l’Arbol de Piedra

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Sud Lipez – Laguna Blanca

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Sud Lipez – Arrivée à la Laguna Chalviri

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Sud Lipez – Laguna Verde

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RETOUR SUR TERRE

Nous nous trouvons à la Laguna Verde, au pied du volcan Llicancabur. Ici lorsque le vent se lève la lagune passe instantanément du bleu au vert émeraude. On voudrait rester pour toujours dans cet écrin. Pourtant, après encore quelques kilomètres de montée (et un vent de face – le maitre du Lipez a sa façon de nous dire adieu) ce petit cabanon où est écrit « migracion bolivia » nous ramène à la réalité. Ce lieu n’est autre que la limite sud de la Bolivie, atteinte après 8 jours de piste.
Le volcan Licacanbur du haut de ses presque 6000m d’altitude surplombe le désert d’Atacama plusieurs milliers de mètres en contrebas.
40km de descente qui nous ferons passer de 4600 à 2400m d’altitude. Chaque kilomètre nous éloigne de notre parenthèse du bout du monde. Il nous en faudra bien 40 pour doucement digérer et réaliser que nous « retournons sur terre ».
C’est ainsi que la fin du voyage Vtt en Bolivie approche, j’essaye de rester enthousiaste pour tout. Profiter du soleil et de la chaleur du désert, de cette douceur de vivre ambiante dans les rues pleines de charmes de San Pedro, de ces sons hispanophones qui raisonnent partout, des odeurs des empañadas qui envahissent les rues, des constellations dingues qui apparaissent la nuit tombée.
Non ce n’est pas encore l’heure d’un bilan. Lorsque celle-ci arrivera je réaliserai que cette aventure n’est en rien une fin mais plutôt un début.

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Sud Lipez – Poste frontière entre la Bolivie et le Chili

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Chili – San Pedro de Atacama – Vallée de la Mort

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A NOUVEAU BIPEDE ET LE CŒUR LOURD

Finalement, dans 1h30 je verrais le sol sud américain disparaître depuis un étroit hublot.
J’avais prévu pendant mon transit de vous raconter ces derniers jours à San Pedro de Atacama.
Il aurait été question de douche chaude, de pizza dont (après 8 jours de pates et crackers) chaque bouchée avait la saveur de la première, de cette soirée 1000 étoiles en compagnie d’Alain Moreau, un astronome français qui travaille au centre d’observation de San Pedro, de ces surréalistes vallée de la Lune et Gorges du Diable que nous parcourrons à Vélo, de ce jeune couple de français en tour du monde avec qui nous dégustons une glace, mais surtout de nos yeux qui ne cessent de se lever vers le Volcan Llicancabur qui surplombe la ville et nous rappelle comme nous étions bien dans les lagunes qu’il cache désormais.
Mais là j’ai le cœur trop lourd. A nouveau bipède, la sacoche de guidon sous le bras, j’aimerais ne garder que cette impression de ne m’être jamais sentie aussi riche. Je n’y arrive pas. Sûrement trop tôt.
« N’ayez jamais peur de la vie,
N’ayez jamais peur de l’aventure,
Faites confiance au hasard,
A la chance, à la destinée.
Partez, allez conquérir d’autres espaces, d’autres espérances.
Le reste vous sera donné de surcroît »

Matériel utilisé pour ce voyage VTT en Bolivie

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE DE DÉPART ? EST-CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉE DANS CE ROADBOOK ? ET SI C’ÉTAIT À REFAIRE ?
VÉLO SCOTT Parce que je ne souhaitais pas investir dans un vélo de voyage Entièrement, aucun problème mécanique pendant un mois de traversée Je ferais exactement la même chose
SACOCHES AQUA BACK VAUDE Réputation de la marque – Souhait de sacoches étanches vue la météo de la destination Entièrement. Capacité suffisante. Bonne étanchéité. Idem
PNEUS MARATHON PLUS SCHWALBE Parce qu’il y a 90% de pistes annonçé. Peu d’endroits où faire réparer son vélo ou changer les pneus, il fallait investir dans des pneus réputés « increvables » Entièrement. Aucune crevaison sur 1000km dont 900 de pistes / sable / sel / cailloux Idem
GORE TEX NORTH FACE Compte tenu de l’effort à fournir et du poids à porter, il fallait un vêtement leger, transpirant et imperméable Oui Idem
MATELAS NEO AIR XLITE THERMAREST Car il est ultra léger et isolant. Très résistant. Très confortable et isolant. Peut être un peu bruyant, Idem car j’avais fais le tour des blogs et je ne pense pas qu’il existe de matelas qui réunisse toutes les qualités : silencieux / isolant / confortable / ultra léger.
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6 commentaires

Mouchet 12 novembre 2017 - 17 h 44 min

Bravo pour cette belle aventure, riche en émotions, en rencontres et en courage

Juste magnifique et une belle leçon de vie

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Bouvard 12 novembre 2017 - 18 h 28 min

Une grande admiration et un Gand merci pour nous avoir fait partager ce beau défi.

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de Perrot-Challandes 12 novembre 2017 - 19 h 34 min

Félicitations Gaelle, quelle force, quel courage. Plus qu’un défi, une épopée ample et belle. Avec des moments difficiles où la mort n’est pas loin… Mais la vie est plus forte. Émerveillement devant de tels paysages à la limite de l’infini et du monde invisible. Et des rencontres profondes, étonnantes et humaines. Merci pour la qualité de votre texte, pour vos photos époustouflantes, merci de d’avoir partagé ce voyage initiatique et mythique.??

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Denis Moulard 15 novembre 2017 - 11 h 01 min

C’est un plaisir de refaire ce voyage d’une traite à travers tes photos et tes textes qui laissent transparaître ton romantisme d’aventurière à quel point cette aventure t’a marqué, positivement. Trés beau

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jacques delafosse 9 janvier 2019 - 9 h 16 min

Bonjour Gaelle. Merci pour ce beau récit, et bravo de tout quitter ponctuellement pour revenir encore plus fort !!!
Je pars avec un ami fin Fevrier, allons faire Oruro San Pedro d’Atacama à vélo. Te serai t’il possible de me faire parvenir cette carte des points d’eau de votre parcours stp? En 2018 avons fait désert sud Maroc Amhamid Fum sguid à VTT via source sacrée dunes de Shegaga lac Iriqui , ai hâte « d’écouter » à nouveau ce silence… Des bises.

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luc thollet 6 avril 2019 - 16 h 00 min

Superbe! Merci pour vos mots… 😉

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