Escalade en Slovénie sauvage

par Expérience Outdoor

Romain Thiery nous raconte son expérience durant son trip escalade en Slovénie.

Information pour préparer un trip escalade en slovénie

  • Date

Du vendredi 1er au jeudi 14 août 2014.

  • Lieu

Europe, Slovénie
Depuis Montpellier : 12h de route, environ 1200 kms, 140€ de gasoil, 100€ de péage et 15€ par semaine pour la vignette Slovène.

  • Participants au séjour escalade en Slovénie

3 hauts-marnais, Alexis, Gaël et Romain.

  • Où dormir en Slovénie

Sur ce chapitre, je vais faire court. Le premier soir ayant abouti sur un camping sauvage par manque de temps et d’informations, le pari est lancé après l’apéro d’inauguration des vacances : et si on faisait les 2 semaines en bivouac ? Quelques galères plus tard, nous sommes finalement rentrés en France sans avoir posé le moindre pied dans un camping … PARI REUSSI !

  • Où se restaurer/où se réapprovisionner

Pas toujours évident de trouver des magasins ou supermarchés dès que l’on s’enfonce dans la campagne. Le plus simple reste alors de se ravitailler pour 2/3 jours lorsque l’on traverse une ville de taille moyenne dans un Spar, Mercator ou Lidl. Les prix sont légèrement moins chers qu’en France, mais la différence n’est pas flagrante. Le seul avantage par rapport à sa voisine la Croatie qui est plus bon marché, c’est que les paiements se font en Euros, pas besoin faire de change.

  • Office du tourisme

S’il y a bien une adresse que je peux vous recommander pour planifier votre trip grimpe, c’est LE site le plus complet avec toutes les infos sur les spots : http://www.climb-europe.com/RockClimbingSlovenia.htm
Nous nous sommes servis uniquement de ces cartes et descriptions pour donner les grandes lignes. Et nous n’avons pas été déçus. Les seuls fois où nous avons eu à faire avec les offices de tourisme, les renseignements sur la pratique de l’escalade étaient quasiment néant, l’activité n’est pas en vogue dans la région

  • Caractéristiques des falaises de Slovénie

En Slovénie vous ne grimperez quasiment que sur du calcaire. En fait, le pays étant relativement petit et situé à la même latitude que Lyon, on y retrouve des rochers similaires à chez nous, en passant des concrétions et colonnettes de calcaire jaune, à des calcaires blancs plus traditionnels ressemblants à la Bourgogne. Bref, sur ce point, on n’est pas trop dépaysé et on trouve vite ses marques.

  • Quoi d’autre dans les environs

Le pays se prête bien aux séjours outdoor. Les stations de skis dans l’Est permettent de faire des randos et du VTT en été, alors que le pays est aussi réputé pour ses spots de kayak, avec paraît-il des rivières très intéressantes.

  • Bibliographie

LE Topo du pays c’est : “Slovenija – Sportnoplezalni Vodnik” édité par Sidarta avec des textes en anglais.

Topo escalade de Slovénie Slovenija – Sportnoplezalni Vodnik

Il regroupe pas moins de 50 sites à travers le pays et c’est le top pour bouger un peu partout. Par contre je recommande de l’acheter au vieux campeur ou de le commander sur internet avant de partir. Même si c’est relativement aisé de le trouver sur place, il faudra néanmoins se rendre dans une grande ville et d’une façon plus générale dans les magasins Igloo Sports (plusieurs dans le pays). Alors sans infos ni internet ou gps c’est place, c’est tout de suite plus sport ! On a mis pas moins de 3 ou 4 jours pour trouver le nôtre … presque par hasard.

Trip escalade en Slovénie

On décide de partir en Partner (gentiment prêté par les parents d’Alex !) en milieu de journée, et de conduire non-stop en se relayant jusqu’à la Slovénie. A ce moment-là, on n’a aucune idée du circuit que nous allons faire ni des falaises que nous allons visiter. On va faire quelques courses en fin de matinée histoire de ne pas avoir le ventre vide pendant quelques jours. Et on achète une carte routière de la Slovénie pour s’y retrouver un peu sur place. FEU !! Le départ est donné, 12h, 2 pays (Allemagne, Autriche) et pas mal de bouchons plus tard, nous voilà enfin à la frontière. On a entre-temps décidé de passer de commencer par l’Est du Pays et donc de passer par Münich, Salzbourg, Graz, et de descendre par Maribor et enfin Celje, pour rallier le premier spot.

Premier spot de grimpe en Slovénie

En arrivant à Celje, on décide d’aller du côté de l’office du tourisme (en essayant de suivre des panneaux qui ressemblent à des panneaux touristiques) pour se renseigner sur les campings et les topos. Malgré tout le charme de la jeune Slovène qui nous accueille et son bel accent anglais. Elle n’est même pas au courant qu’on peut faire de l’escalade dans la région. Même si le spot que nous visons est à une quinzaine de kilomètres, c’est un peu dommage, ça commence mal … D’autant plus qu’on apprend qu’il n’y a pas vraiment de campings dans le coin ! On verra pour se débrouiller alors, car on est pressé d’arriver.

KOTEčNIK

Nous arrivons en fin d’après-midi sur le premier spot répondant au doux nom de kotečnik (ne cherchez pas, on en sait toujours pas comment ça se prononce !). On trouve le parking et juste au-dessus une ferme. Après quelques dizaines de minutes, premier contact en anglais avec la population locale. Une jeune slovène vient nous expliquer qu’ils proposent une aire de camping aménagée. On hésite en lui disant que l’on verra ça plus tard car pour le moment, ça nous démange de voir du caillou et aller découvrir la falaise.
Ils ont un topo à disposition à côte du ‘camping’ pour jeter un coup d’œil à la falaise mais toujours pas de possibilités pour en acheter un. On apprend juste qu’il faudra se rendre à un Igloo Sports (sorte de vieux campeur miniature local), et il n’y a même pas 10 magasins dans le pays … A vos marques, prêts, cherchez !!! On fera un détour par une grande ville pour trouver le fameux sésame mais pour l’instant, on a d’autres chats à fouetter, ou plutôt des voies à torpiller !

Premier secteur

On monte à vue dans les bois et on tombe sur le premier secteur, puis le deuxième, puis … il y en a pas mal quand même ! Le rocher est calcaire, assez traditionnel à ce qu’on retrouve chez nous. On repère quelques lignes pour le lendemain et on redescend à la voiture. La météo est avec nous pour l’instant, c’est le principal. Arrivés au parking, on décide d’aller faire un tour en voiture pour voir si à tout hasard on ne trouve pas un spot pour bivouaquer. En s’enfonçant dans les bois, on trouve un endroit pas mal, assez isolé. Sans le savoir on lançait là le pari de faire tout le reste du séjour sans se poser sur un emplacement ‘officiel’ avec sanitaires et électricité.
Dès le lendemain on monte les cordes, les dégaines et on attaque la partie sportive. Le premier contact avec le rocher est plutôt agréable, chacun trouve des voies à son niveau, la falaise est sèche malgré la pluie des jours passés.

 un 6b - escalade en slovénie

Gaël peaufine sa technique – escalade en slovénie

Lors d’un ravitaillement au supermarché dans la grosse ville la plus proche, à Celje, on décide de partir à la recherche du topo. On a vu sur un exemplaire de grimpeurs locaux une pub avec l’adresse d’un Igloo Sport dans la ville mais en essayant de communiquer en anglais à la boulangerie. La seule info que nous obtiendrons est qu’il n’y a pas de magasins comme ça en ville.

Finalement

En essayant de retrouver notre route quelques heures plus tard pour retourner à la falaise. Nous tomberont complètement par hasard sur le fameux magasin, un peu excentré par rapport à la ville. La suite du séjour grimpe pourra maintenant être envisagée de manière plus sereine. Nous resterons 3 jours sur ce spot, avec plus ou moins de réussite dans les essais de nos voies respectives. Le manque de douche commence à se faire sentir et ressentir, alors on improvise une toilette expresse dans une des nombreuses sources d’eau de la montagne. Ouf, on sent enfin bon !

Le réconfort - escalade en slovénie

Après l’effort – escalade en slovénie

OSP

Il est temps de changer de spot, on décide de passer par la capitale pour visiter un peu puis en route pour LA falaise de Slovénie, la fameuse barre de Osp. Réputée mondialement et notamment pour son caractère élitiste, avec des voies dans la grande face allant de 7a minimum à 9a. Il en faut pour tous les goûts. Heureusement pour certains, on trouvera quelques voies un peu plus abordables sur le côté droit de la falaise.

Quand on vous dit que c’est majeur ! - escalade en Slovénie

Panorama – escalade en Slovénie

En arrivant, on voit de loin une ligne de roche énorme. Mise en valeur par le soleil qui descend tranquillement vers l’horizon. On croit rêver mais c’est bien là que nous nous rendons. De loin c’est plutôt impressionnant à première vue. Mais avant d’aller faire les premières voies le lendemain, il nous faut trouver un spot pour le bivouac. Après s’être engagés dans un chemin agricole, on tombe sur une prairie isolée avec une allée et des arbres pour nous protéger du soleil.

PARFAIT

On y reviendra finalement tous les soirs pendant 5 jours ! Dès le lendemain on décide d’attaquer dans la grande face, les 7a de chauffe sont visibles du bas vu la couche de magnésie sur les prises mais les voies s’avèreront être agréables à grimper. Y’a pas à dire, le site est à la hauteur de sa réputation. En plus de l’amplitude des voies, la qualité du rocher et des concrétions est au rendez-vous. La suite de la journée se passera dans des voies un peu plus dures, mais aussi plus engagées … Il faudra se battre mentalement pour arriver en haut. Au moins le ton est donné.
Dans l’optique de découvrir un peu mieux le sport, on décidera au bout de 3 jours de prendre un peu de repos et d’aller faire une grande voie dans le secteur de gauche. 5 longueurs dans un niveau vraiment cool nous emmènent en haut de ce spot énorme. La vue est superbe, on prend le temps de manger un morceau bien mérité en haut en profitant de la vue. La descente en rappel sera une formalité. On passera également devant une grotte énorme avec du gros dévers, des concrétions de partout, et une avancée totale de plusieurs dizaines de mètres. Il y a quelques voies tracées, jusque 9a+, on comprend mieux la cote vu le dévers et l’inclinaison.

Spot magique

La fin de la découverte de ce spot magique se fera à nouveau sur la partie gauche du site. Où  on trouve une mini grotte isolée en plein milieu de la paroi avec quelques voies qui partent sur les côtés. Il faut d’abord faire un 6a de 25m pour arriver sur la ‘terrasse’. En basket et avec les gros sacs à dos, ça fera même plus qu’office d’une voie de chauffe ! La vue là-haut est superbe. On peut profiter de l’ombre tranquillement.

On est pas bien là au frais - escalade en Slovénie

Le trio – escalade en Slovénie

On se lance alors dans une voie qu’on avait repérée sur le topo et qui se révélera top classe. On en profite pour faire de jolies photos. Ça valait le coup de monter jusque-là. Comme c’est le dernier jour à Osp, on en profite en restant assez tard. Le temps d’enchaîner la voie pour Alex. Ça fera un bon souvenir.

méga soft - escalade en slovénie

Romain dans Le 7c

PULA: spot de deep water soloing

Avant de poursuivre notre trip slovénien dans le dernier spot qu’on a repéré dans le nord du pays (plus proche de la frontière et donc sur la route du retour), on décide de faire une excursion en Croatie. Pourquoi la Croatie ? En traînant sur internet et sur climbingaway avec la géolocalisation, on se rend compte qu’il y a un spot de deep water soloing à quelques centaines de kilomètres. Comme on n’a pas encore vu la mer et que la plupart veulent s’y baigner au moins une fois. On décide sur un coup de tête de descendre sur ce fameux spot.
Direction PULA !! On fait un dernier plein avant la frontière car le pays n’est pas encore passé à l’euro. L’objectif est d’être autonome et de ne pas avoir à faire de change sur place. Ensuite c’est parti pour un voyage de nuit. La seule info que l’on a étant les coordonnées GPS du ‘parking’, on rentre ça tant bien que mal dans Maps, et on se laisse guider. Arrivée vers 2h sur Pula, la grande ville plutôt animée. Mais il nous reste quelques kilomètres. On traverse une zone avec ce qui semble s’apparenter (il fait nuit !) à des panneaux militaires avec interdiction de traverser. Un peu plus tard on vérifiera cette hypothèse.

Ils sont méchants les militaires croates ? - escalade en slovénie

Ouh, ça fait peur ! – escalade en slovénie

Notre cible

On décide de continuer quand même. Vu que de toute façon on ne voit pas d’autre itinéraire facile pour accéder à notre cible. Nous nous rapprochons, on passe devant des maisons abandonnées.  Parfois à moitié effondrées, parfois avec des tags louches partout ou encore des banderoles du style ‘scène de crime des séries US’. On hésite à continuer car l’endroit est plutôt glauque. Mais il est tard et on aimerait bien dormir. On avance encore un peu. Le son est coupé mais on imagine la voix robotique qui dit ‘vous êtes arrivés à destination’.
Perdus au milieu de nul part. Il y a quelques voitures qui traînent un peu plus loin, et de la lumière dans quelques fenêtres de ce qui s’apparente être une sorte de bidonville. Un bout d’herbe à peu près plat. On coupe le moteur, on sort la tente et on se dépêche de dormir, en prenant soin de laisser quelqu’un dormir dans la voiture avec les affaires ‘au cas où’.

Spot de deep

La courte nuit a été paisible. Le lendemain matin, on entend un peu de bruit à l’extérieur. On se lève et on sort la table pour déjeuner. Des petits croates jouent au ballon et nous observe comme des vrais étrangers. On se demande ce qu’on fou là et on ne compte pas redormir ici. Il faut aller voir ce fameux spot de deep water afin de se rendre compte si ça vaut le coup. Entre temps, un jeune croate avec un marcel blanc et des rayban à 2€ se pointe et engage la conversation.
En moins de 2 minutes, on aurait pu avoir à peu près n’importe quelle drogue. Et il est lui-même en manque de crack. Plutôt avenant, il nous explique que le spot est un peu plus loin. Et il tient absolument à m’emmener tout seul voir un autre parking. Trouvant ça plutôt louche, je me méfie et pars avec lui. Il m’explique qu’il a déjà voyagé en Europe. Y compris en France pour travailler et qu’il est revenu ici temporairement avec sa famille.

Magnifique

On arrive sur le fameux parking, à 30m à vol d’oiseau du nôtre mais invisible et inaccessible sans ressortir complètement en voiture pour y accéder. En fait l’endroit est paradisiaque, sous les pins, à quelques mètre de la mer et avec une vue et une eau magnifiques. J’apprends aussi (car l’endroit est plutôt énorme) que tous les ans il y a un festival un peu underground sur ce lieu qui réunit plusieurs milliers de personnes.
On comprend mieux pourquoi il y a des traces de squat un peu partout, mais au final ce sera le meilleur camping de tout le séjour. On y restera 3 jours. Le spot de deep est aussi un spot de baignade connu seulement des locaux. Mais fort agréable. La falaise fait un dizaine de mètre. Mais ce sera suffisant pour s’amuser tous les jours et inventer des variantes de voies déjà existantes. Le soleil sera omniprésent pendant ces 3 jours. L’eau suffisamment chaude pour qu’on passe un agréable moment.

Alex fait le show à la cave de Pula - escalade en slovénie

Cave de Pula – escalade en slovénie

KUPLJENIK

Fini les vacances, il nous faut ensuite reprendre la voiture pour commencer à remonter tranquillement en France. Sur le trajet du dernier spot, on traverse la région de Bled. Dans plusieurs documents touristiques. On vante la beauté des alentours du lac de Bled. Malgré le temps maussade, la virée en voiture nous permettra de faire le tour de ce coin qui se révèlera être fort sympathique. Le lac est encadré par des falaises un peu partout. Le charme et la magie de la Slovénie sauvage opère. Plusieurs spots sont accessibles dans un rayon assez restreint. On décide de faire une pause à Kupljenik (comme ça se prononce !), quelques dizaines de kilomètres après le lac, pour fractionner le voyage.
Le bivouac est plutôt simpliste, c’est le parking de la falaise, un peu isolé du village. Malheureusement pour la première fois du séjour la pluie commence à s’inviter. On improvise un abri de fortune avec des bouts de bois et les bâches à corde pour se protéger de la pluie et manger tranquillement. Le lendemain, on se réveille sans se presser car il a plu une bonne partie de la nuit. Une fois sortis de la tente. On se rend compte qu’il ne pleut plus mais que ce sont uniquement les gouttes des arbres qui tombent sur la tente.

Glauque

On décide d’aller faire un saut à la falaise sans les affaires (15 minutes de montée) pour aller voir le rocher. C’est glauque mais sec ! Demi-tour, on descend récupérer les sacs et on remonte aussi sec. L’occasion de faire les dernières voies du séjour. Le style de grimpe est agréable et plutôt dépaysant par rapport à ce qu’on a connu dans le pays. La journée ne sera pas mythique mais les dernières perfs resteront dans les mémoires et les carnets de croix.

Ambiance brumeuse surréaliste - escalade en slovénie

Dans la brume – escalade en slovénie

Après consultation, il paraît plus sage de partir un jour plutôt que prévu car vu ce qui est annoncé, on ne pourra grimper le lendemain. L’occasion de conclure ce séjour sur cette falaise fort sympathique de Kjupljenik. Et il est déjà l’heure de faire le bilan de ces 15 jours en immersion dans le pays. On reviendra c’est sûr ! On fera alors une dernière halte en Alsace sur la falaise du Krappenfels de Lutzelbourg que l’on connaît très bien pour pratiquer régulièrement les weeks-ends, au moins on sera sûr de grimper au sec. Retour en Haute-Marne, il est temps de tous se dire adieux en pensant déjà à la prochaine destination !!!

Conclusion de ce séjour escalade en slovénie

Voici l’heure du bilan. Nous étions partis dans l’idée de changer de paysage, d’ambiance, et surtout de culture. De ce côté-là, le pari est réussi, le séjour a été d’un dépaysement total. Nous avons eu ce que nous cherchions, après ces 15 jours, on était rassasié de caillou pour une durée indéterminée (le temps de se reposer et de refaire un peu de peau quoi). Si demain un des deux compagnons de cordée m’appelle en me demandant si on repart dans 1 mois, 6 mois ou 1 an, je dis banco !

Le rocher était à la hauteur de sa réputation et le soleil au rendez-vous. Ce qui conditionne 90% de la réussite de ce voyage. Les gens sont plutôt accueillants et les quelques contacts avec la population locale ont étés positifs. Par contre pour visiter les spots les plus connus, un minimum d’expérience et de niveau est requis pour se faire plaisir. Grimper dans le 6 voire dans le 7 n’est pas du luxe pour profiter des spots que nous avons pu parcourir.

Matériel utilisé durant le trip escalade en slovénie :

CATÉGORIE  NOM DU MODÈLE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE
EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE Escalade en Slovénie SI C’ÉTAIT À REFAIRE 
CHAUSSURE GTX SALOMON La robustesse, l’étanchéité Adhérence précaire sur les rochers humides Une paire de chaussure aussi rigide mais avec une semelle Stealth de chez Five Ten.
SAC DE COUCHAGE Expedition 6000 MILLET Le poids et le volume Trop chaud Pour la période printanière, un duvet confort 5°C suffit largement en camping.
MATELAS Prolite Plus THERMAREST Le poids Très confortable Je le garde à vie ! Son confort et l’isolation thermique sont vraiment satisfaisants
CORDE Genesis MAMMUT Valeur sûre Découverte par hasard, cette corde tient toutes ses promesses : poids et diamètre raisonnables, usure correcte, je n’hésiterais pas à reprendre un modèle équivalent chez cette marque.
CORDE Contact PETZL Plus jamais une corde Petzl. J’ai tenté le coup sur cette nouvelle gamme avec un tarif préférentiel. Mais à la vue de l’usure prématurée et surtout de la crasse qui s’accumule 5 fois plus rapidement que sur des modèles concurrents. Je ne renouvellerai pas l’expérience.
CASQUE Vector BLACK DIAMOND Le poids Fragile Je reprendrais un casque un peu plus lourd, mais avec une coque plastique rigide moins sensible aux pocs.
TENTE 2 second III QUECHUA L’encombrement Parfaitement étanche lors des quelques averses. Le auvent permet de stocker des affaires et on peux dormir à 3 dedans, sans être trop serrés, ce qui est plutôt agréable
BAUDRIER Aero mountain BÉAL Confort, habitude Oui Le même, il est vraiment polyvalent, le confort devient limite au delà de 6h de grandes voies mais c’est raisonnable. Seuls les portes matériels ne sont pas assez rigides et pourraient être améliorés
MOUSQUETON À VIS Attache 3D PETZL Le poids Oui A l’utilisation, ce mousqueton s’avère remplir toutes ses fonctions pour un poids raisonnable. Le seul reproche est le fait que la partie vis du mousqueton est très fluide. Et a tendance à se dévisser toute seule avec les vibrations plus rapidement.
MOUSQUETON AUTOMATIQUE Magneton gridlock BLACK DIAMOND Sécurité Oui Je reprendrai peut-être la version à vis, car la manipulation du magneton demande un bon coup de main pour ne pas perdre de temps à faire plusieurs étapes.
DÉGAINES DMM La technicité Oui Parfaites et durables dans le temps, l’ergonomie des doigts et vraiment satisfaisante. J’ai remplacé les sangles par des petzl spirit qui conserve le comfort d’utilisation. Avec les différentes longueurs de sangles en plus.

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4 commentaires

Potnik 11 février 2019 - 21 h 10 min

Bonjour,

Je suis française, toute juste expatriée à l’Est de la Slovénie et suis tombée par hasard sur ce blog. Nous venons d’inscrire notre petite famille à l’escalade! (Nous sommes amoureux de la nature et des activités outdoor)
Ce récit est très sympa 🙂 J’ai pris plaisir à le lire. Je connais l’office du tourisme de Celje et le magasin Igloo sport mais aussi Pula pour y avoir fait du camping 🙂
Bref, faites-moi signe si vous refaites un roadtrip! Nath.

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Michaël ROUHAUD 11 février 2019 - 22 h 59 min

Bonjour, merci pour votre commentaire. Si vous aussi vous avez envie de partager sur ce blog des infos sur l’escalade en slovénie c’est avec plaisirs. Belle soirée.

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Damaris 6 juillet 2019 - 22 h 45 min

Salut !
On prévoit un trip en famille dans la région pour cet été. On a deux enfants (4 ans et 18 mois). Forcément, la quantité de voies qu’on va pouvoir avaler sera réduite et soumise aux aléas familiaux, mais on est aussi preneurs de détails, de bons plans et d’échanges sur l’escalade avec enfants dans cette région !! A plus ! Damaris

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Sylvain Bruni 27 juillet 2019 - 22 h 31 min

Bonjour moi aussi je vais partir pour un trip de 3 semaines en Slovénie.
ce petit récit donne très envie je n’ai pas trouvé de topo en France je verrai sur place.
st ce que le matériel se trouve facilement et est il au même tarif qu’en France
Merci

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