Randonnée itinérante à travers les couleurs automnales du Queyras

par Expérience Outdoor
Au loin le Col de la Rousse enneigé

Mathilde CHAIGNAUD nous partage sa Randonnée dans les Hautes Alpes .

Les couleurs de l’automne durant une Randonnée dans les Hautes Alpes

Les couleurs de l’automne

Présentation de la sortie randonnée dans les Hautes Alpes

Les couleurs de l’automne dans les hautes alpes

Les couleurs de l’automne

  • Date du séjour

Du 29 Octobre au 1er Novembre 2016

  • Lieu

France – Provence-Alpes-Côte d’Azur – Hautes-Alpes (05) – Briançon (05100)
Depuis Montpellier : 383km – 4h35 – 55,75€ avec péages

  • Participants à cette randonnée dans les Hautes Alpes

Fred et Mathilde tous les 2 passionnés par les aventures en montagne. Chaque week-end est une nouvelle occasion de quitter Alès pour s’évader dans les Alpes, les Pyrénées ou sur des sites d’escalade, en Ardèche, au Caroux, dans les calanques, le Verdon… Avant, je faisais principalement de la randonnée. Maintenant avec Fred, alpiniste aguerri, je connais les joies de l’alpinisme et de l’escalade. Je suis loin d’avoir son niveau mais je progresse et nous en profitons pour faire des courses et des sorties plus extraordinaires les unes que les autres en été comme en hiver.

Fred et Mathilde.

Nous deux

  • Où dormir dans les Hautes Alpes

Où nous avons dormi pour réaliser notre randonnée dans les Hautes Alpes :
Dans notre cas nous avons passé une nuit en cabane et 2 autres en bivouac sous la toile de tente :
Nuit 1 : Cabane des Chalances
Cette cabane est non gardée. Cette cabane a été restaurée récemment, elle sent bon le pin. Il n’y a pas de matelas mais la partie couchage est surélevée par un plancher en bois.
Nuit 2 : Bivouac au-dessus de Ceillac
Au-dessus du village il y a un sentier qui monte sur une petite bute. Cet endroit qui domine le village est parfait pour poser la toile de tente.
Nuit 3 : Bivouac sur la terrasse du refuge de Furfande
Nous avons fait notre randonnée dans les Hautes Alpes, itinérante hors saison donc tous les refuges étaient fermés. Parfois même leur partie hivernale n’est pas accessible. Cela a été le cas au refuge de Furfande, donc nous avons mis la toile de tente sur l’immense terrasse du refuge qui a une vue spectaculaire.
 Où nous avions déjà dormi:
Nous avions déjà passé quelques week-ends auparavant dans la région. Pour ceux qui, comme nous, dorment dans leur voiture ou leur van, la région regorge d’endroit où garer la voiture. Dans notre cas nous avons testé le Col Agnel et un champ au-dessus de Molines en Queyras. Dans les deux cas la vue est imprenable.
En hiver notre gite préféré est celui de la P’tite Auberge à Aiguilles. C’est un endroit charmant et convivial où la propriétaire est très accueillante et sympathique. Il est possible de dormir dans une chambre ou dans des dortoirs de 4 ou 6 personnes.

  • Où se restaurer/où se réapprovisionner

Pour notre part nous avions fait toutes nos courses avant de partir. Si cela n’avait pas été le cas, Briançon ou Guillestre ont ce qu’il faut en supermarchés.
Sur notre parcours, il n’y avait qu’à Ceillac où nous aurions pu nous réapprovisionner, à la superette Proxi ou dans une des boulangeries, si elles ne sont pas fermées hors-saison.

  • Caractéristiques du massif des Hautes Alpes

Le Queyras est un super terrain d’aventures pour faire de la randonnée à la journée ou sur plusieurs jours. Avec ses lacs et ses nombreux sommets accessibles, la région permet une multitude de sorties en famille comme par exemple celle du lac Saint Anne. Pour les randonneurs plus expérimentés, de nombreux sommets de 3000m sont accessibles comme celui du Pain de Sucre (3208m) avec sa vue extraordinaire sur le Viso. Les chemins sont très bien balisés et on trouve de nombreuses pancartes avec le temps et la distance qu’il faut pour atteindre l’endroit désiré.
Pour la randonnée en itinérance, il y a également de nombreuses possibilités, le Grand Tour du Queyras (GR 58) étant le plus réputé. En pleine saison, il y a beaucoup de refuges et de gîtes d’étape pour dormir et manger. Pour ceux qui veulent un peu moins de luxe ou pour les plus petits budgets, il y a de nombreuses cabanes ouvertes près des sentiers.

  • Offices du tourisme des Hautes alpes

Briançon
Guillestre
Ceillac

  • Quoi d’autre dans les environs

De l’escalade: la région dispose de nombreux sites d’escalade de tous niveaux. Pour ma part, j’ai pu pratiquer ce sport à la Tête des Toillies, la Dent du Ratier ou sur des grandes voies dans les Gorges du Guil où pour commencer les voies il faut prendre la tyrolienne au-dessus du Guil, sensations garanties avant de commencer la voie.
De l’alpinisme: le Viso est visible de pratiquement tous les sommets du Queyras : il culmine. Bien qu’il ne fasse pas partie de cette région, je pense que c’est la course d’alpinisme qu’il faut faire quand on est dans les environs. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le gravir, mais c’est un de mes futurs projets. Il est possible de le gravir par la voie normale ou par d’autres plus techniques
Du ski de rando ou des raquettes : pour ces activités, les possibilités sont nombreuses j’ai pu faire entre autres le Pic Traversier, Château Renard…
De la cascade de glace: la pratique de ce sport peut se faire sur le site artificiel du village d’Aiguilles ou encore à Ceillac qui offre de nombreuses possibilités pour les grimpeurs de tout niveau
Du tourisme: Avec ses nombreux villages typiques remplis d’histoire, là encore les possibilités de manquent pas. J’ai pu visiter quelques-uns des nombreux villages typiques tels que celui de Saint-Véran (le plus haut village de France), Château-Queyras ou encore Mont Dauphin.

  • Bibliographie

Pour élaborer le parcours Fred a utilisé une carte de la région (Queyras Ubaye – édition Didier Richard) et utilisé le site internet Géoportail.

  • Liens Internet

Pour les nuitées, après avoir repéré les cabanes ou les refuges présents sur le parcours, une recherche sur le site permet de trouver des informations sur leurs caractéristiques : s’ils sont ouverts, leur état, le nombre de couchages….)
Le site internet permet quant à lui d’avoir un bel aperçu de la région

Randonnée dans les Hautes Alpes en Automne

Pourquoi le Queyras ?

Je connaissais donc le Queyras « blanc » en hiver, verdoyant au printemps et ensoleillé en été. Les paysages de l’automne restaient pour moi encore inconnus. Donc, quand Fred me propose une randonnée itinérante sur 4 jours pour le week-end du 1er Novembre, je ne me suis pas fait priée. J’ai de la chance, Fred est rodé pour préparer toutes nos sorties en montagne. Le choix de l’itinéraire n’a pas été évident.
Je n’avais aucune idée du nombre de kilomètres et du dénivelé que je pouvais faire en une journée avec un sac lourd sur le dos. Il a donc préparé nos 4 étapes avec si possible des échappatoires en cas de défaillance… Après de nombreuses heures de préparation le programme est enfin décidé, nous allons aller de Guillestre à Briançon en dormant en cabane ou sous la toile de tente, car il fait un peu trop froid en automne pour dormir à la belle étoile.
Nos 4 étapes sont les suivantes pour réaliser cette randonnée dans les Hautes Alpes:
1 : Guillestre –Cabane de Chalances dans le val d’Escreins (10km – d+ 900m)
2 : Ceillac en passant par le col de la Colette verte (11km – d+ 1020m)
: Le refuge de Furfande (16km – d+ 1740m)
4 : Briançon (23km – d+ 1400m)

L’itinéraire Randonnée dans les Hautes Alpes

L’itinéraire

Pour ma part je me suis occupée de la logistique. L’évaluation de la quantité de nourriture pour 4 jours n’est pas forcément une tâche facile car il faut aussi penser à limiter le poids. Comme souvent en montagne, nos repas seront composés de madeleines, jus de fruits et capuccino pour le petit déjeuner ; de charcuterie, de chips, de fromage et de compotes pour les midis et de pâtes à la sauce tomates pour le soir. On s’offre même le luxe d’emmener 2 bières et une tablette de chocolat…

Préparation du départ pour la randonnée dans les Hautes Alpes

Le jeudi soir avant le week-end, c’est l’heure de la préparation des sacs. Diviser le poids de toutes les affaires en 2 et surtout les faire rentrer correctement dans le sac pour optimiser la place et bien répartir le poids n’a pas été un tâche facile. Mais après plusieurs tentatives, ça y est les sacs sont enfin prêt. Le vendredi en fin d’après-midi c’est parti direction le col du Lautaret. Fred roule tout le trajet (comme presque à chaque fois…) Après 4h de route, je suis pas mal fatiguée et je suis bien contente de pouvoir m’endormir. Le lendemain matin, vers 8h ce sont les sangliers qui rôdent autour de la voiture qui me réveillent. Par chance, ils ne s’éternisent pas. Je peux alors profiter pleinement d’une magnifique vue sur la Meije et le pic Gaspard de bon matin en déjeunant.

Réveil au Col du Lautaret Randonnée dans les Hautes Alpes

Réveil au Col du Lautaret

Puis c’est l’heure de partir à Briançon pour poser la voiture et prendre le bus. Cette dernière tâche n’a pas été évidente, il est 9h45 notre bus part dans 30 minutes. Les bornes à l’extérieur ne fonctionnent pas et il y a une grande file d’attente de voyageurs pressés devant nous… Il faut prendre son mal en patience et attendre calmement pour acheter les tickets. Mais finalement, tout se passe bien, nous avons nos tickets 10 minutes avant de partir et le bus nous attend, l’aventure peut commencer

Départ pour Guillestre pour une Randonnée dans les Hautes Alpes

Départ pour Guillestre

La première partie de notre périple commence donc en bus, pendant les quarante minutes du trajet, je profite du paysage. Il fait un temps magnifique et comme prévu les couleurs rougeoyantes de l’automne sont splendides.

Arrivés à Guillestre

Le bus nous dépose à Guillestre. Par chance, la gare routière est à 5 minutes du départ de la randonnée. Mais il est encore un peu tôt pour commencer la randonnée. Nous visitons cette commune qui est située aux portes du parc régional du Queyras, au confluent des vallées du Guil et de la Durance. Cette visite me permet de m’habituer un minimum au poids de mon sac à dos

Visite de Guillestre lors de notre Randonnée dans les Hautes Alpes

Visite de Guillestre

Il est midi passé, on s’offre le luxe de manger à la terrasse ensoleillée du restaurant « Pile ou Face ». Nous savons  que ce sera le seul « vrai repas » de ces 4 jours, on en profite pour prendre des forces avec une belle assiette « entrecôte-frites ». J’aurai bien profité de la terrasse un peu plus longtemps mais il est 14h00, l’heure du départ.

Première étape, on s’habitue au poids du sac

Guillestre – Cabane des Chalances dans le Val d’Escreins (10km – d+ 900m)

Il faut redescendre en bas du village pour trouver le départ qui va dans le Val d’Escreins. Nous commençons donc à marcher sous un soleil radieux. Derrière nous, le Pelvoux domine Guillestre, c’est magnifique.

Le Pelvoux derrière Guillestre - Randonnée dans les Hautes Alpes

Le Pelvoux derrière Guillestre

Le chemin alterne entre des pistes et des sentiers, recouverts de feuilles dorées. Il monte progressivement dans une ambiance bucolique très colorée au milieu de prairies puis dans la forêt. Cette étape est la plus courte et celle avec le moins de dénivelé. J’ai du mal à trouver mon rythme et à suivre Fred. Le poids du sac est assez difficile à gérer, mais par chance la pente est douce.
Nous marchons comme ça pendant 1h, la température est idéale, ni trop froid, ni trop chaud. C’est agréable de retrouver un peu de chaleur alors qu’on se gelait la veille du côté d’Alès. Malheureusement nous perdons le soleil en arrivant au hameau de Basse Rua à l’entrée du village d’Escreins.
Dans ce hameau, il y a le refuge des grandes alpes de Basse Rua, une chapelle rénovée et de nombreuses ruines. Ce village a été abandonné en 1916 à la suite d’un incendie. Notre parcours prend alors un aspect inattendu quand nous apercevons d’énormes sculptures en bois qui surgissent de toutes ces ruines.

Sculpture en bois dans le vallon d’Escreins - Randonnée dans les Hautes Alpes

Sculpture en bois dans le vallon d’Escreins

L’ambiance qui règne dans ce village est assez mystique et me ferai presque oublier l’espace d’un instant mon sac à dos. Il fait très sombre, cela accentue l’aspect « village fantôme ensorcelé». C’est vraiment très étrange, j’ai du mal à comprendre l’intérêt de ces sculptures immenses sans explication. J’ai probablement dû rater un panneau d’informations. Avec la dizaine de personnes présentes sur ce site, ces œuvres d’art ont le mérite je pense d’attirer les touristes dans ce lieu accessible en voiture…

Reprise du chemin pour quitter le village

Après cette phase d’étonnement, il faut reprendre notre chemin. En quittant le village, c’est une autre ambiance qui s’offre à nous. La Font Sancte encore ensoleillée domine toute la vallée. Ce sommet de 3385m est un véritable paradis pour le ski de rando.

La Font Sancte (3385m) - Randonnée dans les Hautes Alpes

La Font Sancte (3385m)

Ce paysage ne dure pas longtemps, le sentier se poursuit dans une forêt de sapins verdoyants jusqu’à la cabane des Chalances. Enfin, je vais pouvoir poser mon sac à dos…
Cette petite cabane en bois permet d’héberger une dizaine de personnes pour la nuit avec des tables et des bancs pour manger à l’intérieur. Il y a même un barbecue à l’extérieur. En entrant, on trouve les cendres d’un feu. Ce n’est pas très malin d’avoir faire un feu de bois à l’intérieur alors qu’il n’y a pas de cheminée. Je ne comprends également pas l’intérêt que les personnes ont à graver leur nom sur les murs à l’intérieur… mais bon…

Cabane des Chalances (1900m) - Randonnée dans les Hautes Alpes

Cabane des Chalances (1900m)

Il est environ 17h30, il faut vider nos sacs, si soigneusement remplis deux jours auparavant, pour préparer le couchage et le diner. Pour l’instant, il ne fait pas encore trop froid même si la cabane est à l’ombre. On choisit de prendre une des 2 bières emmenées pour l’apéro, cela fera un peu de poids en moins pour le lendemain. On s’installe à table dehors pour trinquer. Fred en profite pour me montrer le début de l’itinéraire d lendemain. En voyant, cette immense muraille, j’ai franchement du mal à croire qu’un sentier passe par là. Mais bon je préfère éviter d’y penser…

La suite du parcours - Randonnée dans les Hautes Alpes

La suite du parcours

La nuit et la fraicheur tombent assez rapidement, nous prenons le diner à l’intérieur. La cuisson des pâtes réchauffe un minimum la pièce, c’est agréable. Le repas terminé, il est temps de se glisser dans les duvets et pour première fois de la semaine, on se couche tôt.

Deuxième étape : le sac est lourd

Cabane des Chalances (Val d’Escreins) – Ceillac par le col de la Colette verte (11km – d+ 1020m)

Le lendemain, Fred et moi sommes réveillés avant le réveil. Il fait encore un peu sombre dehors. Dans l’ensemble la nuit s’est bien passée, j’ai juste dû retirer quelques épaisseurs pendant la nuit. Nous prenons le petit déjeuner tranquillement dehors, puis vient le moment de ranger toutes nos affaires, de refaire le sac, encore…
Vers 8h30, c’est le début de la deuxième étape, je sais déjà que même si le dénivelé est quasiment le même que celui de la veille, je vais devoir le faire sur une distance plus courte et cela m’angoisse un peu. Notre route commence par la traversée du Guil sur un joli pont en bois. Je ne vois toujours pas par où passe le sentier exactement mais je suis vite fixée. Le sentier est à l’ombre et assez abrupt. On domine la cabane des Chalances perdue au milieu des sapins et des mélèzes orangés « relativement » vite.

Montée au col de la Colette verte (2942m) - Randonnée dans les Hautes Alpes

Montée au col de la Colette verte (2942m)

J’ai un peu du mal à supporter le sac à dos, donc je marche plus lentement que Fred qui semble, lui, gambader… Plusieurs mains courantes et échelles sont installées quand les passages deviennent trop raides et moins praticables, c’est franchement pratique.
Après une heure environ, la pente s’adoucit momentanément jusqu’à un semblant de col. Le décor change complètement. Il n’y a plus aucune forêt à l’horizon, on marche au milieu de pentes rocailleuses ou de champs d’herbes grillées. J’arrive jusqu’à un lac à moitié gelé, il est temps pour moi de faire une pause et de prendre un en-cas. Fred m’attend un peu plus loin au soleil. Cette pause est l’occasion d’observer les bouquetins peu farouches que nous avions croisés quelques minutes plus tôt.

On repart

Un bouquetin curieux - Randonnée dans les Hautes Alpes

Un bouquetin curieux

La pause terminée je rejoins Fred au soleil, la différence de température entre l’ombre et le soleil est très nette et appréciable. A cet endroit, là je vois le premier objectif de la journée : le col de la Colette verte (2942m). Je monte les 400 mètres de dénivelé à mon rythme, c’est-à-dire lentement, en traversant quelques petits névés. J’arrive au col contente de moi, mais épuisée.
Le col de la Colette Verte offre un nouveau panorama remarquable avec la pointe de la Saume, l’autre face de la font Sancte et le massif des écrins au loin, c’est formidable.

Vue sur la Font Sancte - Randonnée dans les Hautes Alpes

Vue sur la Font Sancte

Vue sur le massif des Ecrins - Randonnée dans les Hautes Alpes

Vue sur le massif des Ecrins

Fred part repérer la suite de l’itinéraire randonnée dans les Hautes Alpes pendant que je me repose au soleil. Nous aurions dû rejoindre Ceillac par le pas du Curé, mais la descente est très enneigée et assez raide et Il préfère me préserver et choisir la descente par le col de la Colette Verte. On coupera plus bas pour rejoindre le sentier initialement prévu.
On profite du paysage pour manger et boire la dernière bière, cela fera toujours un peu de poids en moins. Fred déleste un peu mon sac pour remplir un peu le sien. Cela m’arrange et me gêne en même temps, pour lui aussi le poids de son sac est pénible.
C’est donc un peu plus légère que je commence la descente toujours sous un magnifique ciel bleu sans aucun nuage. Au départ nous suivons une sente, parfois enneigée, que nous quittons rapidement. On passe en mode « hors-piste » dans une forêt de mélèzes orangés pour rejoindre le sentier du lac Miroir.

Forêt de mélèzes orangés et de sapins - randonnée dans les Hautes Alpes

Forêt de mélèzes orangés et de sapins

Vers Ceillac

Nous arrivons à une pancarte qui indique qu’il reste encore 5,5 km et 2 heures de marche pour rejoindre le village. C’est un peu dur pour le moral de voir qu’il reste encore tant de chemin à faire, mais il est encore tôt nous avons largement le temps pour arriver avant la nuit. On traverse le site des cascades de glaces où nous sommes allés l’hiver dernier, mais elles ne sont pas encore gelées à cette période.
Après cette longue descente on rejoint la route qui est à l’ombre. La fin de cette étape semble interminable. La route est plate et à l’ombre et on a l’impression de ne pas avancer… On finit tout de même par y arriver. Nous sommes fatigués, nous décidons de ne pas prolonger l’étape et de passer la nuit dans les environs.
On visite ensuite le village, en espérant pouvoir prendre un café. On s’aperçoit vite que les bars sont fermés ou pas encore ouverts. Fred veut gagner un peu de temps. Il me laisse au soleil avec le matériel et part en repérage pour trouver l’emplacement de notre prochain bivouac.

Vieux village de Ceillac traversé durant notre Randonnée dans les Hautes Alpes

Vieux village de Ceillac

Vers 16h, Fred revient ravi : il a trouvé un bel endroit pour poser la toile de tente, mais il laisse planer le suspense. Deuxième bonne nouvelle, un salon de thé vient d’ouvrir, le Farnien thé. C’est donc l’heure de prendre un bon chocolat chaud à l’intérieur d’un magnifique chalet en bois et de débriefer sur la journée. Nous sommes ravis de l’étape d’aujourd’hui, nous en avons pris plein les yeux.

Retour sur le parcours

Personnellement, je suis quand même franchement fatiguée, j’ai mal aux jambes et cela entraîne quelques doutes pour la prochaine étape. Fred est également un peu inquiet pour la suite de cette randonnée. Il ne sait pas si je pourrai tenir les 1700m de dénivelé et les 16km du lendemain. On finit par conclure que si au réveil je ne me sens pas en forme, on prendra le bus pour Briançon pour finir le week-end autrement.
En fin de l’après-midi, nous partons monter le bivouac. Fred a une fois de plus trouvé l’endroit idéal juste au-dessus du village. Nous sommes à l’ombre il fait un peu froid mais nous passons une soirée agréable avant un bonne nuit de sommeil réparatrice.

Vue de notre bivouac : on domine Ceillac - randonnée dans les Hautes Alpes

Vue de notre bivouac : on domine Ceillac – randonnée dans les Hautes Alpes

Troisième étape : l’aventure continue

Ceillac  – Le refuge de Furfande par le col de Bramousse (16km – d+ 1740m)

L’avantage quand on vit au rythme du soleil en automne, avant le changement d’heure, c’est que les nuits sont longues en automne. Nous avons dû dormir pendant une dizaine heures, c’est très rare pour quelqu’un comme moi… Au réveil j’ai les jambes un peu courbaturées mais c’est supportable, je m’attendais à pire… Nous prenons notre petit-déjeuner tranquillement avant de plier le bivouac et de refaire, encore une fois, les sacs à dos.
Pendant tout ce temps, la question de la veille sur la suite de notre parcours reste toujours sans réponse. Doit-on rentrer ou continuer ? Après de nombreuses tergiversations, nous décidons de poursuivre l’aventure. Nous avons tout de même une solution de secours. En cas d’épuisement, nous pourrons faire du stop pour rentrer à Briançon, au niveau de la départementale 902 que nous devons traverser à la moitié de notre parcours.

Départ de la troisième étape - Randonnée dans les Hautes Alpes

Départ de la troisième étape – randonnée dans les Hautes Alpes

Le premier objectif de la journée est de franchir le col de Bramousse (2225m), c’est le premier col du Grand Tour du Queyras (GR58). Cette fois-ci nous commençons à marcher au soleil sur le bitume pour rejoindre la chapelle Saint Cécile à 10 minutes du centre du village. Il faut s’habituer une nouvelle fois au portage du sac à dos mais cela me semble plus facile que la veille.
Après la chapelle, nous quittons la route pour prendre un sentier un peu raide qui part sur la droite dans la forêt. Nous passons à côté du site d’escalade « Ecole de la Viste ». Cela nous donne envie d’aller grimper, mais ce sera pour une prochaine fois. Cela n’aurait pas été très sérieux de prendre le matériel d’escalade en plus de celui qu’on a déjà…

Vers le col de Bramousse

En sortant de la forêt, nous arrivons à une ancienne station de ski où la Font Sancte trône en arrière-plan. S’il y avait eu de l’eau à proximité, cet endroit aurait pu être notre précédent bivouac.

Ancienne station de ski - randonnée dans les Hautes Alpes

Ancienne station de ski – randonnée dans les Hautes Alpes

Une trentaine de minutes plus tard nous arrivons au col de Bramousse. Comme à chaque col, une autre vue s’offre à nous. Cette fois-ci, les sommets qui apparaissent ne sont pas enneigés. Au loin, Fred me montre village des Escoyères par lequel nous devons passer…Cela parait assez loin, mais pout l’instant j’ai la forme donc je ne veux pas me poser pas trop de questions.
Un tunnel en pierre à deux pas du col attire la curiosité de Fred qui ne peut s’empêcher d’aller le visiter. Les randonneurs avec lesquels nous papottons nous expliquent que c’est un tunnel militaire en forme de U qui servait à mettre les munitions l’abri, il aurait été utilisé pendant la seconde guerre mondiale.

Tunnel au milieu de la montagne randonnée dans les Hautes Alpes

Tunnel au milieu de la montagne – randonnée dans les Hautes Alpes

Après cette petite discussion avec les premières personnes avec lesquelles nous parlons, nous reprenons notre marche. Le temps est une fois de plus au beau fixe et c’est très agréable. Nous traversons le village de Bramousse, inaccessible en hiver, puis Bramousse., avant d’arriver au point le plus pas de cette étape la traversée de la route départementale D902…

Village de Bramousse

Village de Bramousse – randonnée dans les Hautes Alpes

Pendant pratiquement toute la descente j’ai regardé notre prochain objectif qui parait si haut et si loin. Nous venons de faire environ 1000 mètres de dénivelé négatif et il nous reste encore 1000 mètres de dénivelé positif à faire.

La fatigue: un défi

Pour ma part, je trouve mon sac toujours aussi lourd, mais je m’y suis habituée. Je suis un peu fatiguée, je ne ressens plus les courbatures, mais j’ai le moral. La journée est magnifique, les paysage de l’automne sont splendides et maintenant c’est un peu un défi de finir ce trek / randonnée dans les Hautes Alpes.
C’est donc tout naturellement que lorsque Fred me demande si je me sens capable de continuer que je lui répond : bien sûr ! Ma seule requête a été de manger un peu avant de repartir. Le bord de route n’est pas un endroit formidable pour grignoter un peu, mais c’est pour la bonne cause…
Après avoir pris des forces , nous prenons un chemin assez raide dans la forêt. Les feuilles des arbres sont jaunes et commencent à tomber. C’est donc sur un sentier au couleurs dorées que nous nous approchons du village des Escoyères.

Cadran solaire typique du Queyras randonnée dans les Hautes Alpes

Cadran solaire typique du Queyras – randonnée dans les Hautes Alpes

En chemin, deux ou trois mouflons passent à deux mètres de nous. C’est la première fois que j’en voyais. Après quelques efforts supplémentaires, nous arrivons au village.
Ce village serait le plus ancien du Queyras, je me demande pourquoi des gens sont venus habiter ici… Je n’aurai pas la réponse à cette question. Nous longeons la Chapelle Sainte Marie Madeleine avec ses deux cadrans solaires typiques de la région pour arriver à la fontaine autour de laquelle la vie du village s’organisait dans le passé.

Pause aux Escoyères

A cet endroit, il y a le gîte les « Escoyères 1967 » avec une magnifique terrasse. Comme il propose des boissons à vendre on en profite pour boire un coup et prendre notre repas de midi, enfin de 13h. De là, le paysage est beau, nous mangeons en face du col de Bramousse, là où nous étions quelques heures plus tôt.
Les propriétaires sont vraiment sympathiques et très accueillants. Je pense franchement qu’on testera ce gite en plein hiver après une de nos sorties ski de rando.
Je savoure pleinement cette pause ensoleillée, cela fait du bien d’enlever le sac un petit moment. Vu qu’il faut 2h30 pour rejoindre le refuge de Furfande, nous sommes largement dans les temps. Puis comme toutes les bonnes choses ont une fin, il faut repartir. Il nous reste 700m de dénivelé et 5km à parcourir. Nous finissons de traverser le village avant de poursuivre sur un sentier où les arbres se font de plus en plus rares. Nous passons un petit ressaut après lequel le paysage change totalement. Des pentes herbeuses à perte de vue jusqu’au refuge. Ce refuge privé a été construit en 2014, il est quasiment neuf et le bois n’a pas encore changé de couleur : il rutile. Il dispose d’une magnifique terrasse bien exposée avec vue sur des sommets légèrement enneigés dont je ne me rappelle plus les noms.

Refuge de Furfande (2300m) - randonnée dans les Hautes Alpes

Refuge de Furfande (2300m) – randonnée dans les Hautes Alpes

Malheureusement pour nous la partie hiver du refuge qui est située à l’extérieur n’est pas accessible. Fred avait vu sur internet qu’elle était fermée pour travaux, mais il avait quand même un petit espoir.

Déception

La déception est un peu plus grande quand on s’aperçoit en jetant un coup d’œil par la fenêtre qu’il n’y a pas de travaux. Le dortoir semble confortable, les matelas et les oreillers sont sur les sommiers, il y a juste deux tables entreposées dans l’entrée. Mais nous sommes « enfermés dehors »… Les propriétaires ont probablement eu peur d’éventuelles dégradations, on ne sait pas vraiment en fait… Mais bon avec cette immense terrasse, l’endroit pour poser la toile de tente est tout trouvé. On s’approprie les lieux avec plaisir, la terrasse est bien pratique pour déballer toutes nos affaires pour la dernière fois.

Dernier bivouac - randonnée dans les Hautes Alpes

Dernier bivouac – randonnée dans les Hautes Alpes

Une fois installé, le soleil commence à tomber, nous prenons notre dernier diner : des pâtes pour changer. Nous profitons ensuite pleinement du coucher du soleil, le spectacle est encore une fois magnifique. Ce soir-là, nous ne sentons pas le besoin de parler. Pour ma part, je pense que c’est pareil pour Fred, je réalise que les jours ont défilé très rapidement. Même si ces quelques jours de marche m’ont fatiguée, j’ai une petite pointe de nostalgie en réalisant que notre périple se termine le lendemain… Une fois le spectacle terminé c’est l’heure de dormir…

Dernière étape : Toutes les bonnes choses ont une fin…

Refuge de Furfande – Briançon (23km – d+ 1400m)

Comme les jours précédents, nous nous levons avec le soleil. La nuit a été fraîche, il a gelé pendant la nuit, une fine couche de glace recouvre la toile de tente. Nous émergeons lentement en prenant notre petit déjeuner en profitant une fois de plus de la vue.
Aujourd’hui, c’est la dernière étape de notre randonnée dans les Hautes Alpes, celle où nos sacs sont les moins lourds car nous avons mangé une bonne partie des provisions. C’est aussi la plus longue : 23 km soit 7 km de plus que la veille et 1400m de dénivelé positif avec 3 cols à franchir.
Coucher de soleil
Pour la dernière fois nous refaisons nos sacs, je suis aussi nostalgique que la veille en réalisant que l’aventure se termine bientôt. Mais bon, un gros challenge nous attend : arriver à la voiture avant la nuit. C’est un sacré défi et, cela rend l’étape encore plus excitante que les précédentes.
C’est donc enthousiaste que je commence cette dernière journée. Le premier col à passer est celui de Furfande, il est 200 m au-dessus du refuge. C’est en quelque sorte une petite mise en jambe, au milieu des chamois qui pâturent près de nous.

Une famille de chamois - randonnée dans les Hautes Alpes

Une famille de chamois – randonnée dans les Hautes Alpes

En arrivant au col, changement de décor, une nouvelle vue s’offre une fois de plus à nous. Au loin nous apercevons la prochaine partie ensoleillée du parcours. Il nous tarde d’y arriver car il fait un peu froid. Après un dernier coup d’œil sur le Refuge de Furfande, c’est parti pour la première descente jusqu’au Petit Vallon. Cette fois c’est un troupeau de mouflons que nous apercevons. Ils sont marrants avec leur grosse tache sur le dos.

Cabane du Petit Vallon

Descente du col de Furfande - randonnée dans les Hautes Alpes

Descente du col de Furfande – randonnée dans les Hautes Alpes

Nous passons devant la cabane du Petit Vallon fermée également. En la voyant, Fred ne regrette pas d’avoir dormi à Furfande. Elle est semi-enterrée et l’intérieur est un peu succint avec ses deux planches en bois. Le chemin se poursuit dans un forêt de mélèzes orangés, dans l’ambiance très chaleureuse des couleurs de l’automne.

Cabane du Petit Vallon randonnée dans les Hautes Alpes

Cabane du Petit Vallon – randonnée dans les Hautes Alpes

Puis le chemin se raidit, nous prenons la direction du lac du Lauzon. Globalement nous avons un bon rythme et j’arrive à suivre Fred sans trop de difficulté. Nous maintenons le rythme. En chemin, il y a la jolie cabane de Lagardère toute en pierres. Elle a été rénové récemment, l’intérieur est confortable mais ce qui me surprend c’est qu’elle est très propre.

Cabane de Lagardère

Cabane de Lagardère – randonnée dans les Hautes Alpes

Nous quittons la forêt en continuant le chemin qui monte progressivement. Derrière nous, on aperçoit le Viso. Le soleil tape fort, il fait très chaud et le rythme ralentit.Une pause s’impose en arrivant à la fontaine du Lauzon. Dans le contrebas, il ne reste plus beaucoup d’eau dans le lac du Lauzon connu pour être éphémère.

Lac du Lauzon randonnée dans les Hautes Alpes

Lac du Lauzon – randonnée dans les Hautes Alpes

Après une petite demi-heure de repos il faut repartir, pour l’instant nous sommes dans les temps, mais nous préférons ne pas trop perdre de temps. Nous franchissons ensuite le deuxième col de la journée : le col de la Rousse (2145m). A ce moment-là, un mouflon nous surveille du haut de la crête.

Un mouflon qui nous surveille

Un mouflon qui nous surveille – randonnée dans les Hautes Alpes

Pour la première fois de ces quatres jours le chemin est vraiment enneigé. Cela nous permet de gagner du temps en coupant droit devant nous. Il y a une vingtaine de centimètre et cela permet d’aller plus vite et dans mon cas d’économiser mes genoux.

Vers les chalets du Clapeyto

 randonnée dans les Hautes Alpes

Descente du col de la Rousse –  randonnée dans les Hautes Alpes

Après une heure de descente dans ces conditions, nous avons un peu perdu le chemin. Nous savons qu’il faut rejoindre les chalets du Clapeyto. Ne voyant toujours pas le sentier, nous continuons à descendre à vue cette fois-ci sur de l’herbe un peu glissante. Fred décide de contourner la bute devant nous par la droite. Comme d’habitude il a opté pour la bonne solution… On arrive directement au dessus du village. Là encore, on refait une pause, la fatigue se fait de plus en plus ressentir pour nous deux. Clapeyto est un charmant village où les maisons sont en bois de mélèze. Nous nous reposons quelques instants avant d’affronter la dernière montée. Devant nous, le col de la Rousse et les pentes de neige que nous avons dévalées sont bien visibles…Cela parait tellement loin…

Au loin le Col de la Rousse enneigé randonnée dans les Hautes Alpes

Au loin le Col de la Rousse enneigé

Après quelques minutes de répit, nous prenons la direction du Col de Ayes. La pause a été bénéfique, je monte sans trop de difficultés cette grande pente herbeuse sous l’œil bienveillante du Viso.

Le Viso

Le Viso

Etonnement, je ne perds pas trop de temps. C’est dur de monter,mais le fait de savoir que c’est la dernière montée me remonte le moral et puis je ne suis pas si loin derrière Fred. Arrivé au col des Ayes (2477m) on change une nouvelle fois de paysage. Cette fois-ci ce sont les Aiguilles d’Arves et la Tête de Chat que nous avons devant nous.

Les Aiguilles d’Arves et la Tête de Chat randonnée dans les Hautes Alpes

Les Aiguilles d’Arves et la Tête de Chat

Dernières difficultés de notre randonnée dans les Hautes Alpes

Nous sommes tous les deux contents d’être là. A ce moment là, les principales difficultés de la journée sont terminées. Fred sait déjà que nous arriverons avant la nuit, il est 15h15. Il nous reste à parcourir une dizaine de kilomètres, ça devrait le faire… Nous savons que la descente va être longue, mais pour lui comme pour moi le moral reste bon, même si la fatigue est de plus en plus présente pour nous deux.
Nous reprenons notre marche  pour aller aux Chalets des Ayes puis au village de Villars Saint Pancrace. La aussi les premières pentes sont enneigées, on ne se prive pas pour couper au plus court. Même quand nous ne sommes plus sur la neige nous prenons le plus de raccourcis possibles. Fred comme moi trouvons cette descente interminable. A ce moment-là c’est dur physiquement et mentalement Nous n’avons même plus envie de prendre des photos, il nous faut prendre un bonne dose de courage pour affronter les quatre derniers kilomètres de piste plate.
On se motive l’un l’autre et nous finissons pas apercevoir la pancarte de l’entrée de la ville de Briançon. La vue de cette pancarte est vraiment réconfortante. Le moral reprend au fur et à mesure que nous approchons de la voiture que nous atteignons vers 17h15. Nous sommes quand même très fatigués en arrivant à la voiture, mais cette fatigue sera vite oubliée en repensant à tout ce que nous avons pu voir pendant ces 4 jours de randonnée dans les Hautes Alpes…

Arrivée à Briançon randonnée dans les Hautes Alpes

Arrivée à Briançon

Conclusion de notre randonnée dans les Hautes Alpes

Cette randonnée dans les Hautes Alpes sur 4 jours a été une expérience formidable. Comme prévu, les couleurs rougeoyantes de l’automne étaient magnifique et toutes les journées ont été chaudes et ensoleillées. A chaque nouveau col, c’est vraiment super de pouvoir changer de décor. C’est un peu comme quand on change de chaîne à la télévision.
En tout nous avons fait une soixantaine de kilomètres et 5000m de dénivelé positif. Globalement, j’ai tenu le coup malgré quelques courbatures et quelques doutes de la deuxième étape. Le plus dur pour moi a été de porter le sac à dos, j’espère qu’une prochaine fois je m’y adapterai un peu plus vite.
Si c’était à refaire je repartirais probablement sur le même parcours mais en été ou printemps. En cette période, nous n’avons pu parler qu’avec très peu de personnes. En période estivale, c’est plus facile de rencontrer plus de gens et de pouvoir échanger avec eux nos avis sur nos différents parcours.
Enfin, j’ai vraiment apprécié de pouvoir faire cette randonnée dans les Hautes Alpes avec Fred. Bien sûr sans lui, je n’aurai pas fait un tel parcours. Je ne suis pas très douée pour préparer des itinéraires. Le plus important pour moi dans tout ça, a été de vivre cette formidable aventure tous les deux, vivement la prochaine…

Fin randonnée dans les Hautes Alpes

Fin de la randonnée dans les Hautes Alpes

Matériel utilisé pour cette sortie randonnée dans les Hautes Alpes

CATÉGORIE  MODÈLE  MARQUE  POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX LORS DE L’ACHAT CE CHOIX A-T-IL RÉPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE  SI C’ÉTAIT À REFAIRE?
CHAUSSURES Novadry Vibram QUECHUA Bon marché Oui oui
SAC À DOS Act light 45 + 10 DEUTER confortable; bon serrage ventral Parfait, c’est pratique de pouvoir ouvrir le sac par le bas oui
CAMEL BAG BIG ZIP LP 1.5L PLATYPUS La paroi centrale permet de gagner de la place dans le sac Parfait oui
 VESTE Arpenaz QUECHUA Bon rapport qualité prix Oui, elle est souple et chaude Oui
 FRONTALE  Tikka xp  PETZL Puissance : très bon éclairage  Oui Oui
DUVET Roam 350 MAC PAC Compact Une capuche au niveau de la tête serait mieux adaptée pour les nuits à la belle étoile Un duvet un peu plus léger
TOILE DE TENTE Atrax 2 FERRINO Légère  et facile à monter oui Oui
MATELAS PROLITE PLUS SMALL THERMAREST Compact et léger Oui oui

3 commentaires

CHAIGNAUD 16 novembre 2017 - 23 h 25 min

Très belle randonnée de 4 jours avec quand même un peu de préparation et l’expérience rassurante d’un pro. Le temps était de la partie ce qui a permis de profiter magnifiques paysages d’automne et même des bouquetins et des mouflons. Les photos sont superbes. Dommage que les refuges soient en grande partie fermés en cette saison.

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CHAIGNAUD 17 novembre 2017 - 11 h 12 min

Super – Très belle randonnée sous le soleil d’automne. – jolies photos de paysages et d’animaux – dommage la plupart des refuges étaient fermés.

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weiskei 11 octobre 2018 - 21 h 55 min

Très beau récit et belles photos avec pleins de détails sur votre parcours – bravo. Elles m’ont rappelé de bons souvenirs pour l’avoir fait en aout dernier (GR-58 – Tour du Queyras) et en finissant par le refuge de furfandre. Ce n’était pas autant en mode itinérant que votre aventure mais je conseille sans retenu cette belle région pour les paysages et les rencontres.

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