En route pour un projet Humanitaire et environnemental au Népal

par Expérience Outdoor
Réveil en bord de falaise avec une vue fantastique sur la vallée du Vénéon

Camille et Antoine de Migratory Bikes vous présentent la genèse du « Projet Népal », une aventure à vélo en Eurasie, en faveur du partage de valeurs écologiques et sociales.

La préparation d’un périple cyclo-nomade en faveur de la planète

Dès que nous (Camille et Antoine) nous sommes rencontrés à Montpellier, notre attrait pour le voyage et la nature nous a tout de suite rapproché. Ce goût pour l’inconnu, les rencontres et l’humain était au cœur de nos conversations et nous a donné cette envie de partir découvrir le monde ensemble.

On a chacun vécu notre lot de péripéties avant d’en partager. Camille a eu plusieurs expériences à l’étranger, notamment à Madagascar ou encore en Inde, où elle a participé à des missions humanitaires et découvert un bout de pays en backpacking. De son côté, Antoine a pratiqué différents sports et randonne depuis son plus jeune âge, ce qui lui a donné l’occasion de réaliser plusieurs treks en itinérance, seul ou entre amis. Notre rencontre a donc permis de mêler ces deux chemins, et très vite, nos pensées se sont tournées vers des expéditions communes, laissant doucement mûrir notre envie d’explorer le monde.

Qui sommes-nous ?

Antoine et Camille de Migratory Bikes pour une aventure en vélo en direction du Népal

Antoine :

de nature curieuse et toujours investi dans ce que j’entreprends, j’ai réalisé des études en neurosciences et je termine actuellement mon doctorat. Grâce à mes grands-parents, j’ai eu la chance de rencontrer très jeune les Ecrins et différentes régions montagneuses qui m’ont tout de suite apporté le goût de la nature et du sport en outdoor.

Camille :

Ayant grandi en campagne, j’ai toujours été quelqu’un de sensible et on me définit souvent comme écolo dans l’âme. Par conviction je me suis tournée vers des études d’infirmière. Même si j’adore ce métier que je pratique depuis maintenant 4 ans, je suis sans cesse en quête d’un peu d’air frais pour m’échapper du quotidien métropolitain, ce qui m’a poussé à pratiquer différentes activités comme la méditation, le yoga, la randonnée, la slackline, ou plus récemment l’escalade avec Antoine. 

Nos meilleures expériences outdoor ensemble

6 jours de randonnée en autonomie dans les Ecrins

A proximité du refuge du Chardonnet, bivouac de luxe après une journée d'effort dans les ecrins

En 2017, première réelle expérience de randonnée en autonomie après plusieurs petits bivouacs initiatiques. Environ 80 km et 5000 m de dénivelé positif au total.

Surpris au réveil à l’alpe du Lauzet
Surpris au réveil à l’alpe du Lauzet

Ce fut une aventure magique où les efforts physiques (environ 15 km de marche, +800/-800 m de dénivelé par jour en moyenne) ont toujours été récompensés par les vues magnifiques que nous offrait le tour du Combeynot (nord-est du parc national des Ecrins). Si bien qu’on a fini le tour prévu en 4 jours et que nous avons continué notre itinéraire vers l’extrême ouest du parc national, au sommet du plateau d’Emparis.

Traversée de la Réunion

Piton de la Fournaise en éruption à la Réunion
Piton de la Fournaise en éruption

L’année suivante en 2018, on décide de partir ensemble (enfin) à l’étranger pour se dépayser, dans une période de vie éprouvante pour tous les deux, en particulier pour Antoine qui devait continuer sa thèse alors que la maladie s’emparait peu à peu de sa mère. Pour oublier tous ces problèmes et relâcher la pression, nous sommes partis backpacker l’île de la Réunion, la première semaine par la côte et chez l’habitant, la deuxième en autonomie par les cirques en empruntant le GR-R2, réputé comme l’un des GR les plus physiques de la planète.

Le volcan étant en éruption quand nous sommes arrivés, nous nous sommes précipités d’aller randonner vers le Piton de la Fournaise pour profiter de ce moment extraordinaire. Nous avons ensuite entrepris la traversée de l’île avec un plaisir immense malgré la situation, nous libérant de nos maux grâce à un dépaysement total et une immersion dans cette nature qui nous était inconnue. Malheureusement, nous avons dû écourter notre traversée aux 2/3 pour rentrer en métropole lorsque nous avons appris que la mère d’Antoine nous avait quitté. Brusque retour à la réalité en plein milieu de la jungle.

La vue magique qui s'offre à toi en arrivant dans le cirque de Mafate sur l'ile de la Réunion
La vue magique qui s’offre à toi en arrivant dans le cirque de Mafate

Ce nouveau parcours en autonomie nous aura conforté une fois de plus dans notre volonté de partir voyager en passant le plus de temps possible dans la nature, et la leçon de vie qui nous a poussé à rentrer est à l’heure où nous vous écrivons une force qui nous permet d’avancer avec plus de conviction vers notre but.

7 jours de randonnée itinérante dans les Ecrins en fin d’hiver

Arrivée au col du Chardonnet tant bien que mal dans la neige et le froid durant notre randonnée hivernale
Arrivée au col du Chardonnet tant bien que mal dans la neige et le froid

2019 a été synonyme d’autonomie pour Antoine avec plusieurs bivouacs en solitaire dans les Pyrénées et les Alpes, une sorte de thérapie 100% nature et montagne. Ensemble, nous avons également refait l’itinéraire décrit plus haut dans les Ecrins, mais cette fois-ci en fin d’hiver, dans des paysages enneigés d’une beauté incroyable mais parfois hostiles.

Ce nouveau trek en autonomie totale nous a permis d’avoir une approche du bivouac hivernal. Surtout, réaliser cet itinéraire nous a montré qu’on pourrait toujours repousser nos limites grâce à notre motivation. Même si les difficultés rencontrées 2 ans auparavant ont été exacerbées par les dangers traversés (cours d’eau masqués par de fines couches de neige, glissements de terrain, verglas, absence de balises terrestres) et les changements liés à l’environnement (sur certains cols on s’enfonçait jusqu’aux genoux), la satisfaction de se trouver dans des lieux pareils à contempler une nature aussi dominante nous a laissé à ce jour le meilleur souvenir d’itinérance qu’on ait connu.

Bivouac de rêve vers le refuge du Chardonnet durant un trek hivernal
Bivouac de rêve vers le refuge du Chardonnet

En plus de ces expériences majeures, on a pu réaliser de nombreuses randonnées ensemble sur plusieurs jours dans les Alpes et les Pyrénées, et, de manière générale, on partage l’ensemble de nos activités sportives : escalade, alpinisme et tout ce qui touche de près ou de loin à l’outdoor.

Et maintenant ?

A l’heure où on vous écrit, nous voici en Avril 2020 : Antoine vient de terminer ses recherches et Camille a pris sa disponibilité à l’hôpital. Il est grand temps de se lancer dans la préparation de notre voyage à la découverte du monde, et cette période de confinement s’y prête plutôt bien, malgré encore de longues de journées de travail pour Camille.

Nous préparons donc notre prochaine aventure, mais cette fois, hors de question qu’on prenne l’avion. On l’a déjà fait par le passé, mais depuis, nos convictions se sont étoffées et on souhaite les respecter. Il nous a donc fallu établir quelques règles en accord avec nos valeurs.

Voyager en respectant les valeurs qui nous tiennent à cœur

Déjà dans notre vie Montpellieraine, nous n’avons ni voiture, ni scooter. On se déplace principalement à vélo et à pied pour nos sorties, courses et pour le travail. On tente aussi de mener une vie saine et éco-responsable en minimisant au maximum nos déchets (15L par mois pour le moment) et en réduisant au mieux notre consommation d’eau et d’électricité.

la pollution des transports dans l'UE

Chez Migratory Bikes, on considère que les gestes quotidiens de chaque individu aident la planète en réduisant l’impact écologique.

En ce sens, on se doit de respecter plusieurs points pour notre voyage :

  • Eviter les transports motorisés. Vu notre mode de vie actuel et les valeurs que nous défendons, ça serait une hérésie de découvrir autrement qu’à la force des jambes un continent qui nous est pourtant accessible.
  • Pas d’hôtel, bien choisir ses restaurants, privilégier les marchés et les productions locales pour s’alimenter. On souhaite éviter de gaspiller, même en voyage, donc on préférera toujours préparer notre popote avec nos légumes frais plutôt qu’aller manger dans une grande enseigne.
  • Pas envie de louper une rencontre palpitante ou une vue époustouflante parce qu’on trace d’un point A à un point B. C’est pourquoi notre mode de transport devra nous permettre de prendre le temps, tout en voyageant à une allure raisonnable pour que notre projet reste réalisable.

Conclusion : notre voyage s’annonce bien spécial !

Projet Népal : un rêve de gosses à l’âge adulte

Le plateau d'Emparis, l'un de ses lacs et le genre de vue dont on raffole !!

Pourquoi le Népal ?

Maintenant qu’on sait comment voyager et comment s’organiser, facile de décider du trajet : on vit actuellement sur un continent immense et magnifique. Et par chance, après quelques calculs, notre rêve de découvrir la région himalayenne est réalisable en passant uniquement par voie terrestre (on vous détaille l’itinéraire plus bas) !

Mais le Projet Népal, ça ne se résume pas uniquement à notre destination finale : c’est avant tout une vingtaine de pays traversés le long de la Route de la Soie, des centaines de cultures à rencontrer et de nombreuses régions montagneuses à découvrir et partager.

C’est le vélo qui nous emmènera au bout de notre parcours.

Le genre de paysage que nous promet notre périple à vélo au Kirghizstan.
Crédits photo : TousAzimut

Notre choix de véhicule s’est directement porté sur le vélo, une évidence vu notre usage journalier de ce mode de transport à la fois écologique, durable et polyvalent : il était parfait pour notre projet. Ni trop rapide, ni trop lent, le vélo s’avère idéal pour effectuer un voyage à son rythme et en toute liberté, sans en exclure les rencontres et les échanges. Rien ne nous empêchera de confier nos montures d’ailleurs, au hasard d’une rencontre, afin d’aller randonner en itinérance. Et pour pouvoir passer sur tout type de route ou piste, on a décidé de partir avec des vélos de cyclo-randonnée bien équipés (on vous parlera de notre choix de matériel dans un second article).

Donner du sens à notre voyage

Notre périple sera lent, et favorisera donc les rencontres et l’échange avec les locaux. Nous serons amenés à dormir chez l’habitant et à partager des moments avec des personnes aux vies radicalement différentes des nôtres. Nous considérons que c’est une chance de pouvoir échanger ainsi, et nous tenterons d’aider du mieux possible ces personnes, à notre échelle, avec nos capacités. On compte ainsi agir au travers de missions volontaires et solidaires dans les domaines qui nous tiennent à cœur :

  • L’écologie, l’environnement.
  • L’éducation
  • Le sanitaire

Les actions d’entraide que nous allons entreprendre

Le volontariat
Camille au cours d'une mission médicale en Inde

En ce sens, nous nous investirons à effectuer fréquemment des missions de volontariat dans les domaines qui nous tiennent à cœur grâce au réseau Workaway : nos convictions nous poussent de plus en plus à agir, et ce seront notamment des occasions de mettre un pied à terre pour prendre le temps.

Savoir se rendre utiles apportera autant de bienfaits aux gens, communautés et régions que nous aiderons grâce à nos compétences qu’à nous-même. Notre projet est voué au partage de valeurs et permettra de valoriser des expériences qui ont du sens au travers de nos récits d’aventure, sur notre plateforme et sur les réseaux sociaux.

En ce sens, nous nous investirons à effectuer fréquemment des missions de volontariat dans les domaines qui nous tiennent à cœur grâce au réseau Workaway : nos convictions nous poussent de plus en plus à agir, et ce seront notamment des occasions de mettre un pied à terre pour prendre le temps. Savoir se rendre utiles apportera autant de bienfaits aux gens, communautés et régions que nous aiderons grâce à nos compétences qu’à nous-même. Notre projet est voué au partage de valeurs et permettra de valoriser des expériences qui ont du sens au travers de nos récits d’aventure, sur notre plateforme et sur les réseaux sociaux.

Les actes solidaires

Aussi, nous emploierons nos compétences afin d’aider les plus démunis : grâce à l’association « Manoj » , avec qui nous avons lié une relation particulière ces dernières semaines, nous participerons à un trek médical et à l’organisation d’un camp de santé. En comprenant que plus de 70% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté et qu’un enfant sur 2 meurt en bas âge dans les villages reculés du Népal, nous avons trouvé un moyen d’agir pour ce pays et ses habitants grâce à Thierry Giraud et son équipe dévouée

Manoj propose des treks medicaux à la rencontre des habitants vivants dans des zones réculées
Qui est Manoj ?

Créée par Thierry Giraud, l’association Manoj mène des projets solidaires depuis plus de 10 ans au Népal, en coordination avec ses amis et partenaires sur place. Composée de médecins, d’infirmiers et de bénévoles, cette ONG humanitaire est engagée dans le développement médical et sanitaire dans le district de Gorkha. »

  • En participant au trek médical comme infirmière (Camille) et bénévole (Antoine), nous pourrons aider à dépister et soigner diverses pathologies dans des villages reculés de la région du Simjung. Cette expérience à la fois sportive, culturelle et solidaire nous apportera autant à nous qu’aux gens qui pourront être soignés.
  • En participant au camp de santé ophtalmologique comme bénévoles, nous pourrons aider à créer un véritable centre médical en plein cœur de la région du Simjung. Le camp de santé a pour but d’apporter diagnostics et chirurgies à des personnes atteintes de diverse pathologies oculaires. Le travail coordonné du Nepal Eye Hospital et de l’association Manoj permet in fine de redonner la vue à des gens qui étaient dans l’incapacité de se déplacer jusqu’à la capitale pour recevoir des soins.

Comment se rendre au Népal ?

Afin de vous détailler notre parcours, voici la carte qui représente notre trajet. Elle a pour but de nous faire découvrir un maximum de massifs montagneux tout en ayant un itinéraire assez direct pour arriver en Asie centrale.

Aventure en vélo pour se rendre au Népal en traversant l'Europe
Projet Népal : la partie Europe

Cet itinéraire reste plastique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous pouvons être amenés à repousser notre date de départ selon la tournure des événements liés au COVID-19. En ce sens, nous avons réfléchi à plusieurs façons de traverser l’Europe en été comme en hiver selon notre date de départ. Nous serons équipés pour le grand froid, afin de pouvoir bivouaquer sereinement partout et par tout temps.

Au-delà de la dimension climatique, notre projet se veut évolutif : nous n’avons aucune idée de la vitesse à laquelle nous allons parcourir cet itinéraire, en raison des rencontres, des activités outdoor et des missions de volontariat que l’on réalisera en cours de route. C’est pourquoi nous voulons être parés à toute éventualité et avoir plusieurs solutions sous la main. Nous vous détaillons donc ici l’itinéraire idéal selon nous, avec les pays et les lieux incontournables pour les amoureux de l’outdoor :

Traversée l’Europe en vélo

Les différents pays d’Europe que nous allons traversé en vélo pour rejoindre le Népal:

Italie

Calcul distance : 0 – 900 km

Sud Tyrol italien
Credit : Google images

En partant de Montpellier, nous aurons l’occasion de traverser le Sud de la France pour rejoindre l’Italie en passant à proximité des Alpilles et des Alpes du Sud. Une fois en Italie, nous partirons à la découverte des Dolomites, région spectaculaire des Alpes et première étape phare du projet Népal, afin de randonner les sentiers du Sud Tyrol et saisir quelques clichés mémorables.

Autriche

Calcul distance : 900 – 1 100 km

L’étape suivante sera le Tyrol autrichien. Une fois de plus, on troquera les vélos contre les chaussures montantes afin de s’offrir quelques randonnées en altitude dans cette nouvelle région. Nous repartirons ensuite vers le sud par la célèbre route du Grossglockner.

Slovénie

Calcul distance : 1 100 – 1 500 km

Parc national du Triglav en Slovénie
Parc national du Triglav

Nous arriverons en Slovénie par le fameux lac de Bled, puis on se lancera en direction d’un nouveau parc national, celui du Triglav, deuxième étape phare de notre itinéraire.

Tips pour le Parc National du Triglav : emportez des grelots attachés à votre sac à dos ! La Slovénie est réputée pour la présence d’ours bruns dans ses forêts, qui recouvrent 60% du pays. Les ours bruns réintroduits récemment dans les Pyrénées proviennent d’ailleurs de Slovénie.

Croatie

Calcul distance : 1 500 – 1 900 km

Notre itinéraire se poursuit par la Croatie où nous aurons l’occasion de découvrir entre-autre ses merveilleuses cascades. Tout d’abord à Plitvice, puis dans le parc national de Krka.

Bosnie-Monténégro-Albanie

Monténégro à découvrir
Crédit photo : le Routard

Calcul distance : 1 900 – 2 600 km

En longeant la côte de ces 3 pays, on passera notamment par le golfe de Kotor au Montenegro qui abrite une merveilleuse cité logée dans les falaises, puis par les côtes Albanaises pour rejoindre la frontière grecque près des îles de Corfou.

Grèce

Calcul distance : 2 600 – 3 300 km

On souhaite découvrir le site des Météores et la région du mont Olympe, deux symboles du patrimoine grec, pour ensuite traverser les terres depuis la côte ouest jusqu’à la frontière turque.

Turquie

Calcul distance : 3 300 – 5 100 km

En passant par Istanbul puis Ankara, nous aurons la chance de découvrir deux villes emblématiques de la culture ottomane. Nous éviterons les zones géopolitiques sous tension en longeant la Turquie par le nord, le long de la mer Noire et de la chaîne pontique turque.

Géorgie

Calcul distance : 5 100 – 6 000 km

Monastère en Svaténie en Géorgie
Crédit photo : Google images

Pays qui a su conserver son authenticité, on y retrouve encore une architecture datant du Moyen-Âge et une nature préservée dans la plupart des terres. Nous irons à la rencontre des régions de Svanétie et de Touchétie aux abords de la frontière russe pour y découvrir les hauts plateaux du Caucase.

Cette troisième étape phare nous tient particulièrement à cœur puisque nous pourrons découvrir une nouvelle région montagneuse magnifique. Depuis la Géorgie, direction l’Azerbaïdjan pour prendre un ferry : cap sur le Kazakhstan et changement d’ambiance !

Puis poursuivre en vélo en Asie centrale

Suite de l'aventure en vélo pour rejoindre le Népal en traversant l'asie centrale
Projet Népal : partie Asie centrale

Kazakhstan – Ouzbekistan

Calcul distance : 6 000 – 8 600 km

Nécropole de Samarcande en ouzbékistan
Crédit photo : Google images

L’arrivée au port d’Aktaou nous laissera à vélo en plein désert Kazakhe. Pas question de traîner en nature aussi hostile, le train sera ici d’une grande aide. Ce sera l’occasion pour nous de découvrir des villes phares de la route de la Soie comme Boukhara, Samarcande et Tashkent. Après ce périple entre vélo et transports en commun, nous rejoindrons la capitale du Kirghizstan, Bichkek, où notre véritable aventure commencera.

Kirghizstan

Calcul distance : 8 600 – 10 600 km

Lac Issyk Kul au Kirghizstan
Crédit photo : Google images

C’est à Bichkek que commencerons nos missions volontaires. Au travers de notre abonnement commun à Workaway, on a pu voir que de nombreuses missions sont proposées dans l’ensemble du pays. Mais surtout, ce sera l’occasion de rencontrer les CBT (Community-Based Tourism), des sortes d’offices de tourisme communautaires qui guident les étrangers pour travailler conjointement avec des familles nomades ou des associations impliquées dans des domaines qui leur tiennent à cœur, à savoir pour nous l’éducation et l’environnement.

Au niveau sportif, on compte traverser le pays à vélo pour découvrir les 3 lacs majeurs qui sillonnent les hauts plateaux kirghizes : les lacs Issyk Koul, Son Koul et Toktogoul, perchés à 3 000 m d’altitude et entourés de sommets avoisinants les 7 000 m. Les plaines aux abords de ces lacs sont habitées par des nomades accueillants qui ont besoin de bras l’été, et on trouve de nombreux sentiers de randonnées au cœur des Tien Shan (Monts Célestes). On prendra donc le temps de vivre et donner du sens à notre voyage dans ce pays plein de richesses naturelles. Nous nous dirigerons ensuite vers Irkeshtam pour passer le premier check-point compliqué de notre itinéraire.

Chine – Pakistan

Calcul distance : 10 600 – 11 700 km

La route rénovée de la KKH entourées de 7000
Crédit photo : Google images

Notre passage en Chine dans la région du Xinjiang se voudra le plus bref et le plus discret possible, en raison des évènements qui touchent le peuple ouïghour dans cette région. Une autre étape phare de notre voyage à vélo consiste à pédaler la KKH (Karakoram Highway), l’une des routes les plus hautes et les plus spectaculaires du monde, et surtout la seule route permettant de traverser l’Himalaya pour rejoindre l’Asie centrale par le Nord-Ouest. Nous devons donc emprunter cette région de la Chine puis le Pakistan pour redescendre ensuite vers l’Asie centrale.

Notre navigation sur cette route sera contrainte d’être réalisée en taxi sur certaines portions en raison de l’interdiction par les autorités chinoises et pakistanaises de circuler aux abords de la frontière et sur certaines zones à risque. Mais à partir de Sost (Pakistan), on aura tout le temps de pédaler et découvrir le Baltistan, abri du K2 et de bon nombre de sommets parmi les plus hauts de la planète. Direction ensuite Islamabad, Lahore puis Wahga pour rejoindre l’Inde. 1000km intenses, les 1000km pour lesquels on se prépare depuis longtemps.

Inde

Calcul distance : 11 700 – 13 500 km

Région du Ladakh et ses monastères.
Crédit photo : Google images

Antoine ayant un ami qui habite une région avoisinante du Népal, nous commencerons par explorer les régions du nord-ouest de l’Inde ; et pas n’importe lesquelles !

Grâce à notre équipement grand froid, nous aurons la possibilité de découvrir le Ladakh, magnifique région himalayenne longtemps disputée entre Indiens et Pakistanais. Nous rejoindrons ensuite l’ami d’Antoine dans l’Uttarakhand pour nous poser et profiter des retrouvailles. Après avoir repris des forces, direction notre destination finale !

Népal

Calcul distance : 13 500 – 15 000 km

Entre le parc national de Phoksundo, le tour des Annapurna, l’Everest Base Camp ou encore la région du Sikkim à l’est du Népal, de nombreuses activités outdoor nous attendent, à commencer par la randonnée. Mais au-delà de ça, nous profiterons de notre arrivée au Népal pour rencontrer nos partenaires, grâce auxquels nous participerons à des treks médicaux, à un camp de santé et certainement à d’autres missions sociales.

Quels sont les visas obligatoire pour se rendre au Népal en vélo ?

Passeport et visa obligatoires pour certaines destinations de voyage dans le monde
Crédit photo : My Little Brazil

Vu le nombre de pays qu’on s’apprête à découvrir, l’un des facteurs déterminants de la réussite notre projet sera l’obtention de certains visas, parfois difficiles à se procurer. Parmi les pays traversés, certains n’ont pas besoin de demandes particulières (les ressortissants Français munis d’un passeport ont le droit de séjourner 3 mois sur le territoire Kazakhe et Kirghize par exemple), mais d’autres vont nécessiter de préparer des dossiers administratifs complexes, à l’image de la demande de visa qui nous attend pour la Chine ou le Pakistan.

Visa chinois

Tout un montage est nécessaire à l’obtention du visa afin de justifier qu’on ne se déplace pas n’importe où et n’importe comment dans ce pays extrêmement surveillé. D’autant plus que notre séjour se déroulera principalement en province du Xinjiang, province la plus contrôlée de Chine en raison du risque terroriste et du conflit ouighour. Pour obtenir le visa chinois, il faut notamment fournir certains documents assez incroyables comme les billets d’avion aller et retour pour une zone à l’accès autorisé, les réservations d’hôtels, un fichier Excel récapitulant l’ensemble du séjour, ou encore les relevés de compte bancaire des 3 derniers mois. De quoi faire rebrousser chemin à plus d’un !

Le visa délivre un droit de séjour de 30 jours valable 3 mois dès la date de délivrance, ce qui nous empêchera de prendre ce visa avant notre départ. Mais pas d’inquiétude, on peut trouver une liste des centres de demande de visa chinois un peu partout sur notre chemin : https://www.visaforchina.org/. Si vous souhaitez en savoir plus sur l’obtention du visa chinois, c’est par ici : https://www.tourdumondiste.com/visas-chine

Visa pakistanais

En raison du risque terroriste présent dans certaines régions du pays, les modalités d’obtention du visa sont difficiles, bien qu’elles tendent à se simplifier ces dernières années. Il est nécessaire d’obtenir une LOI (Lettre Officielle d’Invitation) auprès d’un ami local ou d’une agence de voyage. On peut obtenir cette lettre individuellement pour une centaine d’euros ou bien directement en payant un tour organisé qui s’occupera de notre séjour. Antoine ayant un contact au Pakistan, nous pourrons tenter de réaliser la LOI par son biais et en cas d’échec, nous passerons par l’achat d’une lettre.

Depuis quelques années maintenant, il est possible de réaliser une demande de e-visa Pakistanais, ce qui permet notamment de faire la demande de visa depuis l’étranger. La durée de validité du visa est de 1 an pour une durée de 30 jours ou plus sur le territoire. Si vous voulez tout savoir sur les modalités de séjour concernant les pays de la route de la Soie, on vous invite à découvrir le site Caravanistan, et en particulier son forum pour poser vos questions : https://caravanistan.com/

Visas indiens et népalais

Les documents administratifs à fournir sont nombreux mais la demande reste plus accessible que pour le Pakistan et la Chine. Il nous faudra justifier l’absence de billets d’avion par des visas de transit qui témoignent de notre passage par voie terrestre (tampon Pakistanais et Népalais nécessaires pour faire la demande). Point important, il faut également faire une demande dérogatoire pour visiter certaines régions de l’Inde, comme celle du Ladakh, limitrophe à la Chine, où nous prévoyons d’aller (à titre d’exemple, le prix de ce permis est d’une dizaine d’euros).

Comment s’équiper pour notre aventure en vélo jusqu’au Népal ?

Pour réaliser ce projet désormais plus proche de la réalité que du rêve, il faut convenir de nos besoins matériels pour (sur)vivre dans toutes les conditions qu’on rencontrera, des côtes maritimes européennes aux plaines kirghizes, en passant par les hauts plateaux himalayens.

Beaucoup de nos besoins vont à l’encontre de nos valeurs : on préférerait largement utiliser du matériel de seconde main (ou recyclé), mais la durée du projet et les difficultés qu’on pourrait rencontrer nous poussent à partir avec du matériel neuf et de qualité.

Les vélos et accessoires pour rejoindre le Népal

Choisir les vélos pour notre voyage

Vélo Genesis Tour de Fer 30, un modèle idéal pour le voyage à vélo

Ils seront l’ossature de notre voyage, à la fois notre mode de locomotion mais aussi la clé de voûte de notre vie nomade puisqu’ils seront chargés de notre matériel de bivouac. Le voyage se déroulera majoritairement sur route en Europe, mais une fois arrivés au Kazakhstan nous serons amenés à rouler sur de nombreuses pistes.

L’ensemble de ces critères est à prendre en compte lorsqu’on choisit le vélo de voyage : il doit être adapté à notre parcours et à sa durée, ce qui correspond souvent à un choix de vélo résistant, réparable et passe-partout.

Pour la résistance, on choisira un cadre et une fourche en acier, très robuste et capable de supporter de lourdes charges. Pour la réparation, on évitera tout matériel inadapté à la pratique choisie ou difficile à réparer (freins hydrauliques, roues de faible largeur avec peu de rayons, fourche suspendue, …). On privilégiera du matériel facilement réparable en cas de besoin (l’acier se soude partout dans le monde).

Enfin, pour le côté passe-partout, il faut adapter ses pneus, ses roues et le développement fourni par son dérailleur à la pratique envisagée (si vous voulez plus d’infos sur les choix importants pour le vélo de voyage, cf article Comment choisir un vélo de voyage ).

En faisant une étude de marché sur les différents vélos proposés et en regardant les pièces détachées une à une, il est clair qu’il est plus rentable de monter soi-même son vélo avec l’aide d’un atelier associatif par exemple, d’une part pour le prix et d’autre part pour la connaissance de l’équipement.

Vélo Genesis

Mais on trouve sur le marché des vélos de cyclo-randonnée parfaitement adaptés avec un équipement et des accessoires choisis avec finesse, comme chez Genesis avec ses Tour de Fer qui peuvent être équipés de transmission compacte ou triple et de périphériques nécessaires au touring .

Vélo en Bambou
Vélo de cyclo-randonnée made in Bamboo Bicycle Club

Il existe aussi des cadres en bambou 100% éco-responsables, qui présentent une grande durée de vie, un faible poids et une résistance à toute épreuve. Et surtout, le design sur mesure du vélo permet de maîtriser parfaitement sa géométrie et le choix des composants, idéal donc pour un voyage de grosse envergure. Si ça vous intéresse de voir la construction de ces magnifiques vélos, rendez-vous sur la page de Bamboo Bicycle Club .

Les porte-bagages et sacoches

Pour un voyage au long cours, nous avons fait le choix du vélo de cyclo-randonnée plutôt que du bikepacking ultra-minimaliste. Comme on va avoir beaucoup de matériel à transporter, il va être nécessaire de trouver le porte-bagage vélo adapté et des sacoches avec une bonne contenance. Ils seront un must-have pour ne pas se faire surprendre par le manque de place ou pire, de matériel. On se tourne donc vers des porte-bagages résistants, en acier, ainsi que des sacoches qui leur seront adaptées. Pour connaître la compatibilité porte-bagages/sacoches, c’est par ici chez Cyclo-randonnée .

Les porte-bagages les plus réputés sont ceux de chez Surly et Tubus.

Choisir les sacoches à vélo

Ces 2 marques de porte-bagages nous attirent pour leur structure en tube d’acier, et toutes deux sont compatibles avec les modèles de sacoches avant/arrière Crosso Dry qu’on a sélectionné pour leur rapport qualité/prix/volume.

Sacoches arrière Crosso Dry

Néanmoins, on hésite encore avec les sacoches Vaude , plus chères mais tout aussi résistantes, avec l’avantage non négligeable de respecter quelques critères écologiques et sociaux.

Sacoches avant Vaude Aqua Back
Sacoche pour cadre à vélo

En plus des sacoches avant et arrière, on compte aussi sur une sacoche de cadre pour stocker tous nos outils, rechanges et pièces détachées et sur une sacoche de guidon pour stocker nos biens les plus précieux comme le portefeuille, le téléphone, les chargeurs, l’appareil photo. Toutes les sacoches que nous avons choisies sont étanches. Là encore, la marque Vaude nous attire pour sa démarche éco-responsable, mais le prix de leurs articles est plus élevé que certains concurrents qui font des produits de très bonne qualité également, à l’image de Ortlieb.

Même si l’aérodynamisme de nos vélos sera moins bon qu’avec un équipement uniquement basé sur des sacoches de cadre, guidon et selle, on aura la possibilité d’emporter tout l’équipement nécessaire aux différentes activités qu’on souhaite ajouter à notre périple nomade et nous aurons une certaine souplesse sur la quantité de nourriture et d’eau à emporter, point qui nous paraît primordial.

Les périphériques pour des vélos complet au voyage

Au vélo et au portage s’ajoutent les périphériques, autrement dit tout ce qui nous permettra d’être autonomes et de réaliser un voyage confortable.

Il faudra s’équiper de moyeux à dynamo pour fournir de l’électricité aux phares et recharger nos appareils électroniques, et niveau confort on compte s’équiper de selles de bonne qualité pour éviter les douleurs.

Les selles Brooks B17 sont recommandées partout, par tous, et leur conception en cuir qui s’adapte au fil du temps convient parfaitement à notre approche au long terme.

Notre voyage à vélo sera donc équipé de :

  • 1 porte-bagages avant et arrière en acier
  • 2 sacoches arrière (50L la paire)
  • 2 sacoches avant (30L la paire)
  • 1 sacoche de guidon 6L
  • 1 sacoche de cadre 6L
  • Moyeu à dynamo Shutter Precision
  • 1 selle Brooks B17

Le matériel de bivouac

Pour ne pas trop subir le contraste de température qu’on vivra entre l’hiver dans les montagnes slovènes ou géorgiennes et l’été chaud et humide au Népal ou au Pakistan, on se doit de partir avec du matériel de qualité et résistant au grand froid. Malheureusement, notre tente bien-aimée et nos duvets en plume vont rester à la maison…

Bien choisir sa tente pour un voyage en vélo de 15 000 km

Bien choisir sa tente pour un voyage en vélo

L’idéal pour une bonne durée de vie, c’est de choisir une tente 4 saisons et de lui ajouter un tapis pour protéger son sol des terrains sur lesquels on sera amenés à dormir. Parmi les meilleurs choix de tente, nous hésitons entre les tentes 3 places de chez Ferrino et MSR, des références en matière d’expédition hivernale.

  • La Ferrino Lhotse 3 pour son prix et sa résistance
  • la tente MSR Access 3 pour le poids imbattable malgré une excellente résistance, le choix d’une couleur plus discrète et de très bons retours.
Pourquoi est-ce qu’on décide de choisir une tente 3 places ?

Parce qu’on devra rentrer les sacoches et notre équipement dans la tente pour minimiser les risques de vols ; puis autant avoir un peu d’espace et se permettre d’être à l’aise vu le nombre de nuits que nous allons passer à l’intérieur !

Le sac de couchage

Choisir son sac de couchage pour un voyage en vélo

Côté duvet, le choix du synthétique s’impose pour la durée de vie, la résistance (notamment à l’humidité), et la possibilité de lavage. On a fait les frais de nuits aux températures négatives avec beaucoup d’humidité, et nos duvets en plume l’ont très mal vécu malgré un confort thermique adapté aux températures rencontrées.

Pour le volume, même si les duvets synthétiques sont généralement plus volumineux que ceux en plumes pour un même confort thermique, on a trouvé quelques perles sur le marché militaire, notamment chez Carinthia qui propose un duvet confort -16°C avec le modèle Defence 4 pour un prix imbattable et un poids de 2 kg seulement en XL, ce qui donne un volume compétitif une fois compacté dans son sac pour les températures proposées.

Un autre coup de cœur qui nous fait hésiter sur notre choix, c’est le sac de couchage Lamina -15F de Mountain Hardwear. Avec un confort thermique et un poids proche du Carinthia Defence 4, on aurait la possibilité de jumeler nos duvets pour passer des nuits ensemble dans le même duvet. Jusqu’à une certaine température, c’est très bien pour se tenir chaud et passer une meilleure nuit en couple.

A ce jour, sur une centaine de duvets comparés, ceux proposés par Carinthia et Mountain Hardwear restent nos choix de prédilection pour les températures de confort que nous souhaitons atteindre. Pour les périodes estivales, le duvet ouvert en mode couverture ou un sac à viande Thermolite feront largement l’affaire.

Bien choisir son matelas pour notre aventure en vélo

Bien choisir son matelas pour une avent

Un autre point capital pour les nuits difficiles sur terrain dur ou enneigé, ce sera l’utilisation d’un matelas gonflable qui nous isole convenablement du sol. En utilisant un footprint pour protéger le sol de la tente ainsi qu’un matelas gonflable, on a déjà une première isolation de faite d’une part pour la tente, d’autre part pour nous si on dort sur un terrain pas forcément agréable.

Mais en cas de bivouac sur neige/glace, il faudra avoir un matelas gonflable avec une bonne isolation thermique (R value élevée) sur l’ensemble de la surface du corps.  On y ajoutera aussi des couvertures de survie entre le matelas et le sol de tente en cas de problème d’humidité ou pour s’assurer une bonne nuit bien au sec et au chaud.

Pourquoi changer de matelas ?

Nous possédons tous les deux un matelas gonflable de la marque Némo, réputée pour ses matelas avec une excellente isolation et extrêmement légers.

Néanmoins, on avait choisi des matelas courts (environ 120 cm) pour gagner encore plus de poids et de volume dans notre quête de légèreté pour le trek en itinérance. C’est un gros problème pour le bivouac sur neige, puisqu’on a tout le bas du corps qui « baigne » dans le froid et l’humidité en absence de matelas, même avec un bon duvet (c’est du vécu !).

On est donc contraints de renouveler nos matelas pour des versions à nos tailles, critère vraiment essentiel pour bien s’isoler du sol. Parmi les modèles qui nous attirent et qui remplissent tous ces critères, on hésite entre 2 matelas :

  • le Insulated Air Core Ultra de Big Agnès , doté d’une R-value de 4,5 (-15°C), qu’on apprécie pour son confort et les valeurs éco-responsables prônées par la marque américaine
  • le  matelas gonflable NeoAir XTherm de Therm-A-Rest , qu’on préfère pour son rapport poids/isolation exceptionnel (R-value de 5,7 pour un poids de 430 g en taille reg, quasiment imbattable).

Conseil bivouac pour températures négatives

L’essentiel, c’est de se mettre dans son duvet en étant bien secs (s’essuyer avec une serviette microfibre par exemple), réchauffés (petite activité physique avant de se mettre dans le sac de couchage, ou près du feu) et bien nourris. Le manque de calories et l’humidité sont vos pires ennemis dans des nuits à températures négatives. Ne pas hésiter à aller uriner même si on va se geler un moment après, on consomme beaucoup de calories à se retenir. Un petit effort physique en revenant si on a trop froid et on dormira mieux !

On récapitule :

  • 1 tente 4 saisons 3 places autoportante
  • 1 footprint adapté à la tente
  • sac de couchage -15°C minimum
  • matelas gonflable 180-190 cm avec R entre 4 et 5
  • 1 ou 2 couvertures de survie

Comment gérer la nourriture sur un si long voyage en vélo ?

Pour l’eau tout d’abord, Camille a une bouteille isotherme Thermos qui nous servira pour emporter un thé ou une boisson chaude. On va acheter chacun une gourde et on doit également renouveler notre poche à eau de 3L qui devrait suffire puisqu’on trouvera fréquemment de l’eau en cours de route. Pour accompagner nos bivouacs ou se doucher plus facilement, on va se procurer un seau à eau de Sea To Summit (contenance de 10L, bien pratique pour se doucher, se laver les dents et faire la vaisselle quand la rivière n’est pas à côté).

Choisir le bon réchaud

Pour notre alimentation, on cuisinera la plupart de nos repas lorsqu’on sera en bivouac. La problématique par temps froid, c’est que les réchauds à gaz deviennent inopérants : le butane se vaporise très mal en-dessous de 0°C. On a donc 2 options qui nous semblent idéales pour agir de manière éco-responsable et raisonnée :

Bien choisir son réchaud pour un voyage itinérant en vélo
  • On aura besoin d’un réchaud multi-combustible ainsi que d’une bouteille de carburant pour s’assurer une source de combustible fiable par temps froid et trouvable partout dans le monde (essence, pétrole, kérosène). Encore une fois, 2 modèles semblent parfaitement adaptés à notre projet. Le réchaud XGK EX de chez MSR a des retours très valorisants et semble être l’un des plus résistants, et qui plus est facile à nettoyer. Il y a aussi le réchaud Polaris Optifuel, petit nouveau de chez Optimus tout aussi compact et efficace que le XGK de MSR et doté d’une aiguille magnétique qui se charge du nettoyage.
  • On utilisera également un réchaud à bois dans les zones où son usage sera possible, afin de limiter notre utilisation de combustible liquide. Parmi les réchauds à bois intéressants, on a sélectionné le réchaud de chez Solo Stove pour sa compacité et son système de combustion qui rend ce réchaud puissant.

Les popotes pour cuisiner

Pour préparer nos repas, vu le nombre d’usages qu’on va faire de notre popote, on a sélectionné une popote en titane pour la solidité et la légèreté, avec 2 L de contenance pour nous permettre de nous alimenter en quantités importantes et stocker nos restes pour le lendemain. Pour les ustensiles, 2 cuillères, 2 bols et 2 tasses en titane, une pierre à feu pour allumer notre réchaud et on est complets, ce qui donne dans l’ensemble :

  • 1 réchaud multi-combustible facile à entretenir
  • 1 bouteille de carburant
  • 1 réchaud à bois
  • 1 pierre à feu
  • 1 bouilloire en Titane 2L
  • 2 cuillères en titane
  • 2 bols en titane
  • 2 tasses en titane
  • 1 gourde chacun
  • 1 poche à eau 3L chacun
  • 1 seau à eau

Quels vêtements et chaussures pour nous rendre au Népal ?

Au niveau vestimentaire, on a la chance d’être équipés pour nos sorties en itinérance avec chacun à disposition un pantalon de randonnée chaud et respirant, des premières peaux en laine de mérinos, une polaire technique, une veste imperméable, une doudoune Rab Microlight Alpine et une paire de gants adaptés à la pratique de sports d’hiver. Reste à renouveler certaines pièces comme le pantalon d’Antoine, troué sur une session d’alpinisme au col des Ecrins. Et surtout, il nous reste quelques achats à faire pour être fin prêts.

Vêtements et équipements pour le vélo

Camille et sa tenue vestimentaire pour randonner

Par chance, le vélo et la randonnée ne nécessitent pas des équipements fondamentalement différents. On aura seulement besoin de chaussures adaptées, car les chaussures montantes qu’on utilisait pour la randonnée ne le sont pas. On opte donc pour des chaussures mi-montantes confortables qui nous permettront à la fois de pédaler et de marcher lors de nos différents treks (pour Camille en tout cas qui n’a pas peur pour ses chevilles). L’achat d’un cuissard pour augmenter notre protection est une priorité également, confort oblige, et un casque pour la sécurité. Niveau vêtements, on part donc avec :

  • 1 pantalon de randonnée, 1 short
  • 1 première peau ( bas et haut du corps ) en laine de mérinos
  • 2 ou 3 tee-shirts
  • 1 polaire
  • 1 doudoune
  • veste imperméable
  • 3 paires de caleçon et chaussettes techniques
  • 1 cagoule
  • 1 paire de gants
  • casquette
  • 1 cuissard

Vêtements et équipements pour la randonnée

Afin d’allier cyclo-randonnée et randonnée à pied, nous emporterons tous les deux notre sac à dos de 60L sanglé sur notre porte-bagages et sacoches arrière. Contrairement à Camille, Antoine emportera aussi sa paire de montantes pour la pratique de la randonnée en toute sécurité, les séquelles des entorses passées ayant laissé quelques frayeurs justifiées.

Petite précision, on stocke tous nos vêtements dans des sacs de compression étanches pour isoler de l’humidité et gagner en compacité sur tout le vestimentaire. La seule exception c’est notre doudoune qu’on préserve de ce tassement pour sa durée de vie.

Comment appréhender les problèmes durant notre aventure en vélo ?

Les problèmes, qu’ils soient techniques ou physiques, on doit pouvoir les prévoir en pensant un petit peu à tout. Pour cela, il faut mal de matériel de secours pour nous dépanner en cas de problème.

Pour répondre aux problèmes mécaniques

On va commencer par parler du vélo : on emporte plusieurs pièces de rechange comme une poignée de rayons pour roue avant et arrière, des câbles de freins et de dérailleur, 1 chambres à air, et un patin de frein chacun. Pour l’entretien, du dégrippant, un chiffon et un pinceau feront l’affaire pour la chaîne et les dérailleurs.

Le fameux multi-outils Park Tool pour réparer les vélos

On n’oubliera pas une mini-pompe pour la pression des pneus, un kit anti-crevaison (avec rustines, colle, etc), ainsi qu’un multi-outils de chez Park Tool (avec tournevis plat, clés Allen, dérive-chaîne et clé à rayon), une clé plate, un démonte-pneu et une pince coupe-câble pour pouvoir gérer soi-même l’entretien et les petites réparations des différents composants du vélo. On prendra aussi quelques colliers serflex et de la visserie de rechange, ça sert toujours.

Notre trousse de réparation pour vélo

Là c’est vraiment l’essentiel pour être autonome avec sa monture un peu partout pour une bonne durée. Dans notre cas, on prend aussi un boitier de pédalier de rechange avec une clé Icetoolz pour pouvoir le changer, ce n’est pas lourd et avec les milliers de kilomètres qui nous attendent on ne préfère pas prendre de risque. Pour récapituler, ça nous donne dans la trousse de réparation :

  • 3 rayons avant et arrière chacun
  • 1 câble de frein et de dérailleur chacun
  • 1 chambre à air de rechange chacun
  • 1 kit anti-crevaison
  • 1 patin de frein chacun
  • 1 boitier de pédalier chacun
  • 1 mini-pompe
  • 1 multi-tool Park Tool
  • 1 clé plate
  • 1 démonte-pneu
  • 1 pince coupe-câble
  • 1 clé Icetoolz
  • Colliers serflex
  • Visserie de rechange

Rester en bonne santé pour être en forme durant notre voyage au népal

Trousse à pharmacie adaptée au trek et voyage à vélo
Crédit photo : Matériel-Aventure

Pour ce qui est des problèmes physiques ou de santé qui pourraient nous arriver, on prévoit une trousse de pharmacie très light pour fournir un minimum de sécurité dans certaines situations. Il faut identifier différents types de problèmes.

Pour les petites blessures, un peu de désinfectant, quelques compresses, du sparadrap et des pansements étanches devraient faire l’affaire (sans oublier une aiguille, ça peut toujours servir pour sortir un corps étranger).

Concernant les problèmes de santé courants lors de voyages en Asie, il nous faudra prévoir quelques médicaments : des antibiotiques à large spectre et d’autres plus spécifiques en cas d’infection urinaire, otite, affection digestive d’origine bactérienne ou encore infection pulmonaire, des antalgiques/antipyrétiques en cas de fièvre ou forte douleur (comme on est pas très médocs, on se contentera de doliprane) et enfin des anti-diarrhéique (type Smecta et Immodium) car nous n’échapperons certainement pas à un épisode ou deux de dysenterie.

Concernant le risque de paludisme, nous ne prévoyons pas de prendre de traitement à titre préventif. Comme on vous le disait, nous ne sommes pas de grands adeptes de l’industrie pharmaceutique, et la meilleure des préventions reste encore de se protéger contre les moustiques en évitant de bivouaquer près de zones trop humides.

Une alternative naturelle, l’artémésia, permet de soigner et même prévenir la malaria, et nous pensons nous en procurer (on vous invite à regarder ce reportage pour plus d’information :

Cette trousse à pharmacie nous aidera à gérer la plupart des soucis de santé que nous risquons de rencontrer, mais bien évidemment, en cas d’accident important ou de maladie grave, nous n’hésiterons pas à nous rapprocher d’un hôpital local, voire à se faire rapatrier (l’assurance voyage avec rapatriement fait d’ailleurs partie des choses essentielles à prévoir pour tout voyage au long cours).

Comment bien se préparer à un voyage en vélo sur 15 000 km ?

En dehors des mois de logistique qui soutiennent un projet de cette ampleur, il y a aussi la préparation personnelle à cette nouvelle vie (même si le choix est voulu et réfléchi). Les deux aspects importants pour se préparer sont évidemment la condition physique et le mental, qui sont indissociables dans des projets de ce type.

La condition physique doit permettre de s’adapter à l’effort

Côté physique, il est évident qu’il faut une condition suffisante pour résister à l’effort de longue durée, mais il faut surtout de bonnes articulations pas trop rouillées, sans quoi les pépins physiques peuvent vite arriver. Pour Antoine, malgré quelques entorses aux chevilles dans sa jeunesse footballistique, la pratique de la randonnée et de l’escalade lui ont permis progressivement de diminuer les accidents ces dernières années. Pour Camille c’est encore mieux puisqu’elle n’a encore jamais rencontré de soucis de santé particulier.

Afin de se préparer physiquement à cette aventure palpitante, on a mis en place un entraînement hebdomadaire dès le mois d’avril, faute de pouvoir sortir. Même si on a une condition physique correcte grâce aux activités sportives qu’on pratique (merci à notre club d’escalade Pegoroc et à Philippe pour ses entraînements intensifs), le fait de se préparer musculairement nous projette un peu plus dans l’aventure. Grâce à des séances axées gainage et circuit-training, on se sent plutôt en forme malgré le confinement, et prêts à aller plus loin dans la préparation du projet Népal.

En gros, voici comment on procède sur une semaine type :

  • Lundi : circuit training pour le haut du corps, entraînement au poids du corps (pompes, tractions, dips …).
  • Mercredi : circuit training axé endurance pour le bas du corps (fentes, squats, travail des mollets et ischios avec très gros volume de répétition).
  • Vendredi : circuit training pour abdominaux avec beaucoup de gainage.

Et bien sûr, tous nos trajets à vélo pour s’habituer à cet effort quotidien qui nous attend.

Mais c’est le mental qui catalyse notre volonté

La vue magnifique en chemin sur le mont Aiguille dans le Vercors
Credit photo : Vercors escapade

Notre avis, c’est quand même que le mental reste le plus important pour ce genre d’aventure au long cours. C’est la volonté et l’abnégation qui permettent d’avancer malgré les difficultés rencontrées, et la positivité qui permet de voir le bon côté des choses même dans les pires situations.

Prenez Mike Horn : ce grand nom de l’aventure possède des capacités athlétiques hors-normes, certes, mais il a surtout un mental d’acier. Il a failli brûler par deux fois dans sa tente dans les régions les plus froides du monde, il a failli perdre son nez à cause de gelures, et pourtant il n’a jamais abandonné une seule de ses expéditions. Il en tire même du positif !

Est-ce que ce sont ses muscles qui l’ont amené au bout de ses exploits ? Oui et non. Comme on le disait, les pépins physiques peuvent coûter cher, la moindre blessure et l’aventure est terminée pour ce genre d’expédition extrême. Il faut donc se préparer de manière adaptée aux stress que l’organisme va encaisser.

La clé de notre préparation à la fois physique et mentale sera donc d’enfourcher nos vélos pour s’immerger dans notre nouveau mode de vie. En pédalant de Montpellier jusqu’à Grenoble, en passant par la Drôme et le Vercors, ce sera pour nous l’occasion d’apprivoiser nos montures et de s’acclimater à ce nouveau rythme en renouant avec la nature après la période de confinement.

Comment financer notre Projet Népal

Comment financer notre Projet Népal
Crédit Photo : Kivo Daily

Nous sommes depuis plusieurs années impliqués dans la réalisation d’un projet de cette ampleur, bien que nous n’en connaissions pas exactement les tenants et aboutissants. On estime à ce jour le budget d’une telle aventure en comptant plus d’un an en déplacement à environ 30 000 euros (à deux). Avec ou sans partenaires, le Projet Népal pourra être financé grâce à nos économies. Celles-ci serviront à rassembler l’équipement nécessaire et à subvenir à nos besoins durant les nombreux mois de notre aventure, en prenant en compte un certain nombre de nuits par mois en guest-house.

Mais nous compterons tout de même sur le soutien du plus grand nombre pour nous aider à réaliser ce projet au travers d’un financement participatif. Ces fonds permettront de nous aider économiquement au cours de cette aventure à la fois sportive et solidaire qui risque de nous réserver bien des surprises, et de financer notre participation au trek médical et au camp de santé (frais d’hébergement et de déplacements à la charge des bénévoles). De son côté, Manoj s’occupe de lever des fonds pour financer la logistique et l’organisation des actions solidaires prévues.

Nous vous partagerons via notre site et les réseaux sociaux l’ensemble de ces expériences et comment ça se passe vraiment de l’intérieur. En soutenant notre cause, vous soutiendrez des actes solidaires qui vous seront directement accessibles, en toute transparence. En attendant de commencer l’aventure, on vous dit à très bientôt sur les routes du Vercors pour notre préparation !

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