Florian et Gwendoline nous partagent leur initiation cascade de glace dans le Queyras à Aiguille.
Information pour un séjour initiation cascade de glace dans le Queyras
Date
Janvier 2013
Quelle est la meilleure période pour pratiquer la cascade de glace dans le Queyras ?
La meilleure période pour pratiquer la cascade de glace dans le Queyras s’étend généralement de décembre à février, avec un cœur de saison souvent situé entre janvier et début février. Grâce à son climat froid et sec typique des Alpes du Sud, le Queyras bénéficie de conditions favorables à la formation d’une glace stable et durable.
En début de saison (décembre), les cascades commencent à se former, mais les conditions peuvent varier selon l’altitude et l’exposition. Janvier est souvent le mois le plus fiable, avec une glace bien constituée, idéale pour l’initiation comme pour la pratique plus engagée. En février, la qualité reste excellente, notamment sur les secteurs ombragés comme Aiguilles ou Ceillac, très prisés pour la cascade de glace.
En revanche, à partir de mars, l’ensoleillement plus important et les variations de température peuvent fragiliser la glace, rendant la pratique plus aléatoire. Pour une première expérience ou une initiation encadrée, privilégier le cœur de l’hiver permet de pratiquer dans des conditions optimales de sécurité et de confort.
Lieu
France, Provence alpes côte d’azur, Hautes alpes (Queyras), Aiguille (05470)
Depuis Montpellier :
Montpellier => Aiguille : 4H30, 22 euros de péage, 378 km dont 280 sur autoroute
Participants à la sortie initiation cascade de glace dans le Queyras
Gwendoline ATTIA et Florian DESJOUIS
Où dormir dans le Queyras
Hôtels & hébergements confort
Hôtels avec confort, parfaits après une journée en cascade ou en randonnée
- Logis Hôtel la Cascade – Hôtel très bien noté à Ceillac, proche des commerces et des itinéraires de montagne.
- Logis Hôtel la Ferme de l’Izoard & Spa – Hôtel confortable avec spa à Arvieux, idéal pour se détendre.
- L’Equipe – Hôtel apprécié à Molines‑en‑Queyras, avec accueil chaleureux.
- Chalet & Spa La Vie Sauvage – Hôtel avec charme montagnard à Château‑Ville‑Vieille.
- La Baïta du Loup – Hébergement de caractère à Saint‑Véran, village perché remarquable.
Chambres d’hôtes, gîtes & séjours authentiques
Idéal pour une ambiance locale et conviviale
- Gîte‑auberge, Chambres et table d’hôtes le Val d’Azur – Chambres d’hôtes chaleureuses à Molines‑en‑Queyras.
- La Maison du Guil – Très bon B&B à Eygliers, parfait point d’étape.
- La Girandole – Chambres d’hôtes bien notées à Arvieux.
- La Ptite Auberge – Gîte abordable et convivial à Aiguilles, idéal pour les petits budgets.
- Gite Les Baladins – Gîte confortable à Ceillac.
- Gîte Edelweiss – Gîte haut de gamme très bien noté à Abriès‑Ristolas.
- d’étape Riou Green – Bed & breakfast à Château‑Ville‑Vieille, bonne option étape.
Où se restaurer/où se réapprovisionner dans le Queyras
Supermarché 2 km avant Guillestre, et dans Guillestre, à l’Argentière la Bessée, à Briançon.
Boulangerie à Eygliers (au pied de Montdauphin, où se trouve la gare) et évidemment dans les patelins cités précédemment.
Station essence dans tous les supermarchés cités, ainsi qu’à Embrun, Savines le Lac, Chorges sur la route en venant de Gap.
Il y a également un supermarché à Molines en Queyras.
Office du tourisme du Queyras
Office de tourisme d’Aiguilles et du Queyras
Caractéristiques du site de cascade de glace d’aiguille
Le site de cascade de glace d’Aiguille est un site « artificiel » dans le sens où un débit d’eau minimum est assuré par le biais de tuyaux d’eau posés sur le haut des cascade de glace, permettant de former un volume de glace suffisant.
Le site comporte 8/10 relais chainés, chaque relais pouvant servir pour différentes lignes. La très grande majorité des relais sont facilement accessibles par une petite pente peu raide équipée d’une corde fixe, juste à droite des premiers panneaux de glace du secteur.
L’accès se limite à quelques secondes de marche, le parking étant juste à côté du site.
Le niveau des lignes s’échelonne du 3 au 5+, assez également répartis. Quelques lignes de dry au fond du site.
Il est nécessaire de réserver à l’office du tourisme d’Aiguille, car le nombre de personnes est limité à 20. Le secteur n’est pas payant, mais comme vous le dira l’office du tourisme, une contribution du montant que vous souhaitez peut être déposée à l’OT, ou au magasin « sport services », juste à côté. A lire : Réservation-Queyras.
Grimper à 20 personnes se fait aisément, pas d’embouteillage en perspective : ce qui en fait un site très bien adapté aux grands groupes.
Pourquoi choisir le Queyras pour une initiation à la cascade de glace
Le Queyras est une destination idéale pour découvrir la cascade de glace, que l’on soit débutant ou alpiniste confirmé. Situé au cœur des Alpes du Sud, ce territoire offre des sites variés et accessibles, où la glace se forme naturellement en hiver et présente des conditions sécurisées pour l’initiation.
Parmi ses atouts :
- Diversité des sites : Aiguille, Ceillac et les villages alentours proposent des cascades de glace adaptées à tous les niveaux, du simple apprentissage aux premières longueurs verticales.
- Environnement préservé : entouré de sommets majestueux, le Queyras combine paysages époustouflants et tranquillité, loin des foules des stations alpines.
- Encadrement professionnel : plusieurs guides et écoles locales proposent des cours d’initiation, garantissant sécurité et progression à son rythme.
- Accessibilité : contrairement à certaines zones plus techniques des Alpes, les sites du Queyras sont souvent proches des villages, permettant de limiter les déplacements et de profiter pleinement de sa sortie.
Que vous souhaitiez apprendre les bases de la pose des broches, pratiquer vos premières longueurs en glace ou simplement profiter d’une immersion dans un cadre naturel spectaculaire, le Queyras offre un terrain d’apprentissage idéal, sécurisant et inspirant.
Les meilleurs sites de glace autour d’Aiguille et Ceillac
Le Queyras regorge de sites adaptés à l’initiation et à la pratique de la cascade de glace, avec des parcours variés selon le niveau et l’expérience. Voici une sélection des endroits les plus réputés :
Cascade de glace d’Aiguille
Située à quelques minutes du village d’Aiguille, cette cascade est idéale pour les débutants. La glace y est stable et progressive, ce qui permet de se familiariser avec la pose des broches et l’utilisation des piolets en toute sécurité. Les longueurs sont généralement courtes mais variées, parfaites pour répéter les techniques de base et gagner en confiance.
Cascades de Ceillac
Le secteur de Ceillac offre plusieurs cascades accessibles, avec des niveaux allant du débutant au confirmé. Les parcours sont bien repérés et sécurisés, souvent fréquentés par des groupes encadrés par des guides locaux. C’est également un excellent point de départ pour découvrir le Queyras en randonnée ou raquettes, ce qui permet de combiner activités et exploration du territoire.
5 cascades, en conditions en général tôt en début de saison et tard en fin de saison :
- Les formes du chaos : 300 m, grade 4
- Sombre héro : 100 m, grade 5
- Holiday on ice : 250 m, 3+
- Easy rider : 80 m, 3/3+
- Vermicelle : 5 (+), 50 m
On trouve quelques lignes de dry de part et d’autre du cigare de Sombre héro (M7 à gauche, M6 à droite).
Pour toutes les cascade de glace l’accès est rapide (entre 10 et 20 min) et les descentes sont aisées (on retrouve facilement le GR qui vous ramène au point de départ).
Un site idéal pour se lancer dans des cascades de plusieurs longueurs.
Pour un autre spot majeur du Queyras, découvre aussi notre sortie cascade de glace à Ceillac dans les Formes du Chaos.
Autres sites autour du Queyras
- Abriès‑Ristolas : idéal pour les cascades courtes et les premières expériences.
- Molines‑en‑Queyras : certaines cascades faciles permettent de pratiquer la pose de broches sur glace solide, dans un environnement calme et naturel.
- Saint‑Véran : pour ceux qui souhaitent allier initiation et découverte des villages perchés typiques du Queyras.
Pourquoi ces sites sont parfaits pour l’initiation
- Accessibles depuis les villages : pas besoin de longues marches d’approche.
- Encadrement possible : guides et écoles locales disponibles pour assurer sécurité et progression.
- Variété de niveaux : des parcours simples aux premières longueurs verticales, permettant une progression naturelle.
- Paysages exceptionnels : montagnes majestueuses et nature préservée, pour un apprentissage immersif et motivant.
Autres activités outdoor dans le Queyras
Le Queyras n’est pas seulement une destination pour la cascade de glace. Ses montagnes préservées, ses vallées tranquilles et ses paysages spectaculaires offrent une multitude d’activités outdoor adaptées à tous les niveaux.
Hiver
- Ski de fond : Le Queyras est reconnu pour ses pistes de ski nordique parmi les plus belles des Alpes du Sud, accessibles dès le niveau débutant.
- Raquettes à neige : Randonnées sur des sentiers balisés ou hors-piste, idéales pour profiter de la nature immaculée et observer la faune locale.
- Ski de randonnée dans le Queyras et freeride : Pour les amateurs de sensations fortes, le Queyras offre des massifs peu fréquentés et des couloirs variés.
- Patinage et luge : Dans certains villages comme Saint-Véran ou Ceillac, des activités plus douces pour toute la famille.
Si tu veux combiner glace et ski, retrouve notre trip cascade de glace et ski de rando dans les Écrins : Cervières et Fournel
Printemps / Été
- Randonnée pédestre : Des sentiers variés à travers prairies fleuries, forêts et sommets emblématiques, adaptés aux débutants comme aux randonneurs expérimentés. Et pourquoi pas se lancer sur Le Tour du Queyras à Pied.
- VTT et VTT électrique : De nombreuses pistes et circuits balisés de VTT dans le Queyras, y compris pour les familles et les sportifs à la recherche de parcours techniques.
- Escalade et via ferrata : Plusieurs sites naturels offrent des voies adaptées aux débutants et aux grimpeurs confirmés, avec vue imprenable sur les vallées.
- Trail et course en montagne dans le queyras : Pour les amateurs de performance, le Queyras propose des courses d’alpinisme et des événements locaux.
Eau et activités aquatiques
- Kayak et paddle sur les lacs et rivières : Certains plans d’eau et rivières calmes permettent de profiter de la nature depuis l’eau.
- Pêche : Le Guil et ses affluents offrent des spots de pêche à la truite, dans un cadre naturel préservé.
Activités nature et immersion
- Observation de la faune et de la flore : Le Queyras abrite des espèces rares et protégées, idéal pour les naturalistes ou les familles.
- Photographie et bivouac : Des paysages spectaculaires pour photographes et randonneurs expérimentés souhaitant passer une nuit en pleine montagne.
- Equitation et sorties à cheval : Découvrir les vallées et sentiers via des circuits encadrés ou autonomes.
Bibliographie :
Toutes les infos sont retrouvées sur le topo « glace et mixte en cascade dans les hautes alpes » Etienne Fine et Philippe Turin et édité en 2007.

Lien internet :
ICE FALL stage cascade de glace : un site bien utile pour ceux qui ne peuvent suivre les conditions sur place. Un bon nombre des cascades du secteur sont susceptibles d’être « évaluées », et les grands classiques (fournel, freissinières, ceillac…) le sont très régulièrement.
CAMP TO CAMP : Idem, mais à l’échelle de l’Europe. Permet de croiser les infos.
Initiation à la cascade de glace dans le Queyras
Doigts gelés, onglés nauséeuses, froid cinglant et visages anesthésiés. Milieu hostile et conditions « extrêmes », prise de risques maximal et univers dangereux. Structures instables, effort intense.
Tout cela peut caractériser certaines pratiques de la cascade de glace, en partie… Des aprioris aussi car à tout point de vue chacun est libre de placer le curseur où bon lui semble.
Mais pour Gwen, la cascade de glace, c’est cela : une succession de souffrances et de difficultés à surmonter. Peu de sources de plaisir si ce n’est celle d’être soulagé d’être vivant à la fin de la journée… Quelques réalités mais beaucoup de fantasmes se basant sur le pire, rien que le pire.
Gwen est ses onglés par 15°c, sa doudoune sur le dos par 20°c. Ses engelures récurrentes en montagnes, et son envie de ne pas avoir à se battre contre son pire ennemie : le froid… La partie ne promettait pas d’être facile, le public difficile à convaincre.
Par ou commencer ?
Le Fournel : certainement pas. Loin d’être l’idéal pour de l’initiation, j’ai le souvenir de mes pires onglées dans ce couloir à courant d’air. Air polaire évidemment.
Fressinières : pourquoi pas, mais avec un Ice Climbing prévu au même moment. Les places promettent d’être chères…
Ceillac : un peu trop froid aussi en ce mois de janvier, et surtout, pas de couennes. La découverte se doit de se faire en douceur, autant que possible.
Aiguille : le souvenir d’une visite éclair au pied de ce mur bleuté l’année passée, pour voir à quoi ressemble ce mur d’initiation dont la fréquentation semble croitre au fil des saisons. Un site facile d’accès, quelques minutes à peine du centre du village. Des relais bétons, des voies tous niveaux, un pied de voies confortable, et au fond coule un petit ruisseau… Sa proximité avec le petit village n’enlève rien à son charme, cette petite gorge, loin d’être austère, conviendra parfaitement à une prise de contact avec cette pratique un peu à part.
Un coup de téléphone pour réserver à l’office du tourisme, le souci de ne pas voir ce site sur fréquenté, d’y entretenir une atmosphère agréable. Une démarche qui peut surprendre, mais qui prend tout son sens sur un site où le risque de bouchons est bien réel. On nous précise que le site est éclairé jusqu’à 22h, pour ceux qui souhaitent jouer les prolongations.
Cascade de glace à Aiguille
Il est 10 h, nous garons notre voiture sur le pont surplombant le cours d’eau qui longe les cascade de glace: cascade que nous voyons distinctement, à 100 m à peine de notre emplacement. Un grimpeur s’y trouve déjà, seul : il enchaîne les longueurs sur ce grand cigare, auto assuré. On vient à Aiguille comme on pourrait aller à la salle, ou presque. Pour s’entraîner, pour faire des longueurs, faire ses gammes, et pour rencontrer du monde aussi.
Car il est difficile d’y être totalement seul : mais l’ambiance est plutôt amicale. Chacun semble avoir le souci de ne pas empiéter sur le territoire de l’autre, et peut-être même de le partager. Quelques conseils s’échangent rapidement, on se propose mutuellement de s’assurer, d’échanger nos lignes et nos cordes.
Notre néophyte du jour, découvre avec un certain plaisir cette nouvelle activité de cascade de glace. Les températures du jour ainsi que l’ambiance régnant au pied des voies dénotent avec des aprioris sur l’austérité de la pratique.
Découverte du matériau, découverte du matériel, des techniques, et d’un effort. Les éclats de glace impressionnent un peu au départ, mais les règles du jeu sont vites assimilées. Ici comme en escalade, il faut lire la paroi et se servir de ses lignes de faiblesses. Ne pas chercher à passer en force, autant que possible.
Vive la doudoune et le thermos
Chaque longueur s’achève sur une pause où l’on bénit cette doudoune et son pouvoir de protection. Un miracle dont on ne se lasse jamais, une chaleur qui vous enveloppe quasi instantanément. Tout ça accompagné de son indispensable acolyte, le thermos. Les pauses n’en sont que plus agréables, et le froid n’est qu’un lointain souvenir.
Le plafond nuageux se déchire pour laisser apparaître le soleil qui viendra lécher le haut des cascade de glace : l’eau vaporisée par les tuyaux sur le haut d’escalade nous fait le spectacle d’un nuage étincelant.
C’est un peu une découverte pour moi aussi, ou une redécouverte plutôt. Car c’est la première de la saison, et les gestes gauches, le manque de confiance, les placements médiocres laissent place peu à peu à un peu plus d’aisance et de facilité. Des ancrages francs, des décisions adaptées, une progression qui devient fluide et une gestuelle plus évidente. Quel plaisir de repartir pour une nouvelle saison de cascade !
Le soleil décline, nous repartons pour une dernière, par gourmandise. Un peu plus raide, un peu plus technique, parfaite pour terminer cette journée. Gwen ne se démonte pas sous ce mur raide surplombé par une belle cloche. Joie des sites de couennes, il suffira de viser les ancrages déjà nombreux pour évoluer avec facilité sur ce petit morceau vertical. Puis vient le contournement de la cloche, des pieds qui pédalent dans le vide, des ancrages moins évidents, la corde se tend mais ça passe quand même, avec un peu d’aide.
La cascade de glace … que du plaisirs
Je repars derrière, m’impatiente de ce petit passage qui semble intéressant : et je ne suis pas déçu, ce n’est pas si simple. Les pieds ne peuvent être qu’en retard par rapport au reste, le temps de se rétablir au moins. Les éclaboussures du tuyau d’eau qui travail sans relâche n’aident pas à y voir clair. Je grimace un peu et rejoins la broche qui aura permis la dérivation pour atteindre cette ligne. Le soleil vient réchauffer la carcasse humide du bonhomme. Le crachin du Queyras n’a rien à envier à celui de Bretagne.
Il est déjà 17h, la journée s’est écoulée à grande vitesse. Et sans une plainte, c’est bon signe ! Il est temps pour nous de tout remballer car la journée n’est pas terminée.
Nous changeons de camp de base ce soir, et pour une valeur sûre : le refuge de la Cime. Un joli petit refuge non loin des cascades de Ceillac, un petit coin comme on les aime. Où l’on passe de bons moments à coup sûr.
Mais il faudra rechausser les skis, le temps d’une courte montée, 20 min à peine, pour rejoindre cette bâtisse qui a eu le bon goût de se perdre un peu dans la montagne. Rapidement nous distinguons la petite bougie à la fenêtre, un repère comme un phare, un signal pour nous rappeler que l’accueil sera chaleureux, au sens propre comme au figuré. A peine arrivés dans l’antichambre que cette chaleur nous enveloppe. Nous déposons nos affaires et sommes accueillis avec un jus de pomme chaud au miel et aux épices. Ine attention qui réchauffe le corps et le cœur. A peine quelques minutes que nous y sommes et nous ne regrettons pas notre choix…
Conclusion de cette initiation à la cascade de glace dans le Queyras
Un site aux très nombreux atouts. Il conviendra à merveille aux sorties en groupe et à l’initiation : la facilité/rapidité d’accès du site, la rapidité d’installation des moulinettes dans le cas d’initiation, la variété des niveaux, la présence de quelques lignes de dry et la proximité du village et de ses services pour ceux qui se lasserait du froid et de l’activité. Autant d’éléments qui rendent ce site attrayant, pouvant convenir à toutes et à tous, pour apprendre ou reprendre. Une très bonne initiative !
Matériel utilisé pour cette initiation à la cascade de glace dans le Queyras
Pour profiter pleinement de votre première expérience en cascade de glace, il est essentiel de disposer d’un équipement adapté, à la fois sûr et confortable. Même pour une initiation encadrée, certaines pièces de matériel sont incontournables.
Avant de partir :
- vérifiez que tout le matériel est en bon état avant la sortie.
- Pour une initiation, il est recommandé de louer l’équipement spécifique (piolet, crampons, broches) si vous ne possédez pas votre propre matériel.
- Habillez-vous en couches, pour pouvoir ajuster la chaleur selon l’effort et la météo et si vous souhaitez en savoir plus pour comment gérer le froid en escalade sur glace lisez notre article :
| CATÉGORIE | MODÈLE | MARQUE | POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX LORS DE L’ACHAT | CE CHOIX A-T-IL RÉPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE CASCADE DE GLACE DANS LE QUEYRAS | SI C’ÉTAIT À REFAIRE |
| PIOLETS TECHNIQUE | Quantum tech | GRIVEL | Léger. Polyvalent. Précis. Parce que l’on m’en avait dit du bien et que j’apprécie le matériel Grivel | Tout à fait adapté, bien que pour une pratique glace et dry dans des voies courtes, le nomic semble avoir des atouts. Mais dans un souci de polyvalence (mixte, goulotte, cascade, dry…), le quantum tech me semble plus adapté (notamment avec un gain de poids et un confort d’utilisation majoré par rapport au nomic). | Ainsi, je reprends les mêmes, sans hésiter. Un excellent piolet ! Nous avons pu essayer une multitude de piolets durant ce stage, 2 se sont particulièrement démarqués (pour la petite dizaine de participants) : les quantum tech de chez Grivel et les quarks (Petzl). Dans les 2 cas un ancrage/désancrage aisé, facile à manipuler notamment grâce à un poids raisonnable, très confortable et précis (quantum tech ++). Nous avons pu essayer les nomic (petzl)qui ont effectivement un ancrage très puissant en glace (plus lourd) mais que le poids important rend moins aisés à manier (notamment dans les portions où de simples crochetages suffisent). |
| CRAMPONS | Sarken | PETZL | Polyvalence (alpinisme, glace, mixte…) | Bien adapté, mais le bi pointe ne permet pas d’exploiter au mieux les reliefs de la glaces : un mono pointes (ou bi pointes asymétriques) se glisserait mieux entre les replis de la cascade, et permettrait d’utiliser les anciens ancrages de piolets. | Je me pencherai vers les sphinx de la même marque (pointes modulables): le mono pointe semble avoir beaucoup d’adepte (permet de retrouver une gestuelle et une technique très proche de l’escalade grace au pivot du genou, permet de coincer la lame dans les fissures). |
| BAUDRIER | Sama | PETZL | Confort. Prix. | Pas le plus adapté : les cuisses non réglables ne sont vraiment pas pratique pour ce genre d’activité. | Il s’use beaucoup trop vite !! Et je ne suis pas le seul à faire le constat sur les derniers baudriers petzl. C’est décevant. il conviendrait d’avoir les cuisses réglables, beaucoup plus simple si on veut enlever le baudrier (chaussures et crampons au pieds) pour une raison ou une autre. |
| SYSTÈME D’ASSURAGE | Reverso | PETZL | Simple à manipulerN’ayant eu que ce système d’assurage, je n’ai peu d’éléments de comparaison ! | RAS tout à fait adapté | Je prendrais le smart de MAMMUT (la version corde à double) car il est autobloquant (pour prendre des photos du premier plus facilement) ! A voir à l’utilisation ce qu’il en est. |
| CORDE À DOUBLE | Sylver triaxale | MILLET | Un diamètre assez élevée pour avoir une bonne durée de vie Mais suffisamment fluide pour ne pas gêner les clippages | Bien adapté. Une corde avec ne force de choc plus faible serait intéressante tout de même. | Je cherche avant tout la polyvalence donc je garde cette corde. |
| DÉGAINES | Ange | PETZL | Le poids en priorité ++. La taille (pour les versions longues) aussi (un moyen de plus de lutter contre le tirage) | Tout à fait adapté : le baudrier pour grimper en cascade et déjà lourd et bien encombré. Des dégaines légères et compactes sont donc la bienvenu. Et elles se manipulent très bien avec des gants. | Je suis pleinement satisfait de mon achat. Le gain de poids est très concret, c’est évident, mais ce sont aussi des dégaines moins encombrantes que mes précédentes : l’organisation de mon baudrier n’en est que plus clair. Les anges se manipulent bien aussi avec des gants ; le mousqueton taille L côté clippage et quand même bien plus aisée à manier que les petites tailles. Bref, c’est top, avec un gros bémol, son prix !!! |
| BROCHES A GLACE | Express Ice Screw | BLACK DIAMOND | Ergonomique. Amorce aisée (elles sont neuves, ça aide) | Très bien adaptées | Je prends les mêmes. Nickel. J’avais un peu peur de cette manivelle qui me semblait un peu délicate à manipuler avec des gants : il n’en est rien, c’est extrêmement efficace ! De plus, sa petite taille rend chaque broche bien moins encombrante (face à des broches Grivel où l’on trouve des manivelles très volumineuse). Je ne vois pas ce que l’on peut demander de plus à une broche. |
| PORTE BROCHE | Caritool | PETZL | Simple. Léger. | Très bien adaptées | Je prends le même produit. Très bien. On peut y mettre un nombre conséquent de broches sans prendre le risque d’en faire voler une au passage. Facile à utiliser et sécurisant. Le seul hic est que, sur mon baudrier en tout cas, on ne peut pas en mettre plus de 2 (seuls 2 encoches prévus pour y insérer les cari tools), c’est un peu léger. |
| CROCHET ABALAKOV | GRIVEL | Tout en un : une extrémité pour l’accrocher au baudrier, l’autre avec le crochet qui se rabat pour ne pas s’accrocher, et une petite lame pour couper la cordelette. | Peu pratique : surprenant de faire un système de « déverrouillage » du crochet aussi délicat, surtout en cascade où la dextérité en prend un coup avec les gants. | Je m’en fabrique un ou je regarde ce que fait la concurrence. Je l’ai cassé à la deuxième utilisation ! Il faut (un peu, mais pas trop) tordre la tige plastique pour sortir le crochet, la limite de rupture de la tige en question est assez basse, il faut le savoir. La petite lame n’est pas d’une efficacité redoutable pour couper. Pas mal de bémol pour un outil assez cher à l’achat (pour ce que c’est). | |
| CORDELETTE | 5mm | R A S | R.A.S | Rien A Signaler | |
| SANGLE | 120cm | DYNEEMA | Léger. Maniable. Beaucoup plus facile de faire des nœuds avec moins de « mou ». | Très bien adaptée | Je reprends les mêmes, 120 cm est la taille idéal. |
| MOUSQUETON À VIS | BLACK DIAMOND | Léger | Très bien adapté | Je prends les mêmes. Attention, les plus léger sont souvent petits, ne conviennent pas à certaines manips (passer dans la poulie bloqueur petzl par exemple) | |
| CHAUSSURE ALPINISME | Nepal Top Extrem | LA SPORTIVA | Polyvalent. Protection thermique | Adaptée (mais comme tout produit polyvalent, ce n’est pas forcément l’idéal). | Je prends le même produit. Une chaussure confortable et qui m’a bien protégé du froid. Elles restent assez lourde (notamment pour le dévers en dry), cela fait franchement travailler le gainage. Cela reste anecdotique dans le cadre d’une utilisation, plus « montagne ». |
| GUÊTRE | Front Point Guaiter | BLACK DIAMOND | Augmenter la protection du pantalon et de mes chaussures pour gagner en thermicité. | Très bien adaptées (indispensables) | Ainsi, je prends le même produit. Très bien. Une protection thermique vraiment améliorée, et ce n’est pas négligeable dans ce type de pratique, auquel s’ajoute un risque réduit de se prendre les crampons dans le pantalon (taillées plus près de la cheville que mon pantalon) |
| CASQUE | Meteor 3 | PETZL | Poids : on l’oublie complétement. Stabilité : il a l’énorme avantage de ne pas se ballader tout autour du crâne => le soutien derrière la nuque est très efficace. Confort. | Très bien adaptés. J’ai fait mettre une visière, c’est extrêmement pratique. Les visières ont le meilleurs compromis entre visibilité et protection. | Je prends le même sans aucun doute : je ne demande rien de plus à un casque, et il me fait oublier l’Elios de chez petzl qui était vraiment très moyen pour la grimpe (cf compte rendu maroc taghia) |
| ARVA | Evolution + (modèle 2005) | ARVA | Légère. Montage rapide. | R.A.S | Ne pas oublier lors de vos entrainements arva de jouer le jeu de A à Z, c’est-à-dire de monter la sonde aussi : le montage est rapide, mais uniquement quand on a bien pris le coup de main ! |
| PELLE : LA PELLE NORVÉGIENNE DE MON PÈRE, DU COSTAUD (PAS DE MARQUE) | Héritage familial | Je la garde car on me l’a donné, mais elle n’est pas très adapté : bien trop lourde !! Par contre, suite aux différents échos que j’ai pu avoir, je ne prendrai pas la plus légère ou la moins cher. Souvent la partie en contact avec la neige se casse si celle-ci est trop dure (ce qui est la cas pour une neige d’avalanche, très compact !). | |||
| SONDE | NIC IMPEX | légère. Montage rapide. | R A S | Ne pas oublier lors de vos entrainements arva de jouer le jeu de A à Z, c’est-à-dire de monter la sonde aussi : le montage est rapide, mais uniquement quand on a bien pris le coup de main ! | |
| SAC À DOS | Summit rocket | MOUNTAIN HARD WEAR | Léger. Compact mais volume suffisant. Ce qu’il faut d’accessoirisassions, mais reste simple. | Pour une journée couenne de ce genre, aucun intérêt : autant prendre un sac plus costaud et volumineux, plutôt que de prendre le risque d’user un sac certainement un peu fragile. | Un sac à dos que j’utilise en cascade et alpinisme technique : un très bon produit, qui répond très bien aux exigences de ces pratiques : compact, simple et léger, il se fait oublier et ne gêne pas l’accès au portes matériels. Sauf : les 2 petits élastiques qui maintiennent les piolets se décrochent très facilement, cela m’étonnerait que je ne les perde pas un jour !Mais il aurait été tellement plus simple et fiable de faire avec un scratch. LA deuxième critique : à voir la durabilité des tissus, me semble assez fragile pour ce genre d’activités… |
| PANTALON ALPINISME/SKI | Backcoutry guide pant (2010) | PATAGONIA | Confort ! Coupe parfaite (pour homme fin) | Un très bon pantalon, vraiment confortable. Mais des trous apparaissent deci delà, particulièrement une grande encoche aux fesses. Autant les genoux ont des renforts adaptés, autant l’assise n’est pas assez solide pour ce genre d’activités… Mais c’est effectivement un pantalon qui n’a pas été prévu pour cette activité, bien plus orienté ski. | En effet, je prends le même. Un confort au top et enfin une coupe qui convient au taille de grimpeur ! |
| SOUS VÊTEMENT CHAUD | PATAGONIA | Apport de chaleur. Très confortable. | Très bien adapté | Un moyen simple d’avoir une protection thermique au top sans avoir besoin de grimper en doudoune : de bon sous vêtement ! Ainsi, vraiment très convaincant dans ce type de sport où l’on est inactif pour la moitié du temps, et dans des conditions de froid généralement important. Donc top. | |
| T-SHIRT TECHNIQUE | BANDAVEJ | C’est un produit qui m’a été prêté. | Bien adapté car confortable, néanmoins sa coupe ne permet pas d’assurer pas une protection optimale. | Le tissu est tout a fait agréable au toucher, les manches recouvre bien les poignets et le cou. Par contre la coupe est un peu surprenante : les avants bras sont un peu trop resserré (j’ai pourtant des avants bras assez fins) et la taille un peu trop large. La coupe des sous-vêtements est essentiels, et doivent être vraiment prêt du corps, sans gêner le mouvement, sur l’ensemble de la partie protéger. Bien que imparfaite car ayant tendance à remonter, la coupe très près du corps des sous vetements X bionic apportait une solution intéressante pour ce genre d’activité. Ainsi le corps est vraiment enveloppe par le tissu, et la protection n’en est que meilleur. | |
| MICRO POLAIRE | R1 | PATAGONIA | – apport de chaleur correct. – très confortable (membrane souple, intérieur doux). – assez bien taillée, bien que le diamètre des manches soit un peu trop important, je flotte un peu (pour moi, mais je suis fin …) | Assez bien adapté car confortable, c’est un produit très polyvalent, mais qui n’assure peut être pas la meilleur protection thermique pour ce type d’activité. | Ainsi je le garde, sans aucun doute. En France, je l’utilise à toutes les sauces : salles, couenne grande voie, ski… Il a sa place partout. J’ai payé un peu cher mais je ne regrette pas. |
| DOUDOUNE | Down sweater sans manches | PATAGONIA | – bon apport de chaleur pour un poids et volume très correct – pas de gêne en actif, elle se fait complétement oublier. | Très bien adapté | En conclusion je la garde : j’ai fait ici un très bon achat, extrêmement polyvalent, je l’utilise à toutes les sauces : ski, alpinisme, escalade et tout simplement chez moi. Top. |
| VESTE | Softshell en néoshell | WESTCOMB | Une veste qui m’a été prêté, je n’avais donc pas d’argument autre que la curiosité justifiant l’utilisation de cette veste. | Très bien adapté, un très bon compromis entre protection et confort pour la grimpe. | Veste tout à fait intéressante, offrant une vrai protection. Le tissu vieillit t-il bien ? En terme de protection : très bien, j’ai grimpé avec dans de la glace saupoudré de neige, sur de la glace assez humide, et je ne me sentais pas humide. En terme de confort d’utilisation : pas de gêne dans le mouvement. Ce qui m’a semblé particulièrement important en termes de protection et confort est la coupe du produit : une bonne veste d’hiver est une veste « longue » ! Et c’est d’autant plus important lorsque l’on met le baudrier sur la veste, et que l’on ne veut pas que celle ci en sorte et recouvre tout le matériel du porte matos (ca m’est déjà arrivé avec une autre veste, et cela m’a franchement aidé à faire tomber une broche). Faites y attention ! |
| CHAUSSETTES | PATAGONIA | Bonne protection. Ne bouge pas durant l’effort : pas de frottements. | Très bien adaptées | J’ai eu de mal à trouver une paire de chaussettes bien ajusté à mon pied fin : j’ai pris 2 tailles en dessous de ma pointure et le problème était réglé ! Prendre le temps de bien choisir (bien ajusté au pied et assez épaisse). C’est un élément fondamental en randonnée (à ski comme à pied) | |
| BONNET | High Point | THE NORTH FACE | Protection au top. Confort. | Bien adapté | Ainsi, je prends le même! Un bon bonnet, c’est un bonnet qui protège TOUTE la tête, les oreilles y compris. C’est le seul bonnet qui est répondu à mes attentes jusqu’à maintenant, à savoir une protection efficace. Une référence à mes yeux. |
| LUNETTES DE SOLEIL | Spectron | JULBO | Bon maintient au visage (fin). Protection 4. | Peu servies ici | Ce serait à refaire, je me renseignerais sur les lunettes en verre polarisant : la protection 4 est évidemment une garantie lorsque l’on évolue sur la neige toute la journée. Mais dans des situations plus luminosités plus intermédiaires, c’est un peu trop sombre. |
| GANTS DE CASCADE | Arc | BLACK DIAMOND | Le meilleur compromis entre protection thermique et dextérité | Difficile de trouver le gant idéal en cascade : mais après avoir eu de trop nombreuses onglées, je voulais un gant avec une bonne protection. C’est le cas ici, et la dextérité est correct. | En conclusion je reprends les mêmes. |
| GANTS DE SKI | Kingstong | REUSCH | Chaleur. Confort. | Tout à fait adapés | Je prends les même : des bons gros gants de ski, idéal pour être au chaud au relais, tout en arrivant à manipuler le matériel. |
| COUVERTURE DE SURVIE | R A S | Rien A Signaler | R.A.S | ||
| CARTE IGN/BOUSSOLE | Rien A Signaler | R.A.S. | Rien A Signaler |

