Trekking en Ecosse : La traversée à pied de l’île de Skye

par Expérience Outdoor

Hélène COLPIN nous raconte son Trekking en Ecosse avec la Traversée de l’île de Skye : Marche et marécages du Nord au Sud de l’île
Trekking en Ecosse avec la Traversée de l

Informations pour préparer votre Trekking en Ecosse

Date

Du 24 mai 2015 au 1er juin 2015 : période censée être la moins humide pour trekker en Ecosse.

Lieu

Pays : Ecosse
Région : Highland – Mer des Hébrides
Ville : Armadale
Lieu précis : île de Skye
Accès à l’île de Skye
Pour se rendre de Montpellier au début du trek de Skye plusieurs chemins sont possibles. Voici celui que nous avons choisi :

n° Etape Lieux reliés moyen de transport coût (par personne) pourquoi ce choix
1 Montpellier – Lyon train 31€ Ecolo.
2 Lyon –  Londres Eurostar 134€ Ecolo bien que pas économe.
3 Londres- Glasgow Bus couchette  42€ Le moins cher. Nous aurions voulu prendre le train de nuit  “Caledonian sleeper” mais nous y sommes pris trop tard pour avoir un tarif abordable.
4 Glasgow – Fort William Train  40€ Pour profiter du plus beau voyage en train du royaume-uni et voir un peu Fort William (ce qui ne fut pas le cas en réalité car notre camping était bien loin de la ville)
5 Fort William – Malaig train  10€ Glasgow – Malaig aurait pu se faire en un seul trajet. Il s’agit du même train.
6 Malaig – Armadale (Skye) ferry  quelques euros Pas le choix une fois à Malaig. Nous aurions pu arriver sur Skye via Broadford en bus mais on trouvait ça plus sympa d’arriver en bateau et de voir un peu cette partie de l’île
Le retour
Broadford – Glasgow Bus  60€ Pas de train partant de Broadford. Mais une journée de bus dans les Highlands, paysages somptueux, vue sur les sommets encore enneigés, aperçu de la faune, des châteaux hantés typiques…

Participants pour ce Trekking en Ecosse

2 bivouaceurs presque débutants.
Hindelhi : petite randonneuse par la taille grande par les ambitions de trek autours du monde. 28 ans, la tête en ébullition lorsque je pense à randonner, trekker, grimper, “scrambler” d’autant plus si c’est là l’occasion de découvrir des cultures et modes de vie. J’ai surtout voyagé en Inde et au Népal mais l’as du couple soleil / humidité j’ai décidé de ne garder que l’humidité et de voyager en Ecosse.
L’Homme qui sèche plus vite que son ombre” : ex-Lillois de 26 ans expert en pluviométrie, compagnons idéal pour une balade à pied en Ecosse.

Où dormir en Ecosse

Notre volonté était de dormir un  maximum sous la tente en bivouac. Les tempêtes successives, ou plutôt la tempête continuelle, nous a obligé à aller frapper à la porte de vétérans de l’île ou d’auberges de jeunesse.

Où bivouaquer en Ecosse

Partout où il est possible de s’abriter du vent. Pas de réglementation en particulier à notre connaissance.

Où dormir quand on ne peut pas bivouaquer

Armadale : Flora MacDonald Hostel. Une auberge bien cachée , avec une chouette vue sur la campagne.
Flodigarry : Dun Flodigarry Hostel, auberge de jeunesse indépendante très accueillante, vue magnifique, comme partout sur Skye. Hôtes nationalistes plein de bons conseils.
Portree Independent Hostel : auberge de jeunesse au centre de Portree. Accueil pas franchement chaleureux mais le reste est nickel.
Torrin : un B&B chez une vieille dame très amicale : Slapin View (n’a pas de site web à vous transmettre)

Où camper en Ecosse

Sligachan : l’avantage du camping est ses sanitaires, prendre une douche et avoir de vrais toilettes ce qui est agréable quand on accepte le bruit des moteurs des camping-car qui débarquent à toute heure

Se réapprovisionner en Ecosse

Flodigarri :  l’auberge de jeunesse vend quelques produits de première nécessité tels que du chedar, du pain de mie,  des œufs, des pâtes pour cuisiner sur place ou emporter.
Pas de réapprovisionnement possible sur le trail avant l’arrivé de l’étape 4 à Portree. Portree est la plus grosses ville de l’île. On y trouve une supérette “Coop”, des restaurants, “the Cafe”  et une boutique d’équipement de sports de montagne, attention cependant, elle est assez petite, le choix en lyophilisé est très limité et je n’ai pas réussi à trouver de gants à ma taille.

Se faire un restaurant en Ecosse

Marre des lyophilisés ?
Sligachan possède un restaurant attenant à une micro-brasserie face au camping  mais nous ne l’avons pas testé.
Sinon il faudra attendre l’arrivée du trek à Broadford qui offre de nombreux restaurants
Boire un café (salvateur en observant les oiseaux)
Torrin  : Blue Shed Cafe

Trouver de l’eau :

Partout! Très nombreux ruisseaux, ne pas oublier les pastilles décontaminantes pour éviter les cocktail au mouton crevé .

Office du tourisme :

Pour préparer son trekking en Ecosse, un seul site génial : walkhighlands

Bibliographie :

La carte du skye trail : harveymaps

Trekking en Ecosse avec la Traversée de l’île de Skye

La plupart des voyages que j’ai fait l’ont été en Asie, là où le choc culturel est prépondérant sur toute chose et où même les paysages exotiques ne marquent pas autant les esprits que les visages hétéroclites.
A chaque fois, j’en suis revenue bouleversée, remettant toujours en question mes points de vue sur la nature humaine.
Cette fois en Ecosse, c’est la Nature, celle qui ne doit rien à l’Homme qui aura marqué mon voyage. Ce que je retiendrais, ce qui m’a chamboulé ? une succession de paysages qu’on n’imagine pas pouvoir se juxtaposer.

Débarquer sur Skye, marcher, rouler, jubiler

En attendant le ferry à Malaig avant de démarrer le trekking en Ecosse

En attendant le ferry à Malaig pendant le trek Ecosse

Un dimanche de la fin mai, après avoir traversé, en train, les Highlands depuis Glasgow,  nous voilà, sacs à dos remplis, embarquant  sur un ferry. Sur une mer des Hébrides tout autant agitée que nous sommes excités, il nous mène de Malaig à Armadale.
Depuis le pont, la vue sur les collines des highlands s’estompe dans des nuages d’un bleu minéral et menaçant. Mais, cet après-midi là, ils restent accrochés aux sommets de ces petites montagnes et nous laissent débarquer sous le soleil dans le petit port méridional de Skye.
Les pieds sur terre mais la tête en l’air, nous réalisons que nous n’avons pris aucune note des indications permettant de nous rendre au Flora Mac Donald Hostel, notre auberge.
Le pire des mauvais plans c’est que nous n’en avons aucun. L’unique cartographie du village disponible à la sortie du port n’en faisait aucune mention. Entre temps l’ensemble des passagers s’étaient dispersés, en moto, en vélo, en auto, nous laissant seuls avec nos sacs à dos.
Optimistes, nous ne nous faisions aucune crainte de trouver quelqu’un, qui ne serait pas un backpacker naufragé du ferry  comme nous, et qui nous indiquerait le chemin. Nous nous sommes donc mis en marche, suivant une route se déployant le long des côtes en direction du Nord.

Après de longues minutes en solitaire

Dans un silence nous faisant passer pour les seuls rescapés d’un cataclysme, une ado vêtue de noir telle une messagère de la Camarde croise notre chemin. Joviale, contrairement à son accoutrement, elle met toute sa bonne volonté à essayer de nous aider mais n’a connaissance d’aucune auberge de jeunesse, d’aucun hôtel pour backpackers mal accoutrés. Sincèrement désolée, s’excusant mille fois, elle poursuit sa route avec une moue de déception.
En poursuivant notre chemin nous apercevons un panneau semblant indiquer un centre hôtelier de Luxe portant le nom de “something Mac Donald” et pensons tenir là une bonne piste.
C’était sans savoir que la moitié des habitants de la ville portent le même patronyme et qu’il n’avait rien à voir avec une quelconque Flora (ou un quelconque clown jaune et rouge). Déboutés, nous revenons sur nos pas nous voyons débouler en courant l’ado qui nous fait de grands signes nous criant que sa mère arrive en voiture pour nous déposer à l’auberge!

Un peu de chaleur

C’était là notre premier ressenti de la chaleur, humaine, qui allait réchauffer la grisaille de Skye à bien des occasions.
Alors que nous n’avions jamais fait de stop, nous avons pu bénéficier de la solidarité, inversement proportionnelle à la pression atmosphérique, de nombreux automobilistes écossais et ainsi partager pendant quelques kilomètres des moments de vie de baroudeurs.
Ce fut notamment le cas pour nous rendre au départ du trek Ecosse puisque, très avisés, nous avions décidé de débarquer au Sud de Skye pour la parcourir du Nord au Sud… chercher l’erreur.
Nous avions tout misé sur la compagnie de bus StageCoach pour nous amener jusqu’à Portree et de Portree à Rubha Hunish. Mais voilà, chanceux comme nous l’étions, la fiche horaire sur laquelle nous nous étions basés expirait exactement ce jour là et nous sommes retrouvés à attendre un bus qui ne passerait jamais.
Armés d’un panneau de stop “Portree Please” griffonné difficilement au stylo bic, nous avons fini par nous faire emmener par un jeune polonais génial, à la tronche d’un Alex Honold détrempé, fan de montagne, de grimpe, de nature, comme nous quoi, et qui vivait en Ecosse dans sa  grosse voiture.
Nous sommes ainsi arrivés à temps à Portree pour prendre le bus jusqu’à Rubha Unish.
A Rubha Unish, avant de faire demi-tour, le bus nous déposa à proximité d’une cabine téléphonique british posée là, dans cet espace sauvage, comme un étendard rappelant, en cette période de schizophrénie nationaliste, que l’Ecosse était encore bel et bien liée à Londres.

Rubha Unish - Départ du Skye Trail (Nord vers Sud) de notre trekking en Ecosse

Rubha Unish – Départ du Skye Trail (Nord vers Sud) pendant le trek Ecosse

Premiers pas au sec

Trek Ecosse

Kilt rock

Pour nos premiers pas sur les sentes Skyeiennes, tous les clichés Ecossais se mélangeaient et peignaient un tableau où s’estompaient très rapidement nos déboires logistiques :  vaches poilues observant la mer du haut des falaises “kilt rock”, sentiers marécageux, nuages sombres. De belles éclaircies faisaient scintiller au loin les maisons d’un blanc immaculé, points de repères vers notre auberge du jour “Dun Flodigarry hostel”.
Annabel et Brian, deux dynamiques quinquagénaires écossais, nous y accueillirent avec chaleur. Nous avons pu profiter de la micro-épicerie de l’auberge pour préparer des plats un peu plus élaborés que des lyophilisés, à base de produits locaux : des œufs et du shedar. De quoi partir reboostés le lendemain pour une seconde étape très différente à bien des égards.

Erreur de débutant – La brêche

Pour cette seconde journée, une stupide erreur de routage aurait pu nous mettre dans de beaux draps mais nous emmena dans une prison volcanique dont la visite nous a surement permis d’éviter l’hypothermie sur le Trotternish Ridge.
Après avoir salué, nos adorables hôtes nationalistes nous partions donc vers l’inconnu, le sac lourd des provisions qui devaient nous permettre de nous nourrir pour les trois jours suivants qui s’annonçaient solitaires.
Le son des pales de l’éolienne du Dun Flodigarry Hostel,  nous rappelait que nous laissions derrière nous douches chaudes et dortoirs douillets (bien qu’animés de chœurs de ronflements disgracieux).

Traversée du Trotternish ridge

Nous étions censés entamer la première partie de la traversée du Trotternish ridge et nous plonger au cœur d’une nature sauvage avec deux bivouacs loin de tout édifice humain, de toute coulée de béton. Tout ça au grès des vallons et crêts issus de coulées magmatiques. Mais nous avons surtout pris une leçon et compris que c’est la nature qui décidait des treks des hommes et non l’inverse.
Dans ce dédale basaltiques nous avions l’impression d’avoir plus de chance de croiser un stégosaure qu’un homo-modernicus. Et pourtant, ces paysages avaient un attrait touristique incontournable. Tolkien avait du s’asseoir un jour sur ces plateaux pour trouver l’inspiration des paysages austères de sa trilogie.
Mais par les temps qui courent,  s’il y avait une austérité dont nous voulions bien voir la couleur c’était bien celle de ce plateau basaltique qui s’épanchait en bordure de la péninsule de Trotternish :  le Quiraings. Ses orgues volcaniques, témoins du démantèlement géologique du plateau produisaient un paysage spectaculaire.

Flodigarry - Départ du l’étape 2 du Skye Trail (Nord vers Sud) pendant le trek Ecosse

Flodigarry – Départ du l’étape 2 du Skye Trail (Nord vers Sud) pendant le trek Ecosse

Flodigarry - Départ du l’étape 2 du Skye Trail (Nord vers Sud) pendant le trek Ecosse

Flodigarry – Départ du l’étape 2 du Skye Trail (Nord vers Sud) pendant le trek Ecosse

Fatigués par les éléments, nous avons tenté de mettre à l’abris d’un gigantesque bloc qui s’était effondré vers la mer comme s’il avait voulu saluer la liberté des baleines en route vers les mers du Sud.

Reprenant notre route

Après une lecture bâclée de notre carte noyée et chiffonnée par les bourrasques, nous avons pensé devoir traverser une brèche qui nous mènerait vers Le Ridge. Notre dévolu fût donc jeté sur la première gigantesque faille qui nous paraissait être La brêche.
Nous y  découvrons un ébouli de blocs rocheux, coincé entre deux falaises, semblant monter franchement vers un plateau.

Erreur de routage - la brêche - The Quiraing pendant le trek Ecosse

Erreur de routage – la brêche – The Quiraing pendant le trek Ecosse

A peine l’ascension débutée, les rochers se faisaient la malle sous nos appuis rendus lourds par le surpoids de nos sacs à dos. Cette surcharge inhabituelle me faisait perdre tout mes repères, je n’étais pas capable d’estimer la probabilité qu’un rocher dévisse sous mon poids ni même de savoir jusqu’où mes cuisses accepteraient de me pousser.
Plus nous avancions, plus j’avais la certitude que nous n’étions plus sur le trail. Les pieds devaient être placés avec précaution, le regard aussi, car il risquait de tomber sur les entrailles de moutons ayant succombé à une chute de plusieurs dizaines de mètres.

Le Scrambling

Ce que les anglo-saxon appellent le scrambling, une pratique entre l’escalade facile et la randonnée n’était pas prévu au programme mais il était trop tard pour faire demi-tour. Je craignais qu’arrivés en haut nous ne déboulions sur le haut d’une falaise, sans issue. Heureusement ce ne fut pas le cas. Épuisés, mais arrivés au sommet, nous avons trouvé de nouveaux sentiers de randonnée.
Outre la météo qui se gâtait de plus en plus, sur notre plateau d’atterrissage, nous avons alors du affronter la plus grande des difficultés : se sentir bête.

Erreur de routage - The Quirraing

Erreur de routage – The Quirraing

Mais le retard accumulé est surement ce qui nous a préservé d’une encore plus désagréable mésaventure.
Remis de nos émotions nous avons suivi un sentier, le bon cette fois.

Ascension du Ridge

Nous circunambulions autour de The Needle comme pour implorer le pardon des esprits des lieux avant d’entamer notre ascension du Ridge (1700m de dénivellé positif), “The Ridge”, l’inaccessible star du trek reignant sur le Nord de Skye. Mais “The Ridge” semblait avoir décidé que nous n’étions pas assez digne de lui.
Alors que nous arrivions à son pied, la pluie continuait à tomber drue. Un vent démoniaque lui servait de partenaire dans le sabotage de notre ascension.
Mettre un pied devant l’autre sans être déséquilibrés dans ces marécages boueux où nous nous enfoncions jusqu’à la cheville était devenu impossible. (à quand les sac à dos profilés contre la prise au vent ?).
Une fois sur le crêt, nous espérions trouver un abris, un petit vallon, un rocher, une falaise où se reposer et surtout se réchauffer. Nos mains gelaient, fouettées par la pluie et le vent. Enlever la goretex pour tenter d’enfiler la polaire aurait été contre productif sous cette tempête. Claquant au vent, ces vestes fluo n’auraient alors servi que de drapeaux signalant notre détresse aux moutons ébêtés.
Jamais auparavant je n’avais ressenti cette sensation de vulnérabilité, tremblant et craignant l’hypothermie. Six heures après notre départ, nous avons alors décidé de revenir sur nos pas, traversant à nouveau ces marécages de la mélancolie pour essayer d’atteindre une route où nous espérions faire du stop avant une trêve vespérale.

La déception était grande

le trekking en  Ecosse, qui avait si bien commencé, se transformait, du jour au lendemain en cauchemar.
Après de longues minutes de stop, deux allemands ayant eu pitiés de notre allure spongiforme ont  proposé de nous ramener au Dun Flodigarry Hostel où, tout penauds, nous avons raconté à Brian notre mésaventure, cherchant un peu de compassion et surtout deux lits et surtout une douche bien chaude. Brian n’avait plus de lits, mais un jardin à l’abris du vent où planter la tente. Selon lui,  nous avions pris la meilleure décision en revenant sur nos pas (si tant est que nous avions vraiment eu le choix) car la tempête était annoncée pour durer et s’envenimer.
La veille, à l’auberge, j’avais discuté avec un Irlandais ronchon, je n’avais pas compris grand chose à son baragouinement si ce n’est qu’il avait échoué deux jours de suite à l’attaque du Ridge à cause du mauvais temps… peut être que j’aurais dû faire davantage d’effort pour poursuivre la conversation et tenter d’en savoir plus.
Malheureusement, ce ne fût pas la seule déception météorologique du trek. Quelques jours plus tard, le bivouac paradisiaque de Cladach A’Ghinne bay se transformait lui aussi en un mauvais film dont les acteurs principaux étaient la pluie et le vent.
Ce ne fut pas, non plus, notre seule erreur d’orientation. A Torin, après avoir posé notre barda dans le b&b  d’une mamie au rude accent, histoire de défouler nos jambes, sans fardeau sur nos épaules, nous avons eu l’ambition de gravir les 700m du Beinn Dearg Mhor.
Il faut croire qu’un Esprit-Des-Ebouilis  cherchait à nous attirer vers les embrouilles, car une nouvelle fois nous nous sommes retrouvés à nous demander si nous allions finir ensevelis sous un tas de cailloux après que des rochers instables se soient dérobés sous nos pas. La pyramide de roches nous aurait fait un beau tombeau fasse à la mer.

Torrin - Presque au sommet du Beinn Dearg Mhor pendant le Trek Ecosse

Torrin – Presque au sommet du Beinn Dearg Mhor pendant le Trek Ecosse

La marche du dahut

La tempête un peu calmée, après une journée de repos contre notre volonté, que j’ai passé en partie renfrongnée au fond d’un canapé, en partie amusée par l’observation des phoques sur la plage, nous avons pris place dans un bus scolaire à Flodigarry pour reprendre notre randonnée-aquatique du côté du Old Man of Storr.
La veille, un miracle avait eu lieu au Dun Flodigarry Hostel. Les trekeurs, naufragés de la pluie, passaient leurs nerfs sur la vaisselle ou noyaient leur désespoir dans un bol de tisane quand un rayon de soleil les éblouit. Tous se massèrent à la fenêtre avant de sortir, appareil photo à la main, pour capturer la lumière intense qui se frayait un passage entre deux nuages gris souris. L’instant paraissait exceptionnel, comme si un Moïse Scot venait de fendre les nuages pour indiquer le chemin vers une terre promise, sans déluge.

Flodigarry - Les couleurs se dévoilent pendant le trek Ecosse

Flodigarry – Les couleurs se dévoilent pendant le trek Ecosse

A la reprise de notre marche, même si le ciel était menaçant, nous étions rassurés par le fait que nous finirions la journée à Portree, plus grande ville de Skye, où nous allions pouvoir trouver confort, “sausages”, “mushrooms” et “potatoes”. Nous avions même grand espoir de pouvoir acheter des gants waterproof et windstopper. Je ne parle pas de gants MAPA achetés au Coop’ du coin mais bien de gants de montagnes en vente dans l’unique boutique de sport “outdoor” de Skye. De mes mains gantées j’imaginais déjà  faire un pied de nez aux éléments et continuer le trek dans ma combinaison hermétique.

The Storr

En attendant, nous devions contourner les ruisselets de boue qui entouraient The Storr comme pour creuser des douves protectrices autour de ce monolythe attire-touristes.

Le vieil homme - The Old Man of Storr pendant le trek Ecosse

Le vieil homme – The Old Man of Storr pendant le trek Ecosse

La pente marécageuse qui plongeait dans l’océan ne faisait pas rempart au vent extrêmement violent qui soufflait. Ses bourrasques déséquilibraient nos jambes mal agiles dans la végétation imbibée d’eau, nous obligeant à adopter une démarche de dahut. Les nuages profondément noirs survolaient le Ridge comme dans un film en accéléré, passaient le loch et venaient déverser leurs glaçons dans les tréfonds marins.
Ils nous obligeaient à nous arrêter, à tourner le dos, à attendre. Attendre la fin d’une averse dont, avec l’expérience, on commençait à avoir la capacité à déterminer la durée en fonction de la vitesse du vent et de l’observation des masses sombres.
Le vent qui bourdonnait sans cesse dans nos oreilles finissait par nous rendre fous. Chaque nouvelle averse de grêles, plutôt que de nous faire rager, déclenchait chez nous éclats de rires  totalement détachés. Je ne sais toujours pas si les paysages que nous avons alors observé étaient issus de nos délires mais la vue des montagnes trempant dans les eaux de l’Atlantique semblait onirique, tout comme l’arrivée à Portree par le vieux port aux maisons roses qui se reflétaient dans les eaux étrangement calmes.

Portree à une heure de marche pendant le Trek Ecosse

Portree à une heure de marche pendant le Trek Ecosse

De Portree à Sligachan sur du macadam

Malgrè notre reposante soirée passée au Portree Independant Hostel, au chaud, au propre, à déguster sausages et potatoes, le lendemain, les épaules avaient bien du mal à supporter le fardeau qu’était mon sac, alourdi par les batailles menées la veille contre les intempéries.
D’autant  que ce jour là, le trail longeait une route et que marcher sur du macadam éprouvait d’avance la plante de mes pieds que je trainais de mauvaise volonté.
Mais ce dérivé pétrolifère se transforma en fait un tapis rouge vers des paysages aux couleurs intenses et inattendues.

Entre Portree et Sligachan pendant le Trek Ecosse

Entre Portree et Sligachan pendant le Trek Ecosse

Les villages d’éleveurs de “vaches à franges” tels que Camastianavaig et Gendintailor  formaient des balcons sur les lochs et bras de mer.
La route serpentait entre les colines, créant ainsi un effet de suspens quant aux paysages qu’elle nous dévoilait à chaque virage que l’on prenait.
L’arrivée sur la baie de Balmeanach et son panoramique sur l’île de Rasay constitua l’apogée de notre marche-macadamesque.
Les moutons semblaient, comme nous, abasourdis par les paysages, n’en croyant pas leur laine que le ciel puisse offrir mélanger ainsi les couleurs de plusieurs saisons dans une même palette. L’image de deux moutons couchés face la mer, tête contre tête à observer le paysage était d’une incroyable douceur, qui aurait cru que les moutons étaient eux aussi sensibles à la poésie des paysages ?

Loch Slogachan pendant le Trek Ecosse

Loch Slogachan pendant le Trek Ecosse

Sligachan de gué en gué :

Pour une fois les nuages restaient distants, nous permettant de crapahuter de dyke en dyke à la recherche de phoques ou simplement du meilleur angle pour capter cette lumière inédite.

Dyke entre Portree et Sligachan pendant le Trek Ecosse

Dyke entre Portree et Sligachan pendant le Trek Ecosse

Passant du tout au tout, nous avons quitté la route pour replonger nos chevilles qui commençaient à se désécher dans de profonds marécages menant en bordure du loch Sligachan.
Il fallait atteindre le fond du loch pour ensuite parcourir de nouveaux sentiers marécageux pour enfin arriver sur le terrain de camping de Sligachan… malheureusement marécageux lui aussi. Le chemin était droit, tracé mais éprouvant, nous nous enfonçions dans les fondrières, crapahutant, escaladant, bondissant pour franchir les nombreux gués qui se jetaient dans le Loch et nous barraient la route.
Je n’ai pas trouvé un grand intérêt à poser la tente sur ce terrain de camping si ce n’est de pouvoir se décrasser sous une douche tiède. Comme une route passait à proximité, de nombreux vans et camping-car y faisaient halte, troublant alors notre calme si appréciable. Et que dire des amoureux de la nature qui laissent leur moteur tourner toute la soirée pour avoir du chauffage.
Au prochain Skye Trail, je marcherai une demi-heure de plus pour poser ma tente loin des hommes, dans la solitude des abords du Sgurr nan Gillean.

Solitude heureuse.

Il en fût question question le lendemain quand, après notre journée de marche, je me suis assise sur un petit rocher, les pieds dans l’herbe au milieu des pâquerettes. A quelques mètres d’un tapis de galets, de la grève, à quelques mètres de la mer. Les Cullins se jetant à l’eau à ma droite. Les falaises plongeant à la mer à ma gauche.
Le bonheur au naturel.

Le Bonheur

Le Bonheur

Voilà l’atmosphère dans laquelle nous avons décidé de poser notre backpack et planter notre tente.
Les villages les plus proches étaient alors Sligachan à 13km et Elgol à 5km. Personne, donc, pour mettre fin à notre plaisir autarcique à part quelques moutons et un piaf pêcheur en costume noir et blanc au bec rouge éclatant, un “Oyster Catcher Bird” selon l’appelation adéquate.
Mêmes les fameux “midges” semblaient avoir décidés de respecter notre petit moment de bonheur en plein air… A moins que notre sang au goût lyophilisé qui leur déplaisait, ce qui n’était pas impossible après une semaine à manger trop peu variée et trop déséché.
Ce paysage paraissait inimaginable après une journée qui avait commencé sous un ciel gris dans un milieu presque alpin entourant le glen Sligachan, entre les “Red” et “Black“ Cullins.

Red and Black Cullins pendant le trek Ecosse

Red and Black Cullins pendant le trek Ecosse

La transitions du milieu alpin au milieu marin se fit en parcourant les rives du Loch Creithach dans lequel se reflettait le sommet enneigé du Sgurr Hain et qui s’ouvrait sur la baie de Camasunary.
Si, initialement, nous pensions passer la nuit au sein de cette baie, dans un bothy, la vue des eaux souillées par les déchets de pêche et accessoirement le fait que le bothy était fermé à clé, nous incita à continuer notre route le long d’une étroite falaise où il ne valait mieux pas être sujet au vertige.

Camasunary-Bay

Camasunary-Bay

Du paradis à l’enfer

Mais voilà, si nous nous sommes couchés au paradis ce soir là, nous nous sommes réveillés en enfer. La nuit fut agitée et rythmée par les ricochets de la pluie sur la toile de la tente. Naïvement je conservais mon enthousiasme cultivé la veille et en me disant qu’on ne pouvait pas passer d’une journée au soleil à une journée sous la tempête. Bouquiner un peu, bien au chaud dans mon duvet, laisserait aux nuages le temps de passer.
Mais voilà, une envie pressante m’obligea à sortir de la tente et je me fîs surprendre par un sursaut de réalisme. Les montagnes avaient disparu dans les nuages, la falaise était frappée par le vent, les oyster-catcher avaient fui sans prévenir.
Il fallait plier bagage avant que les arceaux de la tente ne rompent sous le vent. Trempés, nous l’avons rapidement repliée avant de tracer un nouveau raccourci du Skye Trail à travers des collines ocres qui répendaient un goût âcre à l’avant dernière journée de notre trek.

Avançant en mode “survie”

Sans aucun plaisir nous n’avions qu’une hâte. Atteindre le village de Torrin et frapper à la porte de tous ses Bed & Breakfast jusqu’à trouver celui qui nous permettrait de nous sécher. Sur la route, nous avons croisé un cinquantenaire anglais qui, bien que trempé lui aussi, ne semblait pas avoir perdu de son enthousiasme. Il nous indiqua une très belle baie où poser la tente. Bien que dépités nous nous avons forcé notre plus beau sourire pour le remercier pour le bon plan mais n’avons osé lui avouer que nous allions tout faire pour ne pas camper ce soir là.
Autre bon plan, il nous indiqua une bonne planque dans le village de Torrin : un café dans lequel nous réchauffer. J’imaginais alors un vieux pub délabré mais il s’agissait en fait d’un salon de thé, très “cosy”, le “Blue Shed Cafe”. La lecture de son menu nous réjouit : croque-monsieur au shedar, soupe aux légumes locaux, carot et ginger cake, chocolat chaud, capuccino… bref tout pour remonter le moral, notamment une très belle vue sur le loch, la montagne, une paire de jumelles à disposition pour observer la vie sauvage et des encyclopédies pour apprendre à mieux la connaître.
Un couple de jeunes néerlandais était posé là, se goinfrant de gâteau en étudiant, l’air dépité, la carte du trail qu’ils parcouraient du Sud au Nord. Voilà deux jours de trekking en Ecosse. 2 jours qu’ils n’avaient pas vu le soleil. Ils commençaient eux aussi à douter du fait qu’ils pourraient se contenter de nuits sous tente.

Torrin

Torrin

Nous nous sommes tout de même quittés sur des sourires, eux à la recherche de notre baie merveilleuse et nous partant chercher refuge dans un B&B. Une vielle dame chaleureuse, évoquée plus haut nous a accueilli et même permis de faire sécher notre tente boueuse dans sa cuisine recouverte de moquette.
Malgrè de beaux moments passés avec cette dame, nous sommes repartis pour la dernière étape du trek Ecosse, le moral dans la grève. Le chemin côtier que nous devions emprunter était balayé par le vent et la pluie, toujours ce foutu couple. Nous avons donc, encore une fois, été contraints à couper par les terres, à quoi bon marcher le long de la mer si c’est pour lui tourner le dos et regarder nos pieds lassés d’être fouettés par la pluie…
L’apothéose ne fut donc pas au rendez-vous de cette dernière randonnée. Nous sommes arrivés à Broadford, ville morte et grise, déçus, frustrés. Skye a énormément à offrir mais Skye est lunatique, égoïste et ne dévoile pas toutes ces beautés au premier trek. Malgré tout, à peine fini je voulais déjà recommencer, mieux équipée, enfin juste avec une paire de gants windstopper en plus, et explorer davantage tous les recoins de cette île géniale.

Conclusion de notre trekking en Ecosse :

Nous avons marché 130 kilomètres, à quelques raccourcis près lors de ce trek Ecosse.
Nous nous avons creusé dans notre volonté et avons exploré nos limites.
A cette occasion, marcher était devenu autre chose que se rendre d’un lieu à l’autre, c’était une occasion de remettre en question les lieux communs.
Les espaces traversés se sont faits des poèmes dont les sentiers étaient les vers.
Sur Skye, chaque chemin était un genre en lui même.
L’atmosphère lyrique a fait place à des situations épiques mais dans tous les cas didactiques.
Parfois satirique, elle a bocardé les trekkeurs, qui en voulait à la nature de ne pas s’abaisser à leur volonté.
Bref le Skye trail est pour moi l’un des plus beau qu’il soit. L’un des plus dur aussi quand les mauvaises conditions sont réunies. Dur pour le moral, dur pour le corps. J’ai moins souffert du tour du Mustang au Népal, plus long, en altitude, avec autant de dénivelé par jour que sur tout le Skye trail. Mais je pense que ce trek m’a beaucoup plus appris sur mes limites, sur le chemin pour les contourner (celui d’une boutique de sport outdoor pour y acheter une bonne paire de gants).

Le matériel utilisé durant notre Trekking en Ecosse :

CATEGORIE MODELE MARQUE POURQUOI AVOIR    FAIT CE CHOIX AU DEPART CE CHOIX A-T-IL REPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE SI C’ÉTAIT A REFAIRE
8 GANTS DE TOILETTES LAVEZ-VOUS SANS EAU ROLYFRESH Pour se débarbouiller quand il fait froid et   qu’on a la flemme de se laver à l’eau froide. Ne colle pas sur la peau. J’étais propre et je sentais bon 🙂 A toujours avoir dans son sac
ALIMENTATION
/ GOURDE
1,5 L CAMELBACK Pour ne pas avoir à s’arrêter et casser le rythme pour se   réhydrater J’ai longtemps vu le camelback comme un gadget mais il faut avouer que c’est vraiment super pratique. Je l’utilise aussi pour la grimpe en grandes voies, ça évite de faire tomber le bouchon de la gourde 🙂 indispensable
ALIMENTATION
/ GOURDE
1,2L KLEAN
KANTEEN
Volume, solidité,     concept cette gourde a été de trop. Je ne l’ai rempli que le premier jour. Les conditions climatiques étaient telles qu’il n’était pas nécessaire d’avoir plus d’1,5L par personne.
ALIMENTATION
/ LYOPHILISÉ
POULET TANDOORI MX3 Parce qu’on aime les saveurs de l’Inde Un délice, copieux J’ai presque envie d’en faire même quand je suis chez moi
ALIMENTATION
/ LYOPHILISÉ
PÂTES CARBONARA, POULET BASQUAISE, POULE AU RIZ… VOYAGER Pour varier les          plaisirs Pour varier les plaisirs ça nourrit mais ça manque de goût bof, nous avons trouvé que ces plats manquaient cruellement de goût. On prendra une autre marque la prochaine fois
BATONS DE RANDONNÉE TERRE DE TREK NOYER COMPACT GUIDETTI 4 brins donc vraiment   pas encombrant une fois replié dans la sac à dos. Poignées en liège agréables. Et puis le « plaqué bois » est très esthétique. 4 brins donc vraiment pas encombrant une fois replié dans la sac à dos. Poignées en liège agréables. Et puis le « plaqué bois » est très esthétique. J’opterais pour un autre système de serrage.
CAMPING / CARTOUCHE DE GAZ 100G MSR petit RAS largement suffisant pour cuire l’ensemble de nos repas et nous faire chauffer de l’eau pour une petite tisane.
CAMPING : RÉCHAUD POCKET ROCKET MSR Très peu encombrant et pas cher. nécessaire à la cuisson de notre semoule ou de nos lyophilisés. Nous avons hésité à acheter un jetBoil de peur d’avoir des difficultés à faire chauffer nos aliments en raison des conditions météo peu clémentes mais nous n’en avons pas eu besoin. Il y avait toujours des roches pour construire un petit muret et nous abriter du vent (muret que nous détruisions pour ne laisser aucune trace de notre passage)
CAMPING/
PORTAGE / SAC ÉTANCHE EN CORDURA
20 L SEA TO
SUMMIT
Pour éviter de tremper toutes nos affaires          une fois la tente, ayant pris la tempête toute la nuit, accrochée au sac à dos. Nous y rangions la tente dont le sac original n’était pas étanche. RAS indispensable dans notre cas.
COUCHAGE COUVERTURE DE SURVIE au cas où Améliore grandement l’isolation du sol de la tente, notamment en terme d’humidité.
COUCHAGE / SAC DE COUCHAGE AJUNGILAK LAHAR 3-SEASON MAMMUT Je l’avais acheté pour un précédent trek en fond de saison au Ladakh où les températures pouvaient vite descendre.    On m’avait conseillé un confort -10°C mais faute de moyen je me suis rabattue sur celui-ci qui semblait de bon rapport qualité/poids/chaleur/ prix Parfait, j’ai même eu un peu chaud. Ayant tendance à être frileuse j’avais prévu de dormir en collant polaire et t-shirt mais le collant était de trop. Je transpirais et c’est cette transpiration qui finalement me donnait froid. J’ai donc dormi sans collant tout au long du trek. Il faisait, je pense, une petite dizaine de degrés la nuit. En plus de ces qualités thermiques, ce sac est peu encombrant compressé dans son sac et plutôt léger. RAS
COUCHAGE / SAC DE COUCHAGE ROM YELLOW-STONE LAFUMA Par souci d’économie. Nous possédions déjà ce sac. Sac en synthétique trop lourd et encombrant pour un trek en autonomie. Suffisamment chaud pour le printemps Écossais cela dit. Il faudrait investir dans un sac en plume, plus léger pour moins avoir à souffrir du surpoids sur les épaules
HABILLEMENT BYONNA-
SSAIS
QUECHUA
MATELAS MICRO LITE COURT TRANGO-WORLD petit (de la tête aux genoux pour ma part), pour réduire l’encombrement et le poids Très confortable s’il est gonflé au max, je dors très bien dessus sans me réveiller en ayant mal partout (je suis habituée à dormir sur un futon très ferme). Je n’avais pas l’impression qu’il se dégonflait pendant la nuit. Le fait que les pieds dépasse n’a pas vraiment était un problème, il ne faisait pas suffisamment froid pour que le manque d’isolation s’en ressente.
PANTALON IMPERMÉABLE PRECIP FULL
ZIP
MARMOT son prix, sa fermeture sur toute la longueur de la jambe. oui… et non. J’ai eu ce pantalon sur moi pratiquement durant tout le trek. Les premiers jours de marche il s’est très bien comporté, m’a protégé de la pluie et du vent mais au bout de quatre jours j’ai constaté deux trous, un sur chaque jambe, au niveau de la couture à l’intérieur du genoux. J’ai les jambes mal fichues et mes genoux ont tendance à se faire la bise quand je marche, certe, mais j’ai quand même trouvé cette usure très prématurée et surtout l’eau (et la boue) s’infiltraient par ces derniers. J’ai envoyé ce pantalon au SAV, il est parti au USA pour analyse alors que je voulais juste qu’ils ajoutent une pièce pour le réparer et renforcer (super écolo quoi… j’étais ravie). Le SAV a conclu à une usure prématurée anormale et m’ont remplacé le pantalon. Pour la prochaine fois je prendrai les devants et irais faire poser un renfort.
PQ BIODÉGRA-DABLE CAO Nous remportons nos déchets dans un récipient hermétique mais si par mégarde une feuille s’échappe autant qu’elle disparaisse vite et ne laisse pas de traces de notre passage. oui oui
SAC A DOS GRANDE RANDO TORELESS
50 W LADY
MAC PAC Je voulais un sac avec un très grand confort pour porter de lourde charge. Je visais un volume de 50-55L pour éviter d’avoir une sac trop gros qu’on fini toujours par remplir avec du superflu. J’ai essayer de nombreux sacs, c’est celui-ci que je trouvais le plus confortable et pratique. Parfait. C’est juste dommage qu’ils n’aient pas prévu quelque chose pour attacher le rain-cover en bas du sac, avec le vent il fallait sans cesse le réajuster. J’aurais pris la taille de dos du dessous. Je pense que j’aurai du le tester plus chargé pour me rendre compte qu’il descendait trop sur les fesses.
TENTE 2 PLACES QUECHUA Ni trop petit ni trop grande. Étanchéité éprouvée. Parfaite pour passer des soirées sans avoir l’impression d’être une larve se faufilant dans son écrin à la tombée du jour. A part lors d’une grosse tempête où la doublure tapait contre l’intérieur et projetait de l’eau elle a bien résisté aux intempéries. Le sol est un peu léger et nécessite d’être doublé par une couverture de survie pour éviter de se retrouver avec les affaires pleines d’humidité. Nous avions comparé les tentes de trek afin de voir si nous pouvions gagner en poids mais aucune autre tente ne répondait à nos attentes : gagner quelques centaines de grammes fait tout de suite beaucoup perdre en confort. Sur un trek plus court, les soirées peuvent être passées en plein air pourquoi pas mais pas pour les soirées pluvieuses Ecossaises
CHAUSSURE TRIBE GV ASOLO Je n’ai jamais eu les pieds mouillés malgré les traversés de ruisseaux et marécages. ça fait 4 ans que je les ai. Aucun besoin de les changer.
VESTE GORETEX SUPER CELL JACKET PATAGONIA Parce que j’ai confiance en elle… Elle m’avais déjà servi à de nombreuses occasion et m’avais toujours très bien protégé. La capuche est super pratique. Car peut être resserrée au dessus de la tête et donc la suivre dans tout ces mouvements sans gêner. Très solide, je l’ai depuis 3 ans elle est toujours comme neuve. S’il y avait un reproche à lui faire c’est son encombrement, j’imagine qu’on peut trouver plus léger. Mais étant donné que je l’avais presque constamment sur moi ce n’a finalement pas été un problème pour ce trek. Son effet windstopper est très efficace. J’espère n’avoir jamais à en racheter une autre car je l’emmène partout avec moi.
VESTE POLAIRE R2 JACKET FEMME PATAGONIA Super chaud. Très confortable. Super solide Il n’a pas fait suffisamment froid pour qu’elle me soit utile. J’adore cette polaire mais dans le cadre d’un trek en autonomie elle est trop encombrante et lourde. Si c’était à refaire je l’aurais remplacé par une petit doudoune en plume pour gagner en poids et encombrement sans perdre en chaleur.
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4 commentaires

marc 29 juin 2016 - 14 h 58 min

Bonjour,

Je trouve votre rendu du trekk super. On a l’impression de le faire. Le résumé matériel est aussi très sympa.
Je voudrais savoir ce que vous pouvez me conseiller comme itinéraire sur l’ile de skye pour 5 jours de trek à raison de 15 kilomètres par jour.
Ce qui m’intéresse, c’est de retrouver les paysages fantastiques que l’on peut voir dans cette région.

Merci d’avance.

Marc

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Le Yeti 29 juin 2016 - 15 h 53 min

Bonjour
merci pour votre retour.
Cet article a été rédigé par un passionné et transmis pour participer à un jeu concours « Racontez votre expérience outdoor »
N’ayant moi-même pas été encore en Ecosse je ne pourrais vous renseigner a ce sujet.
En revanche si vous souhaitez participer à notre 6ème édition du jeu « racontez notre expérience outdoor » et partager votre expérience voici le lien https://www.experience-outdoor.com/6-eme-edition-jeu-concours-racontez-votre-experience-outdoor/
et bon voyage
Michael

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Hélène 29 juin 2016 - 22 h 08 min

Bonjour Marc,

Je suis Hélène, la personne ayant écrit ce roadbook.
Je suis heureuse que vous ayez apprécié la lecture et que malgré le récit de nos déboires météorologique vous souhaitiez quand même aller y faire un tour.

Les paysages sont tous très beaux et extrêmement variés, il m’est donc difficile de vous conseiller un itinéraire en particulier.

Néanmoins, à choisir, sur cinq jours je ne tenterais pas la traversé du Trotternish Ridge car j’ai l’impression qu’il y souffle toujours énormément de vent et que le temps y est souvent à la tempête. Cela dit, au dire de gens rencontrés en auberge, il parait que la traversée est magnifique.

Je pense que l’idéal est d’arriver à Broadford:
– étape 1: marcher 20 km jusqu’à Torrin
– étape 2 : 16km jusqu’à Elgol avec de magnifique criques où bivouaquer
– étape 3 : Elgol jusqu’à Sligachan 18km. On passe du bord de mer à la traversé d’une petite, mais néanmoins très sauvage, chaîne de montagne des Cullins. Paysages inédits sur le Skye Trail.
– Etape 4 de Sligachan jusqu’à Portree. Au bout du Glen Sligachan, en marchant un peu, on arrive sur une péninsule que j’ai trouvé vraiment magnifique avec vue sur les collines embrumées de l’île de Raasay.
– jour 5 : retour à Broadford : de Portree il est facilement possible de reprendre un bus pour Broadford.

J’espère vous avoir aidé.
Je ne pourrais malheureusement plus répondre à vos interrogations car je repars demain, pour plusieurs mois de voyages loin d’Internet mais je vous souhaite une belle découverte de Skye.

ps : n’hésitez pas à consulter le site http://www.walkhighlands.co.uk/skye/skye-trail.shtml très très bien fait

Sportivement,
Hélène

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Peter Wescoff 6 mai 2019 - 19 h 34 min

It looks like you used every means of travel possible! The scenery there is absolutely stunning. I couldn’t be sure but many of the lanscapes look like thay have been used in movies. Great post and great tips. Thanks you!

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