L’ascension du Mont-Blanc depuis le point zéro

par Armel VRAC

Armel Vrac nous partage son expérience au Mont-blanc.

Quitte à faire l’ascension du Mont-Blanc, à se targuer d’avoir atteint de l’Europe occidentale, j’ai décidé de partir d’en bas, de tout en bas…

 Au sommet du Mont-Blanc

Informations pour préparer 12 jours de vélo et gravir le Mont-Blanc depuis le point zéro

Date :

Partie 1 : du Lundi 30 juin au vendredi 11 juillet 2014

Partie 2 : du vendredi 5 au dimanche 7 septembre 2014

Lieu :

Ville plus coutumière des traversées en solitaire vers le Brésil, point de départ de la Transat Jacques Vabre, c’est du Havre que part mon aventure. Une nouvelle traversée en solitaire mais cette fois-ci vers le Mont-Blanc, un périple de près de 1000km à travers la France et la Suisse, à pied, à vélo, en train et en bateau.

Participant :

Moi, Armel. Traileur, VTTiste, apprenti aventurier, alpiniste en herbe, surfeur (de petites vagues) à mes heures perdues, un peu touche à tout…

Ma session idéale ? C’est forcément celle qui commence dès que j’ai franchi la porte de mon domicile.

Mon terrain de jeu de prédilection, la montagne à moins que ça ne soit l’océan… Bref, pourvu que l’aventure soit belle.

Où dormir :

Pas de règles et pas de planification, là où mes jambes me portent.

  • Dans un terrain vague en périphérie proche d’Evreux. Facile d’accès, à la fois proche des habitations et sauvage – Parfait pour une halte d’une nuit. GPS : 49° 1’35.28’’N – 1° 7’18.45’’E
  • Sur un terrain de foot à Flagy, l’avantage : le terrain est plat ! Village très calme, la nuit l’a été aussi. GPS : 48° 18’42.16’’N – 2°54’53.45’’E
  • Au camping municipal de Ligny Chatel. Service minimum mais propre et le gardien est très sympa. Tarif imbattable : 5,70€ la nuit
  • Au camping de Saint Jean de Losne. Accueil très sympa, le patron m’a emmené dans le centre ville chercher de l’argent… Un petit resto avec un bœuf Bourguignon excellent ! Par contre, nuit très courte pour cause de soirée concert !
  • Au milieu d’une clairière dans le Jura. Le bivouac parfait, l’impression d’être seul au monde entouré par la nature. GPS : 46°44’30.33’’N – 5°46’18.79’’E
  • Au camping Le Fleutron à Divonne Les Bains. Le plus, ils servent des pizzas maison. Un forfait rando/vélo à 10€ pour une nuit !
  • Au camping La Corbaz à Cluses. Si vous n’avez pas d’autres choix…
  • Chez un ami à Passy Chedde (74)
  • A l’hôtel La Chaumière, à St Gervais, la nuit avant l’ascension du Mont-Blanc. Un deux étoiles à 45€ la chambre, 7,50€ le petit-déj (un buffet bien fourni, pain frais, céréales, produits laitier, charcuterie, fromage…). Situé à 2 minutes à pied de la gare. Recommandé par le Petit Futé et par moi aussi.
  • Sur un banc public à St Gervais Le Fayet par une nuit étoilée  

Où se restaurer/où se réapprovisionner :

Quoique qu’il arrive en traversant la France à vélo, on ne reste jamais très éloigné d’un endroit où se restaurer ou se réapprovisionner moyennant quelques euros.

Pour ma part, j’avais choisi d’emporter avec moi l’équivalent en nourriture de 7 jours d’autonomie. Pâtes chinoises, plats lyophilisés, pâtés, barres de céréales, noix de cajou… Le seul point d’attention était le ravitaillement en eau. A raison de 4 à 5 litres par jour, pour une capacité embarquée de 2.2l, la gestion de l’eau était ma principale préoccupation.

Ci-dessous, les coordonnées GPS de 3 points d’eau potable en mode « open bar », tous dans le Jura, de l’eau fraiche par-dessus tout !

  • A Saint Lothain, 46°49’37.98’’N – 5°38’39.15’’E
  • A Châtillon, 46°39’32.54’’N – 5°43’47.57’’E
  • A Ilay, 46°36’54.74’’N – 5°53’28.06’’E

Bibliographie :

  • Magazine Carnet d’aventures, le hors-série N°4 « Voyager à vélo » en particulier
  • Mont Blanc 4808 m – 5 voies pour le sommet / François Damiilano / JMEditions

Lien Internet :

Camp To Camp – le site communautaire dédié à la montagne

Chamoniarde – Des conseils, les conditions montagne, météo pour le Massif du Mont Blanc.

Ma trace complète sur Google Earth

 Vrac 2

 

Objectif Mont-Blanc : Camp de base Le Havre

Vrac 1

Le Havre, altitude 0

Le Havre, altitude 0

Lundi 30 juin – Jour 1 : Départ pour le Mont-Blanc

Lundi 30 juin, c’est enfin le départ. Après 2 reports consécutifs cette fois ci est la bonne.

9h30, c’est avec 1h30 de retard sur mon plan que je donne les premiers coups de pédales (non sans appréhension). Mon vélo n’a jamais autant été chargé, un peu de plus de 15kg à l’avant, 24kg à l’arrière, 3kg pour la sacoche de guidon, un peu plus de 2 litres d’eau sur le cadre. Je ne suis pas très serein, je guette tout bruit ou frottement suspect, je contourne chaque déformation du bitume… Le pilotage n’est pas plus sûr, ces 15 kilos repartis sur la fourche me donnent du fil à retordre.

Le pont de Normandie

Le pont de Normandie

Première étape, se rendre au point de départ, le niveau zéro, la mer. Deux, trois photos pour immortaliser l’instant et c’est parti. Au fur et mesure que je m’éloigne du Havre, l’inquiétude disparait, je fais corps avec mon vélo.

Premier sommet de la journée, celui du Pont de Normandie. Il fait beau, pas trop chaud, la journée s’annonce bien.

Les kilomètres passent… moins vite que prévu, la faute de cet appareil photo qui ne demande qu’à être utiliser. Ce n’est pas le cas de ma GoPro, bug sur bug, je finis par renoncer. Pas de film aujourd’hui mais ce n’est pas ça qui va gâcher ma journée.

13H15, 35km, pause déjeuné à BEUZEville, si si ça existe.

Mon tracé, réalisé de toute pièce sur Google Earth, est plutôt satisfaisant. Seule ombre au tableau, une section de 8km au royaume des semi-remorques. Ah non, il y a une deuxième ombre, à Brionne je mets plus d’un ¼ d’heures à trouver le bon chemin. Impossible de faire le lien entre le terrain et à mon tracé GPS…

Pour les 28 derniers kilomètres je trouve une voie verte qui m’avait échappée durant la réalisation de mon tracé. Que cela ne tienne, tous les chemins mènent à Rome (dans mon cas, à Evreux) ! Si les voies vertes ont l’énorme avantage de préserver leurs utilisateurs des gaz d’échappements et dépassements incertains, elles sont parfois monotones, de longues lignes droites sans relief. Tout ça pour vous dire que cette dernière section me semble durer une éternité.

Arrivé à Evreux, un dernier problème à régler : la zone repérée pour le bivouac sur Google n’est pas du tout adaptée : friche sur une forte pente. Sur Google Earth, cela paraissait tout plat (ah, 3ème ombre au tableau). Du coup, il faut improviser un peu plus. Je trouve rapidement un espace faisant mon bonheur, et c’est plutôt simple en cette fin de journée, manger et dormir…

Au compteur, 126 km, 10 heures d’effort ou presque !

Premier bivouac dans la périphérie d’Evreux

Premier bivouac dans la périphérie d’Evreux

Mardi 1er juillet – Jour 2 :

Première nuit plutôt courte. Réveillé à 5h15, la pluie et le jour qui se lève ont eu raison de mon sommeil. Je lutte pour me rendormir mais en vain. Une opportunité pour partir plus tôt ? Bof, la pluie ne m’incite guère à mettre le nez dehors, qui plus est à aller pédaler.

Du coup, c’est peu après 8h que je reprends la route. Le démontage du bivouac s’est fait au sec, seule une fourmilière et ses résidantes me contrarie. Quelle idée d’aller se mettre sous ma tente, à moins que ça ne soit le contraire…

Vrac 3

A peine quelques centaines de mètres parcourus que je cherche déjà mon tracé, quelques voies sans issue et demi-tour plus loin, je reprends le fil. Et quel fil ! Je n’avais plus en tête que je m’étais concocté un véritable parcours off-road, chemins à tracteur, chemins forestiers, herbes hautes, boue, pierres… Le matériel, les sacoches, leurs points d’attaches, en particulier, souffrent. Je suis contraint que réduire la vitesse de progression au maximum, 10km/hr tout au plus.

Le must, une passerelle permettant de franchir une 4 voies accessible uniquement par des escaliers. Je suis obligé d’enlever les sacoches (avant) du vélo et de faire deux allers-retours entre les deux rives pour faire franchir l’ensemble du paquetage.

Point positif de ce tracé loin des axes bitumés, je croise lapins, biches, renard, sangliers. Je ne faisais pas trop le malin.

Après 45km, je fais ma pause-déjeuner à Anet (Eure et Loire), non sans admirer son magnifique château*. Plus terre à terre, il est 13h30 ma vitesse moyenne tourne autour de 10km/hr et il me reste au minimum 70km à parcourir… Pas possible de continuer à cette allure.

Le Château d’Anet

Le Château d’Anet

J’improvise alors un nouveau tracé à l’azimut avec une règle simple : axe bitumé avant tout. Atout supplémentaire pour refaire mon retard, la pluie laisse place en milieu d’après-midi au soleil.

Vers 18h00, je suis à Rambouillet, encore un magnifique château et un très agréable parc. Au niveau comptable, 90km au compteur, je reviens dans des bases convenables. Encore 1h30 et je serai rendu à ma zone de bivouac « supposée » pour cette journée 2.

Cependant même si côté musculaire tout va parfaitement, j’ai eu quelques soucis pour m’alimenter aujourd’hui, obligé de me « forcer » à manger et un peu mal au cœur. L’organisme doit sans doute s’adapter à ces journées d’efforts intensifs. Quoiqu’il en soit, à peine passé Rambouillet, je décide de stopper. Encore quelques kilomètres perdus mais comme le dit le proverbe, « Qui veut voyager loin… »

Fin du round 2

*Pour les curieux : Château d’Anet

Mercredi 2 juillet – Jour 3

Il était moins une pour que ce récit 3 ne tienne qu’en quelques mots : « Je suis rincé, je vais me coucher », mais je prends mon courage à deux mains le temps que le lyophilisé du soir prenne du volume.

Comme annoncé hier, aujourd’hui c’était bitume ou rien… (Petite précision bitume ne rime par forcément avec forte circulation, nos campagnes sont quadrillées de chemins bitumés souvent désertés ou oubliés au profit de grands axes plus rapides). Bref, aujourd’hui il n’était pas question de reperdre du temps sur mon plan de marche.

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Tout allait bien jusqu’au 30ème kilomètre lorsque me ma trace GPS a disparue ! Problème de compression des données Google. Du coup me voilà obligé de faire une halte technique. Je sors le portable, je recompresse la trace via le logiciel Garmin, recharge sur le GPS et hop c’est reparti, presque 30 minutes perdues tout de même.

Après cela les kilomètres défilent mais pas tous utiles. En voulant échapper aux voies non bitumées je fais quelques tours et détours, je m’agace, jure mais continue à pédaler, je n’ai pas vraiment d’autres alternatives.

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Au cours de cette journée chaude et ensoleillée se succèdent champs de blé et forêts. Les zones forestières offrent l’avantage d’évoluer le plus souvent à l’ombre.

Cette étape est aussi celle des premières ascensions, on ne parlera pas d’étapes de montagne mais c’est une bonne préparation.

A court d’eau en fin de journée et ne trouvant aucun magasin d’alimentation sur mon chemin, je décide de faire du porte à porte. Enfin une seule porte à suffit. Je repars avec une bouteille de Vittel (gratuite)…Merci !

Comme tous les soirs il ne me reste plus qu’à trouver ma zone de bivouac. Ce soir, c’est terrain de foot. Allez la France !

S’en est fini pour ce jour 3, mes pâtes m’attendent.

Distance parcourue ce jour: 130 km en 11h30. Je suis en Seine et Marne, quelque part bien au sud-est de Fontainebleau.

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Jeudi 3 juillet – Jour 4 :

Que la journée fut longue ! Bien plus courte en temps passé sur les chemins, la fatigue et la chaleur (plus de 30°) m’ont poussées dans mes derniers retranchements (ou pas loin). Dès le réveil, je savais que cela allait être dur, des courbatures partout (jambes, bras), beaucoup de mal à émerger, la chaleur se faisant sentir dès les premiers rayons de soleil.

Bon j’arrête de me plaindre, je suis là de mon plein gré et par plaisir. Mais quand même qu’est ce qu’il a fait chaud, d’ailleurs il est 20h22 et il fait toujours chaud.

Du coup, pour tenter de lutter contre cette chaleur, j’ai bu encore et encore : 5, 6 litres ????

Côté suivi du parcours, rien à redire, c’est le bon point du jour. J’ai suivi à 100% le tracé prévu (pas de chemin forestier), ce qui m’a permis d’éviter les kilomètres inutiles qui, aujourd’hui, auraient été très mal venus. J’ai roulé doucement mais sûrement !

Vrac 7

Le parcours à travers la Bourgogne a offert quelques beaux panoramas mais était beaucoup trop exposé au soleil à mon goût. Il faut dire que la culture céréalière n’est pas propice aux zones ombragées…

Le coup de speed de la journée :

Sans savoir pourquoi ni comment, alors que je poussais péniblement sur les pédales, me voilà poursuivi par une horde de taons. Une bonne dizaine commencent à m’entourer. Du coup, j’oublie la fatigue et je passe la seconde. Mais après 100, 200 mètres, ils sont toujours à mes trousses ! Obnubilé par mes poursuivants, je manque de très peu la sortie de route… Je passe maintenant la 3ème, à moins que cela ne soit la 6ème, je ne sais plus. Je n’y crois pas, ils sont toujours accrochés à mes basques ! Se passe environ 800m et j’atteins une zone ombragée, c’est bon, ils lâchent l’affaires (les lâches). Un essaim de taons, c’est bizarre, non.

Sinon, ce soir, je fais camping. Une douche est bien venue et j’ai vraiment besoin de récupérer.
Distance du jour : 96km en 9h10

Demain grosse journée en perspective, 120km de montée ou presque

Dernier point, aujourd’hui, c’était donc l’étape 4. J’ai bouclé le programme de l’étape 3 cible, soit une journée de retard…..

Bussy en Othe

Bussy en Othe

Vendredi 04 juillet – Jour 5 :

Très longue étape aujourd’hui, 182 km, mais j’ai un peu rusé… Accroché à une cigogne ? Greffe de jambes bioniques ?? Épinards ??? J’y reviens après.

Tout d’abord, je reviens sur cette première nuit de sommeil profond. Que du bonheur ! Grasse mat’ jusqu’à 7h45, le bruit de la pluie sur la toile de tente ne m’incite guère à mettre le nez dehors. Une accalmie et c’est parti !

Il fait beaucoup moins chaud qu’hier, je me sens reposé, tout va bien. Les quelques gouttes qui tombent ne m’inquiète pas trop pour l’instant. Je suis même plutôt d’humeur joueuse : je suis le tracé GPS point par point même quand il me même dans les chemins agricoles. En ce début de matinée, c’est même très plaisant, pas âme qui vive, seul le bruit des oiseaux. Les cultures commencent à changer avec l’apparition des premières vignes. Pour rappel, je suis en Bourgogne. Je progresse tranquillement, peu être trop, ma vitesse de progression est inférieure à 10km/hr la plus basse depuis mon départ.

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Et la pluie se fait de plus en plus forte, les nuages de plus en plus noirs. Au loin le Tonnerre gronde. Au loin heureusement, car il n’y a aucun abri à l’horizon

Bref, je n’avance pas vite, la météo s’annonce coriace et comme un dernier message au cas où j’avais eu un doute j’arrive à Tonnerre. Ça ne s’invente pas !

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Déjà pas mal mouillé, je cogite, cogite, cogite, cogite, cogite… Bon, faut se décider maintenant !
Et décision est prise ! Un p’tit coup de RER. Je regagne du terrain, je me joue provisoirement de l’orage et évite une douche de 10hr. Et puis faut pas croire, voyager avec un vélo de 52 kilos même si c’est possible (SNCF) c’est quand même sport, surtout en gare de Dijon ou le seul moyen de quitter le quai est un superbe escalier…Bof l’accessibilité.

Reprise du vélo donc à Dijon, 100 à 110km de gagné. J’ai repris de l’avance sur le front orageux, il fait beau. Je rejoins vite la trace GPS le long du canal de Bourgogne. Chouette !

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Chouette jusqu’au moment où je ne vois pas un nid poule. Sacoche arrière gauche perdue, mayday, mayday. Retour en arrière, je ramasse les morceaux en imaginant déjà la solution de réparation. Finalement, plus de peur que de mal, les morceaux sont juste des adaptateurs (au tube du porte bagage) amovibles. Je replace le tout et je suis de nouveau opérationnel. Au passage, je m’entaille le front sur le panneau qui me servait de support-vélo, rien de bien méchant. Quelques kilomètres plus loin, je perdais à nouveau ma sacoche. A nouveau un nid de poule non anticipé ! Un deuxième avertissement : rester concentré, préserver le matériel !

Ha, tient l’orage me rattrape ! Quelques éclairs, quelques gouttes, un peu plus, encore un peu plus, je suis à nouveau trempé mais j’arrive à ma destination du soir. J’ai encore pris l’option camping*. Je suis à Saint Jean de l’Osne, terminus du canal.

*Ce soir c’est un peu la fête de la musique au camping, 2 groupes, un sosie de Johnny, quelques ivrognes locaux…

J’ai parcouru aujourd’hui 182km dont 110, au plus, en RER. Moyenne revue à la hausse, 21km/hr.

Samedi 05 juillet – Jour 6 :Vrac 10

Le jour débute comme s’est fini le précédent : sous la pluie. Démontage de la tente gorgée d’eau, puis première quête du matin : trouvé un bar, une brasserie… A fin de faire un petit-déj, boire quelque chose de chaud au sec.

Puis, je reprends ma route. La pluie s’arrête en milieu de matinée, mais les chemins de terre sont devenus chemins de boues. Je progresse lentement.

A l’heure de la pause-déjeuner, je décide de me préparer un plat chaud, une tartiflette, lyophilisée soit, mais tartiflette tout de même.

Je mets l’eau à chauffer, j’ouvre le paquet, vais jeter quelques déchets à la poubelle proche (10m) et là quand je reviens plus de tartiflette, avec le vent tout est par terre. Put… !

Dans la foulée, alors que je viens de repartir, je m’engage dans un chemin qui s’avère être non praticable au bout d’un kilomètre. Demi-tour… Mais pas très loin, j’ai crevé. Quand ça ne veut pas…

Au moins, pendant ce temps là le soleil est revenu.

Entré dans le Jura, ça commence à bien monter, les paysages sont grandioses. Privilège de plus en plus rare, c’est à une fontaine naturelle, source d’eau potable, que je fais le plein de mes bidons, c’est bon ça !

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Un peu plus tard, comme si la dénivelé de suffisait pas, je me retrouve bientôt dans une section accidentée m’obligeant à mettre pied à terre et à pousser ma monture. Après 4 longs kilomètres d’efforts, j’arrive au pied d’une église et je marque une pause à l’ombre du clocher. Pendant ce temps, l’ex-curé, retraité de la paroisse, vient à ma rencontre. Nous échangeons quelques minutes, il me vante la beauté du Jura, je lui conte mon voyage, il me parle de son histoire…

La fin de journée approche, il est presque 21h. C’est complètement par hasard que je trouve mon point de bivouac, une vaste clairière, loin de toute habitation. Je suis accueilli par des cris de sangliers (me semble-t-il) plutôt impressionnants. Pour la première fois depuis mon départ, le signal du réseau téléphonique est nul.

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 Dimanche 06 juillet – Jour 7 :

La journée se présente bien

La journée se présente bien

La journée se présente bien, le soleil brille. Pour couronner le tout, après une heure de route, je franchis mon premier col officiel, le col de la Percée.

Malgré tout, très vite, je déchante. Les nuages se font de plus en plus nombreux et surtout je m’engage dans une vallée sans issue. 7km le long de 2 lacs qui aboutissent à un parking (payant) pour les visiteurs qui veulent contempler l’une des cascades les plus réputées du Jura, la cascade du Hérisson.

Au total, ce sont 14km de perdus. Revenu à Doucier pour la 2ème fois, mon compteur affiche 35km, mais ma progression vers le Mont-Blanc est quasi-nulle.

Je suis quelque peu dépité mais j’ai une nouvelle arme en main. Décidé à ne plus me laisser prendre, j’ai acheté une carte de la région pour compléter mon tracé GPS.

Une grande et longue montée, suivie d’une grande et courte descente (ça sera souvent le cas maintenant),m’amène à mon repas du midi. Repas énergétique, pommes de terres, lardons, oignons, saucisse de Morteau recouverts de Morbier. Il faut bien cela, deux autres cols sont au programme de l’après midi.

En milieu de matinée, je passe enfin mon premier col officiel.

Le premier d’entre eux, le Col de Savine me fera basculer vers Morbier (la ville). La montée au soleil est rude. Mais ce n’est rien par rapport à celle vers la station des Rousses. Je fais des pauses tous les kilomètres environ, la montée en fait 7. Elle s’achève au Col de la Givrine à 1232m en Suisse.

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A partir de ce point, 15km de descente jusqu’au Lac Léman. Cette fois, je jubile, le contrat est rempli pour cette journée. Comme toujours, pas le temps de tergiverser, l’orage arrive. Le ciel s’assombrit, le vent se lève peu à peu, jusqu’à souffler en rafales puissantes (80km/hr).

19H30, je suis à la recherche d’un point de chute, le ciel gronde, au loin, les éclairs. Dans ces conditions et après discussion avec le caissier de la station-service ou je me suis mis à l’abri, je décide de prendre l’option camping. Il me reste tout de même 8km à faire, face au vent et sous la pluie. Après quelques péripéties, j’arrive enfin. Détrempé, je me commande une pizza et la mange dans la salle de vie du camping. Le montage de la tente attendra une accalmie.

Lundi 07 Juillet – Jour 8 :

Tout commence à être un peu moite dans la tente, dans les sacs. Ce matin, pour m’habiller, j’ai le choix entre humide, mouillé et très mouillé.

Le soleil essaie de percer. Allez, direction Nyon, un retour sur mes pas par rapport à hier soir, mais cette fois-ci, plus de vent, plus de pluie, je file à toute allure.

Vrac 15Je dois traverser le Léman pour repasser en France et atteindre la Haute-Savoie. 20 minutes de bateau suffisent. Je débarque à Yvoire, quelques yachts, quelques hôtels 3 étoiles, nombreux touristes, je ne traîne pas trop. Mais, après à peine 200 mètres, CRAC ! Dans une petite montée, la chaîne vient de céder. Finalement je vais rester à Yvoire plus longtemps que prévu. Je me trouve un coin au calme et je répare. A ce moment là, il y a encore du soleil , mais ça ne va pas durer.

A nouveau sur la route, j’essuie une première averse orageuse, je me réfugie sous des arbres et attend une accalmie. Je repars, la circulation est bien trop dense à mon goût. Voitures et camions surtout, me renvoient à chaque dépassement, des tourbillons de gouttelettes boueuses. Mais je n’ai pas trop le choix.
Dans une section plus calme, un homme sur le bord de la route avec son vélo m’interpelle. Je m’arrête, il cherche 1€20 pour aller s’acheter une carte téléphonique. Je lui donne les quelques pièces de monnaie manquantes et nous discutons un peu. Quand je lui dis que je vais jusqu’à Chamonix, il me regarde avec de grands yeux : « Avec ton vélo ? ». Bah oui ! Une poignée de main chaleureuse et je repars. Au fil des kilomètres, je m’écarte peu à peu des grands axes de circulation. Ca monte, mais ce n’est pas une surprise.

Puis vient la deuxième grosse averse de la journée, par chance, je suis à proximité d’un hangar. J’y attendrai près de 30 minutes avant de repartir en direction de Bonneville. Vers 19h30 Bonneville est atteint mais il est trop tôt pour s’arrêter ! Cluses est à 20 kilomètres, la pluie s’est arrêtée, go,go,go,go….!

Vers 21h j’arrive à Cluses, il pleut à nouveau, cela faisait longtemps. Je suis parti mouillé ce matin, mouillé je finis cette journée.

Un peu de mécanique

Un peu de mécanique

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Vers Cluses

Vers Cluses

Mardi 08 juillet – Jour 9 :

Vrac 17

Il pleut depuis 22h hier soir. Je remballe la tente gonflée d’eau. Mais aujourd’hui ce n’est pas la pluie qui m’arrêtera. Je ne suis plus qu’à quelques kilomètres de Chamonix. Alors je roule sous la pluie, mange sous la pluie, prends quelques photos sous la pluie. Au passage ma Goretex est transpercée par l’humidité ambiante. Je suis trempé jusqu’aux os. Le plus embêtant est que mon mobile, qui était dans une poche soit disant imperméable, a lui-aussi prit l’humidité. Plus possible de l’utiliser !

Malgré les belles et longues côtes qui jalonnent cette fin de parcours, je remonte vers Chamonix sans fatigue. Je rencontre un jeune Italien qui voyage également en vélo, mais en mode très light par rapport à moi. Il est étudiant et se donne 2 mois pour voguer par-ci, par-là.

Petite frayeur en m’engageant dans la dernière montée de la journée, unique chemin autorisé pour les vélos pour se rendre de Chamonix. Un panneau indique : « ROUTE BARRE à 1km ».

Pas le choix, j’avance. Nouveau panneau : « Chantier interdit au public, tire de mines » ! Ca ne se présente pas bien, j’arrive sur la zone de chantier. Pour une fois, la pluie est mon alliée : dans ces conditions météo le chantier est en veille. Et parce qu’il ne pouvait en être autrement il reste une bande de 40cm de bitume, bien assez pour que je franchisse ce passage. Chamonix me voilà.

Vers 16h30, je suis rendu à destination après un total de 982km parcourus pour 9500m de D+.

J’établis mon camp de base provisoire dans une brasserie, le National. Deux bières, 1 soupe à l’oignon, une pizza et de nombreux échanges internet plus tard, Lionel (nous nous sommes connus pendant ma période chasseur-alpins il y a déjà près de 20 ans) et son épouse Natacha me récupèrent. Ils m’ont proposé de loger sous leur toit, j’accepte avec plaisir.

Même J. Balmat et M. Paccard cherche en vain à distinguer le sommet du Mont-Blanc

Même J. Balmat et M. Paccard cherche en vain à distinguer le sommet du Mont-Blanc

Vendredi 11 juillet – Jour 12 :

Après 3 jours d’attente c’est la fin de l’épisode chamoniard. La météo, en ce début de mois de juillet, est vrai ment exécrable sur le massif du Mont-Blanc. Je reprends le train en direction du Havre, sans avoir pu tenter le sommet du Mont-Blanc ! Sans même l’avoir vu ! Ce n’est pas encore la fin de mon périple, le retour en train et la traversée de Paris avec tout mon matériel risque d’être épique. Ce n’est pas non plus la fin de l’aventure, le Mont Blanc ne devrait pas bouger dans les temps qui viennent. Je reviendrai.

Retour pour l’ascension du Mont-blanc

Vendredi 5 septembre – Le retour

Voilà près de 2 mois, je devais renoncer à la partie finale de mon histoire avec le Mont-Blanc, après une descente à vélo parfois épique, souvent humide, du Havre vers Chamonix, j’avais dû rendre les armes face à une météo capricieuse.

Une question qui est systématiquement revenue quand j’ai discuté avec certains d’entre vous est : « Alors pas trop déçu?  »

Et bien, sans réfléchir, la réponse est non! Même si la conclusion n’était pas celle attendue, ces 9 jours à rallier Chamonix ont été une superbe aventure avec ses moments d’émotions, d’euphorie, de doute. Et puis, dans mon esprit il n’était pas possible d’en rester là. Ce n’est pas une balle dans l’épaule qui va me faire plier le genou!

J’ai donc guetté une fenêtre favorable et cette fenêtre la voici. Me revoilà reparti vers la Haute Savoie pour tenter à nouveau d’atteindre le sommet du Mont-Blanc. Pas de vélo cette fois-ci, cela ressemble davantage à un Mont-Blanc Express, une ascension de furieux… Départ vers les cimes demain matin, sommet vers 18hr, redescente dans la vallée dans la foulée, fin de l’exercice vers minuit / 1h à moins que cela ne soit 2 ou 3h ! La journée promet d’être longue.

L’heure est de nouveau à la préparation du sac…

L’heure est de nouveau à la préparation du sac…

L’ascension du Mont-Blanc

Vendredi 5 septembre, 16h20, je suis sur le quai de la gare du Havre, j’attends d’accéder au train qui doit me ramener vers le pied du Mont-Blanc. Deux mois presque jour pour jour après avoir rendu les armes, la faute à une météo capricieuse, me voilà à nouveau prêt à tenter ma chance.

Une fenêtre météo favorable, quelques échanges de sms avec Lionel (le même qui m’a hébergé lors de mon arrivé à vélo à chamonix), la décision a été prise hier. Tentative d’ascension du Mont-Blanc sur la journée de samedi en mode light… Ca veut dire que l’on part avec un minimum de matériel (casque, baudrier, crampons, on n’est pas non plus en mode Kilian Jornet) et que si les conditions météo se dégradent, précipitations, vent fort ou les deux, on fait demi-tour. A vrai dire, ce ne sont pas les conditions météo qui m’inquiètent, j’oscille entre le doute (vais-je résister physiquement à cette ascension-descente sur la journée) et la motivation de conclure cette belle aventure par une ascension qui sort un peu des sentiers battus.

Samedi, il est minuit passé lorsque j’arrive à mon hôtel. Oui, je sais, c’est grand luxe pour ce retour en terre alpine, mais il me faut avoir un minimum de sommeil avant cette grande journée qui s’annonce. Réveil à 6h45, le soleil illumine déjà les premiers reliefs, pas un nuage à l’horizon, pas une once de vent, la journée s’annonce bien.

Petit-déj copieux, je reformate mon sac d’ascension, vérif du matériel, bouffe à portée de main, la poche à eau, j’hésite encore entre micro-polaire et polaire tout court… Quelques minutes plus tard, je rends les clés, c’est parti !

Enfin, ça démarre calmement, la première partie de l’ascension, de St Gervais (531m) jusqu’à Nid d’aigle (2362m) se fera par le tramway du Mont-Blanc. 1h20 d’ascension mécanique au programme.

Lionel m’a rejoint. Tous deux en tenue de trail (short, basket, chaussettes de contention), nous sommes un peu des ovnis dans cette file d’attente pour le tramway, ça chambre un peu avec des compères de Lionel, « Hey les skyrunners !!! ».

10h25 enfin à Nid d’aigle, les choses sérieuses vont pouvoir commencer et c’est donc en mode trailleur, mais avec le matos d’alpinisme sur le dos que nous débutons. Je trouve rapidement mon rythme, pas trop rapide, pas trop lent. Pas question de se mettre au taquet dans ces premiers mètres, la route est longue et pleine d’incertitudes. Lionel s’adapte à mon rythme et m’ouvre le parcours. Cette première section qui doit nous mener au niveau du refuge de Tête Rousse (3167m) est sans grande difficulté technique, un sentier caillouteux qui monte à travers un décor déjà magnifique. Il nous faut 1h25 pour rejoindre Tête Rousse.

Une pause de 10 minutes afin d’opérer le changement de tenue (on passe le pantalon, les chaussures d’alpinisme, les crampons, le baudrier, le casque, un haut manches longues) et on repart le sac à dos léger. Nous portons la quasi-totalité de son contenu de départ et nous avons laissé nos baskets sur place à l’abri des regards. La traversée du glacier de Tête Rousse se fait rapidement. Démarre alors la montée vers l’aiguille du Gouter.

La Vallée depuis Tête Rousse

La Vallée depuis Tête Rousse

La pente se redresse, nous arrivons sur le passage le plus exposé de notre périple, Le Grand Couloir. Un petit coup d’œil sur les autres alpinistes déjà engagés, ceux sur le point de l’être, nous laissons passer une coulée de pierres (personne dans le couloir à ce moment, ça va) et c’est parti à fond. Surtout rester le moins longtemps dans cette zone !

Au sommet du Mont-Blanc

Au sommet

Nous continuons notre montée tantôt en suivant la sente démarquée par des marques rouges et des rochers usés par les crampons, tantôt en suivant une voie plus directe ou moins exposée aux chutes de pierres. L’ascension devient plus technique sans demander toutefois des qualités d’alpinistes hors pairs. Nous croisons pas mal de personnes qui redescendent, nous en doublons quelques-uns qui montent… Sur la dernière longueur une fine couche de neige tombée la veille, parfois transformée en glace, nous conforte dans le choix d’avoir gardé les crampons aux pieds. Il est 13h30 quand nous atteignons l’ancien refuge du Goûter. Une nouvelle pause de 10 minutes afin de grignoter un peu et nous rejoignons la crête neigeuse de l’Aiguille du Goûter. De ce point jusqu’au sommet du Au sommet du Mont-Blanc, l’évolution se fera uniquement dans la neige.

Waouh, quel paysage ! Je suis aux anges ! D’abord presque plat, quelques successions de petites bosses, se profile la montée vers le Dôme du Goûter. Au loin on aperçoit l’Aiguille du Midi, il fait toujours grand soleil sur les pentes du Mont-Blanc, seuls des cumulus apparaissent sur les massifs voisins. Le vent est quasi-nul, conditions parfaites quoi ! Nous avons désormais attaqué l’Arête des Bosses, souvent aérienne. Comme son nom peut le laissé présager, on alterne montées et descentes, des bosses quoi ! Dans la dernière partie, au niveau des Rochers de la Tournette la pente est soutenue, je cale un peu, début de fringale. Je demande à Lionel de stopper 5 minutes, le temps d’avaler 1 pate de fruits salvatrice.

Nous abordons enfin la magnifique arête sommitale, la pente faiblie de plus en plus. Ca y est, nous y sommes, qui plus est, nous sommes seuls ! 16h30, il nous aura fallu un peu plus de 6 heures pour atteindre le sommet. Je prends quelques minutes pour savourer ce moment, puis il faut déjà se mettre en configuration descente.

Tout d’abord nous rejoignons, assez vite et sans grande difficulté, le refuge du Goûter (le nouveau cette fois ci) afin de faire le plein d’eau. Nous y restons ¾ d’heure. Le temps de retirer tout le matériel, déguster un Coca et s’équiper à nouveau. Au passage 4 bouteilles d’eau 1.5l et 2 Coca = 30€ (à savoir, on peut payer par CB).

Redescente vers le Gouter

Redescente vers le Gouter

De là, nous gagnons vite l’ancien refuge et nous entamons la descente de l’Aiguille du Goûter. J’appréhende beaucoup cette section, la fatigue se fait sentir, je commence à avoir les jambes un peu raides. La suite ne me donne pas tort, désescalade laborieuse, équilibre instable, descente sur les fesses, 1 chute sans conséquence… La progression est lente et pénible. La nuit tombe. Nous repassons le grand couloir dans la pénombre en mode sprint (impossible d’anticiper les chutes de pierres dans ces conditions). Quelques minutes plus tard, le Glacier de Tête Rousses est passé et nous pouvons abandonner crampons, casque et piolet.

C’est par un clair de lune éclatant que nous rechaussons les baskets. Je tente de manger quelque chose, mais rien ne passe. Avec le froid, les barres de céréales sont devenues dures comme du caillou et j’ai épuisé gels et pâtes de fruits.

Que cette fin de parcours est longue pour atteindre le Mont-Blanc. La section jusqu’à Nid d’Aigle, d’abord, est interminable, j’ai l’impression d’y passer le double de temps qu’à la montée. Enfin la descente jusqu’au Fayet, le long de la voie ferrée du TMB semble durée une éternité. Sur la fin, je ne réfléchis plus, un pied devant l’autre pourvu que cela me rapproche du terminus. 3h00 du matin, nous traversons le Fayet pour rejoindre la voiture de Lionel, après presque 17h de ballade. Cette fois s’en est terminé… ou presque.

Après avoir salué et encore remercié Lionel pour cette belle journée je dois maintenant m’organiser pour retour vers le Havre. Pas de chambre d’Hôtel disponible, je décide d’anticiper mon départ à 7h00 au lieu de 13h00. Il me reste 4 heures à tuer.

En plein centre de St Gervais Le Fayet, j’établis mon dernier camp de base autour d’un banc publique. Je fais ma toilette avec quelques lingettes, me change (pourvu que personne ne passe par là…). Me voilà présentable pour reprendre le train. Je m’endors par à-coup. 5hr, la gare ouvre, je me glisse à l’intérieur afin de retrouver un peu de chaleur…

17h10, dimanche après-midi ensoleillé au Havre, Leane, Mael et Audrey m’accueillent à la gare. Cette fois mon projet «  Mont-Blanc : camp de base le Havre » est clos !

Vivement la prochaine aventure….

Matériel utilisé pour l’ascension du Mont-blanc depuis le point zéro

Catégorie  Modèle  Marque Pourquoi avoir fait le choix de ce modèle au départ   Le produit a-t-il répondu aux attentes ?  Si c’était à refaire 
VELO
 Cadre  VTT Alu – PRO RACE Lapierre Polyvalence / Robustesse Ça fait 13 années qu’il me suit, une valeur sûre, rien à redire
Roues Cross Ride MAVIC Robustesse / Polyvalence Aucun souci malgré les 25kg chargés à l’arrière et les 16 à l’avant Je reprends les mêmes
Pneumatiques  Marathon Mondial 26*2.00 SCHWALBE Prix/Robustesse « Roulants » sur le bitume, « résistants » sur les chemins. Pas sûr de trouver mieux sur le marché Je reprends les mêmes
Fourche  Pilot XC 80-100 mm Rockshox Un modèle plutôt résistant et de conception simple. J’ai pris l’option suspendue pour garder un peu de souplesse sur les chemins Oui, a bien joué son rôle d’absorption des chocs dans les parties off-road. Je prendrais peut-être une fourche rigide pour laquelle le risque de casse est censé être plus faible. Sinon une fourche suspendue, mais avec l’option blocage.
Cintre& Potence High Charisma – 90mm / 45° ERGOTECH Afin de ne pas avoir la tête dans le guidon, soulager lombaires et cervicales.Le choix du couple cintre /potence est primordiale, la géométrie de l’un pouvant ne pas être adaptée à celle de l’autre. Oui,  pas de soucis de dos, pas de problème lombaire même après 130km. Ça vous change un voyage…Aucun problème technique Quelques douleurs dans les mains encore à solutionner…
Transmission SLX/XT SHIMANO Un standard, robustesse Oui Je reprends les mêmes
Freinage Stroker Hayes Le freinage à disque est sans comparaison au niveau de la précision et la puissance. Rassurant dans les grandes descentes prises à vive allure… Ce modèle pour le rapport qualité / prix Oui, mais ressort de maintien des plaquettes fragile et mobilePerdu ou abimé lors d’un démontage / remontage de la roue (suite à crevaison par exemple) peut vite transformer votre sortie en galèr Pour des aventures de durée courte ou bien tant que la mise à disposition des pièces de maintenance ne pose pas de problème je garde l’option freinage à disque mais en gamme supérieure.
Porte-bagages avant et arrière ZEFAL Légèreté / Prix / Adéquation avec le système de freinage à disque Oui mais attention ils sont en alu, si ça casse ça part à la poubelle Pour un voyage court, en France, je garde. Sinon le passage sur un modèle acier est à méditer
Sacoche Guidon 6L – Etanche MSX Une alternative à Vaude et Ortlieb, un prix plus raisonnable pour une sacoche technique Je n’ai toujours pas compris comment fermer de manière efficace le protège-carte… Je garde la même mais j’améliore le système de protège-carte.
Sacoches avant 40L (la paire), normalement destinées à l’arrière Cyclo-Randonnées Les sacoches étanches les moins onéreuses du marché. Volume+++ Le système d’accrochage   sur le porte bagage n’est pas très pratique. Elles manquent de raidisseurs, néanmoins elles remplissent leur rôle principal, être étanches Personnalisées par mes enfants, je vais avoir du mal à les laisser de côté…Moyennant un peu de customisation elles doivent pouvoir repartir
Sacoches arrière 40L – Etanche / avec rabat MSX Une alternative à Vaude et Ortlieb, un prix plus raisonnable pour une sacoche technique Oui mais, système d’accrochage sur le porte bagage montrant des signes de faiblesses après 1000km J’avoue loucher sur les Vaude et Ortlieb, mais les prix pratiqués sont un réel frein. L’investissement doit être comparé à l’utilisation.
 GPS  60CSx  GARMIN Robustesse / polyvalence Oui Je reprends
 Bidons 0.70L Isotherme, Artica 0.70L  ZEFAL Garder un minimum de boisson « fraiche » Bof, bidon ayant tendance   à fuir légèrement, maintien de la fraicheur très relatif Pas forcément, la fonction isotherme n’est pas forcément indispensable
 Bidon 1.5L 1.5  EVIAN Prix / poids / volume / RobustesseQuoi de plus simple que d’utiliser directement une bouteille en plastique, matériel léger et résistant. Pourquoi le modèle Evian : sa rigidité Oui Je garde ce principe interchangeable à volonté, recyclable… Que demander de plus !
 Pompe  LEZYNE  Poids et encombrement 1 seule crevaison, 1 seule utilisation, a rempli son rôle. Son plus, le raccord souple qui diminue le risque d’endommagement de la valve. Je reprends
Pour l’ascension du Mont-Blanc sur la journée
Sac à dos Forclaz 37 Ultralight Quechua Rapport poids / prix imbattable Oui, mais,à vouloir gagner du poids les sangles de compressions ont été réduites à la taille mini, pas forcément pratique avec des gants. Pour une course pas trop engagée avec des conditions estivales, je reprends.
Casque Elios PETZL Le modèle le plus adapté à ma grosse tête (61) Oui, aucune sensation de gêne, bonne tenue sur la tête. Je reprends
Baudrier PETZL Confort / coloris Oui Je reprends
Piolet Flyers CAMP Légèreté Oui, pour la voie normale du Mont-Blanc, pas la peine de se trainer une enclume Je reprends pour le même type de course, c’est-à-dire F à PD
crampons VASAK PETZL Polyvalence (neige, glace, rochers, mixte…) Oui Passage en semi automatique
Chaussures d’approche XR Cross Max 2 SALOMON Le chausson Salomon Oui, légèreté et accroche pour la montée, amorti dans la descente Je reprends
Chaussures alpinisme NC SALOMON Le chausson Salomon Oui, malgré 4 années depuis la dernière utilisation, pas le moindre échauffement Je reprends en condition estivale
Doudoune NC The North Face Rapport poids / chaleur / compressibilité Non utilisée, restée en fond de sac Je reprends
Tee shirt manche longue The North Face Technicité / Respirabilité Oui, je le traine partout depuis 10 ans et il tient encore… Je reprends
Tee shirt manche courte NC SALOMON Technicité / Respirabilité Oui, Je reprends
Short (pour l’approche) SALOMON Technicité / confort Oui Je reprends
Buff BUFF Copié mais pas égalé Oui Je reprends
Pantalon Forclaz 300 Quechua Prix C’est plus un pantalon de randonnée que d’alpinisme mais dans ces conditions exceptionnelles le modèle était parfaitement adapté Je cherche quelque chose à la fois plus technique, plus leger et sas doute bcp plus cher !
Gants fin Non connu Black Diamond Technicité / précision Oui, gant permettant de rester au contact des éléments tout en garantissant un minimum de chaleur. Resistant Je reprends
Gants chaud Enforcer Glove Black Diamond Technicité / Confort / Chaleur Non utilisés, restés en fond de sac Je reprends
Assureur Reverso Petzl La polyvalence d’utilisation, poids Non utilisée, Je reprends
Frontale  Tikka Petzl  Oui Je reprends
CAMPEMENT
Tente QuickHiker III QUECHUA Rapport qualité / prix Oui, montage facile, repliage aussi. Utilisé avec le tapis de sol optionnel… Système 2 entrées   très pratique. Je prendrai la taille en-dessous et si possible plus léger du type MSR HUBBA NX
Sac de couchage Skylight Lafuma Plage température passe partout Oui Je reprends
Matelas ¾Autogonflant Ultralight QUECHUA Poids / encombrement / prix Oui Je reprends
Réchaud NC Camping Gaz Oui, classique mais efficace Un modèle plus léger
IMAGES / INFORMATIQUE
Appareil Photo ES400 CANON Passe partout Oui Je rêve d’un EOS5D MarkIII
Objectif EFS 18-200 CANON Un classique / Polyvalence Oui Je reprends
Caméra Hero 2 GoPro Poids / encombrement Oui mais trop de « bug » pour un matériel plutôt onéreux Dépendra du Reflex
PC portable Aspire one ACER Poids / encombrement / capacité de stockage Oui, pratique pour les compte rendu et la lecture/stockage des photos et vidéo Oui

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