Randonnée dans les Pyrénées catalanes (GR10 en France – GR11 en Espagne)

par Expérience Outdoor
Vue depuis le Pic Neulos, Jour #02

Clara Meyer nous raconte sa randonnée dans les Pyrénées catalanes sur le GR10 en France puis GR11 en Espagne. Parcours de Banyuls à Cadaqués.

Présentation de la randonnée sur le GR10 et GR11

Date de la randonnée sur le GR10 et GR11

Du 3 au 12 août 2011

Lieu

France / Espagne ; Catalogne ; de Banyuls (Midi-Pyrénées, Pyrénnées orientales) à Cadaqués (Alt Empordà, Province de Gérone) en passant par le GR10, le pic Neulos et le GR11 espagnol.

Participants à la randonnée sur le GR10 et GR11

Clara (Running Newbie) et Nicolas (Noostromo), 36 et 38 ans, coureurs sur route et sur chemins.

Où dormir sur le GR10 et GR11

  • Refuges
  • Gîtes d’étapes :
  • Gîte chez l’habitant
    • (Jour #6) Can Sallas (village d’Espolla)  (très bon accueil pour les randonneurs)
  • Camping
    • (Jours #9 et #10) Port de La Vall (Port de la Selva)  (Haute-saison : 34 euros la nuit pour 1 tente et 2 personnes – tarifs 2016)
  • Bivouacs possibles dans certaines zones. Dans les villages espagnols, possibilité de demander l’autorisation de planter la tente à proximité des équipements sportifs (stades).

Où se restaurer/où se réapprovisionner durant la randonnée sur le GR10 et GR11

  • Au départ : Supérette à Banyuls
  • Jour #2 : Repas au chalet de l’Albère + possibilité de demander la préparation d’un panier-repas pour le lendemain
  • Jour #3 : Supérette et pharmacie au Pertus + restaurant à Las Illas (France)
  • Jour #4 : Epicerie-café à La Vajol (Espagne)
  • Jour #5 : Café et supérette à La Jonquera
  • Jour #6 : Café, supérette et restaurant à Espolla
  • Jour #7 : Restaurant gargantuesque à Sant Quirze de Colera : « El Corral de Sant Quirze »
  • Jours #8 #9 et #10 : Entre Llança, Port de la Selva et Cadaqués, zones côtières suffisamment urbanisées pour se restaurer n’importe quand.

Office du tourisme

Banyuls :
Le GR10 en France a désormais un site Web dédié : ICI

Caractéristiques sur le GR10 et GR11

En France, le GR10 se pratique généralement d’ouest en est, d’Hendaye à Banyuls. Nous l’avons emprunté « à l’envers » au début de notre randonnée, pour rejoindre le GR11 espagnol et se laisser porter jusqu’à la mer, au Cap de Creus. L’idée était de rejoindre Banyuls à Cadaqués en empruntant d’autres sentiers que celui du littoral. Nous avons ainsi découvert le charme du Massif des Albères, sur la partie la plus orientale de la chaîne pyrénéenne. Ce massif culmine à 1256 mètres d’altitude au pic Neulos et son arête sommitale permet de délimiter la frontière entre la France et l’Espagne.

Quoi d’autre dans les environs du GR10 et GR11

Il est tout à fait possible de prolonger la randonnée de quelques jours en s’attardant sur la côte (kayac, canoë, stand-up paddle) ou dans les villages espagnols.

Bibliographie sur le GR10 et GR11

L’avant-veille de notre départ, un ami nous a rapporté de Madrid la carte de randonnée Itinerannia au 1/50000è de la région Alt Empordà, que nous avons traversé du côté espagnol. Elle nous a été très utile, mentionnant comme les cartes IGN les gîtes, les refuges et les sources, mais aussi les hôtels, les restaurants et les centres de colonies de vacances (point d’approvisionnement en eau !)

Lien Internet

Nous avons tracé notre itinéraire sur Open Runner, outil planificateur de kilomètres et de dénivelés sur fond de carte GoogleMaps, IGN et autres (dont la fameuse ICC, Institut cartographique de Catalogne). Nous avons discuté matos avec Fred et Céline de Ze Outdoor.

Récit du trek sur le GR10 et GR11

Le GR10 en France

Jour 1 sur le GR10

Le train de nuit en provenance de Paris nous dépose à 8h00 à la gare de Banyuls-sur-mer. Il fait beau, la ville se réveille à peine. La patronne d’un café sur le front de mer nous dessine un plan pour rejoindre le début du GR10. Après 10 minutes de marche nous trouvons la première marque, à l’entrée du tunnel qui passe sous la voie de chemin de fer. Puis un peu plus loin, nous y sommes : le début du sentier, qui grimpe dans la colline. Ces premières caillasses marquent le début d’une belle balade dans les Pyrénées catalanes. Nous n’avons pas fait trois pas qu’un coureur torse nu nous dépasse bon train.

Première marque, Jour #01

Première marque, Jour #01

Le sentier serpente dans les vignes. Nous dépassons les dernières maisons. Le spectacle n’est pas seulement devant nous mais aussi derrière : la côte Vermeille se dessine sous nos yeux au fur et à mesure de notre ascension. Les premières pentes du début sont plutôt modérées, mais au bout de quelques kilomètres, ça change radicalement. On le savait, ce premier jour est le plus difficile : c’est le premier jour de marche, le sac est lourd, l’organisme pas encore habitué, et il y a plus de 1000D+ à avaler !
« Le premier souvenir de ces premiers jours, ce sont les odeurs. A l’arrivée de la gare de Banyuls, c’est l’odeur de l’eau de Javel car 8h00, c’est l’heure à laquelle les rues sont lavées. Puis l’odeur des pins, tant que la civilisation n’est pas loin. Ensuite j’hésite entre les genêts et les fougères, mais ce sont les fougères qui l’emportent, ravageantes. »

Coll de Llagostera, Jour #01

Coll de Llagostera, Jour #01

Vers 10h15 on atteint le Coll de Llagastera (256m – Km 3,5). A proximité, une table d’orientation et une source devant laquelle nous passons sans nous servir (erreur que nous paierons un peu plus tard). Nous continuons l’ascension qui devient un peu technique même, avec des passages un peu délicats. Le GR coupe à plusieurs reprises la route qui conduit au Col des Gascons (387m – 4,5 km). Là une piste part à gauche, mais le GR passe par un petit sentier qui grimpe vers la crête. Nous arrivons au Col de Vallauria (416m – km 6) après 6km et 2h de marche.
Le Col de Vallauria est un vrai carrefour de pistes et de sentiers. Nous suivons toujours le GR10, qui grimpe pour rejoindre la crête. Il y a énormément de vent. Nous apprendrons quelques jours plus tard qu’il s’agit de la Tramontane. Eh bien ça décoiffe !

Vers le col de la Vallauria. Jour#01

Vers le col de la Vallauria. Jour#01

Après 2H45 de marche et un peu plus de 8km, nous faisons notre pause déjeuner, à l’ombre d’un arbre (il n’y en a pas beaucoup), un peu à l’abri du vent. Au menu : pain et saucisson.
Nous constatons que nos réserves d’eau s’épuisent vite. Mais il y a quelques sources indiquées sur la carte… en espérant qu’elles ne soient pas à sec.
Vers 13h15, nous repartons. Le vent a fait sécher nos t-shirts trempés de sueur. La reprise n’est pas facile. 1 km plus loin, nous croisons ce panneau indiquant une source. Il y a en plus un balisage rond et bleu sur le sol qui conduit à la source. Nous laissons les sacs au bord du GR et allons à la source avec nos poches à eau et bidons.

Vers une source – Jour #01

Vers une source – Jour #01

La source est constituée d’un petit réservoir fermé par un robinet. Il n’y a que très peu d’eau : à peine 0,5 L ! Pas le choix, il faut continuer en économisant un peu notre eau.
Nous passons à proximité du pic de Sallfort (978m – 9,6 km). Il y a plein de vaches qui broutent les herbes, semblant totalement insensibles au vent qui souffle fort sur la crête.

Nicolas et les vaches du Pic Sallfort – Jour #01

Nicolas et les vaches du Pic Sallfort – Jour #01

La tour Madeloc et la côte Vermeille – Jour #01

La tour Madeloc et la côte Vermeille – Jour #01

Le paysage est constitué de vastes prairies sur la crête, avec quelques hêtres « en drapeau » (dont le vent à sculpté la forme). La plupart des arbres sont parasités par une sorte de houx qui forme un véritable buisson engloutissant l’arbre et donnant parfois des formes assez étranges…

Tête de loup au Pic de Sallfort – Jour #01

Tête de loup au Pic de Sallfort – Jour #01

Font de la Massana – Jour #01

Font de la Massana – Jour #01

Le sentier fini par rejoindre une portion forestière dans laquelle se trouve enfin une source : la Source de la Massana (968m – 13 km). Elle est bienvenue, Nicolas est complètement sec, les lèvres pleines de sel ! Nous faisons ici une longue halte. D’une part pour nous restaurer et boire à notre guise et d’autre part parce que le débit de la source est assez faible et il nous faudra une bonne demi-heure pour remplir tous nos récipients.

Font de la Maçana – Jour #01

Font de la Maçana – Jour #01

Nous avions prévu dans notre itinéraire de bivouaquer dans cette zone. Il encore tôt et pendant le remplissage de nos bidons, nous étudions l’option « on continue jusqu’au refuge de la Tanyarede ». Une barre de céréale plus tard, nous repartons ! Il nous reste à effectuer un peu plus de 6 km et 400 D+. D’ailleurs, un panneau viendra nous indiquer le temps de marche restant :

Direction au font de la Massana – Jour #01

Direction au font de la Massana – Jour #01

Au Col de L’Estaca (1025m – 16km), il y a un passage vers l’Espagne. Le GR11 Espagnol est indiqué tout proche et Requesens, une étape des prochains jours est à peine à 4 km !

Col de l’Estaca – Jour #01

Col de l’Estaca – Jour #01

Du côté du Col del Faig (975m – 17,5km), nous subissons l’attaque sonore du chien d’un randonneur qui a planté sa tente entre 2 arbres. Cela doit nous perturber un petit peu, car nous ne retrouvons plus le GR10 malgré plusieurs minutes de recherche. Nous optons finalement pour le chemin le plus évident, mais il n’y a aucune marque. Nicolas jette un coup d’oeil au GPS de son téléphone dans lequel sont chargés tous les parcours. Nous dévions un peu par rapport au tracé et il nous faudra près d’un kilomètre pour retrouver le GR10. Nous sommes maintenant très fatigués, les sacs sont lourds, les pieds ampoulés et il est grand temps d’arriver au refuge.
Et nous y sommes, à peine 500m plus loin ! Le refuge de la Tanyareda (1052m – 19,5 km) est un refuge non gardé. Trois randonneurs sont déjà là. Le refuge est plutôt propre, 12 places de couchage, une table et deux bancs. Deux randonneurs viennent du Perthus, et rejoignent Banyuls en 2 jours, et le troisième achève le HRP (Haute Route Pyrénéenne) en 38 jours en solo !

Vue vers l’Espagne (Requesens), Refuge de la Tanyareda – Jour #01

Vue vers l’Espagne (Requesens), Refuge de la Tanyareda – Jour #01

Refuge de la Tanyareda – Jour #01

Refuge de la Tanyareda – Jour #01

Nous montons la tente à côté du refuge (pas facile avec le vent, mais on s’en sort plutôt bien). Enfin, nous allons nous faire à manger et diner avec les autres randonneurs dans le refuge. Au menu : pâtes fraiches, jambon, pain et fromage. Délicieux après une telle journée. Nous discutons rando et trail avec les autres. On plaisante sur notre étape « dantesque » de 4 km du lendemain. Nous proposons de partager notre jambon et notre fromage avec les autres randonneurs, mais ils déclinent poliment la proposition.
Au fur et à mesure de nos arrêts dans les gîtes, nous comprendrons cette règle tacite : on mange ce que l’on porte. Si la table et les conversations sont partagées, le repas reste individuel. Pour finir nous poussons jusqu’à la fontaine (un genre de gros abreuvoir à vaches). En contrebas, une piste d’accès, des tables de pique-nique et des barbecues en pierre.

Tables à pique-nique, refuge de la Tanyareda – Jour #01

Tables à pique-nique, refuge de la Tanyareda – Jour #01

Il est temps d’aller dormir, les organismes éprouvés ne demandant qu’à se reposer.

Jour 2

Le lendemain, rangement du campement, pliage de la tente et petit déjeuner composé de gâteaux secs aux raisins et de café. Nous avons amené dans nos sacs à dos une cafetière italienne Bialetti de petit format : même si elle pèse son petit poids, un bon café le matin nous est indispensable !

Fontaine à vaches, Pic Neulos – Jour #02

Fontaine à vaches, Pic Neulos – Jour #02

Nous repartons pour cette étape du jour, fortement raccourcie par l’avance prise la veille et la réservation antérieure du gîte au Chalet de l’Albère pour la nuit suivante. Au programme : seulement 4,5 kilomètres !

Vue depuis le Pic Neulos, Jour #02

Vue depuis le Pic Neulos, Jour #02

La montée du Pic Neulos est quand même bien raide, dans les cailloux et sous le soleil. Au sommet, une grosse antenne, puis le chemin redescend tranquillement, traversant un champ à vaches en pente douce. Le sentier entre enfin dans une forêt de pins pour rejoindre le Chalet de L’Albère, gîte tout confort du Col de l’Ouillat. Arrivés à 12h15, une bonne bière et un repas complet nous attendent. Nous avions pris la précaution de réserver, mais ils ne comptaient pas sur nous si tôt dans la journée ! Installés en terrasse, nous chargeons nos montres GPS sur nos panneaux solaires portables, à la grande curiosité d’un groupe de femmes randonneuses auto-proclamées « cartes et boussole ».

Chalet de l’Albère, jour #02

Chalet de l’Albère, jour #02

Après le bon déjeuner, nous nous installons dans la « chambre patrimoniale », petite cabine pour deux personnes. Une bonne douche, une mini-sieste puis après-midi lecture sous les arbres et lessive. Le soir, repas sur la terrasse panoramique avec vue sur les montagnes côté espagnol, où nous apercevons quelques points que nous atteindrons dans plusieurs jours…

Couché de soleil au chalet de l’Albère, jour #02

Couché de soleil au chalet de l’Albère, jour #02

Jour 3

Le troisième jour, nous repartons sur des bases moins tranquilles : 24 kilomètres nous attendent, puisque nous déciderons une fois encore de prolonger notre étape. Levés à 6 heures 20, nous prenons un énorme petit déjeuner au refuge et chargeons notre sac d’un « panier repas » préparé par nos hôtes pour les randonneurs. 9 kilomètres dans la matinée à travers forêt dense, sentier caillouteux, piste, chemin méditerranéen et beaucoup de descente. Une randonneuse semble avoir dormi au creux des champs de genets, cheminaude des temps modernes à l’écart des refuges.
Nicolas doit changer l’équilibre de son sac au bout de 5 kilomètres, constatant de fortes douleurs cervicales. Mon ampoule au talon droit me fait souffrir dès la première demi-heure : nous sommes encore en rodage et notre corps ne s’est pas tout à fait lové dans notre activité de marcheurs.

Départ du col de l’Ouillat Jour #3

Départ du col de l’Ouillat Jour #3

Nous arrivons dans la ville-frontière du Perthus à 11 heures, écrasés par la laideur de cette cité et la ribambelle de touristes en quête de tabac bon marché. L’avantage pour nous est de recharger notre réserve de pansements à ampoules, plus que nécessaires. Une bonne bière en terrasse ombragée est également bienvenue : finalement quand ça pétille dans les verres, toutes les villes sont belles.
Nous repartons à 12 heures 30 sous un cagnard de fou, et ça grimpe et ça grimpe et ça n’en finit plus, sur une piste d’abord goudronnée puis en cailloux, d’une monotonie effarante. Grosse fatigue post-prandiale et mal aux ampoules, on s’arrête à l’ombre sur ce que nous croyons le haut de la côte… mais non, ça grimpe encore !

Comme une petite fatigue… Jour #3 Après le Pertus

Comme une petite fatigue… Jour #3 Après le Pertus

Une piste conduit au Mas Bardès près duquel nous aurions dû camper mais finalement nous continuons, la différence entre la carte et le terrain est flagrante et nous n’élirons pas ce lieu pour logis. La prochaine étape, Las Illas, est indiquée à 2 heures 40 de marche. On traverse un camp naturiste (sans en croiser un seul) puis une ferme avec un cochon peu avenant qui tente de nous courser.
Dès que nous croyons la côte finie, ça grimpe encore, et sévère ! Enfin ça descend sec, sur du bitume donc nous remettons nos embouts sur les bâtons. Nous croisons deux randonneurs arrivant dans le sens inverse. Ils nous indiquent la direction d’un gîte d’étape dans l’ancienne mairie du prochain village, très joli mais un peu à l’abandon avec ses enfilades de maisons à vendre. On arrive chez la vieille dame qui s’occupe du gîte, suivi de près par un autre couple en voiture mais « ici, on n’accueille que les randonneurs ». Nous avons l’habit, on nous laisse nous installer.

Gîte d’étape de Las Illas, attention si vous cliquez la photo est en odorama. #Jour3

Gîte d’étape de Las Illas, attention si vous cliquez la photo est en odorama. #Jour3

Il s’agit d’un dortoir de 7 lits superposés (donc 14 couchettes), une cuisine collective, des sanitaires, un lavoir, le tout très propre. Une bonne douche (aaaaaaah ! trop bon !) et dehors, un orage éclate. On a bien fait de presser le pas ! Après une petite lessive, nous nous accordons une petite bière au restau local « Hostal dels trabucares ». Nous revenons au gîte pour déguster notre super panier-repas (1 sandwich au jambon, 1 tomate, 1 yaourt, 1 compote, 1 petite madeleine, 1 barre céréale, 1 oeuf dur).
Le tout est avalé goulument malgré l’heure (18 heures 30) et c’est l’occasion de discuter avec les autres occupants du gîte : une femme qui a fait tout le GR10 depuis Hendaye, 2  jeunes anglais qui finissent la HRP, avec un portage de 15 à 17 kilos pour l’homme et 12 kilos pour la femme. Nous avons des progrès à faire, Nicolas portant quasiment ses 20 kilos quotidiens en raison notamment du matériel collectif de popote et Clara est à 12 kilos, mini-bouquin 2.0 compris.
Les enseignements de cette journée où nous avons enchaîné deux étapes initialement prévues : faire impérativement une pause entre 11 heures et 15 heures si la chaleur est trop pesante…
Demain, jour 4, l’Espagne !

Le GR11 en Espagne (côté montagne)

Jour 4

entier de l’exil espagnol Jour #4

entier de l’exil espagnol Jour #4

Voici l’Espagne qui nous tend les bras. Nous allons passer de l’autre côté de la montagne, du GR10 au GR11 et atteindre un site aujourd’hui dévasté par le feu puis lentement reboisé (notre randonnée a eu lieu en 2011, l’incendie ravageur du Perthus a Figueras en 2012).
Réveil à 6 heures 15 et départ à 7 heures 50, on est encore un peu long au décollage. « Have a nice day ! » au couple d’anglais, nous aimons ces rencontres de passage où l’on ne connaît ni le nom ni la profession mais où l’essentiel s’échange : poids et organisation du sac, où se situent les sources en activité, quel est l’état des prochains abris, comment prévenir les ampoules…

Jour #4, le départ

Jour #4, le départ

Nous prenons la direction du col de Lly par le « chemin des Trabucares » (sentier qui nous avait été indiqué la veille par la logeuse et dont nous avions repéré le départ en allant prendre une bière au petit restaurant du village). Ça grimpe mais c’est en forêt sur un petit single track joli, terrain privé bordé d’avertissements aux randonneurs « Ne ramassez ni bois ni champignons ! »

Chemin des Trabucares, jour #4

Chemin des Trabucares, jour #4

Le sommet est atteint en un peu plus d’un kilomètre. Le col de Lly est l’un des passages de l’exil espagnol que franchissaient les réfugiés au cours de la guerre d’Espagne, à marche forcée et dans un tout autre contexte que notre randonnée récréative. Nous ne pouvons pas nous empêcher d’entendre leurs pas résonner sur la terre que nous foulons à présent, après avoir lu les panneaux commémoratifs transformant ce chemin en lieu de mémoire.
Nous commençons à descendre une large piste en direction du village de La Vajol. Côté espagnol, les indications du GR changent : des panneaux signalent les directions mais les marques blanches et rouges s’espacent. Le village de La Vajol, haut perché, est magnifique. Nous nous ravitaillons dans la petite épicerie-café, les premiers mots en espagnol sont prononcés.

La Vajol, jour #4

La Vajol, jour #4

Village La Vajol, jour #4

Village La Vajol, jour #4

Nous repartons sur le GR11 pour prendre la direction de l’ermitage Santa Eugenia. 3 à 4 kilomètres se font sur de la route goudronnée pure et dure, heureusement peu fréquentée à cette heure par les voitures : seulement quelques cyclistes sportifs, en peine dans la montée et quelques cyclotouristes en roue libre dans la descente. Nous quittons la route pour une nouvelle large piste dans la forêt, très verte, puis de larges étendues à découvert.

On the road, GR 11, jour #4

On the road, GR11, jour #4

GR11, la piste, jour #4

GR11, la piste, jour #4

Dès l’approche de 11 heures, la chaleur se fait sentir. Nous passons près de belles mûres mais il fait trop chaud pour s’arrêter les cueillir. Arrivés à Santa Eugenia, nous découvrons que l’hermitage a été transformé en centre de vacances pour enfants, avec piscine. Nous les regardons envieusement s’ébattre dans l’eau fraîche ! Nous déjeunons ici et réalisons notre grande pause la journée, de 12 heures à 15 heures, après 12 kilomètres de marche.

La pause, jour #4

La pause, jour #4

Santa Eugenia, jour #4

Santa Eugenia, jour #4

A 15 heures, il fait encore bien chaud mais nous repartons après avoir rempli nos réserves d’eau à la colonie de vacances. Les grosses montées de la journée, sur une piste caillouteuse et glissante, se présentent. Nous avançons lentement mais sûrement, c’est moins dur que la veille : le métier qui rentre. Nous faisons étape pour la soirée à 17 heures : vers Mas Llong, un panneau indique la direction de la Jonquera à 1 heure 15 de marche. Nous avançons encore un peu pour espérer trouver de l’eau et un terrain plat pour planter la tente. Finalement pas d’eau (heureusement que nous avons croisé la colonie de vacances pour nos réserves !) mais un terrain presque plat.
Que notre tente semble grande pour un petit bivouac !

Le bivouac, Mas Llong, jour #4

Le bivouac, Mas Llong, jour #4

Nous ne savons pas ce qu’il reste de ce lieu de bivouac aujourd’hui, après l’incendie. Ce qui est certain, c’est que tout le parcours du lendemain (jour #5) n’existe quasiment plus dans sa forme boisée.

Jour 5

Le marché de la Jonquera, Jour#05

Le marché de la Jonquera, Jour#05

Le cinquième jour, après un ravitaillement dans la ville de La Jonquera, nous remontons le GR11 vers Santa Lucia. Chemin escarpé de toute beauté, puis très broussailleux. A Santa Lucia, ça grimpe et ça se rafraîchit. Pause déjeuner au col de l’Auleda, venteux, on fait sécher notre t-shirt et on enfile une polaire et une veste. Incroyable comparé à la chaleur de la veille !

Pause déjeuner au col de l’Auleda

Pause déjeuner au col de l’Auleda

Descente dans une lande qui ressemble à celle de l’Ecosse, puis nous découvrons dans les arbres l’arrière d’un avion assez grand, accidenté. En avançant sur le chemin, un monument écrit en catalan indique qu’il s’agit d’un canadair tombé là en 1986 lors d’un grand incendie avec (déjà !) 30 000 hectares et que les quatre pompiers français ont péri.

Descente vers Requesens

Descente vers Requesens

Nous finissons par atteindre Requesens, nous traversons une petite rivière puis atteignons le refuge,  petit et d’une telle saleté que nous décidons de planter la tente non loin, malgré l’interdiction de camper dans cette zone. Il est 16 heures, 17 kilomètres pour cette étape et 5h30 de marche, nous posons les sacs entre les pins et repartons à la rivière avec de quoi nous laver et faire la lessive (écologique).

Le château de Requesens

Le château de Requesens

Un petit rythme s’installe à l’arrivée d’une étape, quel que soit le lieu : on enlève ses chaussures, on soigne les ampoules, on s’étire, on enfile les chaussures de repos, si on peut on fait la lessive et on se lave. Et puis on va se promener (eh oui ! On ne se promène pas assez !) Ce jour-là, visite du château fort de Requesens, immense, en ruine mais partiellement reconstruit. Nous nous endormons au milieu des pins, reposés. Il fait encore doux et nous avons toujours un jour d’avance sur notre programme…

La ville de Llança et le Cap Creus au loin, Jour #05

La ville de Llança et le Cap Creus au loin, Jour #05

… Mais ça c’était avant l’arrivée du renard ! Peu après s’être couchés, nous entendons un bruit de pas sur les épines de pin, et un son de farfouillement. Nicolas regarde et aperçoit un renard qui fouille la poubelle que nous avions suspendue à un arbre. La nuit décuple les bruits, les dents déchiquettent le plastique et le renard grogne d’énervement. « Bon sang, des papiers de jambon cru sans une seule petite lichette de cochon dessus, ces humains n’ont aucun respect pour nous les carnassiers ! »
Nous avons encore quelques gâteaux dans nos sacs, de délicieux croquants aux noisettes espagnoles, sous le auvent de la tente, et Clara a soudain très peur que le renard ne veuille croquer les croquants. Son forfait accompli auprès de la poubelle, le renard semble s’en aller mais la peur reste. Nicolas prononce alors ces paroles rassurantes qui resteront dans notre mythologie familiale : « Ne t’inquiète pas, à notre odeur il sent que nous sommes de gros animaux. » Ensuite un hibou se met à hululer sur un arbre tout près de notre tente. A son chant, il devait au moins s’entraîner pour le prochain concours lyrique de la forêt enchantée. La nuit fut agitée, c’est peu de le dire ! Réveil difficile à 6h15, le ciel menace et nous plions vite bagage.

Jour 6

Bivouac sous les pins, Jour #06

Bivouac sous les pins, Jour #06

Une bonne grimpée dans la forêt et les cailloux, puis nous traversons une lande sur la crête, vent à gogo ! Clara décolle littéralement, elle doit s’aider de ses bâtons pour ne pas être emportée. Enfin nous sommes à couvert et nous descendons, il pleut un peu et nous avons recouvert nos sacs.

Dans le vent de la crête, Jour #06

Dans le vent de la crête, Jour #06

La piste s’élargit, des cailloux, toujours des cailloux ! A l’orée d’un bois, le chemin se fait plus facile, moins caillouteux, descendant. Nous avalons les kilomètres ! Environ au 13ème kilomètre, nous arrivons au hameau El Vilars, où nous devions faire étape selon nos prévisions. Mais vu la fatigue, la mauvaise nuit précédente et le temps, nous décidons de pousser jusqu’au village le plus proche, Espolla, en réalisant un petit détour. Bien nous en a pris !

Espolla, Jour#06

Espolla, Jour#06

Le village d’Espolla est très joli, avec ses multiples terrasses fleuries dans chaque maison. Il est pourvu d’un « turisme rural », gîte chez l’habitant, nous sonnons et ouf ! Il y a une place de libre pour cette nuit. Nous avons vraiment la « randonneurs’ touch » avec nos gros sacs, nos bâtons et nos traits fatigués. Cela attire la sympathie du logeur, qui mettra en évidence nos bâtons dans un promontoire de son entrée : « Los batones, aqui ! » Il veut nous indiquer « une route pour Llança avec 10 kilomètres de moins que notre parcours, toute droite, toute en asphalte. » Nous l’écoutons poliment et reprendrons le GR11 et ses cailloux !

Jour 7

Le lendemain, la tramontane souffle toujours. Nous croisons un gros buisson de ronces pleines de mûres et cette fois nous en profitons pleinement.

Ravitaillement de mûres, Jour #07

Ravitaillement de mûres, Jour #07

Nos gambettes profiteront également des ronces et autres arbustes piquants dans la descente vers Sant Quirze de Colera.

Sant Quirze de Colera

Sant Quirze de Colera

Au restaurant du lieu-dit, « El Corral de Sant Quirze », une bombance catalane hors du commun nous attend : escargots gigantesques, entrecôtes qui débordent de l’assiette, crème catalane… puis lecture à l’ombre jusqu’à 16 heures pour récupérer du plus gros effort de la journée ! Nous repartons pour 6 kilomètres de pistes et de route et nous quittons nos chères Pyrénées dont nous admirons toute la chaîne, pour rejoindre un paysage méditerranéen : vignes, oliviers, figues de barbarie… et le sel qui se devine déjà dans l’air.

Vignobles catalans, Jour#07

Vignobles catalans, Jour#07

Le GR11 espagnol côté mer

Arrivés à Vilamaniscle à 17 heures 30, nous cherchons les hôtels signalés sur la carte… pour n’en trouver aucun. Nous demandons à une dame dans la rue, puis à l’épicerie, pas d’hôtel. Un client de l’épicerie nous indique que le tenancier du bar-piscine du village pourra nous montrer où planter notre tente. Et c’est le cas : 3 euros pour une douche et un bon bain au milieu des adolescents plongeurs, et nous avons gracieusement planté la tente en contrebas, près du stade.
Nous nous rendons compte qu’à la fin de la journée nous sommes fatigués de parler espagnol, de trouver où dormir, de planter la tente sous la tramontane… mais cela fait partie de l’aventure et cette façon de voyager offre tellement de belles surprises que nous la préférons à tout autre forme d’organisation. C’est ce qui constitue la trame des souvenirs, que nous transmettrons à nos enfants… enfants que nous avons fabriqués dès le retour de cette randonnée !

Figues de Barbarie, Jour#07

Figues de Barbarie, Jour#07

Jour 8

Le lendemain, jour #8, nous reprenons le GR11 dans les derniers contreforts des Pyrénées, qui plongent jusqu’à Llança. Nous nous attendions à beaucoup de route et d’urbanisme, mais les pistes et les montagnes s’étirent jusqu’à la ville.

Dernier effort dans les collines avant la mer, Jour #08

Dernier effort dans les collines avant la mer, Jour #08

Nous arrivons à 11h30 au bout de 10 kilomètres, déjà bien fatigués. Nous cherchons l’hôtel réservé avant notre départ, qui s’avère situé près d’une grande route, mais notre chambre donne sur un coin calme. Petit hôtel miteux mais parfait pour une halte d’une nuit dans la ville.

La mer, au détour du chemin, Jour#08

La mer, au détour du chemin, Jour#08

Promenade en tenue de touristes (robe légère, chaussures de repos) sur le GR92 vers la plage de Grifeu où la famille paternelle de Clara passait tous ses étés dans les années 1960.

La plage de Grifeu à Llanca, Jour#08

La plage de Grifeu à Llanca, Jour#08

Nous nous attendions à pire en termes d’urbanisation : ce ne sont pas de grands immeubles mais des ensembles d’appartements, genre de lotissements pas très beaux mais cela reste intéressant de voir que les gens semblent s’y plaire. Nous passerons la soirée dans le centre historique de Llança, où trône un majestueux arbre à palabres sur la Plaza mayor. Là, la vie suit son cours tranquille : les vieux bavassent, les enfants se courent après et jouent à la trottinette, les ados traînent et s’embrassent, les touristes dînent.

Llança, Plaza mayor, Jour#08

Llança, Plaza mayor, Jour#08

Jour 9

Jour #9, levés à 6h30 (comme des randonneurs, pas comme des touristes, non mais !) nous nous engageons sur le GR92 qui longe la côte jusqu’à Port de la Selva, puis file dans la Montagna Negra jusqu’à Cadaqués.

Vers Port de la Selva, Jour#09 randonnée sur le GR10 et GR11

Vers Port de la Selva, Jour#09

Sentier très agréable emprunté par de nombreux coureurs avant que n’arrive l’heure chaude. Nous arrivons au camping de Port de la Vall qui longe la mer, et où se croisent les GR92 et 11, que nous reprendrons le lendemain. Nous y resterons deux nuits et marcherons légers pour la dernière étape du GR11 jusqu’au Cap de Creus. A la nuit tombée, dîner pique-nique romantique sur la plage, au clair de lune et de frontale… puis passage endiablé à la « discomobil » du camping, où Shakira et des imitations des Gipsy Kings sont de la fête.

Diner sur la plage, vue sur Port de la Selva, Jour#09

Diner sur la plage, vue sur Port de la Selva, Jour#09

Jour 10 de la randonnée sur le GR11

Dernier jour de marche vers le Cap de Creus, avec une traversée de Port de la Selva, puis une grimpée dans la montagne.

Dernière marque, Jour#10

Dernière marque, Jour#10

Il fait chaud et c’est la course contre le soleil. L’astre gagne toujours, mais nous résistons bien : avec 12 kilos de moins chacun sur les épaules, tout paraît facile. Des paysages très secs, une église en restauration, des pierres trouées en cavités, le terrain est parfois lunaire. Une dernière montée vers le phare, aperçu au loin entouré de voitures. Le Cap de Creus est plein de touristes venus en auto ou en petit train, alors que nous nous attendions à une lande désertique ! Qu’à cela ne tienne, nous arrivons à la dernière marque du GR, heureux et un peu étourdis.
Nous nous restaurons ensuite au café-restaurant du Cap, « Bar sa freu », avec 1 litre de bière, une viande grillée et une glace. Encore 12 petits kilomètres jusqu’à Cadaqués, par le « Cami Antics », chemin très sec et malheureusement par endroits jonché de papiers. Nous atteignons Porligat et nous offrons une petite pause à l’extérieur de la maison de Dali et Gala, surbondée de touristes. Le coin est horrible à cent lieues de ce que ce village devait être à leur époque.
Nous rejoignons le centre-ville et quittons la dernière marque du sentier de randonnée. Cadaqués nous apparaît, perle préservée de la Costa Brava. Nous redevenons touristes à notre tour, sirotant un granité au Bar Meliton, découvrant les ruelles si belles. Nous rentrons le soir au camping, en bus, emplis du bonheur ce voyage à pied, de ces chemins et des rêves que la randonnée a fait naître.

Cadaquès Jour#10 randonnée sur le GR10 et GR11

Cadaquès Jour#10

Conclusion sur la randonnée sur le GR10 et GR11

Un GR10 à l’envers, un GR11 jusqu’à la mer : le plaisir de cette randonnée en semi-autonomie provient de ses chemins de traverse, du parcours que nous avons établi nous-mêmes, des préparatifs et de l’accomplissement final. Il existe véritablement trois parties distinctes au niveau paysager, que nous avons détaillé ici : le GR10 français, pyrénéen et vert ; le GR11 côté montagne en Espagne, plus sec mais au caractère bien trempé ; les GR11 et GR 92 côtiers, urbanisés et méditerranéens.
Cinq ans après cette aventure, nous sommes toujours là, juste un peu plus nombreux : une petite fille née en 2012 et un petit garçon né en 2014. Nous projetons nos futures randonnées à quatre, avec un rythme et une logistique adaptés. Nous avons opéré l’amorce d’une transition écologique dans notre vie quotidienne. Les pages ouvertes par cette randonnée dans les Pyrénées catalanes s’écrivent toujours au jour le jour dans notre vie actuelle, pierres fondatrices de réalisations personnelles et collectives. Il y a eu véritablement un « avant » et un « après » ce périple de 10 jours…
Voici enfin quelques chiffres pour résumer cette randonnée :
Jours de marche : 10
Distance : 157,74 km
Temps total de marche : 45 heures
Dénivelé positif : 5 786 m
Dénivelé négatif : idem
Vitesse moyenne (avec les pauses !) : 3,5 km/h
Calories dépensées (estimation) : 6 000 pour Clara, 12 000 pour Nicolas
Etape la plus longue : 24,00 km
Etape la plus courte : 3,5 km (Oui oui, jour #2, on avait bien marché la veille !)
Eau portée et bue en marche : 42,75 litres
Bière : plusieurs litres, avec sagesse.
PyrCat2011 – 160km
PyrCat2011 – Dénivelé

 Matériels utilisés pour cette randonnée

[infoChangeOrientation]

CATÉGORIE  NOM DU MODÈLE  MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART  EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK   SI C’ÉTAIT À REFAIRE 
SAC À DOS NICOLAS Venturer 75 LAFUMA Le volume, les nombreux réglages, l’ouverture possible sur le dos du sac, les multiples poches et rangements Semble solide, il a supporté sans broncher les plus de 20kg de matériel. Je l’ai trouvé très pratique avec ses poches et ses ouvertures latérales. Difficile de trouver le bon réglage. Une mauvaise répartition des charges, même minime, rend le portage très vite inconfortable. Le poids à vide du sac un peu trop important (2500g).
SAC À DOS CLARA Colorado Lady 55 MILLET Volume idéal, poches pratique, modèle pour femme Bon sac, costaud, mais un peu lourd de base. Le chapeau n’est pas assez stable. Pas de raincover. Pas d’emplacement poche à eau. Bon c’est un vieux modèle de chez Millet. Increvable, mais un peu moins pratique que les sacs actuels.
TENTE T3 Ultra light pro QUECHUA Le prix. La compacité, Le rapport Volume/poids/prix. 3kg. Tente très spacieuse pour 2 (elle est prévue pour 3), dont un grand gabarit. Montage rapide et facile. Sardines de bonne qualité. Semble solide, même si nous n’avons eu à subir de grosse tempête. Très compacte une fois rangée dans sa poche, je la porte dans le sac à dos. Prévoir 2 ou 3 sardines en plus. Auvent est juste assez grand pour loger nos deux gros sacs. Nous avons sacrifié un peu de poids pour un gain en espace et donc confort.
SAC DE COUCHAGE NICOLAS S15 Ultralight XL QUECHUA Prix. Compacité. Légèreté. Couplage possible. Largement suffisant pour la saison pour un couchage sous tente. La fermeture zip a tendance à se coincer. Arriver à le plier correctement dans sa housse est une épreuve ! Peut-être investir dans des « vrais » sacs de couchage…
SAC DE COUCHAGE CLARA S10 Ultralight M QUECHUA Prix. Compacité. Légèreté. Couplage possible. Modèle un peu plus chaud que le précédent, plus encombrant aussi.
OREILLER Compressible THERM-A-REST Compressibilité Ajoute un peu de confort au couchage Même compressible, il prend pas mal de place. Je prendrai plutôt une petite taie d’oreiller dans laquelle je mettrai ma polaire.
TAPIS DE SOL Trail Lite THERM-A-REST Taille. Epaisseur. Autogonflant. 1,80m c’est grand ! J’ai juste les pieds qui dépassent, ce qui n’est pas du tout gênant. Quelques insufflations et c’est installé. Epaisseur très confortable. Rangement assez facile une fois qu’on a pris l’habitude. Le sac fourni est un peu large, le matelas a tendance à occuper tout le volume. Pour limiter cet effet, juste après pliage on l’entoure d’une petite sangle pour le maintenir compacté.
RÉCHAUD Crux Lite OPTIMUS Poids. Encombrement Idéal pour la rando itinérante. Ne prends pas de place et délivre une bonne puissance de chauffe. Semble un peu fragile, même si nous n’avons pas eu de problème. On a un peu peur de mettre des choses lourdes de dessus. Adaptateur nécessaire pour les cartouches campingaz. Pare-vent souvent nécessaire.
BASSINE Kitchen Sink 5L SEA-TO-SUMMIT Encombrement. Pratique pour la petite vaisselle, la lessive au camping ou dans les rivières.
BÂTONS Carbon Traveller LEKI Légèreté. Encombrement. Très pratique et confortable avec le système de mini-gant avec attache rapide. L’indispensable de la randonnée. Solides et fiables. Embouts pour bitume bien utiles. Un peu longs à déplier. Mais on n’était pas pressés.
FRONTALE Tikka 2+ PETZL Poids, autonomie. Largement suffisant pour un éclairage de bivouac. Fonctionne sur piles. On peut y ajouter une batterie rechargeable (PETZL CORE), mais ça augmente considérablement la taille et le poids de la frontale.
POPOTE Anti-Adhesive 2P QUECHUA Popote complète pour deux personnes. Sac de rangement. Très bien pour faire cuire nos repas de bivouac, que ce soit des pates ou des lyophilisés. La pochette de rangement permet d’éviter que la popote ne s’ouvre dans le sac. Très volumineuse ! Il en existe probablement des plus compactes.
CAFETIÈRE Moka Express 3T BIALETTI Fait du bon café. Notre petit luxe. Un bon café tous les matins. 450g, c’est la plus petite de la gamme. Impossible de partir le matin sans un bon café !
POCHE A EAU 2L SOURCE Se loge dans le compartiment adapté du sac. Facilité d’utilisation. Légèreté. Problème de fuites sur nos 2 poches, au niveau de la jonction poche/tuyau pour l’une, au niveau du tuyau pour l’autre. C’est un peu pénible à recharger, surtout quand le sac est plein. La prochaine fois j’opterai pour des bidons ou des bouteilles avec un tuyau qui vient se brancher sur le goulot.
BOUSSOLE C400 QUECHUA Prix. Robustesse. Indispensable avec la carte IGN. Pas eu besoin. Indispensable pour s’orienter si on perd la trace !
COUTEAU Forester One Hand VICTORINOX Le couteau suisse. Usage quotidien. Indispensable en randonnée.
CHARGEUR SOLAIRE PT2 USB-600mA POWERTEC Chargeur pour tous périphériques USB Pratique, on peut l’attacher partout grace aux œillets. Mais il faut vraiment un bel ensoleillement pour qu’il remplisse sa fonction. Emmener une batterie USB, qu’on pourra recharger avec le panneau solaire.
0 commentaire
0

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire