Stage d’alpinisme estival à Chamonix en Haute-Savoie

par Expérience Outdoor
Yoann FOULON En route vers la pointe Louise Amd

Yoann Foulon nous partage son expérience de son Premier stage alpinisme estival avec l’Equipe Nationale d’Alpinisme Masculine (ENAM)

Information sur un stage d’alpinisme à chamonix

Lieu :

Chamonix, France. 5 h de voiture depuis Montpellier

Date :

(04/08/13 – 12/08/13)

Participants :

Yoann Foulon

Caractéristiques du Massif du Mont Blanc :

Beaucoup d’occupation : bloc, couenne, grande voie, TA, randonnée, course en neige, vtt, parapente, tourisme…
Bibliographie :
Carte IGN :3630 OT et 3531 ET
Lien internet :
– CAMP TO CAMP – Petit clocher du portalet
– CAMP TO CAMP – Aiguille du peigne face SW du gendarme rouge
– CAMP TO CAMP – Pillier rouge du brouillard

Alpinisme estival à Chamonix
L’objectif de ce stage avec l’ ENAM est de grimper sur du beau granit afin de se conditionner à l’escalade en fissure pour le prochain trip du moi d’octobre au Yosemite. En effet, la grimpe en fissure présente un style très atypique qui nécessite un temps d’adaptation et une assimilation de quelques techniques particulières (verrous de mains et de doigts, placement, fabrication de gants à l’aide de strap, placement de ses points de protections…).

Chamonix est l’endroit idéal pour cette prépartion, son massif recèle de l’un des plus beau granit au monde (ligne de faiblesse net, grain parfait …).

Nous avions pour but de faire deux voies granitiques en haute montagne, une course d’arrête pour la manipulation de cordes et finir le stage par une course plus longue (3 jours). Mais comme toujours, en montagne plus qu’ailleurs, c’est la météo qui guide nos activités.
Nous nous sommes retrouvés devant l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme le dimanche soir, pour discuter autour d’une table de nos futurs projets, au moins celui du lendemain. Après moult discussions, nous choisissons de passer notre première journée sur « le clocher du Portalet ». Il s’agit d’un très beau éperon de rocher de 350m de haut et culminant à 2823m situé dans le Valais Suisse.
Chacun choisi sa voie sur ce géant granitique, avec Kevin nous choisissons de grimper dans « La guerre des nerfs », une voie cotée ED+, 7b max.

Une heure de route est nécessaire pour retrouver ce coin perdu des montagnes suisses, nous sommes arrivés au parking vers 7h00 du matin. La marche d’approche présente une distance brève mais un dénivelé important ce qui en fait une randonnée très grimpante. Nous commençons cette marche par la traversée d’une belle forêt ou l’odeur des Mélèzes mélangée à l’air frais réveille nos sens. Quelques belles fleurs croisent notre regard comme le Lys Martagon, avant de sortir de la forêt et d’apercevoir l’éperon rocheux.

1h30 après notre départ, nous arrivons au pied de la paroi, elle est gigantesque. Entre la raide moraine sous nos pieds et la paroi, nous prenons conscience de notre petitesse. Les 4 premières longueurs se déroulent dans des gradins, l’escalade y est facile et peu intéressante si ce n’est pour nous faire prendre de la hauteur. Une grande vire nous accueille aimablement avant les 2/3 raides de la montagne. La première longueur constitue une très belle escalade de difficulté 7b, ou finesse doit être le maître mot. Il s’agit d’une fissure remontant un léger dièdre, les pieds sont plats et il faudra sortir tout son répertoire gestuel pour atteindre le relais.

Les coincements de genoux sont même conseillés. La longueur suivante, plus courte, permet d’atteindre une fissure qui semble interminable. D’une belle largeur dans sa première moitié, il est rassurant d’avoir au moins un friend numéro 4. Les deux longueurs finales sont plus habituelles mais nécessitent encore un peu de finesse ; car si la raideur perd de son intensité, les dalles reviennent à l’assaut. La sortie de la voie se fait sur un vrai sommet, un peu « cairneu » mais esthétique, nous sommes restés un long moment au sommet à savourer le paysage. En descendant nous croisons nos amis dans « Ave César » une belle fissure en 7c toute rectiligne :

« Whaou! la prochaine fois on va dans cette voie ».

Le soir retour sur Chamonix, ou « Cham » comme ils disent ici. Le lendemain l’équipe se séparera en 3 cordées : une ira faire « Sale athé » au pilier d’angle, une autre « Elan vertical » au flamme de pierre, et nous – Renaud, Antoine et moi – à l’aiguille du peigne faire « à peigne perdu » dans le massif des aiguilles de Chamonix.

Grand luxe à Chamonix, la « benne », permet de prendre plus de 1000m de dénivelé en quelques minutes. Nous ne nous privons pas de ce confort pour rejoindre l’attaque de notre voie, le téléphérique nous dépose rapidement au plan de l’aiguille, d’où seulement 30min de marche nous séparent du début des difficultés. Un névé quelque peu chaotique complique le départ de la voie, c’est qu’après quelques acrobaties que nous décollons du sol sous la surveillance de l’Aiguille du midi que nous avons juste derrière nous. La première partie chemine dans de belles dalles inclinées ne dépassant pas le 6b mais qui est extrêmement agréable à grimper. Nous arrivons assez vite dans la partie raide à l’aplomb du sommet de l’aiguille du Peigne. De belles fissures nous attendent… du 6c au 7b les longueurs nous demandent d’utiliser l’ensemble de notre répertoire de contorsion : multiples coincements de poings, des verrous de doigts, dülfer, genoux, à plat, compression, arquées… Sans gant de strappal c’est horriblement mutant, surtout quand les fissures sont mouillées, plus jamais je l’oubli ! Le rocher est parfait, c’est du bonheur. Tellement qu’on en oublie le temps qui passe… nous devions entamer la descente à 15h car des risques d’orages étaient signalés pour la fin de journée. Nous avons grimpé la dernière longueur dans le brouillard, cela nous faisait rire « Whaou! Quelle ambiance ». En arrivant au sommet Antoine nous met la pression pour descendre le plus vite possible. Il est 16h et on se rend compte que nous avons un peu exagéré, nous ne devrions pas nous trouver au sommet à cette heure ci. On fait le premier rappel…vite ! Il se met à tomber du grésil « tant que ce n’est que ça, ça va… », « BRAAOUUM » très gros coup de tonnerre, nous voyons la foudre tomber à une petite dizaine de mètres! L’adrénaline monte d’un coup et on active la vitesse de descente, il faut être hyper efficace. A ce moment là, (avec ce qu’il s’était passé l’an dernier à la barre noire) je m’en veux terriblement, je m’insulte : « je m’étais juré de ne plus me retrouver dans une telle situation », les souvenirs reviennent, j’ai une grosse boule dans la gorge. Quelques minutes plus tard nous entendons une seconde fois le tonnerre mais un peu plus loin, « cela s’éloigne », mais il faut continuer à faire vite, cela peu revenir. Quelques rappels après, nous sortons du brouillard. Le soleil revient nous chauffer pour les 4 derniers rappels. Nous avons descendu les 400m en un temps record. Incroyable cet orage, il est parti aussi vite qu’il est arrivé, nous n’avons même pas entendu les abeilles. En discutant après coup avec les autres, nous avons constaté deux erreurs : nous aurions du partir plus tôt (6h30 au lieu de 7h30) et nous aurions du faire attention à l’heure…

Cela reste une voie est« majeurisssime » à faire à la journée depuis Cham, dommage de pas avoir pu profiter du sommet et du paysage, cela doit être top…il faudra y retourner pour faire une des autres voies qui rayent la face.


Les deux jours qui suivent sont pluvieux. Nous en profitons pour nous reposer, assister à un cours sur l’artif (très utile pour le prochain stage au Yosemite), préparer la grande course de la fin de la semaine et aller grimper à la superbe salle de l’ENSA.


Plusieurs idées ont circulé, parmi elles nous en retenons deux : la traversée des aiguilles de Chamonix avec l’enchaînement de « La direct Americaine » sur l’Aiguille du Fou et « La Directissime, Gabarou Long » sur le pilier rouge du brouillard avec sortie au Mont Blanc. Nous divisons l’équipe en 2, 4 des jeunes choisissent la traversée des aiguilles et 2 jeunes – Antoine et moi – décidons d’aller découvrir l’envers du Mont Blanc. Dimitri, l’un de nos encadrant, se joint à nous, il ne connaît pas non plus se pilier et est très excité pour en faire la découverte. Nous sommes conscient que cela ne sera pas une course facile et que la haute altitude des difficultés pourrait avoir raison de notre réussite, d’autant plus qu’aucun de nous trois n’est acclimaté. Nous prenons la décision d’y aller « tranquille » et monter au pied du pilier du brouillard en 2 jours.

Le départ est donné en Italie le vendredi à 17h. L’objectif du jour consiste simplement à monter au refuge Monzino (2500m). La vallée de () est fortement contrastée, le bas et le flanc sud abritent de jolies forêts de conifères découpées de cours d’eau. L’odeur des sous bois et le chant des oiseaux offrent une atmosphère bucolique. Le flanc nord, lui, remonte brutalement en altitude dans des moraines entrecoupées de cascades violentes et déchainées pour ensuite devenir falaises et arêtes, puis couloirs de neige et de glace chatouillent le fameux Mont blanc. Et c’est bien ce côté-là qui attire notre regard, qui maintient notre attention, qui nous attire pas après pas. Il est annoncé 2 h30 pour la monté, Dimitri nous annonce que le repas sera servit à 19h30 au refuge. « AAARG! Mais on n’y serra jamais! Il est 17h30 ». Pas question que je saute un repas surtout avec ce qui nous attend les jours suivant, on serra à l’heure pour la soupe, quitte à perdre un poumon dans la montée! C’est donc sur-motivé que nous attaquons la belle approche. Dès le parking nous pouvions apercevoir le refuge, ce qui donne l’impression d’une faible distance. C’est court, mais terriblement raide, on s’en est aperçus assez rapidement en approchant du premier mur. Le quart de l’approche se passe sur des falaises en mode « via ferrata », ça présente l’avantage de monter vite, et de nettoyer nos petits poumons. Nous arrivons ainsi assez vite au refuge, 19h00! « Héhé! nous avons même le temps de nous reposer un peu ». Le cadre est magnifique : le refuge est posé sur une large crête de prairie entre les arêtes du Brouillard et les arêtes de Peuterey. Ces arêtes sont monstrueuses et les nuages s’accumulant dans leurs recoins accentuent leur austérité. Le refuge est très beau et je pense que cela vaut la peine d’y monter juste pour y dormir et manger les délicieux plats du gardien.

Le lendemain nous partons vers 7h00 pour rejoindre le bivouac Eccles (3800m) ou nous nous reposerons tout l’après midi afin de parfaire notre acclimatation avant le grand jour. La montée au bivouac est plus technique que la promenade de santé de la veille. Nous évoluons sur glacier, avec des bonnes pentes et des cheminements entre les terribles abîmes de glace. L’altitude commence à se faire sentir, et la dernière portion « un peu mixte » avant le « bivouac tonneau» nous essouffle facilement. Le soleil haut dans le ciel indique la fin de la matinée.

Personne dans le premier bivouac, nous prenons celui-ci. Peu de confort ici, le tonneau est incrusté sur le flanc de la montagne dans une terrible pente. Avec ses 9m² il offre un accueil limité : 9 banquettes superposées par 3 avec une table au milieu mais pas de place pour s’y assoir (soit dessus, soit sur les lits). Tout allait bien jusqu’à ce que d’autres cordées arrivent aussi… 3 puis 2 et encore 2… le tonneau est plein ! Tous vont faire l’Inominata demain, une belle course en neige et mixte qui permet de sortir au Mont Blanc aussi. Nous passons l’après midi à manger, faire fondre de la neige, dormir (comme on peut car les Italiens sont plutôt bruyants… quand l’un d’eux est allé se coucher avec ses pitons et sa quincaillerie nous avons tous les trois laissé échapper un fou rire « C’est bon! Il a bien pris tout ses pitons pour dormir ! ». L’altitude commence à nous donner quelques maux de tête… Après moult résistance je décide de prendre un aspirine, « c’est pas très éthique, ça! ». Nous nous couchons tôt (20h), car nous serons réveillés tôt (00h00) par les autres cordées.

Nous nous lèverons vers 3h00 du matin, l’objectif est de pouvoir attaquer la voie vers 5h00. La nuit fut courte mais nous nous sentons en forme et surtout hyper-motivés d’aller grimper sur le magnifique granit de ce bastion du toit de l’Europe.
L’approche est rapidement faite, après quelques rappels dans les Rimay (ce qui nous engage intégralement sur la sortie au mont blanc), nous sommes aux pieds du mur à 04h30. Nous décidons de séparer la voie en trois, ou chacun passera en leader dans une de ces parties : Antoine commence sur les quatre premières, j’enchaîne sur les 4quatre suivantes et Dim finit avec les quatre dernières. Pour faciliter la grimpe du leader on répartit les trois sacs en deux, cela fait deux gros sacs pour les seconds, mais c’est la meilleure solution. Dès la première longueur on se rend compte que c’est dur de grimper avec 15 kilos sur le dos, « bourrinage » sera donc le maître mot. C’est malgré tout un grand bonheur de grimper sur ce beau rocher, les longueurs s’enchainent en suivant des lignes de fissures très plaisantes. Le lever du jour nous révèle dans quelle ambiance féérique nous évoluons, nous filons droit vers le ciel, c’est magnifique. Lorsque le soleil commence à nous chauffer les oreilles, c’est à mon tour de passer en tête, et j’ai l’honneur d’attaquer directement avec la longueur clef de la voie (un joli 7b de 50m). Sans le sac on retrouve facilement sa liberté, mais l’altitude est bien là.
Une jolie fissure fine permet d’arriver dans une dalle sculptée à petites prises. La longueur suivante sera moins athlétique mais un peu plus exposée. Tout se passe à merveille, chaque mouvement est savouré. Arrivé aux relais j’essaie de prendre le temps de m’imprégner de tout ce paysage unique et prendre conscience de l’instant. Nous prenons de plus en plus d’altitude et survolons le val d’Aoste, le sommet du Grand Paradis nous semble déjà tout petit. Dim, prend la tête à son tour, plus que quatre longueurs et nous aurons fini la première partie… Nous sortons au sommet du pilier à 14h. Pas le temps de souffler le chemin est encore long pour atteindre le Mont Blanc, il faut déjà gravir la pointe Louis Amédée. Ce sommet s’atteint en grimpant dans des gradins, mi-rocher, mi-neige, c’est peu raide mais l’altitude ralentit nos pas. Nous atteignons le sommet à 17h, nous sommes dans les temps. Une magnifique vue se dégage et nous apercevons les pentes de neige du Mont blanc. Nous sommes pourtant loin du but, il faut maintenant se lancer sur les arêtes en direction du Mont Blanc de Courmayeur. Beaucoup de sections mixtes sont bien grimpantes et il faut garder un maximum de lucidité pour assurer ses appuies, être attentif au milieu, visualiser les prises fiables des blocs branlants.
En arrivant sur le Mont Blanc de Courmayeur le soleil décline, des couleurs flamboyantes illuminent la neige. Le froid lui aussi nous saisit, la doudoune est appréciable et il est temps d’enfiler les gants. Peu nous sépare du toit de l’Europe, mais avec la fatigue et l’altitude j’ai l’impression d’être dans un autre monde, je plane. Le vent nous déséquilibre, quelle ambiance! Lorsque nos pieds foulent le plus haut point du dôme du Mont blanc la beauté est à son comble. Une vue extraordinaire s’offre à nos yeux, le coucher du soleil rajoute une dimension féérique. Nous avons vraiment l’impression de tout survoler, rien n’est plus haut, tout semble terriblement petit. Je n’ai jamais eu un tel sentiment en arrivant sur un sommet, cela vous prend au cœur. Il est 21h et malgré cette beauté, nous ne trainons pas, il faut décider du chemin de la descente : les Cosmiques ou le Goûter ? Nous optons pour le Goûter qui est plus rapide à atteindre.

Dernière longueur de la Directissime

Au fil de la descente la fatigue s’empare de nous, en passant devant le refuge Vallot, nous craquons… nous décidons de nous y arrêter pour nous reposer et manger un peu. Une soupe, un peu de saucisson et quelques barres chocolatées et nous nous endormons à même le sol du refuge. En boule dans nos doudounes nous aurons put dormir que 3h. A 3h du matin une foule étonnante de gens réalisant l’ascension du Mont Blanc par la voie normale débarque dans l’abri. C’est très étrange, on avait croisé si peu de monde ces derniers jours… « Aller continuons à descendre, fuyons cette population ». La circulation diminue en s’approchant du refuge du Gouter. A 7h00 nous arrivons à la gare de l’aigle où nous prenons le petit train du Mont Blanc pour retourner dans la vallée, heureux et avec plein de belles images en tête! Il ne reste plus qu’une chose à faire, se reposer et attendre la prochaine course…
Quel stage !

 

Merci à Michael, Audrey, Mélodie, Claire et Mathieu de m’avoir permis de prendre cette semaine de vacances pour vivre ces aventures.
Merci aussi à PETZL, ICEBREAKER, SCARPA, BEAL, et GARMIN pour le matériel de qualité.
Merci à Jade de toujours me soutenir.

Matériel testé :

Matos
Nom
Marque
Premier sentiment
Remarques
 Veste de Montagne Quasar pullover   Mountain Hardwear   Légère, aucune gêne dans les mouvements. Elle semble très fine, présente-elle une bonne imperméabilité et une bonne résistance à l’abrasion?   Il s’agit d’une veste de montagne minimaliste: pas de poche, un zip 1/3, une petite capuche. Elle permet néanmoins une bonne protection aux intempéries, j’ai pris la pluie et la grêle, l’eau ne pénètre pas. Sa finesse offre une bonne respirabilité pour ne pas étouffer dans les moments plus physique. La Quasar pullover se plie en tout petit dans sa capuche et rentre facilement dans la tête d’un sac. La fine capuche permet sans gêne d’enfiler son casque par dessus et isoler ainsi correctement sa tête. Le seul inconvénient de cette veste c’est sa fragilité en escalade: en abrasion sur le rocher, elle n’a qu’une résistance limité. Cependant elle est tellement légère que j’avais du mal à l’enlever, autant pour marcher que pour grimper, sur les 3 jours de course à l’envers du Mont Blanc je ne l’ai enlevé uniquement pour dormir au refuge Monzino, c’est un très beau produit. J’aurais apprécié une petite poche de poitrine pour y glisser 1 barre énergétique ou autre. 
 Première peau  GT 200 LS chase Zip  Icebreaker  Légère, proche du corps mais bonne liberté de mouvement. J’apprécie les passants pour les pouces cela permet de maintenir les manches lorsqu’on grimpe avec les bras en l’air ou lorsqu’on enfile une couche supérieur.  Cette première peau est agréable à porter, même dans l’effort elle ne gène pas (il n’y a pas cette effet colle qui peu y avoir avec du synthétique). Elle évacue facilement la transpiration. J’ai pu la garder tout au long de la course à l’envers du Mont Blanc: sur les marches d’approches je ne portais qu’elle et dans les moments plus frais j’ajouter seulement une micropolaire et la veste Quasar pullover. Le passant pour les pouces est très agréables, il permet le maintient des manches lorsqu’on grimpe ou lorsqu’on enfile une seconde couche de vêtement.
 Slip  Boxer 150 briefs  Icebreaker  Sceptique sur le confort de la laine: peur que cela gratte  Au final, très confortable, et cela limite grandement les odeurs: si tout le monde était habillé de la tête aux pieds en laine Mérinos, les dortoirs des refuges sentirais meilleurs…
 Baudrier  Adjama  PETZL  Dans le magasin je l’ai trouvé plus confortable que les autres baudriers, pour un harnais réglable je le trouve assez léger et compact  Vraiment très confortable, c’est la première fois que je fini une course en montagne (rocher) sans marques du baudrier sur le corps. Réglable aux cuisses, 4 portes matos, porte caritool, léger, compact et confortable l’Adjama est un vrai baudrier d’alpinisme, il n’y a rien a en redire…
 Casque  Sirocco  PETZL  Casque léger, je m’interrogeais sur sa résistance et au vu de ses sangles fines j’avais un peu peur qu’il soit inconfortable  Sa légèreté est exceptionnel, on ne le sens pas sur la tête, les sangles fines se calent correctement le long du vissage, elles n’apportent donc aucunes gênes. Un aimant permet de clipper facilement le casque (même avec des gants). Contrairement à d’autres casques celui-ci ne se marques pas, des tests indiquent qu’il est plus résistant que les casques Elios
 Chausson  Instinct Vs  Scarpa  Chausson rigide, pas de points douloureux, le pied comble bien tout le chausson. La tenu du pied par l’élastique en plus du scratch est agréable. Mais j’étais un peu septique sur le confort en grande voie…surtout après des années en Testarossa de La Sportiva.  J’ai pris ce modèle deux tailles en dessous ma pointure de ville, mon pied est très bien maintenu, ce qui est surprenant c’est qu’aucun point douloureux n’apparaît lorsque je grimpe. Le chausson est divisé en deux par une partie souple en son milieu. L’avant est très rigide et légèrement crochetant se qui offre une merveilleuse griffe sur les réglettes, la structure souple sous la voute plantaire permet d’apprécier cette technicité sur tous les profils (même les à-plats en dalle ne sont pas gênant). En revanche je trouve le talon un peu trop rigide, la sensation des prises est difficile à appréhender. La gomme sur le dessus du pied m’avait parut gênante au premier abord, mais on s’y habitue, et cela se révèle même être une arme redoutable pour l’escalade en fissure. L’instinct est à mon sens un chausson extrêmement polyvalent, j’ai enfin trouvé un chausson précis et confortable pour les grandes voies. Il m’a fallu tout de même 3 séance pour m’habituer aux sensations des Instinct VS.

Echantillon du matériel présent pour la course : 

Catégorie    Nom du model  Marque  Pourquoi avoir fait le choix de ce model au départ Est ce que ce choix a répondu à l’expérience racontée dans ce roadbook   Si c’était à refaire  
 Doudoune  M vega jkt  Mountain equipment  Très bon compromis entre légèreté, compacité et chaleur (vérifié, je l’emmène partout, c’est plus chaud que n’importe quel autre vêtement et en plus elle prend tout juste la place d’une petite polaire)  Oui, attention toutefois à deux points, (1) à la fragilité du produit : résistance à l‘abrasion réduite, donc à éviter dans les cheminées et autres étroitures (2) au pouvoir imperméable limité, produit seulement dé perlant  A garder
 Veste  Quasar pullover  Mountain Hardwear  Imperméabilité, respirabilité, légèreté, et liberté dans les mouvements  Oui, ultra compact elle tient facilement dans la tête d’un sac.
Seule inconvénient : elle peut être un peu fragile…
 Difficile de la quitté…
 Première peau (haut)  GT 200 LS chase Zip  Icebreaker  Un léger apport de chaleur avec une bonne respirabilité et la tenue des manches par des passants de pouces  Oui, en plus l’ouverture du col permet d’ajuster en fonction du ressenti de température  A continuer, pour l’hiver j’essaierai de trouver le même style en plus chaud
 Collant    Millet  Chaud et respirant  A renouveler  J’essaierai un calçons en laine Mérinos
 Pantalon alpinisme  Wedson   Eider  Chaud et léger  Oui et bonne résistance à l’usure, en revanche les bretelles sont gênantes  Je prendrais un pantalon dans le même style en privilégiant l’étanchéité : le « M ultra pant » de « Mountain equipment » avec sa construction en Gortex tex Proshell 3 couches, il semble tout indiqué
 Gants  Alpinism 800  Simond  Le prix et l’impression d’apport de chaleur  Oui, en revanche ce produit n’est pas assez imperméable, offre une dextérité réduite  J’essaierai les « Punisher » de Black diamond, ce produit reste léger et souple tout en étant imperméable, il semble tout indiqué pour l’alpinisme technique
 Sac de couchage
  Phantom 0  Mountain Hardwear   Chaud et léger  Oui, 4ans que je l’utilise, même en dormant dans la neige je n’ai jamais eu froid  A refaire sans hésitation
 Réchaud  Crux  Optimus   Légèreté  Oui, Parfait pour des courses ou le poids est un élément important pour la réussite de la course  A refaire
 Popote  Popote aluminium1  Quechua  Le prix faible et sa légèreté  Oui, prévu pour une personne mais suffisant pour deux  A refaire
 Sac à dos
 Jorasses 40  Simond  Légèreté, simplicité et faible prix  Oui, mais la tête du sac n’est pas stable surtout lorsqu’il est très chargé
 A changer
 Piolets traction  Quark  PETZL  Piolet technique, avec gâchette sur la poignée pour une meilleure tenue en main et permet plus facilement les changements de mains  Oui, parfait pour le dry, la glace et le mixte  Pour ce genre de course je prendrai plutôt le « Sum’tech » (panne) de PETZL qui est plus léger
 Crampons  Lynx  PETZL  Techniques et précis, possibilité de passer en mono pointe pour la grimpe précise et possibilité de rétracter les pointes avant pour les approches en neiges ou les courses peu raides  Oui. Bien que le poids puisse constituer une limite pour les courses faciles  A refaire, car la bonne robustesse de ce modèle est un gage de sécurité dans des zones engagées
 Harnais  Adjama  Petzl  Compromis entre légèreté, compacité et confort  Oui, surpris du confort, c’est la première fois que je n’ai pas la marque du baudrier après des grandes voies  A refaire
 Mousquetons  Jumbo HMS  Simond  Grande ouverture, confortable pour les manips  Oui  A refaire, mais je pourrais optimiser en prenant le model plus léger de PETZL : « Attache 3D SL »
 Poulie traction  Micro traction  PETZL  Indispensable pour réaliser un secours en crevasse  Oui  A refaire
 Corde à double  Cobra II 60m golden unicore  Béal  Fine et fluide  Oui  A voir la résistance à l’usure dans le temps, pour l’instant j’en suis très satisfait
 Corde à simple  Jocker  Beal  Corde fluide et légère  Oui, c’est vraiment agréable de grimper avec une jocker, notamment pour les clipages et le tirage sur les grandes longueurs  A refaire, mais attention à l’assurage, surtout quant elle est neuve, ne pas la mettre dans les mains d’un débutant
 Chaussure  Nepal top extrem  La Sportiva  Chaussure rigide et chaude  Oui, mais trop lourde et je me sens un peu à l’étroit comme beaucoup de produit La sportiva  Voir à renouveler par des chaussures plus léger de chez Scarpa : « Phantom guide »
 Broches  Express ice screws 16  Black diamond  Facile à amorcer, la manivelle intégrée permet une mise en place rapide : gain de sécurité  Oui  A refaire, mais inclure sur le baudrier un « Caritool » pour un meilleur dégainage
 Montre GPS  Fenix  Garmin  Prêt  Très bien, peu volumineuse pour tout ce qu’elle apporte  A refaire, une vraie station d’information, une aide précieuse pour la montagne
 Frontale  Tikka 2 plus  PETZL  Bon éclairage et différents modes d’éclairage (puissance)  Oui  A refaire
 Coinceurs
 Flit flex
 Kong  Le prix  Oui, mais attention leur stabilité est limitée  Je préfère grimper avec las Camalots de Black Diamond car ils permettent une meilleure amplitude d’ouverture, ils offrent une plus grande stabilité et ils sont plus résistants à l’usure : les câbles d’ouverture des « flit flex » ont tendance à se décrocher
 Friends  Camalot 4
 Black Diamond
 Stabilité, bonne amplitude d’ouverture et robustesse (même sur les petites tailles)  Oui  A continuer
 Dégaines  Spirit  Petzl  Bonne tenue en main  Oui  Un peu lourdes pour ce type d’escalade. Pour des courses en montagne, il vaudra mieux privilégier les « Ange » de PETZL qui sont ultralégères
 Assureur  Toucan  Simond  Assurage du leader et du second avec corde à double  Oui  Moins maniable que d’autres systèmes, je vais le renouveler par le « Reverso » de chez PETZL qui est plus léger.
 Mousqueton à vis  Jumbo HMS
 Simond  Grande ouverture, confortable pour les manips  Oui  A refaire, mais je pourrais optimiser en prenant le model plus léger de PETZL : « Attache 3D SL »
 Sangle  Fin anneau 60
 Petzl  Pratique pour rallonger les points de protections (spits, pitons, coinceurs…)  Oui  A refaire
 Sangle  Fin anneau 120
 Petzl  Pratique pour faire des relais
 Oui  A refaire
 Casque  Sirroco
 Petzl  Légèreté  Oui, et très bonne tenue sur la tête, le clip aimanté permet une mise rapide du casque même avec des gants  Je continue avec lui