Voyage en corse entre Mer et Montagne: une partie du Mare a Mare centre et autres explorations

par Expérience Outdoor

Olivier HIRT nous partage son expérience de voyage en corse : Corse entre Mer et Montagne. Il nous raconte son séjour agrémenté de quelques adresses et d’un retour terrain sur le matériel utilisé.

Information voyage en corse : Corse entre mer et montagne

  • Date du voyage en corse

Du 28 avril au 5 mai 2014

  • Lieu de ce voyage en corse

France – Corse – Mare a mare centre :
Lundi 28 avril : Décollage Montpellier 8h40 – Arrivé Ajaccio 9h40 – Bus après-midi jusqu’à Porto-Vecchio Hotel l’Aiglon
Mardi 29 avril : Bus Porto-vecchio 8h > Ghisonaccia (pont de l’Abatescu) 9h > Randonnée Serra-di-Fiumorbu > Catastaghju (gîte d’étape)
Mercredi 30 avril : randonnée Catastaghju > Cozzano (gîte d’étape)
Jeudi 1er mai : randonnées Cozzano > Guitera (gîte d’étape)
Vendredi 2 mai :  repos et randonnée autour de Guitera
Samedi 3 mai : Bus les bains de Guitera > Ajaccio > Navette maritime Ajaccio > Porticcio (randonnée dans le coin) > Ajaccio
Dimanche 4 mai : Train Ajaccio > Corte > randonnée mare a mare nord > Train Ajaccio
Lundi 5 mai : Décollage 10h15 aéroport Ajaccio
Vol aller-retour Montpellier > Ajaccio : 215€

  • Participants à ce voyage en corse

Olivier Hirt – 32 ans : Concepteur de site web et sophrologue – grimpeur amateur, j’apprécie les sports outdoor et essaye de me maintenir en forme. Je découvre la randonnée et je suis avide de faire l’expérience de mon corps dans ces situations. Contrainte : je ne peux pas porter plus de 8Kg.
Marie Creyssels – 31 ans : Professeur des écoles. Sportive en dilettante, je suis curieuse de suivre le rythme de la découverte qu’impose la marche à pied.

  • Où dormir lors de voyage en corse

GR mare a mare centre : gîtes d’étape : cela permet de considérablement alléger les sacs à dos. C’est le luxe d’une bonne douche chaude, d’un bon diner, d’une bonne nuit dans un lit et du petit déjeuner le matin. C’est l’occasion de croiser d’autres randonneurs et de découvrir nos hôtes. Comptez 40€ environ par personne et par nuit pour la demi-pension.
Chacun est singulier et c’est ce qui fait leur charme. Celui de Guitera est vraiment le grand gagnant ! Une auberge où il fait bon être, le gite et le couvert étant vraiment soucieux du bien-être de ses hôtes. Après un dîner gargantuesque et délicieux Paul-antoine nous demande : « Vous en avez eu assez ? On vous amène un autre plat ? ». La literie est confortable et propre.

Porto-vecchio : l’hôtel l’Aiglon est vraiment charmant. Propre, bien refait, cet hôtel est on ne peut plus accueillant. Comptez 70€ la nuit. Rue Commandant l’Herminier, 20137 Porto-Vecchio.
Ajaccio : l’hôtel du golfe pour moins de 80€ la chambre par nuit vous donnera vue sur la mer avec les ferries qui entrent et sortent. Un très bon standing. Pour le petit déjeuner, on a pas essayé et préféré le bar d’à coté. 5 Boulevard du Roi Jérôme, 20000 Ajaccio.

  • Où se restaurer/où se réapprovisionner :

Porto-vecchio : a cantinetta tenue par Eric. Un conseil, ne passez pas à coté de la soupe corse, un régal qui vous tiendra largement le diner (12€). ‪Rue Sampiero-Corso Haute ville‬, ‪20137‬ Porto-Vecchio – 04 95 52 11 09

Ajaccio :
Le restaurant des halles : un soir pour vous faire plaisir, menu à 19€ entrée plat dessert qui réveillera vos papilles. Derrière les halles, dans une impasse, le restaurant des halles s’annonce le plus vieux restaurant d’Ajaccio. Vieille cave voutée, vos yeux et tous vos sens seront ravis. 4 Rue des Halles, 20000 Ajaccio – 04 95 21 42 68
Le bar de la gare : pour un petit dej’ voyageur, entrez dans la gare des chemins de fer de Corse et vous pourrez profiter d’un petit déjeuner juste au bout du quai (5€). Profitez en pour prendre un train, ça vaut le coup.
Le 8 de cœur : les restos sont vides sauf un qui affiche complet… un tout petit restaurant aux allures de bonne petite cantine comme l’oignon givré à Montpellier. Des prix très accessibles et des produits frais. Tout est fait maison. Prenez l’assiette découverte de 6 saveurs de Corse, un excellent moyen de découvrir les saveurs corses pour un prix raisonnable et avec le peps contagieux de la serveuse. ‪18 Rue Conventionnelle Chiappe‬, ‪20000‬ Ajaccio – 06 52 62 87 40

U vergaju : en venant de Guitera les bains, descendez sur les bains pour vous délasser puis en route pour le snack/restaurant à l’entrée du hameau en venant des bains de guitera. Très bonne table familiale, ambiance chasseurs. Accueil chaleureux au cœur de la foret et cuisine traditionnelle pour 14€ avec vin et café.

Guitera les bains : l’auberge Chez Paul-Antoine. Ne comptez pas vous lever de table tout de suite, vos jambes risquent de vous jouer des tours. Paul-Antoine vous fera peut-être visiter son séchoir à charcuterie. Au milieu des montagnes, vous mangez local.

Ravitaillements (épiceries) : Cozzano – Sampolu – Frasseto – Col saint-georges

  • Se déplacer

L’avion : Montpellier > Ajaccio aller-retour (215€) : pour une semaine, sans voiture, c’est vraiment pratique. En 1 heure on est en Corse.
Le bus : un excellent moyen de voir du pays et de belles routes : Ajaccio > portovecchio 23€ / portovecchio > pont de l’abatescu 12€
Le bateau : des navettes maritimes régulières rejoignent Ajaccio à Porticcio. Vous pouvez aussi découvrir les Sanguinaire ou les calanches de Piana. Si la mer le permet c’est magnifique : 15/20€.
Le train : au départ d’Ajaccio nous avons pris direction Bastia pour nous arrêter à Corte. Waou ! Un excellent moyen de voir du pays et de s’enfoncer dans les montagnes par les petits villages desservis. Vue imprenable et secousses garanties. 23€ aller/retour

  • Office du tourisme

Ajaccio
Porto-vecchio
Porticcio
Corte

  • Caractéristiques (falaise, massif…) de ce voyage en corse

Le mare a mare centre propose un joli panorama de la diversité de la Corse. Partant de la mer, il s’enfonce dans les montagnes avec des ascensions très modérées. Il ne présente aucune difficulté à part les nombreux obstacles : arbres, glissements de terrain, ruisseau à torrent, … Le terrain est changeant, surtout au rythme de la forêt. Vous croiserez le GR20 au niveau du col de Laparo, entre Cozzano et Guitera. L’occasion de se rendre compte de ce sentier mythique qui survole la Corse du haut des crêtes. La condition physique et l’équipement ne serait pas du tout les mêmes.

  • Quoi d’autre dans les environs lors de ce voyage en corse

Escalade : Pour rejoindre le pont de l’abatescu (départ du mare a mare centre), vous passerez par Solenzara où de nombreux panneaux indiquent « Bavella ». Les aiguilles de Bavella, sont un site mythique pour les grimpeurs ! Si vous avez du temps et votre matos, vous pourrez tâter du cailloux. Rien à voir avec le calcaire de chez nous, là vous expérimenterez le granit.

Alpinisme : même à cette période (fin avril-début mai), de nombreux sommets restent couverts de neige ! Vous pourrez par exemple faire l’ascension du Mont Alcudina à quelques kilomètres de Ziccavo.

Nautisme : arrivés sur Porticcio après une semaine de marche, enfilez votre maillot et louez un katamaran, une planche à voile, un standup paddle, un canoé… pour découvrir le golfe et profiter de la mer après la montagne.

  • Bibliographie pour accompagner ce voyage en corse

TopoGuide : Corse Entre mer et montagne – FFRandonnée – 2012 – 14,90€
Nous avions juste envie de partir en Corse. « Pourquoi pas une randonnée ? » Un tour au Yéti et le topoguide qui nous fait de l’œil. « Regarde y a les mare a mare ! C’est parti ! » Dans ce topo vous trouverez tout ce qui faut pour organiser votre trip : gites, circuits, cartes, …

Inspiration : L’envie de randonner est naît depuis longtemps, une première cet été (2013) durant 5 jours en Lozère, puis l’île de la Réunion en novembre 2013 avec un ami (cirque de mafate pendant 5 jours, piton des neiges, fournaise…) et maintenant la Corse. Cet hiver j’ai lu un bouquin de Sylvain Tesson « Dans les forêts de Sibérie » aux éditions Gallimard. Aventurier, il fait l’expérience de s’installer dans une cabane de Sibérie au bord du lac Baikal durant 6 mois. Ça le change des kilomètres de randonnée, d’alpinisme, … J’ai été transporté par ce récit.

Les journaux, les médias : aller par delà l’imaginaire véhiculé, vivre l’expérience.

Récit de notre voyage en corse

Lundi 28 avril – Montpellier > Ajaccio > Porto-vecchio

voyage en corse Ajaccio 28 avril 2014

Ajaccio 28 avril 2014

 6h30 – réveil de vacances. Bagages check. Papiers check. Petit déjeuner en cours : œufs brouillés bananes. On arrive à l’aéroport à 7h40. Enregistrement. Manque le billet retour mais on verra plus tard.
Nuages effilés voilant à peine le soleil levant, l’avion fait le plein sur le tarmac. Il est plus facile aujourd’hui de vivre le rêve d’Icare que celui de Christophe Colomb. Surtout avec les faibles taxes sur le kérosène.
Ce qui me préoccupe ? L’estimation des 8h de marche le premier jour. Toujours cette foutue croyance de ne pas pouvoir y arriver.

9h20 – sous les nuages la Corse

9h30 – atterrissage ! Waouuu ça c’est du pilotage. Long survol en rase-mottes au dessus de la mer avant un atterrissage avec gros freinage.

12h30 – déjeuner au restaurant l’arche, rue de l’assomption, avec une salade ajaccienne. Parfait ! Je me retrouve même à manger les petits morceaux de tome qui parsèment la salade (je n’aime pas le formage… normalement).
Brrrrrr il fait frais et le soleil perce de temps en temps les nuages noirs.

voyage en Corse Images de Olivier HIRT

13h30 – on en profite pour s’arrêter dans un cyber café en  face de la préfecture. L’occasion d’imprimer les billets retour. Excellent endroit où les livres en libre accès, citations au mur et cartes postales suspendues au plafond, posent l’ambiance. A découvrir : “aimer et penser Ajaccio”, tenu par Pascal.

15h30 – après une balade sur le port, nous nous renseignons sur les bateaux Porticcio / Ajaccio pour dimanche. Seulement si la mer est bonne… Aïe ! On vérifie pour les bus… aucun. Aïe ! Ce sera taxi ou … Stop.
On s’installe dans le hall de la gare routière et laissons le temps passer. Avant que Stéphane, le chauffeur de EuroCorse nous conduise à Porto-vecchio.

17h – sur la route nous croisons des vaches qui empruntent tranquillement l’autre voie avec leur gardien en voiture. En passant le Col saint Georges, je sens l’excitation monter. Je me demande toujours si je pourrais y arriver et après j’oublie cela pour profiter de l’expérience… contemplation, moment présent, être là, la conscience de plus en plus large.
Forêt sur tous les flancs, j’ai l’impression que la terre ne se laisse pas conquérir si facilement ici. C’est peut être de là que les Corses tiennent leur caractère.

Hier nous avons vu aux infos qu’une paillote s’est effondrée à Porto-vecchio, faisant 3 blessés. A Ajaccio tout le monde en parlait. D’ici quelques heures nous y serons.

20h – sacs déposés à l’hôtel, nous visitons la ville perchée. Sublime ! Passé la porte « médiévale », on se laisse déambuler dans les petites rues aux murs de granit. Montagne. Un air de jazz qui s’échappe d’une impasse appelle le flaire de Marie à dénicher les bons petits resto. Cour avec petit jardin, A cantinetta est complet à l’intérieur alors on profite de l’avant goût estival, avec le vent frais qui nous porte les odeurs alléchantes de la cuisine.
Ce soir soupe corse et Pietra (bière a la châtaigne) : haricots blancs, blettes, salsifis et os de jambon corse pour graisser et fumer le tout. Eric nous l’a délicieusement vendue.
En lui disant qu’on attaque le mare a mare, Eric nous indique de demander Pierrot au refuge de Cartalavone si on a un problème et passer un bon moment.

21h – de retour à l’hôtel, on prépare les sacs pour demain. Départ du bus à 8h, donc réveil à 7h… le temps d’avaler une banane et quelques amandes. L’hôtel est vraiment sympa. Super accueil et la chambre est très agréable. L’Aiglon… à retenir.

Mardi 20 avril 2014 – Porto-vecchio > Pont de l’abatescu > Catastaghju

Vue panoramique du sentier au dessus de Serra di Fiumorbu voyage en corse

Vue panoramique du sentier au dessus de Serra di Fiumorbu

La nuit a été très reposante. Petit dej´ pris. Sacs prêts. Un dernier bonjour au soleil sur le balcon et en route pour la gare routière. Au revoir petit nid d’Aiglon.
La gare routière est assez sommaire, une aire entre la route et un parking a bateau avec sur le grillage les horaires. Bus pour Bastia à 8h. L’air est frais. Ah les îles.

Le chauffeur est nouveau, accompagné de Stéphane, l’ancien. Grand moment de transmission, avec l’arrêt à la station service pour prendre son journal. J’aime être là, observer avec bienveillance. Autre façon de vivre, voilà aussi ce que j’aime quand je sors de chez moi, c’est peut-être ça l’autre …

9h15 – arrivés au pont de l’Abatescu. Départ tranquille : orangers, citronniers et mésanges vert, jaune et rouge sur les fils électriques.

16h – le gîte qui nous paraissait de plus en plus loin au fur et à mesure de notre avancée, nous accueille enfin ! Nous avons atteint Serra di fiumorbu en 2h. A 11h nous y étions. Ensuite les bornes se sont de plus en plus faites sentir. D’abord un joli sentier de crête laissant la mer de part et d’autre pour se rapprocher des montagnes. On aurait dit le chemin comme un dos de dragon que Sangoku parcourt lorsqu’il mort. Cloud ! Marie a assuré avec un sac bien plus lourd que moi : 12kg et 8kg en comptant l’eau. On ne doit pas être loin des 900 mètres de dénivelé positif. Un passage à 1045 mètre d’altitude avant de redescendre sur Catastaghju, une ancienne centrale hydroélectrique réhabilitée en gîte d’étape. Vivement qu’on rencontre sa gérante, Mme Paoli et qu’on se restaure de sa pitance, ça nous changera du pain de mie sardines banane barres céréale de ce midi.
A notre arrivée Pierre et Aurélie nous accueillent. Ils font le même parcours que nous, et nous serons que nous quatre ce soir au gîte. Nous n’avons croisé personne durant toute la rando, seulement quelques oiseaux, des insectes et un nombre incalculable de traces de sangliers et de vaches. La terre est retournée de partout !
Allez à la douche.

18h30 – installés tranquillement dans la pièce principale réfectoire, Mme Paoli prépare le repas. Senteurs des herbes aromatiques. 20 ans qu’elle accueille les « fous » comme elle dit. Ces randonneurs qui partent sur les sentiers et s’arrêtent le temps d’une nuit à son gîte. Elle aurait des tonnes d’histoires sur eux à raconter, comme ce belge qui s’est trompé de départ et s’est lancé dans un détour de 10h ou ce couple qui n’avait pas de gîte ouvert à l’étape suivante avant quatre jours et qu’elle a accueillie chez elle en attendant.
Institutrice, elle a aussi travaillé dans l’humanitaire, une vie pleine de vies. Quand elle vous parle, il y a un interlocuteur invisible, pendu à son oreillette de téléphone. Parfois elle cherche ses mots, alors elle demande dans son oreillette qui lui répond. Invité mystère.
Le repas est prévu à 19h30… plus loin que le col de Laporo qui nous guette demain.
Petite séance de sophro, étirements du dos (mes hernies se portent à merveille… une bote d’aiguilles dans le bas du dos) et quelques pas dehors : odeur des pins, bruits de la rivières et les oiseaux avec qui je chantais sur le sentiers qui jouissent des derniers rayons de soleil.

De retour au réfectoire, tout le monde est là et Mme Paoli verse la soupe dans le plat de porcelaine. Quelle merveille !

21h – au dîner nous aurons eu soupe de légumes, assiette de crudités et charcuterie, gâteau raisins secs nappé de chocolat, le tout accompagné des histoires de Mme Paoli. 70 ans, il y a de quoi raconter pour cette fille de colonel !

Mercredi 30 avril 2014 – Catastaghju > Cozzano

Vue du col de Laparo voyage en Corse

Vue du col de Laparo

7h30 – moment de détente, de flottement de cet état merveilleux. Notre organisme s’arrange toujours pour récupérer dès qu’on lui laisse un temps.
Hier Mme Paoli disait à Marie que si c’est trop dur une fois arrivée en haut, elle pourrait appeler Cozzano pour qu’ils viennent la chercher en 4×4 sur la piste. Je suis sûr que ce ne sera pas nécessaire. Le plus dur pour moi sera de réduire nettement mon rythme pour l’ascension au col de Laparo.

8h30 – départ de la rando. Le plus dur sera de digérer le petit déjeuner de Mme Paoli… 100% SuperU ! Elle est adorable et pas avare d’histoire, elle est généreuse mais soulignera chaque dépense. A bientôt !

15h – arrivés au gîte d’étape Bella vista de Cozzano. La montée jusqu’au col de Laparo à 1 500 mètres d’altitude s’est faite très progressive, entre les grands hêtres de la forêt. Là haut le vent soufflait à décorner les bœufs. A l’abri d’un rocher on mange une banane et quelques amandes avant d’enfiler softshell, gants, bonnet et cape de pluie. Beaucoup de cours d’eau et d’obstacles à franchir. Vive les bâtons de marche ! C’est vraiment génial, je me demande comment j’ai pu faire avant. On est suffisamment équipé même avec moins de 10 kilos.
Quelques gouttes, du vent et une magnifique expérience. Seul hic : ma hanche gauche me fait un mal de chien… on verra bien, inutile d’en parler.
Le gîte est super sympa ! C’est le fils qui nous accueille. Il a étudié sur le continent mais son rêve, sur lequel il travaille ardemment, c’est d’entrer à l’ONF… « la Maison forestière est juste en dessous ».
Il y a même un bar pour savourer la Pietra de la victoire en écoutant le rêve de Mathieu. Il nous précise aussi que sa maman nous concocte un plat depuis ce matin. Sanglier ? Miam!

Petit tour dans le village de Cozzano. Une station service, une pharmacie, un bar restaurant, deux snacks. Il doit y avoir plus de randonneurs en été. Pour l’heure, nous retrouvons Pierre et Aurélie et il devrait y avoir quatre autres personnes au gîte ce soir. Niveau température, on doit être a 10° dehors, 14° dans les dortoirs. J’adore mon Craft (maillot de corps technique) et mon collant Odlo ! Brrrrrr… Allez une bonne douche chaude !

19h – le gîte est fait de dortoirs dans un bâtiment en hauteur auquel on accède par une petite ascension. Le bar/réfectoire/accueil est en bas au bord de la route. A 19h nous sommes tous là, Aurelie, Pierre, Laurent et Claude deux cyclistes en VTT qui sont arrivés tout à l’heure. Ambiance agréable où les discussions s’enchaînent, entrecoupées par LE CHAT qui réclame sa pitance quitte a payer le prix des caresses. C’est le chat du frère du propriétaire du gîte. Cet été il montera en hélico sur le GR20, au refuge. Les randonneurs il a l’habitude.
Au menu : une soupe de nouilles, assiette de saucisson de sanglier maison, sanglier petits pois et flanc caramel maison. Tout est préparé par la femme du patron… un délice ! Une table à recommander même sans randonner avant. Et l’accueil est vraiment sympa, une grande gentillesse, avenant et sachant à la fois se faire discret. Dommage qu’il fasse si froid et que les couvertures vous fassent éternuer toutes les 5 minutes.

21h – Les yeux se font lourds. Direction les dortoirs, le radiateur semble fonctionner, on aura peut être un peu de chaleur. Bonne nuit Cozzano.

Jeudi 1er mai 2014 – Cozzano > Guitera

voyage en corse Pierre tombale du coté de Giovicacce

Pierre tombale du coté de Giovicacce

1h – réveillé par la douleur de ma hanche. Ça fait longtemps que je me traîne ce problème, mais ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas réveillée… comme Marie à son tour. Un podologue… Excellente suggestion, j’y penserais de retour sur le continent.

7h30 – le réveil sonne. C’est le 1er mai alors le patron ne sert le petit dej’ qu’a 8h. L’occasion de se reposer.
Dehors le soleil brille et le ciel est parfaitement bleu ! Ce matin a un goût de vacances au ski. Les bâtons de marche peut-être.

9h30 – le petit dej’ ce n’est pas ça : confitures individuelles St Mamet, pain blanc proche du carton, beurre périmé et thé. Rien à voir avec leur charcuterie maison.
On quitte Cozzano niché entre les montagnes, sous un soleil radieux… c’est magnifique. Senteurs lila, muguet, genets… fleurs du printemps.
A chaque pas ma hanche me fait un mal de chien mais ça marche, alors en avant !

10h30 – Sampolu : village sublime où nous croisons monsieur le maire. Un air souffle… marin , iodé, on se croirait à la plage si on ferme les yeux. Grillons. Genets quel bonheur!

11h30 – passé Gioviacco nous croisons un troupeau de cochons qui nous devance. L’occasion de faire une pause pour noter. Ici les vaches sont en liberté, il y a des bouses partout sur les chemins. Nous entendons un cochon au dessus, quels cris ! Des hommes des animaux et la nature.

14h15 – gîte d’étape de Guitera. Hier nous avons eu la majestueuse forêt de hêtres dans l’humidité et le froid. Aujourd’hui nous allons de villages en villages en passant par des châtaigneraies centenaires. Les cochons et les chèvres sont partout. Dans chaque village les chiens nous accueillent… sentinelles. Nous avons manger à midi à Tasso : pain de mie, sardines et barres céréales. Le temps s’étire comme un chat. Le premier jour, Marie me dit « je me moquerais plus jamais des vieux ». Quand son papi fait le tour du pâté de maison chaque jour, c’est son étape à lui de 7h de marche. Expérience d’être vivant, à son rythme.

L’étape a été difficile alors qu’elle est courte. Marie commence a en avoir mare… a mare ? Pourquoi pas s’en tenir là, prendre un bus dans un village du coin ? Après tout faut reconnaître les limites, dans le corps et la tête. L’important c’est l’expérience de ces moments. Sentir le présent. C’est bon d’être posé sur ce banc en pierre, adossé au mur du gîte, écrivant ces lignes en écoutant le bruit du ruisseau au rythme lent du hameau.
Ce sera ça aussi l’expérience, aller jusqu’au bus, embarquer jusqu’à Ajaccio. Imprévu, plaisir du voyage en corse.

Trois coups de feu éclatent tout prêt… sanglier ?
Nous décidons de descendre pour les bains de Guitera. Geneviève, la tenante du gîte « chez Paul-Antoine » nous propose de prendre sa voiture… Je me demande d’où les corses tiennent une mauvaise réputation. Ils ont vraiment le sens de l’hospitalité.
Marie prend le volant pendant que Aurélie, Pierre et moi nous laissons conduire. Les bains sont un ancien lavoir à quelques mètres au dessus de la rivière, où l’eau chaude sulfurée coule a flot. Magique ! Il y des coulées de cire sur les bords, signes de séances nocturnes à la bougie.
Après un quart d’heure passé dans le bain, je sors… incroyablement délassé. Comme une grosse séance de sophro !

De retour au gîte on se charge d’annuler les deux autres gîtes : Quasquara et Col saint georges. Nous resterons toute la journée de demain ici au gîte de Guitera puis Geneviève nous propose de nous emmener au bus de 7h aux bains qui nous conduira à Ajaccio. On a réservé l’hôtel à Ajaccio pour une nuit supplémentaire.
C’est ça qui est super dans le voyage en corse, changer de route, d’itinéraire, prévoir quelque chose et le changer… au gré du voyage en corse.

18h – découverte du gîte… Au TOP ONE du classement ! Plus on avance et plus ils prennent du galon. Ancienne maison de pierres, plancher, cheminée… C’est rustique, authentique, chaleureux. On s’y sent tout de suite bien et encore une fois nos hôtes sont vraiment gentils. Vivement de découvrir les victuailles !

19h – il y a du monde au bar/réfectoire. Pas d’interdiction de fumer dedans… on est Corse ! Il y a les habitués, au pastis ou à la bière, qui accompagne les voyageurs de passage. Paul-Antoine est un sacré personnage ! Un couple de motard est de la partie. En deux minutes il apprend qu’elle bosse dans la restauration et lui propose alors de la débaucher pour deux fois son salaire sur juillet/aout ! A la fin du repas il propose un joint : « faut que j’écoule ma plantation ». On ne sait pas si c’est du lard ou du cochon… tout son être respire la bienveillance, le soucis d’inviter chacun à profiter de cette seule vie que nous avons.
Je crois qu’on est tombé au paradis. S’il n’y a pas de hasard, ce n’est pas pour rien que nous prolongeons notre séjour ici.
Au fait au menu nous avons eu : soupe corse (courgettes, haricots blancs, céleri, poireaux, pommes de terre, carottes), sanglier en sauce accompagné de gratin dauphinois et polenta, ainsi qu’un bon vin rouge et fromage corse ou gâteau à la châtaigne. Y a pas photo, c’est THE gîte paradise.
Comme nous ne sommes pas nombreux, chaque couple dispose de son dortoir… encore une attention dans le soucis qu’on en profite : « vous êtes en vacances, profitez en ». Merci Paul-Antoine, merci de nous accueillir.
En tout cas c’est vraiment la bonne période pour randonner sur le mare a mare car on y trouve personne et les gîtes sont juste pour nous… privilèges.

21h30- je finis d’écrire ces lignes avant de rejoindre les bras de Morphée Guitera.

Vendredi 2 mai 2014 – Autour de Guitera

Voyage en corse Auberge “Chez Paul-Antoine” à Guitera

Auberge “Chez Paul-Antoine” à Guitera

7h30 – Prêt pour le petit dej’ à 8h. Ma hanche m’a bien fait mal toute la nuit, difficile de trouver une position qui soulage. Mais ça va, je suis pas éclaté. La sophro c’est magique !
Dehors le ciel est très couvert, le sol est trempé, on dirait qu’il a plu pendant la nuit.

9h – fin du petit dej’ qui était de très bonne qualité, confiture de mure et d’orange maison. Dernières discussions avec nos compagnons de gîte couvert sous leur cape de pluie. Dehors il pleut des cordes. La brume caresse les cimes des chênes juste au dessus de Guitera.

11h11 – aux bains de Guitera on savoure ces eaux bienfaisantes. On a eu quelques averses sur le chemin, juste assez pour exhaler les odeurs de la foret. Cape de pluie et sur-pantalon nous ont bien tenu au sec. Je sens qu’on va apprécier le petit snack du coin. Il est juste a coté de la station service.

12h – U-vergaju un petit restaurant à 2km des bains de Guitera. Eh oui le snack était en travaux, alors il nous a recommandé l’adresse. Magique cette découverte en se laissant porter. La patronne nous accueille chaleureusement : »il pleut hein ! Installez vous ! » Pendant que Marie est au toilettes, monsieur vient aux nouvelles, d’où on vient, comment… j’adore ces moments, être étranger curieux devant les habitants curieux. « Il y a de belles ballades! Le tout c’est d’être en forme! » Encore merci pour l’accueil.
Assiette de charcuterie en entrée… quel délice ! On sent les bois, la châtaigne. Le restaurant est niché dans la foret, partout une belle végétation.
Gigot d’agneau et flageolets pour continuer et tarte aux pommes café pour le dessert. Le luxe ! Délicieux ! Tout est local et maison, pas de Métro ici.
Le retour par le sentier jusqu’à Guitera va se faire tranquille. Surtout que la patronne nous offre les myrtes pour la digestion.

14h45 – arrivés au gîte de Guitera, une Pietra et séchage des chaussures. Le sentier nous réservait quelques surprises. Outre la myrte qui rend le pied maladroit et le repas qui l’alourdit, la première difficulté a été un bourbier laissé par un tracteur. Je m’y suis enfoncé jusqu’aux mollets. GoreTex ok mais couvertes de boue. Vient ensuite un ruisseau en crue aux gros rochers de granit lisse… pompes nettoyées mais la gauche a été submergée… Flic floc pour le reste de la balade. Le soleil a fini par montrer le bout de son nez rayonnant. Une très belle excursion que je recommande vivement pour ceux qui veulent s’accorder une pause d’approfondissement du pays. Guitera chez Paul-Antoine > les bains de Guitera par le GR mare a mare variante > bains chaud aux bains > monter a U Vergaju par la route, très agréable, peu de voiture > déjeuner au petit restaurant (la charcuterie, le gigot flageolets et la tarte aux pommes sont merveilleux) > retour à Guitera les bains par le sentier qui part juste au dessus après le pont de u vergaju. Bonne balade !

19h – après petite sieste, Pietra et écoute de l’émission sur les épaules de Darwin, nous nous avançons entre les gouttes d’une grosse averse jusqu’au réfectoire. Le feu de cheminée nous réchauffe et j’essaye de sécher mes chaussures couvertes de boue. Au bar, les habitués rient et parlent. Ils nous ont laissé la place près de la cheminée. Oubliez les préjugés, les corses ont le sens de l’accueil.

20h45 – fin du repas : charcuterie, sanglier cuit pendant 6h à feu doux, lasagnes brebis, gâteau châtaigne, le tout accompagné de vin rouge. Vendredi soir l’ambiance chaleureuse est là. Il y a du monde a table, tout le monde se connaît et profite du moment. La cheminée met du cœur à l’ouvrage.
Je discute au bar avec Paul-Antoine. 14 ans qu’il tient cette auberge. Aujourd’hui à 54 ans il rêve de partir en Thaïlande pour sa retraite. « Il y a 1 200 corses là-bas. J’ai des amis qui s’y sont installés. Doigts de pieds en éventail, cigare. J’ai un ami qui a construit une maison : 25 000€. Mais attention faut rester correct, on ne fait pas n’importe quoi. »
Il y a une vraie conduite, une ligne de valeurs. Je règle le séjour en liquide et Paul-Antoine offre l’eau de vie. Un conseil, réglez en liquide, ce sera toujours apprécié !
Je rejoins Marie près de la cheminée et nous discutons avec Geneviève : myrte, herbes sauvages, fruits, confitures. Elle n’est pas corse d’origine mais marié à Paul-Antoine. Tous les deux ont su faire un lieu d’accueil, une auberge comme on se les représente dans notre imaginaire. Un lieu où il fait bon arriver, se pauser avant de reprendre le voyage en corse. Les convives, cousins, frangines s’en vont dans le brouhaha de la vie. On se sert la main heureux comme des frères. Une dernière pensée près du foyer avant d’aller me coucher.

Samedi 3 mai 2014 – Guitera > Ajaccio > Porticcio > Ajaccio

Départ de la navette maritime Ajaccio - Porticcio à Ajaccio Voyage en Corse

Départ de la navette maritime Ajaccio – Porticcio à Ajaccio

6h – debout. Débarbouillage et fin de préparation des sacs.

6h30 – on descend au réfectoire. Paul-Antoine fait une prise de sang. Nous nous éclipsons un moment puis il nous offre un café tandis que Jocelyne, l’infirmière nous propose de nous amener aux bains de Guitera pour prendre le bus. C’est sur sa route et on ne dérange pas exprès Geneviève. Remerciements chaleureux et nous y allons. J’écris ses lignes en attendant le bus, à la station service.

7h30 – dans le bus Santoni, une randonneuse, un petit garçon en treillis avec son fusil et sa grand mère. Le soleil brille sur les montagnes, je m’émerveille comme dans le bus magique de notre enfance.

8h10 – le bus passe par le Col saint Georges. Je n’avais pas réfléchi à son itinéraire mais on aurait pu s’arrêter là et faire les 5h de descente jusqu’à Porticcio.
“On descend de la montagne en autobus, on descend de la montagne en autobus…” Et les habitations se font plus présentent… bientôt le monde de la côte après celui des montagnes…

9h – arrivés sur Ajaccio, nous déposons les sacs a l’hôtel et filons aux navettes maritimes… direction Porticcio ! Trois coups de corne et nous larguons les amarres. Les nuages s’accrochent aux sommets, tandis que nous filons sur les flots sous un ciel azur. Nous voyons les avions décoller dans le golfe, juste au dessus de nos têtes. Quelques fumerolles, une grande plage… Porticcio se rapproche.
Une fois débarques on se rend chez Tony, boulangerie artisanale dans laquelle on prend quelques spécialités corse : canistrelli, fiadone. Miam ! Saveur citron.

14h – après une petite marche sur la plage jusqu’à la tour de Capitello, on prend le mare a mare centre juste au dessus du cimetière pour rejoindre la tour de Frassu. Joli point de vue sur le golfe. De retour sur Porticcio, on pique-nique sur la plage en regardant les petits catamarans et les enfants jouer. Derrière nous, les nuages descendent de la montagne. Contraste. En fait la montagne sort de l’eau, donc pas de plaine mais des flancs qui s’étirent entre mer et ciel.
C’est vraiment la bonne saison, il y a très peu de monde, tout est ouvert, le temps est agréable et l’accueil chaleureux. On en profite.

14h30 – on embarque sur le Punta bianca à destination d’Ajaccio. Il bat pavillon corse… tête de maure.

17h30 – après s’être installé a l’hôtel du golfe, on visite un peu la ville avant de découvrir la maison de napoléon. C’est pire que la rando… le piétinement. La grande question reste entière : pourquoi mettait il sa main dans son veston ?
Petite pause au Bistrot du cours avec un Perrier tranche. On déplie la carte sur la table et décidons de prendre le train demain pour Corte où la ville et les rando nous attendent… un aperçu du mare a mare nord.

22h – dur dur la rando. Nous avons dîner dans un excellent resto : le restaurant des halles. Soupe de poisson, loups, fiadone et domaine Saparale pour le vin blanc. 19€ le menu, délicieux plaisir. L’endroit est typique, cave voûtée derrière les halles d’Ajaccio, et grande classe dans la présentation. Au fond du restaurant un pianiste anime la soirée. Un très bon moment.
Ça c’est du trip outdoor ! J’ai la dure mission de tester l’élasticité de la ceinture de mon pantalon Millet sur une semaine.

Dimanche 4 mai 2014 – Ajaccio > Corte
Vue sur le mont d’Oru depuis le train du coté de Vizzavona voyage en corse

Vue sur le mont d’Oru depuis le train du coté de Vizzavona

7h30 – nuit de luxe a l’hôtel du golfe. Brin de toilette, remplissage des gourdes et étirements du dos et de la hanche avant de se mettre en route pour le petit dej’ dans un café. Pas de bol celui qu’on a repéré à volonté est fermé. On se rabat sur le premier bar qui vient. Pas top mais vue sur les ferries qui débarquent sous le grand soleil.
Arrivés à la gare on prend notre aller/retour pour Corte (23€). Magie d’une gare comme je n’en ai plus vu depuis longtemps. Micheline moderne qui tourne au diesel, j’ai hâte de ce voyage le long de la rivière, entre les montagnes. Chemins de fer de la Corse.

9h – on longe la côte pour sortir d’Ajaccio. La mer est belle aujourd’hui. Puis soudain un tunnel… métro d’Ajaccio. On s’élève alors doucement vers la montagne en suivant la rivière. Impressionnant. Végétation méditerranéenne d’abord puis la forêt se densifie.
Nous apercevons plusieurs centrales photo-voltaïques comme des couvertures sur le dôme des collines.
Les montagnes commencent à se dessiner à pic, c’est grandiose. Sur les sommets les plus hauts, la neige s’accroche comme les nuages.

10h – à la sortie d’un immense tunnel nous sommes en gare de Vizzavona, petit village au cœur de la forêt montagnarde. Le ciel s’est couvert au dessus de la cime des grands pins. Premières traces d’anciens incendies sur le flanc d’en face.
Et puis changement de climat encore et des paysages à couper le souffle ! Le train passe au bord du vide, je pense alors à ces hommes courageux qui ont construit ces chemins de fer. Quelle aventure !

C’est la foire du fromage à Venaco ! Quel monde rassemblé !

11h – arrivée à Corte, la ville se dresse en hauteur sur un cailloux vers lequel nous dirigeons.

16h – après une rapide visite du musée et de la citadelle, on s’achète deux sandwiches corse au bar de la haute ville et nous les emportons sur le mare a mare nord. Quelle belle ville ! Un petit point d’Histoire : en 1759 Pascal Paoli proclame l’indépendance de la Corse. Cela durera 14 ans. Il fait de Corte la capitale et y installe l’Université de Corse.
Pour un dimanche ensoleillé il n’y a finalement pas beaucoup de monde. Bref… nous voilà embarqué sur un sentier qui s’engouffre dans les gorges du Tavignano. Senteurs de colza, de chicorée, de romarin… Les lézards sont si nombreux qu’il faut faire gaffe de ne pas les écraser. Le sentier est magnifique : aiguilles de granit paradis des grimpeurs, torrent en contre bas paradis du canyoning, maquis paradis des vaches. Les points de vues sont à couper le souffle, un bel aperçu de ce mare a mare nord pendant 3 heures. De retour a la ville, on se pause pour boire une Pietra et la patronne nous amène une assiette de charcuterie… « Faut pas qu’ils meurent de faim ces petits ». Ça risque pas.

20h – la descente en train remuait sacrement plus qu’à l’aller. Passage a l’hôtel pour déposer le sac et en route pour trouver un resto sympa. Rue de la convention chiappe au dessus de la maison de  Napoléon un resto semble faire l’unanimité : complet, les autres vides. Par chance une table se libère. Les tarifs sont abordables et la carte du jour fait envie : une soupe et la formule découverte 6 saveurs corse (figatellu frites maison, brocciu, tarte aux herbes, fromage, fiadone, moelleux châtaigne). Excellent moyen de découvrir les saveurs corse. Je confirme, tout est fait maison et le moelleux châtaigne est 100% farine de châtaigne. Une adresse à recommander vivement !

Lundi 5 mai 2014 – Ajaccio > Montpellier
DutyFree de l’aéroport d’Ajaccio voyage en Corse

DutyFree de l’aéroport d’Ajaccio

 6h30 – depuis le balcon de la chambre on assiste au lever du soleil derrière les montagnes. Un air de piton des neiges avant le départ.
Allez petit dej’ en bas de l’hôtel. A la radio les médias reprennent une déclaration de François Hollande qui parle d’un retournement positif de l’économie… « Pauvre naze va », déclaration de la tenante du café. A quand de vraie confrontations politiques VS citoyens ?!
Le chauffeur du bus arrive en taxi… Arrivés à l’aéroport l’embarquement doit avoir commencé… n’a pas commencé. J’adore la Corse, c’est trop bon. Le voyage en corse rappelle toujours ce principe : « prends le temps de vivre ».
Pour petit bilan, ça vaut vraiment le coup de ne pas prendre sa voiture, de privilégier ses jambes et les transports du coin. Au moins on rencontre les gens, on va au rythme de l’île.
Allez un dernier mot dans la salle d’embarquement à coté du stand dutyfree : « bruccio frais servi chaud tous les jours »… à méditer.

Conclusion de ce voyage en corse

Cela nous a donné envie de revenir. Faire la mare a mare nord ou sud, le mare e monti… Pas de voiture, juste nos jambes. Se préparer un peu avant et optimiser encore le poids des sacs lors de ce voyage en corse. Même pour un trip confort comme le notre, loin des trip outdoor extrêmes, le choix d’un matériel technique est une excellente option : poids, confort, durée de vie, … C’est la garantie de profiter un maximum de son voyage en corse, et de pouvoir improviser sans inquiétude.
Je serais bien tenter pour passer une semaine du coté des Aiguilles de Bavella pour essayer ce site mythique, mais là ça demande du matos lourd pour l’escalade.
En tout cas, cette semaine a été magique ! Prenez le temps d’emprunter les transports locaux et de laisser vos prévisions, vos programmes changer en cours de route.

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Matériel voyage en corse

Matériel utilisé pour ce voyage en corse

Matériel pour ce voyage en Corse

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART ? EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK SI C’ÉTAIT À REFAIRE
 CHAUSSURES  X ULTRA GTX  SALOMON  Amoureux de mes Salomon XA PRO 3D ULTRA dont la semelle est morte. Poids / GoreTex / Robustesse / Protection du pied / Maintien  Parfait ! Légères. Excellent maintien du pied avec un serrage précis et facile (même avec des gants). GoreTex éprouvé dans la rivière lors de ce voyage en Corse !  Aucune hésitation, je reprends les mêmes !
 BÂTONS  Forclaz 500 avec amortisseurs  DÉCATHLON  Le prix et pas trop lourds.  Je me demande comment j’ai pu randonner sans bâton avant. Pour ce parcours ils ont parfaitement répondu à la découverte que j’en attendais.  Pour l’instant ils me conviennent parfaitement, mais j’imagine qu’il y a des modèles vraiment performants.
 SAC À DOS  Forclaz 22 Air  QUECHUA/DÉCATHLON  Prix / Confort / Rangements (2 poches latérales pour les gourdes, sangles, poches, …)  Déjà expérimenté à la Réunion, ce sac rempli bien son rôle pour 30€. Les bretelles se sont déformées et il s’avère un chouillas lourd et manque de rigidité dans le dos. Mais avec 8Kg environ cela reste vraiment confortable et pratique.  Je pense investir dans un sac de même contenance mais plus léger et dans une marque technique éprouvée dans les sacs : Osprey, Deuter, …
 GPS  iPhone 4s + App IphiGéNie  APPLE/IGN  Poids / Prix / Pratique / Valeur sûre  Excellent ! Il faut bien penser à charger ses cartes avant de partir, cela évite de charger en cours de route. La précision est redoutable et très facile d’utilisation. Economise le poids d’un GPS avec piles/batteries, etc.  Compagnon incontournable je l’emporterais sur toutes mes randonnées futures. Abonnement de 14€ par an pour toutes les cartes du GéoPortail, je suis conquis.
 CHARGEUR SOLAIRE  chargeur solaire avec batterie intégrée 4000mAh  OYAMA  Puissance suffisante pour iPhone (1,5 charges) / robustesse / étanchéité  Inutile sur cette randonnée car chaque gîte offrait des prises électriques au cours du voyage en corse  Je l’embarquerais quand même car c’est une garantie sécurité.
 VÊTEMENT  T-Shirt technique manche longue  CRAFT  légèreté / confort  Excellent ! Le soir il faisait froid et après la douche c’est agréable d’enfiler un vêtement propre et chaud lors de ce voyage en corse.  Un seul suffit, je l’embarque partout et continuerais comme ça.
 VÊTEMENT  Pantalon Core pant – Black  MILLET légèreté / séchage / résistance  Parfait pour la grande randonnée. Je ne l’ai pas senti, il était léger quand le soleil tapait et largement suffisant pour franchir le col de 1500m à moins de 10° lors de ce voyage en corse  Seul pantalon embarqué, je recommencerais exactement de la même manière.
 VÊTEMENT Tshirt Quechua DÉCATHLON légèreté / séchage satisfait pour la légèreté et le séchage. Mais trop vite odorant même si ce n’est pas vraiment gênant lors de ce voyage en corse Je regarderais pour me rapprocher de tshirt en laine de merinos ou en matière moins odorante.
 VÊTEMENT Polaire Quechua DÉCATHLON légèreté / chaleur Pour le soir par dessus le CRAFT, la polaire est une couche intéressante. Mais trop encombrante dans le sac durant ce voyage en corse. Je regarderais pour un vêtement plus technique, moins encombrant et plus efficace en magasin spécialisé.
 VÊTEMENT SoftShell – Canto REGATTA légèreté / chaleur parfaite pour ce parcours. Elle prend peu de place et saura s’enfiler, s’enlever rapidement. Surtout utilisée le soir et le matin à la fraîche. L’un de mes meilleurs achats, je l’embarque partout et elle est vraiment efficace contre le froid pour une épaisseur ridicule.
 VÊTEMENT Cape de pluie WANABEE (GOSPORT) confort / couverture Le gros avantage est que cette cape a une vraie forme avec des manches contrairement aux espèces de bâches premiers prix. Idéale pour recouvrir aussi le sac à dos pendant ce voyage en corse. Si le poids pose problème, je regarderais pour un matériel plus léger, plus technique, mais pour l’instant je suis pleinement satisfait de mon choix.
 VÊTEMENT Chaussettes Forclaz MID 500 DÉCATHLON Technicité Rien à redire pur le confort de marche. En revanche très inconfortable sur l’odeur et se retrouve vite humide. Je ne les reprendrais pas ! Je regarderais pour des produits plus techniques, conseillé en magasin spécialisé.
 COUCHAGE Drap de soie Quechua DÉCATHLON Hygiène Lourd et encombrant. Je ne l’ai finalement utilisé que la première nuit. Outre mon mal de hanche, je ne tiens pas dans cet espace confiné durant ce voyage en corse. Je vais sérieusement regarder pour un vrai de drap de soie en magasin spécialisé. Un drap assez large pour plier mes jambes (2 places).
 COUCHAGE Oreiller Quechua DÉCATHLON Confort Inutile. Je ne l’ai pas utilisé sur ce parcours. Gites équipés. Même en rando bivouac, un tshirt, ou la serviette feraient l’affaire. Je ne le reprendrais pas et gagnerai une place non négligeable dans le sac 20 litres.
 ALIMENTATION Biscuits et barres énergétiques OVOMALTINE ET ISOSTAR Valeur énergétique / poids / assimilation Parfait pour cette randonnée mais j’aurais pu divisé par deux, largement : 4 barres suffisent, c’est vraiment au cas où. Je ne prendrais pas les biscuits Ovomaltine mais privilégierais les barres énergétiques.
 ALIMENTATION Sels minéraux et hydratation rapide ISOSTAR poids / pratique en pastilles effervescente / récupération physique Parfait sur ce type d’effort. Aucune courbature, excellente hydratation. Un bidon de 1 litre suffit en fait. Si je ne trouve pas un produit qui fait les deux en un, je reprendrais exactement la même chose.
 PHOTO iPhone 4s APPLE  poids / pratique  Habitué du reflex avec mon Nikon D5000, je ne pouvais pas me permettre un encombrement / poids aussi important. Le smartphone aujourd’hui couvre tous les besoins d’une rando de ce type : photo, GPS, appel, contact…  Complètement satisfait de ce choix. Je pense faire plusieurs autres rando sur ce mode. Je changerais quand un compact expert qui tient la route, pointera le bout de son nez.

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