Le GR20 Nord-Sud par les variantes alpines

par Expérience Outdoor

Julien DIOT nous partage son expérience de randonnée en Corse avec quelques conseils pour bien préparer son GR20 .

1-Vue-depuis-la-Bocca-di-Pisciaghia, randonnée en Corse GR20

Vue depuis la Bocca di Pisciaghia

Présentation de la randonnée en Corse GR20

Informations principales

  • Date de la sortie

Du 2 au 9 Juin 2017

  • Campement

Refuges gardés payants (15€ refuge/7€ emplacement tente)

  • Lieu

Corse, France

  • Participants

Julien DIOT et Romain Flammier

  • Points de départ possibles

    • Calenzana: point de départ situé à 14km de Calvi, au Nord Ouest de la Corse. Prenez un bon repas « Chez Michel » avant le début de l’aventure!
    • Vizzavone: Pour ceux faisant uniquement une partie du GR20 (Haute-Corse ou Corse du Sud) ou souhaitant abandonner. Il y a seulement une gare.
    • Conca : Situé à 22 km au Nord de Porto-Vecchio, Sud-Est de la Corse.
  • Où ai-je dormi

Avec Romain, nous avons fait le choix de prendre une tente 2 personnes (MSR Hubba Hubba) afin de mieux dormir la nuit et pouvoir partir plus tôt sans déranger les autres randonneurs. Seule la nuit la veille du départ fut en refuge (celui de Calenzana).
Aspects positifs : Un poids partagé à deux, autonomie, confort, prix
Aspect négatifs : devoir plier la tente, parfois sous la pluie.

  • Où se restaurer, se réapprovisionner

Calvi : il y a plein de superettes en centre ville
Porto-Vecchio : Grande Surface Géant Casino : ZI Poretta
Dans les refuges : cher en raison de la difficulté des réapprovisionnements. Néanmoins vous pourrez utiliser gratuitement la cuisine pour vos plats déshydratés (un bon point)
Il faudra choisir entre un sac lourd ou un portefeuille qui s’allège!
IMPORTANT: Personne n’acceptera la Carte Bleue, même les gros restaurants !

  • Office du Tourisme:

Site Web de l’office de Tourisme Corse

Informations complémentaires

  •  Caractéristiques du lieu

Le GR20 fait parti de ses itinéraires de Grandes Randonnées qui ont une tendance à pousser au défi. 165km et 12000m de dénivelé positif sur les hauts massifs Corse en empruntant des tracés très techniques à la limite de l’escalade. Il s’agit d’un terrain essentiellement minéral réservé aux randonneurs expérimentés et fort physiquement. Afin de supporter les dénivelés, la concentration permanente et la fatigue accumulées sur un minimum d’une semaine. Le GR20 en Haute-Corse (Calenzana-Vizzavone) offre des étapes courtes et très techniques, plus longues mais plus roulantes en Corse du Sud. Dans tous les cas, ce GR est physique et éprouvant, d’autant plus que la neige  était encore bien présente début Juin.

  • Quoi d’autres dans les environs

Il existe trois traversées Est-Ouest (ou inversement) en Corse, différente du GR20 mais pas moins physique, traversant davantage de villages:
1 Mare a Mare Nord: de Santa Lucia à Cargèse
2 Mare a Mare Centre: de Ghisonaccia à Porticcio
3 Mare a Mare Sud: de Porto-Vecchio à Propriano

  • Bibliographie

Le Guide du GR20, Martial Lacroix, Edition Clémentine, Avril 2016

  •  Application Android utile

Orux Maps : Cette application est gratuite et complète. Elle vous permet d’utiliser des fonds de carte OSM avec des calques de mise en valeur, tout en restant Hors Réseau. Le GPS de votre Smartphone permet de vous localiser sur la carte, offrant une sécurité supplémentaire et un excellent moyen de gérer votre effort. J’explique tout ici :Orux Maps

  • Lien internet

Le GR20 de Calenzana à Conca1-Refuges-tout-au-long-du-GR20, randonnée en Corse GR20

Déniv. (m) Dist. (Km)
·         J. 1: 2150 +/ 1135 –          18
·         J. 2: 2000+/ 1575 –           13
·         J. 3: 750 +/ 1030 –                   13
·         J. 4: 1565 +/ 1125 –          24
·         J. 5: 1960+ / 2200 –          28
·         J. 6: 1725 + / 1575 –         27
·         J. 7: 1525 / 2220 –            29
·         J. 8: 375 + / 1170 –           12
  • Autres liens sur le GR20 en Corse

Le GR20 : Traversée de la Corse du Nord au Sud
A la découverte du GR20 : Parcu di Corsica en Corse

Le Récit GR20 Alpin Nord Sud: un trek coté 2A-2B

J.1 Calenzana-Carrozu : un démarrage doux

2-Levé-du-jour-au-départ-de-Calenzana, randonnée en Corse GR20

Levé du jour au départ de Calenzana

Réveil & départ

Nous savions que le réveil de 4h allait faire mal… Mais que voulez-vous, la fête c’est invitée au restaurant Le GR20 où il fut difficile de dire « non » au tempérament Corse de Michel et à la douceur de sa serveuse Camille. Nous constatons Romain et moi que nous ne sommes pas les seuls à nous lever avant l’aube.  Cinq randonneurs sont déjà en train de finaliser leur sac. C’est ici que nous rencontrons Sébastien, un Belge athlétique venu s’essayer à la randonnée : chaussures de Crossfit, pas de bâtons de randonnée, pas de Topo ou carte mais au moins un sac à dos bien contenu. Lorsque nous partons tous ensemble à 5h, les écarts se creusent mais Sébastien marche à un bon rythme et se joint à Romain et moi. Le lever du jour nous accompagne avec la même douceur que le tracé déroulant sous nos pas.
Je commence déjà à m’arrêter pour capturer ce magnifique moment entre la nuit et le jour. Ce comportement donne l’opportunité à Romain de se moquer de mes pauses intempestives pour : prendre une fleur, un paysage, une fourmi,…  mais je ne peux m’en empêcher ! Les choses sérieuses commencent après Bocca a u Saltu où nous nous arrêtons 10 minutes (comptez 2h30 de marche). Derrière ce col, le GR20 révèle bientôt sa vraie nature donnant matière à sa réputation : rythme de marche saccadé par les passages dans les blocs, paysages renversants, marquage blanc et rouge redondant encore frais du début de saison.  Le terrain redeviendra roulant et descendant lorsque nous basculerons de versant sur la crête du Fucu environ 1h avant d’arriver au Refuge de l’Ortu di u Piobbu.

Météo changeante

L’air chaud et humide aura eu raison de mes 3L d’eau. Les nuages présents au large convergent vers nous, attirés par la convection se déroulant au-dessus des montagnes. Nous ne sommes pas dupes : cette masse encore peu développée donnera surement lieu à un orage violent en début d’après-midi comme nous avions déjà pu le constater la veille à Calvi. Alors nous mettons le cap au Sud vers 9h45 pour découvrir la seconde étape. Nous remplissons nos réserves d’eau à la source 150 mètres après le refuge, dans une forêt peu touffue.

3-la-Punta-di-Pisciaghia, randonnée en Corse GR20

la Punta di Pisciaghia

La plus grosse difficulté de notre journée commence à partir de la Mandriaccia (une ancienne bergerie en ruine). Ne vous y arrêtez pas du tout car les fourmis sont agressives ! La remontée de la vallée se passe à l’ombre  dans un premier temps, puis dans les dalles en plein Soleil: il n’y a pas une petite brise, l’air chaud et humide nous fait abondamment transpirer. Romain monte tranquillement pour éviter tout risque de fatigue ou blessure au niveau des genoux. Ce n’est que plus haut vers 1800m qu’une brise commence à se faire sentir. Les nuages gagnent le bas de la vallée lorsque nous arrivons à la Punta di Pisciaghia vers 11h15.
Dorénavant il ne faut plus s’arrêter : le regroupement des cumulus s’intensifie. Cette course poursuite pour éviter l’orage est vaine car nous ne pouvons avancer rapidement dans les dédalles rocheux. La fatigue est présente et de nombreuses fois je m’imagine descendre au lieu de monter dans ce labyrinthe époustouflant où les forces du ciel et de la terre se rencontrent pour vous faire sentir tout petit. L’objectif est de gagner Bocca di l’Innominata au plus vite afin de descendre en altitude car lorsque l’orage éclate en Corse, il résonne avec une puissance redoutable.

Des conditions difficiles

La pluie rentre en action lorsque nous naviguons en plein milieu des aiguilles un peu avant le Col d’Avartoli. Ce ne sont pas les conditions idéales pour mes Salewa MTN Trainer qui n’ont aucune accroche sur rocher humide. Il n’est pas rare que je jette mes bâtons en contrebas pour doubler le nombre de prises à la descente. Puis le tonnerre rentre en action et rugie non loin de nous pendant 30 minutes, ajoutant du stress à notre parcours. Fort heureusement il n’y a pas d’éclairs. Enfin il ne pleut plus lorsque nous franchissons Bocca di l’Innominata, sans toutefois réduire notre vigilance sur ce terrain très raide à la descente, piégeux et humide. Nous pouvons néanmoins accélérer le pas en courant/glissant dans le pierrier pour finalement rejoindre le refuge de Carrozu à 13h30 avant les deuxième et troisième orages.
Je suis exténué. Mon premier réflexe est d’ôter mes chaussures et de m’asseoir par terre. Ce n’est qu’après 10 minutes dans cette position que je me relève car je commence à avoir froid et faim. La Pietra (bière locale Corse) nous tend les bras, le temps que nos omelettes cuisent (5€ la Pietra de 50cl, 7€ l’omelette et 15€ la planche de charcuterie pour 9 fines rondelles de saucisson et 3 minuscules morceaux de fromage : cela fait trop cher tout de même.

Accueil au refuge

Par contre le gâteau à la châtaigne est un vrai régal!). Pierre et Mathieu, les gardiens, semblaient froids au début mais plus nous parlons avec eux, plus la passion de la montagne décrispe leurs visages pour les rendre sympas et amicaux. Après quelques jeux de cartes nous installons notre tente en milieu d’après-midi avant de sérieusement nous étirer et d’aller nous doucher (à l’eau froide pour ne pas dire gelée). Le coucher de Soleil sur la mer au loin après le souper est magnifique et c’est en dernier que nous irons enfin nous coucher…Le réveil risque encore de faire mal !

J.2 Carrozu Tighjettu : 12km en 9h15 !

Lever du jour

Étonnamment le réveil de 4h ne fut pas plus difficile que la veille. Les étirements ont payé et j’ai de bonnes sensations dans le corps. Franchir la forêt puis la passerelle de Spasimata à la frontale avait quelque chose de palpitant en soit. Une fois cette dernière franchie, nous évoluons sur d’imposantes dalles de granite parfois glissantes et les mains courantes ne sont pas légion: il faut avoir le pieds sûr et ne pas craindre le vertige! Heureusement celles-ci ont bien séché dans la nuit après l’orage. Le lever du jour augmente progressivement la saturation des couleurs du paysage chaotique qui nous entoure. Il n’y a personne d’autre que nous pour admirer ce spectacle au mouvement lent mais bien visible.

4-L’indien-de-la-Bocca-di-a-Muvrella, randonnée en Corse GR20

L’indien de la Bocca di a Muvrella

Le lac de Muvrella est gardé au col par un immense rocher dont le volume découpé par le ruissellement de l’eau fait apparaître un visage d’indien. C’est également lui qui nous montre la voie à suivre. Ces 800m de dénivelé positif réguliers depuis la passerelle de Spasimata jusqu’au col de la Muvrella furent un bon échauffement matinal. Au col, n’hésitez pas à monter à droite pour admirer la vallée que vous venez de franchir. La vue est pittoresque : les montagnes anarchiques et colorées contrastent avec la mer lisse et silencieuse recouverte par la nuit. Une longue descente cassante, glissante et technique vous attend une fois la Bocca di Stagnu atteinte. La technicité se réduit aux alentour des 1800m sur un sentier roulant mais toujours raide jusqu’à la station de ski du Haut Asco.

5-escalade-du-GR20, randonnée en Corse GR20

escalade du GR20

L’heure du ravitaillement

Nous en profitons pour nous ravitailler en eau et nourriture car la prochaine étape est une des plus difficiles du GR20 en raison de la présence de neige sur le versant nord du Monte Cinto. A nos 800m de dénivelé positif effectués viendront s’ajouter près de 1200m, et pas les plus faciles. Le sentier démarre devant le restaurant et est relativement roulant dans la pinède jusqu’à ce qu’on traverse le ruisseau du Tighjettu. Comme nous doublons les étapes, nous nous retrouvons en plein soleil dans les rochers vers 10h 10h30. Plus personne ne parle, pas même notre compagnon d’aventure Belge. Romain avance calmement et régulièrement, faisant son possible pour faire abstraction de la chaleur.
Nous usons de nos mains à plusieurs reprises pour « escalader » le GR20. La technicité et l’engagement en plus de la chaleur ne permettent pas d’avancer vite.
Enfin vers 11h15 nous faisons une pause sur le front de neige légèrement en dessous de 2200m. Celle-ci est molle sur les 20 premiers centimètres, laissant présager que la châle sera facile à faire. Sébastien est resté avec nous pour cet instant fatidique car il ne vit pas en montagne et est encore moins équipé pour la neige avec ses chaussures faites pour la salle de sport. Il a tout de même réussi à trouver un bâton en bois suffisamment solide pour lui servir de troisième point d’appui.
Avec Romain, nous alternons pour faire la châle dans la neige. En raison de l’altitude il devient de plus en plus difficile de tailler des marches profondes et nous devons frapper du bout du pied à trois reprises pour bien les marquer. Au delà de 2450m, la pente s’accentue.

Moment de transition

Nous faisons nos traces là où les bâtons des randonneurs précédents ont martelé la neige, la rendant plus facile à travailler du pied que les traces existantes ayant durci. Je repère un couloir à proximité d’une crête rocheuse qui me semble plus sécurisante pour les chaussures de Sébastien.
La transition de la neige au rocher est le mouvement le plus dangereux car le rocher est entouré de glace suite aux gels/dégels qu’il conditionne en emmagasinant la chaleur du Soleil. Il faut donc enjamber directement sur le rocher depuis la fin de la châle en étant sûr de soi. Une fois sur le rocher l’escalade reste difficile car la roche est friable et réclame une attention particulière sur chaque prise avant de transférer notre poids dessus. Le risque est présent mais contenu par notre concentration sans faille.

6-panoramique-depuis-la-Pointe-des-Eboulis, randonnée en Corse GR20

panoramique depuis la Pointe des Eboulis

7-Lac-du-Cinto, randonnée en Corse GR20

Lac du Cinto

Nous célébrons l’atteinte de notre objectif en pique-niquant à la Pointe des Eboulis pour profiter d’une vue à 360° 100m en dessous du point culminant de la Corse : le Monte Cinto 2706m. Notre concentration sur les dernières 45 minutes ne nous a pas permis de suivre la formation des nuages qui s’est accélérée et annonce la pluie. 1000m de dénivelé négatif nous sépare encore du refuge de Tighjettu. Nous partons légèrement après 12h pour un rythme effréné dans les éboulis jusqu’à la Bocca Crucetta, sans oublier de faire des photos du Lac du Cinto encore entouré de neige et baigné de glace.

Un bon rythme

Jusqu’à présent je me sens en forme (surement nourri par la beauté des paysages) mais la fatigue commence à me donner des signes avant-coureurs quelques centaines de mètres avant le refuge de Tighjettu au Sud-Ouest. Il est 14h15 lorsque nous arrivons après seulement 12,3 km en 9h15 ! C’est sûr, nous méritons notre bière mais en me relevant après celle-ci, je ressens une gêne trop présente dans le genou gauche, sûrement causée par notre rythme lors de la descente vers Tighjettu dans les dalles et le cassant.
Heureusement le fait d’arriver tôt va me permettre de récupérer et de m’étirer convenablement avant le souper. Charlie (le gardien du refuge) est un homme fort sympathique s’invitant au jeu des blagues et des rires. Ses plats sont de vrais plats, mieux garnis et moins chers qu’à Carrozzu. Qui plus est, le digestif dans l’aérosol est offert au « pschit ». Un conseil : basculez bien la tête en arrière ! Difficile de ne pas bien dormir après cela !

J.3 Tighjettu-Castellu di Vergio : Idéal pour récupérer

Réveil matinal

Bien que nous nous soyons couchés plus tôt, le réveil de 4h fut vraiment difficile aussi bien mentalement que physiquement. Je me sens un peu nauséeux et mon genoux gauche est toujours douloureux et enraidi. Heureusement la journée sera à la fois courte et au profil plutôt descendant et roulant. Je prends vraiment le temps d’éveiller mon corps dans l’obscurité de la nuit pour chauffer peu à peu mes articulations, en essayant de tendre ma jambe gauche à chaque poussée pour enrayer la douleur.
30 minutes après notre départ, nous atteignons la Bergerie de Ballone au Sud: je n’ai plus mal mais je reste vigilant en continuant mes poussées tendues. L’aurore nous révèle doucement la somptuosité du  nouveau décor minéral qui s’offre à nos yeux. Le silence trahi par l’écoulement d’un ruisseau magnifie ce show qui nous est réservé. Nous parvenons à la Bocca di Foggiale au Sud-Ouest de Ballone 3h après notre départ du refuge de Tighettu, mais nous ne nous attendions pas à ce qu’il y ait autant de vent d’Ouest au col. Nous nous abritons derrière un muret de pierre pour une pause casse-croute à base de saucisson-fromage pour admirer le paysage à l’Est.

8-Cascade-de-Radule, randonnée en Corse GR20

Cascade de Radule

Nous ne nous arrêtons pas au refuge Ciuttulu di i Mori, nous nous engageons dans la Haute Vallée du  Golo en direction du Sud. Pour la première fois depuis le début du GR20, nous marchons dans l’herbe et plus dans les cailloux! Cette remarque semble anodine mais après 2 jours intenses sur des terrains techniques et cassants, cela devient vraiment agréable. La cause de cette verdure est justifiée par la présence de nombreux cours d’eau alimentant le Golo. Ruisselant vers le bas de la vallée, créant des vasques à l’eau cristalline les unes à la suite des autres invitant à se rafraîchir.

Descente vers la vallée

La descente sur un chemin digne de ce nom est très régulière et roulante. On s’ennuierait presque mais vu notre état cela nous convient parfaitement. La vallée redevient étroite et plonge davantage au niveau de la première passerelle que nous traversons vers 1550m. Nous marquons une pause vers 9h à la cascade de Radule du côté Est du Golo, juste à l’opposé de la bergerie de Radule. L’eau pure vert émeraude du bassin de la cascade est absolument incroyable. Nous enlevons nos sacs à dos pour trouver le courage timide de nous baigner avant de sécher sur les dalles emmagasinant la douce chaleur du Soleil.
Seule la brise d’avale gagnant en force arrivera à nous faire fuir de cette oasis du plaisir. Nous traversons le Golo par un gué en contrebas de la cascade puis nous marchons dans la pinède vers le Sud-Ouest pour retomber sur le GR20 en direction de Castellu di Vergio. Nos ventres commencent à crier famine et nous poussent à forcer l’allure. Le sentier plat et roulant nous aide à maintenir ce rythme jusqu’à ce que nous atteignions le camping de Castellu di Vergio à 11h30 après une bonne heure et demi de pause. Les tarifs proposés sont excessifs car tout aussi cher qu’en refuges alors que la superette se fait livrer par la route…cependant nous pouvons charger nos batteries gratuitement et la taxe de camping donne accès aux douches chaudes!

Moment détente

Se détendre sous l’eau chaude est tellement plus confortable que de rester crispé sous une eau glaciale qu’il est difficile de ne pas en abuser…d’autant plus que la prochaine douche chaude ne sera pas avant Capannelle dans deux jours! Autre fait marquant : il y a beaucoup plus de randonneurs venant du Sud et s’arrêtant à Castellu di Vergio car jusqu’à présent nous étions tout juste dix dans les refuges. Les névés résiduels sur les pentes orientées Nord et les avertissements sur les forums du GR20 concernant le matériel à prendre en raison du danger supplémentaire ont surement du jouer en ce sens. Notre ami belge a de son côté fait la connaissance de deux québécoises. Cette rencontre imprévue nous à beaucoup fait rire Romain et moi car justement nous disions des Belges qu’ils étaient nos Québécois Européens !

J.4 Castellu di Vergio Petra Piana : Fini les Vacances !

9-Le-vent-semble-régulier-ici-vu-la-déformation-de-cet-arbre, randonnée en Corse GR20

Le vent semble régulier ici vu la déformation de cet arbre.

L’aube pour nous

Nous commençons à nous habituer au réveil de 4h…enfin ! Notre peine fut récompensée par le plus orangé-rougeâtre lever de soleil sur la mer qui nous ayons vu depuis le début de ce GR20 lorsque que nous approchions de la sortie de la forêt. Nous prenons à droite à l’embranchement 1h après notre départ pour poursuivre notre route vers la Bocca San  Pedru et sa petite chapelle en ruine sur un terrain rocailleux. Nous ne tardons pas à apercevoir ces arbres déformés par le vent qui remonte la vallée voisine orientée Sud-Ouest.
Notre montée en direction de l’Est se poursuit d’un côté et de l’autre de la crête jusqu’à la Bocca a Reta à 1883m. Le minéral cède sa place au végétal avec de grandes étendues d’herbe en marchant vers le Lac de Nino (l’un des plus grands lacs de montagne de Corse, bien exposé). Nous avons du mal à croire que nous soyons en plein cœur du Massif du Rotondo. Ce vaste plateau fait voyager mon imagination au-delà de la Corse, peut-être au Kenya dans les zones où l’eau est abondante, ou un lac en Ecosse si le temps venait à se couvrir. Nous évoluons dans un jardin d’Eden réservé aux vaches et chevaux se baladant par ici.

10-Le-lac-de-Nino-et-son-plateau, randonnée en Corse GR20

Le lac de Nino et son plateau

Nous atteignons la Bergerie de Vaccaghja à 8h30 pour un petit-déjeuner musclé : un saucisson cendré et un carré de fromage de chèvre demi-vieux pour deux plutôt corsé, accompagnés de pain et de confiture de figues  gentiment proposés par le berger responsable des lieux: avec ça, nous allons carburer jusqu’à Petra Piana!

A nouveau du mauvais temps

Notre hôte nous informe justement qu’il faut nous dépêcher car l’orage est annoncé en fin de matinée. Il ne faudrait pas que nous nous retrouvions une nouvelle fois sur un terrain technique et glissant comme le premier jour. 15 minutes après notre arrivée, nous repartons d’un pas très rapide  jusqu’à Manganu (un des refuges étapes) pour remplir nos poches à eau.
Le GR20 redevient technique en remontant la vallée vers le Sud-Est  jusqu’à un replat marécageux vers 1800m, puis vers l’Est en direction de la brèche de Sorbo sur un petit névé de neige. Comme à chaque fois, le franchissement d’un col nous conduit vers un nouveau paysage avec une nouvelle configuration et de nouveaux sommets.

12-Sourire-Forcé!, randonnée en Corse GR20

Sourire Forcé!

11-Les-Lacs-de-Capitello-et-Melo-depuis-la-brèche-de-Sorbo, randonnée en Corse GR20

Les Lacs de Capitello et Melo depuis la brèche de Sorbo

Nous profitons brièvement de la vue sur les lacs de Capitello et de Melo avant d’amorcer les passages aériens en direction de l’Est vers Bocca Muzzella. Malgré un rythme sans relâche notre évolution reste lente au milieu des éboulis, des aiguilles, des crêtes étroites, des névés et des montées/descentes systématiques : chaque pas au sol doit être sûr. A plusieurs reprises nous coinçons en diagonal nos bâtons de marche entre le sac et notre dos pour s’aider de nos mains au milieu de ce terrain chaotique.
Je ne dirai pas que doubler les étapes en Haute-Corse est de trop mais je ne m’amuserai pas à tripler avec 12 -13kg sur le dos au risque de ne plus prendre de plaisir. Pour nous décrisper le visage de notre concentration permanente et s’évader de la difficulté ressentie, il n’est pas rare que je mette « La Thranshumance » du groupe Sangria Gratuite à fond sur mon téléphone.

Un peu de musique !

Pendant ces 6 minutes, nous revoilà gonflés à bloc en chantant à pleins poumons, au risque de passer pour des fous aux yeux des autres randonneurs que nous dépassons à bon train. 1h30 c’est écoulée depuis la brèche de Sorbo jusqu’à la Bocca Muzzella à 2210m.
Le brouillard et le vent remontent du Sud sur l’autre versant et c’est dans le froid que nous amorçons notre descente jusqu’au refuge de Petra Piana, premier refuge construit sur le GR20 en 1971 mais également le plus haut à 1848m. Au cours de cette dernière demi-heure, les 800 premiers mètres de négatifs furent très roulant, puis le sentier replonge de façon abrupte et glissante sur de gros blocs jusqu’au refuge. Mes jambes commencent à ne plus pouvoir me porter en raison de notre progression éclair mais au moins nous arrivons à 12h40. Nous disposons de toute l’après-midi pour festoyer, nous étirer,  installer notre tente, nous doucher (l’eau est encore plus glaciale qu’a Tighjettu!) et laver nos habits avant que le mauvais temps ne s’abatte sur nous.

13-Secours-en-Montagne, randonnée en Corse GR20

Secours en Montagne près du refuge de Petra Piana

C’est ici que nos aventures avec Sébastien touchent à leur fin. Celui-ci préfère partir sous la pluie et l’orage avec un autre groupe de randonneurs pour rejoindre le refuge de l’Onda par la variante alpine. Nous avons essayé de l’en dissuader car nous jugeons ce risque supplémentaire inutile, d’autant qu’il en est conscient. En allant m’abriter sous la tente, je prends pleinement mesure de l’exploit de François d’Haène courant ce GR20 en 31h06, juste avant d’entamer une grosse sieste. Vers 18h, le bruit de l’hélicoptère en vol stationnaire me tire de mon sommeil de plomb.

Intervention de secours

Il s’agit d’un secours envers une personne ayant fait un malaise sur le sentier conduisant au refuge de l’Onda par la vallée, à une centaine de mètre du refuge de Petra Piana. Pour lui, le GR20 s’arrête ici.
Dans le but de réduire nos dépenses monétaires, nous profitons de la cuisine du nouveau refuge pour nous préparer un bon plat de pâtes avant d’aller nous coucher. Demain nous triplerons les étapes pour nous rendre au refuge de Capannelle tout en passant par la variante alpine des crêtes et le col de Vizzavona. C’est avec appréhension que je m’endormirai…

J.5 Petra Piana–Capannelle: Après ses limites il reste le pilote automatique

14-Une-île-au-milieu-d’une-mer-de-nuages, randonnée en Corse GR20

Une île au milieu d’une mer de nuages

Petit sacrifice

Après 4 jours, je me lève enfin sans problème! Ce faible sacrifice apporte toutefois tellement de confort au cours de la journée qu’il ne devient plus une tare. Marcher avec la frontale permet un réveil en douceur nous autorisant à surprendre une faune moins discrète. L’aube et l’aurore nous saluent pendant près d’une heure avec leurs couleurs saturées habituant lentement nos yeux à la luminosité grandissante.
Le corps s’échauffe calmement dans la fraîcheur et la tranquillité, réservant les heures chaudes pour prendre soin de nous, choisir notre emplacement de bivouac et discuter avec les autres randonneurs à l’abri des éventuelles intempéries. Que des avantages!
Au lever du jour, l’humidité résiduelle due aux averses de la veille entraîne la formation de nappes de brouillard entremêlées aux massifs, créant une mer de nuages parsemée d’îles justifiant mon amour pour la montagne. Nous avons choisi de passer par la variante alpine qui s’étire vers le Sud sur la crête de la Serra Bianca, à la fois pour le paysage et pour réduire la distance cumulée sur la journée. Lorsque nous arrivons sur la Pointe de Pinzi Corbini à 2015m Romain, grâce à sa vue perçante, aperçoit une horde de sangliers au Nord qui ne peuvent nous sentir en raison du vent d’Est. La partie ascendante jusqu’à ce sommet se trouve dans les blocs tandis que la descente vers la Bocca d’Oreccia et le refuge de l’Onda, bien que plus roulante et en faux plat dans l’herbe, paraît interminable en raison du brouillard nous interdisant de voir au loin.
A 1421m, nous arrivons juste au dessus du refuge de l’Onda après 3h de marche. Nous prenons une courte pause méritée avant de poursuivre vers la Pointe Muratello 717m plus haut. La montée est raide mais régulière sans difficulté significative.

Vers la Pointe Muratello

15-Spectre-de-Brocken, randonnée en Corse GR20

Spectre de Brocken couronné d’une Gloire

Vers 9h30 nous rattrapons à la Pointe Muratello le groupe de randonneurs parti la veille sous l’orage. Dans un décor dominé par le Monte d’Oro, ils nous expliquent que notre compagnon belge les a quitté en continuant seul pour accélérer l’allure. Nous venons de cumuler 1000m de dénivelé positif sur 9km. Dorénavant près de 900m de dénivelé négatif exposés plein Sud Sud-Est dans les blocs nous attend sur les cinq prochains kilomètres…nous allons avoir chaud! D’ailleurs, nous souhaitons bien du courage aux randonneurs remontant en sens inverse dans cette fournaise! Pour nous motiver, Romain (qui a fait le GR20 il y a 2ans) commence à me donner l’eau à la bouche en m’informant de la présence d’un snack qui vend des frites à proximité de la Cascade des Anglais, point le plus bas de notre parcours.
J’avoue que cela eu son « petit » effet pour m’aider à surmonter la difficulté et la fatigue qu’engendre cette descente. Asséchés par le soleil de midi, nous nous rafraîchissons dans l’eau cristalline de l’Agnone avant d’encaisser la triste nouvelle : Le snack ne peut pas faire de frites faute d’un groupe électrogène assez puissant à cette période de la saison… Notre choix se porta donc sur deux galettes « breto-corse » copieusement garnies avant de poursuivre notre longue journée vers le col de Vizzavona : Nous voici bientôt en Corse du Sud!
Nous quittons désormais le GR20 officiel (filant vers Vizzavona) pour préférer un raccourci à proximité du col. Depuis le snack, nous continuons la piste forestière en suivant la direction « col de Vizzavona ».

Pour rattraper le GR20

Nous remontons ensuite la T20 jusqu’à un grand bâtiment avec parking (une sorte de caserne) derrière lequel démarre un sentier rattrapant le GR20. Il faut passer par l’angle avant gauche sur l’espace goudronné pour retomber dessus. Un graffiti représente ceci sur l’armoire électrique en face du bâtiment. Cette reprise du GR20 se faufilant derrière le camping « la Halte du Prince » n’est pas bien tracée au début mais à l’intérêt d’être roulante et de raccourcir notre temps de marche de près d’une heure à travers la forêt territoriale de Vizzavona.

16-Le-ruisseau-de-Fulminato-traversant-la-piste-forestière, randonnée en Corse GR20

Le ruisseau de Fulminato traversant la piste forestière

Nous quittons la route forestière de Pinoceti vers 1160m pour nous diriger plein Est vers la Bocca Palmente, puis ensuite au Sud vers Capannelle.

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d’énormes arbres déracinés sur le GR20 après la Bocca Palmente

A la lecture de la carte une fois ce col atteint, la vision lointaine de notre point d’arrivée me plombe un peu le moral et j’estime grossièrement le temps de marche à environ 2h sachant que nous sommes déjà à 9h30 d’effort dans la journée. Cependant le chemin sablonneux est très roulant sur un profil d’altitude compris entre 1600 et 1400m. Nous pouvons ainsi marcher à très bon rythme comme des robots, nous arrêtant rapidement à la bergerie d’Alzeta pour refaire le plein en eau.
Par moment, mes yeux figés sur notre rythme de marche se redressent pour observer le paysage constitué de pins laricio, hêtres, bouleaux et aulnes. Nous remarquons d’immenses arbres arrachés du sol par une violente tempête il y a de ça des années je suppose.
Lorsque nous basculons d’un versant à l’autre de la crête de Cardo à 1513m, nous apercevons les remontées mécaniques de la station de Capannelle à 1h de marche.

Ce n’est pas fini !

Le raidillon final commencera à plomber le moral de Romain. Cette dernière demi-heure peu après les bergeries de Scarpaccedié fut la plus difficile et engendra la naissance d’un  nouveau dicton pour la suite de nos aventures en Corse du Sud pour justifier des difficultés dont nous n’avions pas tenu compte :  » CE N’EST PAS FINI !!! » (à prononcer comme la célèbre phrase « je n’ai pas fini, je vais vous couper la tête » dans les aventures de Tintin). Ce nouveau dicton vient remplacer le « il ne faut pas traîner » de Romain qui s’applique bien à la Haute-Corse et aux orages éclatants en début d’après-midi. Heureusement, la douche chaude nous attend.

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Le profil de dénivellation de Petra Piana à Capannelle

Il est 16h30 lorsque nous profitons enfin d’une bonne bière pour accompagner pain et fromage acheté la veille à Petra Piana. Nous sommes éreintés mais la journée est loin d’être achevée. Il faut rapidement monter la tente, nous ne sommes pas les derniers à arriver et le nombre d’emplacements propices diminue.
Un vent puissant commence à s’installer nous obligeant à rester à l’intérieur du restaurant pour discuter avec d’autres randonneurs du Sud. Nous ne mangerons pas avec eux toutefois car nous avons acheté de quoi dîner. A ce sujet, ne vous attendez pas au grand luxe car la cuisine se trouve dans l’ancien refuge 20m au dessus, relativement insalubre. Plus aucune attention ne lui est portée. Petite anecdote concernant la cuissons des pâtes : en voulant bien faire, Romain poussa l’assiette (dont je me suis servi comme couvercle pour faire bouillir l’eau plus vite) dans la marmite.

Fin de soirée

Manque de chance, l’aluminium s’étant dilater sur le feu, le diamètre de l’assiette correspondait exactement à celui de la marmite. Il a donc fallu attendre que l’eau boue pour que les bulles d’air fassent remonter l’assiette et qu’on puisse ainsi la récupérer, profitant de ce lapse de temps pour nous étirer.
Le vent s’est intensifié au cours de la nuit avec une régularité effrayante. Nous avons bien cru que la tente ne tiendrait pas comme ce fut le cas pour la tente « 2 Secondes » juste en dessous de nous, ou bien qu’un arbre nous tomberait dessus. Inquiet, nous repoussons le réveil à 6h du matin au lieu de 4h dans l’espoir que le vent tombe mais ces 2 heures perdues n’auront servi à rien et le vent du Nord-Est restera fort toute la journée.

J.6 Capannelle Usciolu : une journée ventée et rythmée

Vers le col de Verde

Les québécoises rencontrées à Castellu di Vergio nous avaient fait par d’une variante hors GR20: depuis Capannelle  gravir le Monte Renoso (2352m), puis suivre la crête s’étendant vers le Sud-Est pour rejoindre le Col de Verde. Néanmoins les rafales régulières de près de 110km/h à 2300m et notre condition physique nous poussent à préférer le GR20 abrité dans la forêt.
Nous partons à 7h00 au lieu de 5h00 et déjà la chaleur, bien qu’atténuée par la présence du vent, se fait ressentir dans les zones à l’abri de celui-ci. Et nous atteignons le col de Verde au Sud de Capannelle après 3h de marche, le sentier de 12km étant très roulant. Nous profitons d’une pause pour nous réveiller autour un café après une nuit stressante. La montée vers le refuge de Prati est assez roulante, sans difficulté technique, malgré une première section raide en forêt.
Le vent duquel nous cherchions à nous protéger est maintenant apprécié : bien que nous soyons sur un versant Ouest à l’approche de la Bocca d’Oru, le soleil est déjà au zénith. Au col à 1846m, le vent du Nord-Est nous décoiffe et nous invite à rapidement nous couvrir pour ne pas attraper froid. Nous ne nous attardons pas en marchant rapidement plein Sud pour nous abriter au refuge de Prati, mettre nos vestes GoreTex et acheter du pain.
Puis, nous reprenons notre cap au Sud à 12h15 pour évoluer sur la ligne de crêtes marquant la séparation territoriale entre Sant’Antone et Fium’Orbu. Nous voici à présent exposés aux rafales avec plus ou moins de violence selon le versant sur lequel nous marchons, ajoutant une difficulté supplémentaire.

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La crête de Castello Mufrajo depuis la Bocca d’Oru

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La crête en direction de Bocca Laparo

Descente et montée

De Bocca di Capitellu à Bocca Laparo, le profil descendant de la crête nous permet un rythme de marche élevé au dépit d’une dépense énergétique plus grande dont nous allons bientôt payer le prix. La montée de Bocca Laparo (1510m) jusqu’à la Bocca di Punta Mozza (1847m) s’achève à bout de force…et ce n’est pas fini !
La descente sur le refuge d’Usciolu est de nouveau technique en naviguant entre les rochers. C’est épuisés et affamés que nous arrivons au refuge à 15h30 mais nous n’aurions pas pu mieux tomber : il y a un stock impressionnant de nourriture! Nous ne nous privons pas en achetant du pâté, du saucisson, du fromage et 3 pots de confitures. En contrepartie, le refuge est assez mal équipé au niveau des douches et il y a 45 minutes d’attente… une autre bonne raison de partir à 5h00 du matin !

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Lune et Soleil : deux astres se saluant de loin

Il est possible de cuisiner dans le refuge. L’équipement ici à disposition n’a rien à voir avec celui de l’ancien refuge de Capannelle!  Nous profitons du ciel dégagé pour assister à un magnifique coucher de Soleil et lever de Lune avant d’aller nous coucher.

J.7 Usciolu à Paliri : Jamais dire Non, toujours partant!

Lever du jour sur la mer

Cette fois pas de fainéantise et c’est avant 4h que nous commençons à ranger notre équipement. Nous voulons absolument voir le lever du jour sur la mer depuis la crête qui s’étire au Sud-Ouest vers la Bocca d’Agnone. Pour une fois nous ne sommes pas les seuls à partir vers 5h: nous rencontrons David et Mathieu (deux étudiants parisiens) souhaitant se rendre au col de Bavella. Ainsi, pour notre part, nous songeons nous arrêter au refuge d’Asinau en raison des deux dernières journées de marche intense. Pour la première fois nous nous sommes arrêtés 20 minutes pour admirer le lever du jour étalant sa raie orangée sur l’océan avant de reprendre notre rythme de course.

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Le magnifique dégradé de l’aube depuis la crête d’Usciolu

23-C

C’est par ici!

Bien que descendante, la crête demeure technique. Nous naviguons de rocher en rocher sur environ 5km jusqu’à la Bocca d’Agnone (1600m) ouvrant la voie sur un grand plateau. Ici, nous avons le choix entre le GR20 et sa variante alpine et c’est sans hésitation que nous nous dirigeons vers le Sud-Est et le Monte Incudine. Nous sommes un peu mou ce matin, sûrement en raison de notre triple étape la veille. Il faut un certain temps pour traverser ces 5km de plateau herbeux silencieux et sans ombre. L’air garde encore une partie de sa fraîcheur nocturne mais plus pour très longtemps.
Les 400m de montée vers le Col de Luana débute après le franchissement du ruisseau de Cavallareccia sur une passerelle délabrée ne tenant plus que par 3 câbles d’acier. Nous profitons de l’ombre de la forêt pour débuter notre ascension douce et régulière vers l’Est mais notre évolution est ralentie par une végétation dense masquant par endroit  le double marquage jaune de la variante alpine du GR20.

Arrivée au col de Luana

L’arrivée au col de Luana à 1805 m vers 9h30 est spectaculaire avec vue dominant les crêtes au Nord-Est et la mer: le lieu idéal pour reprendre des forces, d’autant plus que les 330 derniers mètres d’ascension sur le versant Est de la crête de la Foce Aperta jusqu’au Monte Incudine demande encore un bel effort.
Néanmoins la vue à 360 degrés de part et d’autre de la Corse ainsi que sur les aiguilles de Bavella nous récompense de notre peine. Nous fûmes même récompensés doublement : Corse Hélicoptère et la société Ricordu à son bord survolent les aiguilles de Bavella pour un documentaire sur la Corse. Toutefois nous ne parviendrons pas à obtenir nos clichés sur le Monte Incudine gratuitement.

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Les Aiguilles de Bavella vues depuis le Monte Incudine

La descente en direction du refuge d’Asinau sur le versant exposé Sud-Est est, en plus d’une vraie fournaise chaude et humide, relativement raide et glissante dans les rochers. Notre journée initialement prévue jusqu’à ce point de chute ne prendra pas fin à 11h30. Bien que nous soyons fatigués, Romain est tenté de pousser le vice jusqu’au col de Bavella comme le fond David et Mathieu pour se faire un bon restaurant, ce à quoi je n’émets aucune objection ! Qui plus est, la variante alpine du GR20 par les aiguilles de Bavella raccourcie notablement la distance pour s’y rendre en plus d’être somptueuse.
Tous les quatre, nous suivons le sentier sur le versant Ouest des Aiguilles. Celui-ci est particulièrement roulant avec quelques courtes montées ne dépassant pas 60m de positif et des descentes en faux plat mais les choses changent vers 1320m lorsque nous parvenons à la fourche séparant le GR normal de sa variante. A partir d’ici, la montée plein Est est brutale sur un peu moins de 400m de dénivelé.

Chaleur et humidité

Bien que nous soyons sous le couvert de la forêt, la chaleur humide nous écrase. Mon appareil photo ne peut rendre justice à la puissance et la majesté des falaises dont nous devinons les contours à travers la cime des arbres. Comme nous marchons à des rythmes différents, notre groupe de quatre se reconstitue à la Bocca di u Pargulu à 1662m le temps d’une pause.

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Le début des Aiguilles depuis la Bocca di u Pargulu

Nous apercevons déjà les terrasses des restaurants du Col de Bavella mais  ce n’est pas fini!  Il nous reste encore une bonne heure et quart de navigation à travers les aiguilles de Bavella et sur les vires des falaises. Le spectacle est grandiose et ce tracé aérien nous remémore la traversée de la Haute-Corse avec les mêmes conséquences : jeter nos bâtons en contrebas où les coincer dans notre dos pour éviter la glissade ou la chute. La beauté du lieu n’a d’égale que sa difficulté : cette variante alpine ne permet aucun repos jusqu’à la toute fin avec notamment l’escalade d’une dalle grâce à une corde permanente nécessitant nos deux mains.

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Derniers pas vers la Punta di l’Arjettu

Le basculement de versant à la Punta di l’Arjettu marque la fin de la journée dans nos esprits. Nous n’attendons plus David et Mathieu (que nous attendions déjà depuis 15 minutes) après le passage en pseudo via ferrata car il nous tarde de poser définitivement nos sacs à dos.

Une descente attentive

Cette descente demande encore plus de concentration que celles au cœur des aiguilles en raison de la fatigue et du risque de provoquer des chutes de pierres sur les personnes en contrebas remontant la vire. Nous prévenons une nouvelle fois des gens afin qu’ils évitent de stationner dans le couloir où ils se trouvent, pile dans l’axe où une pierre peu facilement se dérober au passage d’un randonneur.
A 14h45, l’arrivée au col de Bavella sonne le glas de la victoire. Nous prenons une assiette de frites (j’en ai tellement rêvé!) et deux pintes de Pietra dans le premier restaurant trouvé. Une fois que le sac à dos se retrouve au sol, je m’empresse d’échanger mes chaussures pour mes tongs. Au moment de partir, David et Mathieu arrivent tout juste et nous expliquent qu’ils n’iront pas plus loin, le restaurant leur ayant déjà proposé une formule demi-pension à 38€/ personne. Le fait de bien manger dans les refuges commence à me coûter cher (au moins 30 euros par jour) et je n’ai aucune envie de me retrouver au cœur du monde civilisé et de l’affluence touristique pour le moment.
Nous continuons à descendre la route jusqu’aux commerces situés 300m plus loin pour trouver un restaurant abordable et éventuellement un emplacement de camping. Malheureusement nous ne trouverons ni l’un ni l’autre : le service en cuisine s’arrête à 15h00 et le camping le plus proche est encore plus loin que le Refuge de Paliri. Doublement déçus par cette situation nous nous contentons d’un sandwich Americain et d’un Ice Tea à la place de la côte de bœuf et du verre de vin, faisons quelques courses, et poursuivons vers le prochain refuge du GR20:  Paliri.

Etape au col de Bavella

Sur le topo, l’étape du Col de Bavella jusqu’au Refuge d’I Paliri semble courte avec un temps annoncé d’une heure quarante pour 200m de positif. Nous ne sommes pas trop inquiets et notre heure de pause nous a donné l’énergie suffisante pour repartir. Cependant mes gestes sont moins précis et mes chevilles plus fébriles. Le corps ne souffre pas mais l’énergie et la vigilance décroissent rapidement. A deux reprises j’ai pu éviter une entorse de justesse grâce aux bâtons. Ces petites erreurs nous rappellent que le manque de concentration conduit très rapidement à la blessure.
Pour regonfler notre élan, nous rigolons de notre situation en faisant preuve d’autodérision : « Ce n’est pas fini ! « , « on est vraiment des baltringues », « pourquoi tu ne dis jamais non, on aurait pu dormir dans un lit et avoir une douche chaude ce soir ! « . L’itinéraire filant vers l’Est ne présente aucune difficulté notable, laissant le temps d’apprécier la vue sur les aiguilles rosées contrastant avec une verdure plus sombre. Comme l’étape de Paliri à Conca est à la fois courte et sans difficulté, Romain suggère de ne pas mettre de réveil et de faire une grosse soirée!

27-Les-Aiguilles-du-Massif-de-San-Martinu, randonnée en Corse GR20

Les Aiguilles du Massif de San Martinu

Des retrouvailles sympathiques

Il semblerait que cet événement soit prévu malgré nous. Thibault, gardien du refuge d’I Paliri, est un ancien ami de licence de Romain lorsqu’il était sur Chambéry il y a 4 ans. Cette curieuse retrouvaille coïncide avec l’esprit dans lequel nous arrivons au refuge d’I Paliri. Après une première bière à notre arrivée à 17h15, je m’efforce de trouver un emplacement pour la tente. Un qui restera le plus longtemps possible à l’ombre demain matin pour assurer notre grâce matinée pendant que Romain discute avec Thibault. A son retour, lorsqu’il me voit rassembler des pommes de pin que je souhaite recouvrir de fougères pour aplanir le sol, il me prend pour un fou (après 12h de marche, rien d’étonnant!). Finalement nous finissons par nous entendre sur l’orientation optimale de la tente puis partons faire la queue pour nous laver avant le dîner.
L’attente fut bien longue pour une douche si froide! Autant je peux m’habituer au réveil 1h avant l’aube, mais me jeter sous l’eau froide demande une véritable préparation mentale! Nous arrivons de justesse à l’heure du repas et ne quitterons plus la table et nos verres avant une heure bien avancée dans la nuit, amusés d’apprendre à un groupe de randonneur Bavarois notre hymne pour ce GR20 (« La Transhumance » du groupe Sangria Gratuite). Le mal de crâne qui en résultera sera un prix acceptable pour une soirée aussi mémorable ! 12km, ce n’est rien…mais ce n’est pas fini !

J.8 Paliri-Conca : Cela paraissait tellement facile…

C’est la barre au front que Romain me réveille à 8h00 n’arrivant plus à dormir.  Les effluves de la veille me remontent dans le nez par moment. Il semblerait que le Doliprane de la trousse à pharmacie est un usage plus étendu que ce pourquoi nous l’avons pris avec nous. C’est après un temps de préparation incroyablement long que nous partons à 9h00. Le Soleil tape vraiment fort et chaque pas en avant est à la limite d’engendrer le mal de tête. Aussi, nous n’avons pas été très malins en oubliant d’acheter de la nourriture la veille au refuge, complètement absorbé par la bonne ambiance du moment présent. Une fois n’est pas coutume, nous sommes vraiment des baltringues.
Cette dernière étape filant vers le Sud-Est est la plus facile depuis que nous avons débuté le GR20 à Calenzana : moins de 1000m de dénivelé négatif! Mais la chaleur, le vin rouge circulant dans notre sang et le ventre vide rajoutent une difficulté à laquelle nous n’étions pas préparés, nécessitant une pause toutes les heures. Heureusement que nous sommes jeunes !
Nous passerons une petite heure dans les vasques d’eau 4km avant d’arriver à Conca. C’est ici que nous nous séparons des autrichiennes avec qui nous avons passé la soirée. La faim et l’organisation après ce GR20 nous obligeant à ne pas trop nous attarder. Ces derniers kilomètres s’achèvent au mental et c’est à la fois soulagés et tristes que nous terminons cette aventure riche en souvenirs. Après un rapide break au snack de Conca, nous reprenons la route pour trouver quelqu’un qui veuille bien nous conduire au centre Commercial pour enfin faire le repas dont nous rêvons tant !

28-Les-vasques-du-ruisseau-de-punta-pinzzuta, randonnée en Corse GR20

Les vasques du ruisseau de Punta Pinzzuta

Matériel utilisé pour la randonnée en Corse GR20

Equipement de camping utilisé pour la randonnée en Corse GR20

Marche

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE DE DÉPART ? EST-CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉE DANS CE ROADBOOK ? ET SI C’ÉTAIT À REFAIRE ?
SAC À DOS TREKKING Shield 38 BACH Acheté au Vieux Campeur à Paris, je recherchai un sac à dos robuste, compact/étroit, léger et bien taillé à la fois pour ma morphologie et pas trop grand. J’ai choisi un litrage moyen pour me limiter au nécessaire et ainsi me forcer à contenir le poids du sac. Ce sac est très confortable à porter malgré un chargement important, ce qui est essentiel sur un trek comme le GR20. Aucune raison d’en changer pour le moment!
BÂTONS
PLIABLES
Trail BLACK DIAMOND Ces bâtons ont une bonne réputation (compacité/poids/fiabilité) et un prix contenu. Si des bâtons survivent au GR20, ils survivront au reste du monde! Plus sérieusement, ils m’ont sauvé la mise à plusieurs reprises tout en facilitant ma progression. Encore un produit qui a sa place dans mon équipement

Bivouac

SAC DE COUCHAGE Swing 500 VALANDRÉ J’ai acheté se duvet en 2014 au Vieux Campeur à Paris. A l’origine je voulais le Mirage ¾ de la même marque mais il n’était plus disponible en taille M.
Le Swing 500, en plus de disposé de sacs de stockage et de compression, s’est révélé être un très bon deuxième choix.
La qualité de fabrication est au rendez-vous. Le gonflant du sac de couchage est incroyable et la douceur des matériaux sensationnelle.
L’année prochaine, il faudrait éventuellement que je le renvoie à la marque pour le faire laver et remplumer
Considérant le prix d’acquisition et les performances du produit, je ne suis pas prêt d’en changer de si tôt !
MATELAS Tensor 20R NEMO J’ai gagné ce matelas lors de ma précédente participation au concours « Raconter votre expérience Outdoor » Le seul point négatif concernant ce matelas et le temps qu’il faut pour le gonfler (une quinzaine d’insuflations). Hormis cela, il est léger, compact et très confortable peu importe notre position pour dormir Sa compacité et son poids (460gr) en fait un allié de choix!
TENTE Hubba Hubba MSR Il s’agit de la tente de Romain et j’ai pu apprécier les raisons qui en font un Best Seller: Poids, facilité de montage, autoportante, suffisamment grande pour 2 personnes et leur équipement. Comme nous n’avons pas eu besoin de cuisiner au réchaud, cette tente constitue un bon choix. Sinon, j’aurai préféré une tente avec une grande abside. Cela fait plus de 5 ans que Romain utilise sa tente sans aucun problème. Cette fiabilité et l’ergonomie à l’usage du produit en font une tente qui a sa place dans un sac à dos.

Matériel complémentaire

LAMPE FRONTALE Tikka Plus PETZL Cette lampe compacte et économique est suffisante pour un usage le soir pour dîner ou en tente Cette frontale atteint ses faiblesses dès qu’il faut éclairer le chemin devant soit. Je pense que le choix d’une lampe frontale plus haut de gamme fera parti de mes futures acquisitions (batterie USB rechargeable, adaptation automatique à la luminosité, plus de Lumen)
SAC DE COMPRESSION UltraSil DrySack 20L SEA TO SUMMIT Renforcé en Cordura, ce sac de compression protège mes affaires de nuit et mon duvet Bien que souvent maltraité en rentrant en force et en frottant parfois sur des objets abrasifs, ce sac de compression tient bon! Il joue parfaitement son rôle,  aucune raison d’en changer!
MULTI-OUTIL NV-MH-21 TRUPER J’ai eu des couteaux Suisse et des Leatherman mais je passe mon temps à les perdre malgré le soin que je leur porte. Au moins ce multi outil est bon marché et pratique Il remplie parfaitement ses fonctions pour couper des tomates, du fromage et étaler du pâté sur une tranche de pain bien coupé! Après y avoir cousu une cordelette en nylon pouvant venir se prendre sur ma bretelle de sac à dos ou à un passant de ceinture, j’espère ne pas perdre ce multi-outil très bien conçu malgré un acier médiocre demandant à être affuté régulièrement.
POCHE À EAU Widepack 3.0 L SOURCE Fabriquée par l’excellente marque Source, cette poche a eau est facile à nettoyer et est très pratique. Je l’utilise à l’extérieur du sac avec la house isotherme Deuter Thermo Bag pour faciliter son remplissage  Je ne basculerai pas sur un plus petit volume et le sac isotherme deuter rend l’accès à la poche bien plus pratique que dans le sac à dos. Si jamais je l’abîme, je rachèterai la même (chez Source ou Deuter en fonction du meilleur prix au moment donné)

Vêtements pour la randonnée en Corse GR20

Vêtements de jour

VESTE Quasar Lite MOUNTAIN HARDWEAR J’étais à la recherche d’une veste légère GoreTex avec des poches sur l’avant pouvant faire office d’aérations Cette veste est un peu plus fragile que ma Ozark mais sa coupe, ses poches, sa capuche, sa respirabilité et la protection qu’elle offre aux intempéries en fait un très bon choix. Sans aucune hésitation, elle a sa place dans mon sac à dos
T-SHIRT
JOURNÉE
Trekking Techwool
Manches Courtes
QUECHUA Un T-shirt manches courtes en laine de Mérinos: idéal pour les longues journées de marche en Corse où les températures se montrent aussi bien fraîches que chaudes Le T-shirt a bien supporté l’usage intensif sur ces 8 jours sans montrer de signes particuliers d’usure Pour des températures supérieures à 10°C
PANTALON JOURNÉE Pantalon Climat Wind SALOMON J’ai choisi ce pantalon pour son matériau stretch élastique et déperlant ainsi que pour sa légèreté grâce au bon d’achat Salomon gagner lors d’une édition de « Racontez votre expérience outdoor » Il est déperlant jusqu’à un certain stade mais sèche vite. Lorsqu’il fait chaud son élasticité permet de le rouler jusqu’au dessus des genoux pour en faire un short sans qu’il ne redescende. Les poches filets à fermeture éclair permettent de faire passer l’air pour nous rafraîchir. Ce pantalon est tout simplement fabuleux. Il m’accompagne partout en montagne.
Il s’est montré à la hauteur de la renommée de la marque.

Vêtements de nuit

T-SHIRT
NUIT
Fjellrapp Zip BERGAN’S Un Mérinos moulant manches longues avec col et fermeture éclair. Sa conception a reçu d’inombrables avis positifs Après 2 ans d’usage intensif (porté plusieurs fois par semaine en automne-hiver), il est bon pour la poubelle… J’ai remplacé ce Merino par le Smartwool Light PHD Zip T
LEGGINGS NUIT Techwool 190 QUECHUA J’ai choisi ce leggings Merino au bon rapport qualité/prix pour me sentir à l’aise lors des soirées fraîches en camping Pas trop transparent, il taille bien et tiens suffisamment chaud Aucune raison de changer

Chaussures et accessoires

CHAUSSETTES Forclaz 900 QUECHUA En plus de la crème NOK sur les pieds, les chaussettes doubles peaux limites l’apparition des frottements ou ampoules De bonnes chaussettes qui tiennent un peu chaud, mais mieux vaut cela que d’avoir des ampoules aucune raison d’en changer
CHAUSSURES MTN Trainer SALEWA Conseillé par un ami, j’ai acheté ses chaussures pour réaliser toutes mes randonnées hors hiver Elles font tout bien sauf une seule chose: le terrain humide. Si vous avez le malheur de mouiller la semelle, attention aux zipettes sur tous types de terrains Je ne rachèterai plus ces chaussures. A la place, j’ai fait l’acquisition des Scarpa Zen Pro bien meilleures partout et moins cher.
LUNETTES Drop Point OAKLEY J’avoue m’être fait plaisir avec ces lunettes Oakley relativement cher, mais cet investissement est largement justifié avec les technologies de polarisation et Prizm Ces lunettes sont très confortables et protègent parfaitement les yeux. La polarisation et la technologie Prizm font de telles merveilles que tout autour de vous est beau et ressort avec davantages de détails, aussi bien à la mer qu’à la montagne. La teinte bleuté des lunettes et dans la masse, donc même si vous rayez vos verres, la couleur ne s’écaillera pas. Ces lunettes m’accompagnent quotidiennement et je ne m’en sépare jamais

Équipement numérique pour la randonnée en Corse GR20

Appareil Photo Numérique Powershot  SX220HS Canon Tout amoureux de l’outdoor devrait avoir un APN compact à grand zoom comme celui-ci.
Atouts : prix, zoom x14, capteur BSI CMOS, l’optique, qualité image/vidéo, les réglages
Défauts : autonomie de la batterie, vidéo 30 images par seconde, panoramique assisté.
Cet appareil me satisfait depuis 6 ans (et plus encore avec 2 batteries CANON).
Il est fiable, solide et son traitement d’image conserve les fins détails.
J’attends encore que le prix des Appareil Photo Compact à grand zoom et à capteur de 1″ baisse.
Meilleur exemple du genre: Panasonic Lumix TZ100
Trépied Jobby Gorillapod Idéal pour les photos de groupe Ses pieds articulés et magnétiques permettent d’utiliser n’importe quel support pour maintenir votre appareil photo comme vous le souhaitez. Bien qu’il ne dure pas plus de 3-4 ans, ce trépied est très pratique
Batterie Externe Powerzen 16000mAh TeckNet Elément indispensable pour recharger l’ensemble de ses appareils électroniques loin d’une installation électrique Cela fait 2 ans que j’ai cette batterie externe et elle m’accompagne partout. Avec elle je peux recharger 5 fois mon smartphone avec lequel j’enregistre mes tracés GPS et prends des Photos. Même si les 500gr qu’elle représente ne sont pas anodins, elle m’accompagnera toujours
Smartphone G4 H815 LG Un vrai androphone fiable,de belles fonctionnalités uniques, un bel écran sans bord, très bon appareil photo et puissant Ce LG G4 est un peu plus grand que mon LG G2 qui pour moi était parfait (diagonal de 5,5″ contre 5,2″). Mais son GPS ne fonctionnait plus après 4 ans. Ce LG G4 est mon compagnon de route pour les 4 prochaines années!
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Julien 12 novembre 2017 - 19 h 03 min

Superbe récit bien detaillé et illustré !

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