Escalade, plongée et camping en Corse: un séjour aux nombreuses activités outdoors

par Expérience Outdoor

Marina SERANTONI nous partage son expérience plongée et escalade en Corse
escalade en Corse

Informations pour préparer un voyage plongée et escalade en Corse

  • Date

Départ le 28 août, retour le 8 septembre 2013

  • Lieu

De Montpellier à Toulon en voiture : 224Km sans péage, traversé de Marseille par le tunnel : 2,70€
Billets de traversée pour deux personnes avec un tarif promotionnel, aller-retour avec Corsica Ferries : 172€
Aller de nuit (21h-7h) – 10h de trajet en fauteuils*
Retour de jour (15h-22h) – 7h de trajet sans cabine ni fauteuil

*: Les fauteuils sont tout juste inclinable à 45°, nous avons préféré dormir sur nos matelas de bivouac dans un coin de la salle aux fauteuils (comme bien d’autres voyageurs). La réservation n’est pas nécessaire dès lors que l’on est prêt à voyager sur la moquette. Certains habitués s’installent très rapidement dans les salles de restaurants sur les banquettes.

  • Participants à ce séjour plongée et escalade en Corse

Marina et Valentin
Nous sommes tous les deux grimpeurs, plutôt traditionnels que sportifs et pratiquons toutes les disciplines outdoor que nous avons l’occasion de faire en couple… ou pas, que ce soit de la spéléo, de la rando, du ski de rando, du canyon, de l’alpinisme, de la plongée en apnée, etc. avec chacun des expériences différentes et complémentaires.

  • Où dormir en Corse

Au début l’objectif était de dormir en camping sauvage pratiquement tout le temps et de s’offrir quelques nuits en camping pour des raisons pratiques (ex : douche…)
Finalement en Corse c’est très réglementé et difficile de trouver un bon spot quand on ne connaît pas, du coup nous avons passé 7 nuits en camping pour un budget de : 15€ en moyenne par nuit pour deux personnes. Nous avons cherché plutôt des campings municipaux ou à la ferme pour payer moins cher, nous retiendrons:

– A corte :
L’Albadu : 16€/2p (accueil agréable, cadre très sympa, vue sur Corte)
– A Serra-di-Scopamene :
L’asinerie de Serra-di-Scopamene : 13€/2p (élevage d’âne à voir au moins une fois ! Mais pas trop… bonne accueil)
– A Zonza :
Le camping municipal: 12€/2p (très propre, bonne ambiance)
– A Bonifacio :
Le bon plan était le camping de Campo di liccia avec une ambiance certes très touristiques et « consommatrices » mais ils font partis des rares à proposer des tarifs basse saison dès septembre. Coût : 15€/2personnes
NB : Les tarifs des campings en Corse comptent souvent tout indépendamment. Les tarifs que j’expose pour les nuits à plus de 15€ correspondent à : 2 adultes + 1 tente + 1 voiture. Si vous voyagez sans voiture comptez environ 4€ de moins.

  • Où se restaurer/où se réapprovisionner

L’essence est super chère !!! Il vaut mieux partir avec le plein !
Pour profiter un maximum des paysages plutôt que des supermarchés nous avions fait les courses de nourritures pour le séjour avant de partir de Toulon, mais on trouve sans trop de difficulté des épiceries ou des grandes surfaces sur place.
– A Aullène :
Super charcuterie au coeur du village (impossible à rater, elle se situe dans le carrefour de circulation principal du village) avec un accueil adorable et du « lonzu » et du fromage qu’on déguste encore une fois rentré !
– A Ajaccio :
Epicerie de produits locaux « La maison de Mina » au centre avec un homme très sympathique, attentionné et de très bon conseils avec des prix très abordable !

  • Office du tourisme de Corse

Site web

  • Caractéristiques de la Corse

Le taffoni !!!
Concrétions aussi élégantes qu’effrayantes à grimper, elles nous offrent à nous petits grimpeurs de l’Hérault et du Caroux une toute nouvelle gamme de gestuelle sur granite grâce à une roche à gros grains très abrasive et hyper sculptée : des gros bacs en fines lamelles ! Que du bonheur !

  • Quoi d’autre dans les environs

La corse est un peu le paradis de l’outdoor avec la possibilité de pratiquer sur l’île diverses activités :
La rando / l’escalade / l’alpinisme / le ski de rando / le canyon / la plongée bouteille / l’apnée / etc.

  • Bibliographie

Nous avions avec nous quelques cartes IGN bien sûr, et deux topos d’escalade :
– « Grandes voies de corses », éditeur : B.Maurin/T. Souchard, 25€ disponible un peu partout, belle sélection de voies essentiellement dans le TD
– « Falaises de corse », éditeur : B.Maurin/T. Souchard, 28,95€ d’après l’étiquette, prêté par une amie, très complet et varié.
Et un guide vert de 2004, complètement inutile…

  • Lien Internet

Le reste des topos nous l’avons trouvé sur C2C : Camp To Camp

Séjour plongée et escalade en Corse: DE MARE A MUNTAGNA CORSU

J-1 : Le départ

Après quelques jours chez la famille dans le var, nous y voilà : bagage pliés, voiture remplie, il est 19h c’est le départ ! Arrivée sur la zone d’embarquement tout se déroule à merveille dans la bonne humeur et l’excitation du départ.

«  C’est pour Bastia ? […] La file sur votre droite ! »

Nous avançons. Nous nous plaçons dans la file continue et attendons le dernier contrôle avant la montée dans le bateau. 45min plus tard, nous arrivons excités comme des gosses à Noël au niveau du contrôleur. Valentin tend fièrement notre billet et nos pièces d’identités. Suite à quoi nous nous entendons dire :

« Votre billet est pour demain !! ».

Ascenseur émotionnel garanti ! Nous reprenons la route de la maison de mes grands-parents frustrés et contrariés de voir nos vacances rabotées d’un jour.
J0 : Après le petit entraînement de la veille, l’embarquement s’est bien déroulé ! 20h, nous sommes enfin à bord !

escalade en Corse

J1 : Arrivée 6h50 à Bastia.

Nuit romantique que nous avons passé sur nos matelas de bivouac aux pieds des fauteuils du Méga Express Four, ce qui en passant était bien plus confortable que de dormir sur les fauteuils, blotti entre la salle des machines et les spots lumineux dernières générations (250 lumens chacun !!). C’est une journée « perf » aux couennes de la Restonica qui suit cette nuit réparatrice, superbe 5+ et initiation aux taffoni sur un secteur peu fréquenté à 8h, dans un cadre vraiment joli. Un secteur école qui vaut le détour lors d’une journée repos.
Petite nuit paisible sous la bienveillance du Seigneur et la vigilance des trois bergers des Pyrénées voisins, dans les ruines d’une église, cette fois longue et réparatrice.

J2 : Réveil au naturel

Réveil 8h par le troupeau de moutons du coin, départ pour la Punta di Zurmulu. A noter une erreur dans le topo C2C : départ à droite de l’enclos des oliviers et non à gauche, suivre les cairns tout simplement… Cette « petite » erreur nous aura valu 1h30 de lente et douloureuse progression dans le maquis.
Une fois le chemin retrouvé, le pied de la voie atteint, nous démarrons une très belle ascension avec une première longueur qui donne le ton de la voie ; succession de dalles et de taffoni, idéale pour une cordée qui prend ses marques sur l’île. Après deux blessures consécutives au printemps et au début de l’été, cette petite course que nous avons choisis s’avère être le niveau idéal pour ma remise en confiance, les bâtons sur le sac et la genouillère dedans, juste de quoi se rassurer mais qui finalement n’auront pas servis. Six longueurs en réversible annoncent ma reprise à la fois du sport et de la grimpe en tête. Que du plaisir !
Depuis le dernier relais, course poursuite avec l’orage jusqu’à la voiture (en suivant les cairns, c’est quand même beaucoup plus court !). Pause repas 17h30 dans l’eau limpide de la Restonica, baignade fraîche mais revigorante.
Ce soir nous dormons au camping de l’Albadu à Corte, super cadre et accueil.

J3 : en route vers la voie

Suite à l’orage de fin de journée de la veille, samedi, réveil à 7h pour partir tôt, notre objectif : 13h en bas de la voie. Levé 8h…
Direction Candella di l’oru, Après 20 minutes de marche nous réalisons que, pour la deuxième fois, nous avons oublié l’appareil photo, après réflexion sur le risque d’orage et l’intérêt photographique de la voie, nous optons pour un footing aller-retour à la titine pour Valentin.
Suite à cette péripétie, nous trouvons le sentier d’accès cairné au bas de la voie. Le topo indique « monter tout droit dans la pente » effectivement il n’y aucune subtilité dans cette tournure de phrase : c’est raide et en éboulis.

escalade en Corse
escalade en Corse

Départ au pied de la voie 13h. Superbe voie en réversible ! La journée de la veille me permettra de passer un joli V en TA, qui l’eut cru ? Dire que moins de trois semaines avant je ne sortais même plus de la maison. Une longueur homogène, de quoi mettre en confiance pour la suite. L’ensemble de cette course se déroule dans une belle ambiance, sur un granite des plus agréables avec une mention spéciale pour la 4ème longueur « taffoni plein gaz sur 45m » ! Val se lance en premier dans cette section et ça m’arrange bien, le taffoni c’est beau mais c’est vraiment impressionnant, un peu trop d’émotion à gérer à mon goût pour passer leader ici. Je suis ravie de passer en second dans cette succession de « bacs en carton ».

Le ressenti le plus proche que je connaisse pour décrire cette sensation, c’est comme grimper dans un gros cerisier, attraper ses branches épaisses et rassurantes avec cette petite voie qui te répète « ça casse comme du verre » , mais là le granite est sain et solide. Finalement c’est une succession de mouvements amples qui m’oblige à me concentrer sur mes pieds pour économiser mon genou et ma cheville et me fais oublier cette appréhension que j’avais au relais. L’heure est à la concentration et au plaisir. Ce caillou est vraiment exceptionnel et cette ambiance grandiose, juste ce qu’il faut d’émotion pour nous remettre à notre place de petits hommes partageant avec harmonie ce moment fabuleux.

Nous rencontrons au sommet le couple d’espagnol qui nous suivaient jusqu’alors, avec qui nous partageons nos ressentis sur la météo et la beauté de la voie. C’est l’occasion d’échanger nos mails pour s’envoyer à notre retour nos photos respectives de cette journée.

Suit cette ascension trois beaux rappels dans la voie, et une longue redescente. Cette journée bien remplie me rappelle à l’ordre sur l’état de forme de mon genou, dès la fin des rappels la genouillère servira et nous forcera à réduire l’allure de descente.

Nous avons eu une météo hyper clémente : retour 19h30 à la voiture sans une goutte ! Ce soir, départ, pour le golfe de Porto, nous dormons en chemin à Lozzi au pied du massif du Monte Cinto, point culminant de la Corse.

J4 : Grasse mat’ !

Aujourd’hui nous reprenons la route pour le golfe de Porto jalonné de paysages superbes. Depuis le col de Verghio il y a vu sur la Paglia Orba, le Capu Tafunatu, le Cinto (prochains objectifs ?!). Nous ferons un petit arrêt touristique pour caresser les cochons sauvages. Après ça il n’y a eu que le Lonzu, quelques jours plus tard, pour avoir raison de mes élans végétariens. La suite de la journée : plage et traversée des calanches de Piana. Cette journée aux airs de tour-operator nous aura permis par le biais de moult arrêts aux bords de la route de profiter des paysages et de rejoindre Piana à un rythme très local.

escalade en Corse

escalade en Corse

J5 : 9h40 à Paris

C’est la naissance de ma petite nièce, Eléonore ! Cette journée s’annonce forcément belle et agréable ! Nous partons pour une première plongée au Capu Rossu (extrémité ouest du golfe) dans la réserve naturelle, ce qui nous vaudra une superbe marche d’approche et un perfectionnement à la descente « expo » (= grave pourrave !) dans le maquis pour une sublime plongée « médusive »… Que l’on se voit obligé d’écourter à cause de la densité de ces petites choses urticantes.

en Corse plongée activité outdoor

Retour interminable à la voiture : 1h30 de marche par 35°C et 0Km/h de vent, 400m de dénivelé (dont 100m en III solo !) avec 10Kg chacun sur le dos. On n’a pas idée de l’augmentation du poids d’une combinaison une fois mouillée et de la puissance de la poussée d’Archimède. Oui parce que 6Kg de plomb c’est pratique dans l’eau mais une fois sur terre la donne change… Sur le retour au village nous faisons une pause à la fontaine de Piana pour un shampoing à l’eau claire, afin de débarrasser nos cheveux du sel marin et nous permettre une nuit agréable.

J6 : Sur la plage de Ficaghjola

Deuxième journée d’apnée au départ de la plage de Ficaghjola, 2h de plongée presque sans méduse, des tombants magnifiques le tout avec une visibilité exceptionnelle (25m), et une grosse population de poissons méditerranéens (castagnoles, murènes, étoiles de mer, apogons, etc.). C’est exceptionnel ! Je retrouve mon élément, des vieilles sensations familières. La montagne et la mer sont des milieux qui nous offrent des sensations tellement proches en termes de contemplation et de plénitude et à la fois, on y évolue et s’en imprègne de manière tellement différente, que pour moi leur pratique ne peut être exclusive. Au contraire je les trouve complémentaire.

plongée en Corse

Puis nous reprenons la route en direction du sud. En effet, nous quittons la Haute-Corse pour basculer dans la région d’Aullène. Nous dormirons à l’asinerie de Serra-di-Scopamene juste après Aullène. Je découvre ce soir-là toute la puissance vocale que peut avoir un âne. Dormir près d’un élevage d’âne est une expérience à faire une fois sous le coup de la naïveté, c’est très mignon et original, mais honnêtement pour des nuits longues et réparatrices mieux vaut ne pas y dormir la semaine.

J7 : Réveil donc à 7h, par les ânes !

Au programme de la journée petite grande voie au col de la Tana : l’arrête de Zirubia par la variante des Aullénois en semi-réversible pour cause de troubles intestinaux… Les joies des eaux non traités de nos belles et naturelles sources… Toutefois j’arrive à profiter avec le sourire et la bonne humeur de ce superbe granite à gros grains (on a plus qu’à ressemeler nos godillots !). Malgré une voie courte, elle nous offre un joli passage fin en dalle et deux belles longueurs sous le sommet.
Nous découvrons une toute nouvelle manière d’équiper, un peu comme si l’équipeur avait fait ses fonds de poches pour nous proposer cet itinéraire alternant plaquettes, maillons vrillés, bouts de chaîne, etc. Une farandole de points variés.
escalade en Corse
escalade en Corse

Arrivé au relais sommital, très belle vue d’ensemble sur les aiguilles de Bavella et un beau paysage malgré un gros incendie en 2009, encore très visible.
Un grand rappel de 50m nous permet de redescendre par « Prudence pépère » (jolie cheminée, pour une prochaine fois ?) et une marche de descente par un « non-sentier » en dalle de granite et en maquis (high level en claquettes…), vraiment long et pénible.
Dans mon état je trouve que notre choix de redescente n’était pas le plus optimal. Effectivement nous avons pesé le pour et le contre une fois arrivé en haut. Nous aurions pu faire trois rappels dans la voie et finir sur une courte marche de redescente, mais nous avons préféré aller au plus rapide sans trop connaitre l’état de l’accès de descente. Aux vues de nos chaussures et mon état digestif la première solution aurait été certes plus longue mais bien plus confortable (pour ne pas dire simplement supportable…).
Bref après avoir serré les dents et pas seulement… direction le camping municipal de Zonza en passant par la charcuterie d’Aullène que nous recommandons pour leur sympathie et leurs « délicieux-succulents-appétissants » produits que nous ne résistons pas à gouter dès le soir même pour l’apéro.

bivouac en Corse

J8 : Vers Punta Caletta à Bavella

Partis pour l’arête de la Punta Caletta à Bavella, nous avons dû revoir nos objectifs une fois arrivés au col bouché par les nuages. La pluie d’épines de pin au camping aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… Malgré la grisaille nous avons marché jusqu’à la petite croix qui surplombe le col, crapahuté sur les dalles de granite, grimpé dans les blocs, juste de quoi nous donner envie de tâter ce granite un peu plus sérieusement. La pluie dans la redescente rappellera à l’ordre nos rêveries.

escalade en Corse

Ce sera pique-nique dans la clairière des vaches. Cette journée n’aura pas été vaine puisque j’aurais réussis à surmonter ma peur des vaches ! Et oui c’était un comble pour une melgorienne, il fallait faire quelque-chose ! Donc succès de la mission « cochons-vaches-veaux » ! Après manger : visite du village de Bavella.

Suite à une autre tentative infructueuse (vent, pluie, brouillard…) jusqu’à l’attaque de la Punta Macau, ce sera finalement des exercices d’entraînement aux relais sur coinceurs et mouflage. Nous avons bien ris cloué au sol sous la bruine constante à travailler des manips en s’imaginant des scénarios catastrophes à l’américaine, digne de « verticale limite » avec un hypothétique second hypocondriaque et psychotique que Valentin incarne à merveille.

J9 : Vendredi trajet jusqu’à Bonifacio

4h de route soit 2h de trajet, 1h pour trouver le géant casino (indiqué sur la route d’Ajaccio mais situé sur celle de Bastia), et 1h pour buter face à la cahute de paiement du parking d’Arondinara. Oui parce qu’en Corse tout est payant ! Et bien sûr ils ne l’annoncent qu’après 15min minimum de route étroite et sinueuse si possible avec impossibilité de faire demi-tour au bout sauf sur le parking payant… Du coup nous finissons sur la plage de Santa Amanza sur la route en direction de Bonifacio, malgré un cadre joli c’est objectivement la plage la plus sale que nous ayons fréquenté de tout notre séjour sur l’île, à vrai dire nous y avons mangé et ne nous y sommes même pas baigné.

Suite à cette « non-baignade » nous sommes partis visité l’ermitage de la trinité de l’autre côté de la ville. C’est étrange comme le culte Corse est orienté sur la Vierge Marie et peu sur le Christ, un peu à l’image de Notre Dame de la Garde à Marseille connu pour être « la bonne mère ». Cela donne une toute autre vision de la région, très orienté sur la bienveillance et peu vers la souffrance. Est-ce lié à la proximité de la mer comme à Marseille ? Je ne saurais dire, les villages situés plus dans les terres, comme Zonza, avaient aussi cette particularité.
Nous entamons donc THE recherche d’un spot dodo.

escalade en Corse

escalade en Corse

Spot 1 : Ermitage de la trinité -> gros panneau « camping sauvage interdit »
Spot 2 : Plage trop mignonne -> réserve intégrale
Spot 3 : Chapelle de Santa Reparata -> coin discret plutôt pas mal, mais grosse trace de tente, bouteilles (eau + lait) caché dans les buissons + briquet et lunettes posé devant la chapelle en mode « squat déjà bien occupé » et manifestement pas par des gens discrets et respectueux du lieu.
Spot 4 : Piste DFCI à côté de chez « Jaki les trois chiquots» -> spot très visible depuis l’habitation sûrement sur la propriété nous choisissons de demander l’autorisation ; l’accueil fut cordial mais la demande non accordée. Un invité nous a donné des indications pour un autre spot un peu plus loin.
Spot 5 : Citerne incendie indiqué par le pote à Jaki -> manifestement il n’était pas venu depuis très longtemps : carcasses de voitures, déchetterie sauvage…
Spot 6 : Plage de Tonnara (indiqué par des jeunes en camion au spot 2) -> gros panneau « camping sauvage interdit » et visible de partout même de « Chez Marco », le restaurant gastronomique du coin…

Spot 7 : Retour au spot 1 -> idéal hormis le panneau précité. Repas sur le parking et pourtant nous ne sommes pas serein, nous décortiquons tous les bruits, tous les scénarios possibles, posons le pour et le contre de notre présence ici, la nuit sera-t-elle profitable ? Nous avons besoin d’une nuit correcte si nous voulons profiter de notre dernière journée qui s’annonce bien remplie… C’est à la suite de cris étranges digne d’un film d’horreur où l’on découperait des enfants à la machette que nous avons décidé d’un commun accord de partir dormir ailleurs rapidement.
Spot 8 : Camping di liccia -> camping trois étoiles, 15euros = bonne nuit !

Tout ça pour dire qu’à Corte le camping sauvage c’était dur, à Porto très compliqué, à Bonifaccio carrément fatigant ! Bilan premier « but » de camping à l’arrache de notre pourtant pas si modeste carrière… Finalement l’option d’aller en camping aurait pu être prise avant et nous aurions pu profiter d’un moment plus agréable et économiser bon nombre de kilomètres (au prix de l’essence en Corse ça fait réfléchir)…

J10 : Journée plongée à nouveau

Réveil de bonne heure pour aller plonger au sémaphore de Pertusato. Après estimation de la trop longue marche d’approche petit retour en arrière pour visiter les anciens bunkers et voir le point de vue sur Bonifacio. Nous optons pour une petite plage avec moins de marche d’approche au coeur de la réserve des Bouches de Bonifacio.

escalade en Corse

Bilan de ce changement de programme, nous échouons sur un petit coin paradis encore désert.
Comme en montagne on craint l’orage de fin de journée, en mer c’est le vent. Si la houle se forme et devient trop forte non seulement il est possible de subir l’inconfort d’un mal de mer, mais surtout dans cette configuration le danger est de se faire rabattre sur les rochers au moment de sortir de l’eau. En corse comme sur certains endroits de la côte continentale le deuxième facteur de risque est le sillage des navires, étant au Sud de la corse il s’agit là de se méfier des ferries. Conscient de l’exposition du secteur où nous nous trouvons nous enfilons rapidement nos combinaisons et nous mettons à l’eau dans la foulée.

C’est une plongée fabuleuse, encore plus riche que celle effectuée quelques jours auparavant dans le golfe de Porto. C’est 2h30 de plongée où s’enchainent tombants déversant, grottes et diverses formes géologiques surprenantes (surement des trous de bombes sous les bunkers) le tout peuplé d’innombrables poissons. L’écosystème méditerranéen parade sous nos yeux.

plongée en Corse plongée en Corse

plongée en Corse

Après cette éreintante plongée nous décidons de rester manger sur cette petite plage, où avec orgueil nous avons espéré être les seuls visiteurs en nous mettant à l’eau. Mais manifestement ce petit paradis marin est bel et bien connu des locaux.

Après une ultime baignade nous changeons de décor pour adopter nos tenues de continentaux en vacance pour aller visiter la vieille ville de Bonifacio. Nous retiendrons une fois de plus que tout est payant quand on n’est pas du coin. La moindre place de parking s’élève à 2,50€/h, ça fait cher le tourisme quand on est étudiant… Mais nous préférons garder en souvenir le charme de ce centre historique.

J11 : le dernier jour

Le réveil sonne et annonce tristement notre dernier jour et son malheureux programme qu’est le pliage de tente et le rangement de nos affaires. Cette douce mélancolie nous accompagnera longuement dans cette journée où déciment rien ne va vite. Le levage de camp se fait à un rythme d’escargot, le règlement de ces dernières nuits au camping s’effectue après avoir écumé l’embouteillage de touriste à l’accueil, même les automobilistes complotent à 40Km/h sur la nationale, eux aussi doivent ils reprendre le bateau ?

Notre journée reprend de la vitesse aux rythmes des commérages et des taquineries. Tout s’accélèrent quand nous nous arrêtons au « récup verre » déposer nos déchets, à côté du supermarché du coin. Geste banal me diriez-vous, mais non ! Nous réalisons que ce dernier est fermé, car oui nous sommes dimanche ! Le jour du seigneur met en péril notre mission fromage corse ! Nous l’avions retardé jusqu’à ce jour pour ne pas le laisser s’abimer dans la voiture…

Nous écumons les épiceries et « bouiboui » que nous croisons espérant trouver notre bonheur, mais au prix d’une « Gore Tex Mammut » ça fait cher le fromage… La Maison de Mina à Ajaccio sera notre havre de délivrance, ouverte le dimanche et tous les autres jours de la semaine cette boutique propose tous les produits de terroirs au prix des supermarchés mais avec le conseil d’un adorable connaisseur et la qualité des produits locaux.
Il est maintenant temps de reprendre les rangs de l’embarquement, mais cette fois malheureusement personne ne nous dira que nous avons des jours d’avances sur la date de départ.

Conclusion de mon voyage plongée et escalade en Corse

Plusieurs personnes de notre entourage sont allées en Corse dernièrement, des gens affectivement et idéologiquement proches. Tous sont revenus des étoiles dans les yeux, pétillants d’émotions et tous avec ce sentiment « c’était trop court ! ». Pour certain pourtant ce n’était pas la première fois, mais toujours insatiable de cet endroit. De notre côté nous savions que nous aurions 15 jours de vacances communs mais nous n’avions pas défini de point de chute à notre fugue, alors pourquoi pas essayer la Corse ?

L’ile de beauté paradis des activités outdoor

Notre objectif comme pour chacune de nos vacances : ne pas compter les jours qui passent et vivre de nos passions le temps d’un aparté. Cette île nous offrait le kit « tout en un », de beau massif montagneux ET des réserves marines sur le tracé d’une traversée ! Du coup nous avons regardé le prix des billets, manifestement abordables, et nous sommes partis.
Moins d’un mois après notre retour nous nous retrouvons dans le rôle de ceux qui nous motivé à partir. Les paysages sont superbes et variés qu’ils soient montagneux ou marin chaque coin de nature est riche en vie et en beauté. C’est un territoire qui a été protégé par ces habitants, et en les côtoyant on s’aperçoit qu’il l’est encore. On est dépaysé au sens propre : au coin de rue les vieux parlent corse, on se fait doubler sur les routes sinueuses comme jamais on ne l’aurait cru possible, les paysages nous offre des partitions de formes et de couleurs encore inconnus, les cochons et les vaches forcent la priorité, etc.

Nous avons aimé cette région pour sa richesse tant de la nature que des gens et son aspect sauvage, nous avons eu la chance de nous sentir seuls chaque jour durant notre séjour. Nous avons conscience du privilège que nous avons eu de partir « hors saison ».

Si je dois retenir quelques aspects négatifs de la Corse ce sera la saleté des lieux fréquentés : les points de vue sur les bords de routes, la plage de Santa Amanza transformés en déchetteries à ciel ouvert, les belvédères devenus des toilettes publiques sont de tristes témoins de l’irrespect et de la consommation de la nature par les populations les plus mal éduquées ! C’est désolant ! Le deuxième aspect négatif découle malheureusement du premier : c’est « l’inquiétude » des locaux à notre égard, la distance mise dans les premiers instants.

Choisir sa période

Nous avons sentis que tous se détendaient après une période difficile : la saison estivale. La densité de touristes et le comportement de quelques un créés des tensions et des préjugés durant la saison. Mais très vite ils se détendent voyant que nous ne sommes pas irrespectueux et nous laissent entrevoir leur simplicité et leur amour pour ce lieu.
En conclusion de notre premier voyage en Corse, nous en préparerons un second ! Nous reviendrons en dehors des périodes d’affluences et nous privilégierons cette fois une seule région pour profiter plus longuement de chaque endroit. Notre visite sur chaque étape nous laisse en bouche ce fameux « c’était trop court ! ».

Matériel utilisé pour le séjour plongée et escalade en Corse

Camping

 CATÉGORIE  NOM DU MODÈLE  MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART   EST-CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK SI C’ÉTAIT À REFAIRE
 TENTE  II Seconde  DÉCATHLON Prix – La rapidité de montage  Très bien, lors de dodo à l’arrache c’est monté déplier dans la plus grande discrétion et rapidité  Oui
 RÉCHAUD ALCOOL  Canette  FABRICATION MAISON Prix- Poids – Prix du combustible Facile à fabriquer – Fiable le seul « bémol » c’est le transport de l’alcool à bruler en Corse (il faut être d’autant plus vigilant qu’avec du gaz à cause des risques incendies et pour avoir rencontré des locaux ça les inquiète vraiment beaucoup)  Oui
 MATELAS  Z Lite Thermarest  THERMAREST Poids – La robustesse  Limite en confort pour autant de nuit consécutive, Valentin a dormi avec un matelas supplémentaire.  oui car finalement il a super bien dormi
 DUVET  Light Mat Momie Camp  CAMP Rapportbudget-poids-confort  – Doublure coton intérieur – La chaleur – La possibilité de dormir à deux dans le même duvet  Pour le camping c’est un peu inquiétant à cause de la fragilité j’ai moi aussi dormi sur un matelas mousse en plus pour gagner en solidité et en confort (10 nuits sur un matelas bivouac alors que c’est la voiture qui porte c’est dommage…)  Parfaitement, on a dormi comme à la maison malgré le changement de lieu pratiquement quotidien.  oui car avec cette combinaison j’ai super bien dormi et j’étais rassuré sur le fait de ne pas percer mon matelas accidentellement

Accessoires bivouac

 FRONTALE  Tikka XP2 plus  PETZL  – Poids – Luminosité Pour subvenir à nos besoins en lumière pour des départs matinaux en alpi et d’éventuels prolongation de nuit en grimpe ou rando  Plus que nécessaire. Une frontale plus basique aurait pu suffire, mais le mode éclairage diffus est agréable, et le mode rouge très pratique pour être discret en camping sauvage  oui « qui peut le plus peut le moins »
 BOL  X mug  SEA TO SUMMIT  – Poids – Volume  Je suis devenue inséparable de ce petit « gadget », il prend tout : le thé, la soupe, les coquillettes, le vin, etc. et se faufile partout en rando, en festival, en refuge !  Toujours !
 COUVERT  Spork  LIGHT MY FIRE  – Poids – Volume (surement pas pour le couteau…)  Manger 12 jours consécutifs avec sans problème, elle est aussi confortable que n’importe quel couvert de table. Attention toutefois au transport, les pics peuvent casser.  Oui

Matériel d’escalade

 CORDE  Cobra 8.6 2×60  BÉAL  – Polyvalence  Ce diamètre et le traitement goldendry nous offrent une super fluidité, la longueur permet de palier avec confort à toutes les configurations  La même ! Maintenant que le concept unicore est sorti nous la reprendrions avec pour encore plus de sécurité
 DÉGAINES  Trop vieux pour m’en souvenir…  CLIMBING TECHNOLOGY  – Prix  Dépassé mais toujours aussi fonctionnelles  Je prendrais des dégaines moins lourdes et surtout avec le système « keylock »
 BAUDRIER  Aerocliff  BÉAL  – Avoir plus de porte matos que l’ancien  Oui  Oui mais pas rose xD
 CHAUSSONS  Rockup  MILLET  – Le confort – Prix  Super confortable pour les grandes voies oui  Oui
 COINCEURS   C4  BLACK DIAMOND   – Double axe qui permet plus d’amplitude  Au top !  Bien sur !
 COINCEURS   X4  BLACK DIAMOND  – Tige plus souple – La curiosité de mettre en pratique des nouveaux friends  Au top !  Il ne reste qu’à acheter d’autres tailles !
 CASQUES  Elia  PETZL  – Polyvalence – La place pour la queue de cheval  Rien à redire  Pourquoi pas tenter un météor 3 plus polyvalent (escalade, eaux vive, vélo) mais plus léger
 QUINCAILLERIE  Sangle, cordelette, mousquetons, etc  – Nécessaire

Matériel divers

 SAC À DOS  Alpinisme 22  DÉCATHLON  Le prix – Le volume à la journée  Un peu juste pour le matos plongé, sinon en montagne a bien remplis sa fonction de petit sac « que l’on a pas peur de bousiller »  Oui
 COUTEAU   n°8  OPINEL  – Les motifs^^  Rien à redire  Oui
 DESCENDEUR  ATC Guide  BLACK DIAMOND  – Sa fluidité  Simple, efficace !  Oui
 CHAUSSURES  MTN Trainers  SALEWA  – Chaussures d’approche  Parmi toutes celles que j’ai essayé ce sont celles qui m’ont offert le plus de stabilité sur tous les types de terrains.  J’étais tenté par les Dragontails de Garmmont mais après essayage elles m’étaient trop étroites. Les MTN trainers sont super pour des pieds larges.
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