Tour de Bretagne en tandem, une aventure multisport

par Expérience Outdoor

Myriam et Olivier Gels’ nous partage leur expérience du tour de Bretagne en Tandem

Information pour préparer le tour de Bretagne en Tandem

  • Date et durée :

21 jours, du 23 juillet au 13 août 2014

  • Lieu:

France, boucle de 1200km dans la région Bretagne, entre Finistère, Côtes d’Armor, Ille-et-Villaine, et Morbihan. À 1000km de Montpellier, 10h.

  • Participants:

Myriam et Olivier Gels’, deux amoureux des sports nature qui forment un tandem de choc au quotidien comme sur leur monture ! Depuis qu’ils ont reçu en cadeau de mariage ce vélo pas comme les autres, ils ont pris goût à ce mode de locomotion : toujours à l’écoute de l’autre, solidaires dans l’effort, patients dans les ascensions et confiants l’un dans l’autre dans les descentes, telles sont les qualités qu’ils ont cultivées depuis qu’ils passent une partie de leurs vacances à sillonner les routes de France en tandem. Mais les avantages sont nombreux, car le tandem leur permet non seulement de voyager en itinérance à la découverte de belles régions, de profiter des paysages tout en lenteur et de se dépasser physiquement, mais surtout d’être toujours ensemble pour partager les émotions si variées que procurent de telles aventures.  Et en fervents adeptes des raids multisports, ils ne manquent pas d’associer au vélo d’autres activités (randonnée, trail, kayak…) pour varier les plaisirs et découvrir les régions parcourues d’une autre manière, avec un autre regard.

Figure 1 - Les Gels

  • Où dormir :

nous avons principalement dormi en camping, mais également en camping sauvage quand cela s’y prêtait. Voici quelques campings sympas répondant à nos critères : tranquillité, accueil et tarif abordable (surtout quand on n’y passe qu’une nuit ou deux).

    • Camping Trézulien de Douarnenez : très propre et agréable ! 14€
    • Camping municipal Penn Ar Bed de Ouessant : Seul camping de l’île d’Ouessant, idéalement situé au cœur de l’île, à proximité des commerces et de la mer. 10€
    • Camping Tourony de Trégastel : un camping *** très agréable. 20€
    • Camping municipal de la Cité d’Alet de Saint Malo : un peu la pagaille, mais idéalement situé, au cœur d’un fort du 18e siècle. 15€
    • Aire naturelle de camping de Guiscriff : Sur l’ancienne voie de chemin de fer (voie verte n°7), l’aire naturelle dispose d’une halte randonnée équipée de deux blocs sanitaires, de douches avec eau chaude, d’une salle de séchage et d’un local vélos sécurisé. Un super plan pour dormir tranquille et pas cher : 3€/personne !
    • Pour plus d’informations sur les campings en Bretagne : http://www.tourismebretagne.com/sejourner/campings-en-bretagne
Figure 2 – Notre camp

Figure 2 – Notre camp

Figure 3 - Camping sauvage

Figure 3 – Camping sauvage

  • Où manger :

nous avions toujours dans notre remorque quelques réserves de nourriture pour un ou deux jours. Le midi, nous nous arrêtions très souvent dans des boulangeries ou des supérettes pour s’acheter de quoi pique-niquer (tartes, sandwich, riz au lait, pâtisseries diverses et variées !). Mais nous avons également fait quelques restaurants pour savourer LA spécialité bretonne, la crêpe bien entendu, mais également les produits de la mer !

    • Produits de base pour nos repas: sardine, maquereau, thon, soupe de poissons, riz, céréales, couscous, spaghetti.
    • Petit déjeuner: thé ou jus de fruit, biscuits, banane.
    • Eau: pas trop de points d’eau faciles d’accès comme des fontaines en Bretagne, mais comme on avait quasiment une autonomie d’un jour on en a très peu manqué et on s’est toujours débrouillé pour en trouver, quitte à demander à des habitants de nous remplir les bidons.
    • Quelques bonnes adresses:
      • Douarnenez « Au goûter breton chez Tudal » : la meilleure crêperie que l’on ait faite ! Des crêpes absolument délicieuses dans un décor de brocante des plus insolites, le tout pour un prix très raisonnable ! Complètement atypique !
      • Ouessant, Ty Korn : un pub où la bonne ambiance semble régner, qui sert des fruits de mer et des poissons de la pêche locale de première qualité d’après les excellentes critiques de Tripadvisor ! Nous n’avons malheureusement pas pu vérifier ça de nous-même car le restau était fermé le lundi, et on était vraiment déçu car ça donnait vraiment envie !
      • Brest, Mac Quigan’s: un chaleureux pub irlandais situé près du port où l’on mange copieusement et simplement pour 12€ (buffet d’entrée, plat, dessert, vin) !
Figure 4 - Palme d

Figure 4 – Palme d’or de la crêpe pour cette pomme au four en aumônière

  • Caractéristiques

    • Parcours vélo:
Figure 5 - Circuit réalisé en itinérance à vélo (en bleu clair) ; suite et fin du voyage en voiture (en bleu foncé)

Figure 5 – Circuit réalisé en itinérance à vélo (en bleu clair) ; suite et fin du voyage en voiture (en bleu foncé)

  • Trail sur les sentiers côtiers de Bretagne :
    • GR34 – Douarnenez, Sentier des Roches Blanches: 10km A/R sur le sentier côtier, à l’ouest depuis Tréboul : permet de contempler les falaises, très belle vue depuis la pointe de Leydé.
    • GR34 – Presqu’île de Crozon, Pointe de St Hernot : 5km A/R sur le sentier côtier offrant une vue exceptionnelle sur l’île vierge, nous donnant la drôle d’impression de se croire sur la côte méditerranée !
    • Ouessant, sentier côtier : boucle de 8km au départ du Bourg, le long de la pointe sud.
    • GR 34 – Sentier de Ploumanac’h : boucle de 8km depuis le camping de Trégastel le long de la côte de granit rose.
    • GR 34 – Falaises de Plouha : 8km A/R depuis la pointe de Plouha
    • GR 34 Cap Fréhel: 8km A/R depuis le phare du Cap Fréhel jusqu’à Fort la Latte.
Figure 6 - GR 34, le fameux « sentier des douaniers », un terrain de jeu fabuleux pour le trail

Figure 6 – GR 34, le fameux « sentier des douaniers », un terrain de jeu fabuleux pour le trail

  • Randonnée:
    • Monts d’Arrée: randonnée à l’aube sur les sommets des Monts d’Arrée avec un guide naturaliste, pour cueillir le soleil à son lever, avant de partager à l’ancienne école de Botmeur un excellent petit-déjeuner. (14€ avec le petit-déjeuner)
    • Huelgoat : randonnée au cœur de cette forêt légendaire, qui semble tout droit sortie d’un récit arthurien et où l’on s’attend à voir Merlin l’enchanteur surgir de derrière un de ces blocs arrondis et chaotiques qui participent à son ambiance mystérieuse.
    • Randonnée contée dans la vallée des Traouïero : une plongée nocturne et merveilleuse dans cette vallée, guidée par les lueurs des lampes à huile et la voix d’un conteur, Yann, qui se fait passeur d’histoires avec talent et passion. (6€)
Figure 7 - Randonnées, du lever au coucher du soleil

Figure 7 – Randonnées, du lever au coucher du soleil

  • Sports nautiques (voile, kayak, stand-up paddle) :
    • Sortie à bord d’un vieux gréement dans la baie de Douarnenez : à l’occasion du festival « Temps Fête » de Douarnenez, nous sommes montés à bord du Lock Mana, en navigant en flottille depuis le port de Camaret jusqu’à Douarnenez, entourés de bateaux tous plus beaux les uns que les autres. (65€ la journée, incluant l’entrée sur le festival). En dehors de ce festival, le capitaine du bateau sur lequel nous avons embarqué, le Loch Monna, fait des sorties toute l’année et c’est un vrai passionné !
    • Kayak de mer et Stand-up paddle sur la côte de Granit rose : virée d’une heure en kayak (location 10€), puis d’une heure en stand-up paddle (sortie accompagnée d’une monitrice, 11€/pers) au départ de la plage de Trégastel – Association Manche-Ouest.
    • Kayak de mer dans la baie de Saint Malo : sortie accompagnée au départ des remparts de la ville corsaire, en direction du fort de la Conchée (32€ la sortie de 3h, club Les Corsaires Malouins).
    • Kayak dans le Golfe du Morbihan: sortie accompagnée au départ d’Arzon jusqu’à l’embouchure mouvementée du Golfe du Morbihan (35€ la sortie à la ½ journée – 2h30, club Kerners kayak).
Figure 8 - Le kayak, idéal pour se faufiler entre les rochers, portés par la force des marées

Figure 8 – Le kayak, idéal pour se faufiler entre les rochers, portés par la force des marées

  • Quoi d’autre dans les environs :

site VTT-FFC à côté du lac de Guerlédan, à Mûr-de-Bretagne, dont des VTTistes, croisés sur le chemin nous ont dit le plus grand bien.

  • Office de tourisme :

Tourismebretagne.com. Le site officiel du tourisme en Bretagne. La rubrique « Découvrir » / « Expérience bretonne » nous a donné beaucoup de bonnes idées de sorties (sortie en vieux gréement, randonnées…).

  • Lien Internet

    • Openrunner.com pour tracer l’itinéraire et avoir un profil précis de l’étape (nombre de km, dénivelé, profil…).
    • https://velo.tourismebretagne.com: ce site permet de préparer son parcours en profitant au mieux des 1500km d’itinéraires vélos en Bretagne.
  • Bibliographie : guides et livres recommandés par Vélo Bretagne
    • La Bretagne à vélo, tome 1 – De Rennes à Roscoff via Saint Malo, édition Ouest France (2010), 14€
    • La Bretagne à vélo, tome 2 – Le Canal de Nantes à Brest et la Vélodyssée, édition Ouest France (2013), 14€
    • La Bretagne par les voies vertes, édition Ouest France (2008), 15€ – beau livre mais pas très pratique.

21 jours de randonnée en Tandem pour le tour de Bretagne

Le Finistère entre terre et mer, de Quimper à la Baie de Morlaix (400km)

Cap sur Douarnenez (mercredi 23 – vendredi 25 juillet)

Après avoir fait les 11h de route et nous être remis de ce long voyage par une journée de tourisme tranquille, autour de Quimper, nous commençons enfin ce périple si longuement préparé avec une belle étape en bord de mer depuis Plonéour-Lanvern (où nous avons laissé notre voiture dans un gîte) jusqu’à Douarnenez. Aux premiers abords de la mer, les embruns nous procurent un sentiment exaltant de liberté et de quiétude. Nous tombons immédiatement sous le charme de ces petits villages en pierre de granit, de ces chapelles perdues remplies d’ex-voto de marins en quête de protection pour leurs voyages périlleux, de ses villes de bord de mer chargées de bateaux dans les ports et de cette côte sinueuse qui nous réserve un nouveau panorama fabuleux à chacune de ses ondulations.
L’étape est un peu longue (100km) et beaucoup moins agréables sur les 40 derniers kilomètres, mais nous profitons quand même d’une petite pause pour jouir de la si belle vue de la pointe du Raz. Même avec cette mer calme, le point de vue est impressionnant : on essaie de s’imaginer l’aspect apocalyptique que ce lieu peut prendre lors des grandes tempêtes. Dommage que nous n’ayons pas plus de temps pour prendre le petit sentier vertigineux qui suit le bord jusque vers la Pointe du Van, un peu plus à l’écart des hordes de touristes : il faut dire que c’est le site le plus visité de Bretagne !.

Figure 9 - Le charme des villes de bord de mer

Figure 9 – Le charme des villes de bord de mer

Figure 10 - Un peu partout des chapelles au charme fou

Figure 10 – Un peu partout des chapelles au charme fou

Douarnenez est donc notre première étape et c’est autour de son festival « Temps fêtes » qui célèbre le pouvoir poétique des vieux-gréements que nous avons construit notre parcours. Le jeudi matin, nous avions réservé une journée en mer sur un de ces superbes bateaux qui partaient depuis Camaret-sur-mer (à 45mn en bus) pour regagner la baie de Douarnenez dans la journée et lancer les festivités pour les trois jours à venir!
Non seulement nous avons pu profiter de notre bateau, soit en participant aux manœuvres aux côtés d’un fort sympathique capitaine, soit en se la coulant douce, allongés sur le ponton bercés par les flots, mais quel plaisir surtout de pouvoir admirer tous ces autres vieux gréements tous plus beaux les uns que les autres qui naviguent vers le même cap, portés par le vent (et le moteur au début de la journée quand les conditions n’étaient pas assez favorables). L’arrivée au port en fin de journée, acclamés par la foule des badauds nous a procuré quelques frissons et nous avons eu le plaisir d’achever cette douce journée en flânant dans les ruelles de Douarnenez, au rythme de la musique des Balkans mis à l’honneur ce soir-là.

Figure 11 - A bord de la flottille de "Temps Fête", passage des tas de pois

Figure 11 – A bord de la flottille de « Temps Fête », passage des tas de pois

Mais il y a tellement de choses à découvrir à l’occasion de ce festival qu’il fallait bien encore une journée pour visiter notamment le musée du Port et ses bateaux – chalutiers ou voiliers – ouverts aux publics. Pour profiter d’une autre vue sur la magnifique baie de Douarnenez, le matin, nous avons enfilé nos baskets pour parcourir pour la première fois un chemin mythique : le sentier des douaniers. Dès nos premières foulées sur ce sentier des roches blanches, entre le bleu azur de la mer, le vert des landes recouvrant les falaises et les touches blanches des vagues frappant le chaos des blocs de granit de cette côte déchiquetée, nous avons pris la mesure du mythe du GR 34, dont la réputation est loin d’être galvaudée !

Presqu’île de Crozon (samedi 26 et dimanche 27 juillet)

Après deux jours des plus tranquilles, nous avons renfourché notre vélo pour gagner la presqu’île de Crozon, en empruntant des routes incroyablement accidentées et pas des plus agréables (en cassant la chaîne du vélo au passage dans une montée bien violente). Mais les paysages qui nous attendaient là-bas en valaient la peine, notamment l’incroyable vue sur l’île vierge qui donnerait presque l’impression d’être en Corse avec ces criques d’un bleu turquoise : en revanche, à l’occasion de notre premier bain de mer, l’eau qui ne devait pas être à plus de 17°C nous a vite ramené à la réalité !

Figure 12 – Vue sur l

Figure 12 – Vue sur l’île Vierge sur la Presqu’île de Crozon

Le lendemain, nous avons profité de la journée pour faire tout le tour de la Presqu’île, en admirant au passage les fameux Tas de Pois au bout de la pointe de Pen-Hir vu d’en haut cette fois-ci. Une petite journée supplémentaire sur le trident de Crozon rendue possible grâce à un bon plan pour gagner Brest en bateau sans faire le tour par la route qui s’annonçait long et pénible.

Ouessant (lundi 28 et mardi 29 juillet)

Quel enchantement que cette île d’Ouessant ! Une nature préservée, sauvage, où règnent les éléments. Quelques routes la traversent, mais ce sont surtout ces chemins à travers les landes qu’il faut oser braver en vélo pour atteindre ses côtes parsemées d’écueils qui ont causé l’effroi de tant de marins !
La visite du Phare du Créach puis de l’écomusée de la maison du Niou nous ont véritablement plongé dans les traditions ouessantines et nous ont permis de prendre la mesure de l’austérité mais aussi de l’authenticité de la vie menée ici, et notamment des femmes à qui revenait le soin de cultiver la terre et de s’occuper des moutons, pendant que leurs navigateurs de maris parcouraient les mers.

Figure 13 – Ouessant, le Finistère « Penn-ar-bed »

Figure 13 – Ouessant, le Finistère « Penn-ar-bed »

C’est à pied, en courant le long d’un autre sentier des douaniers, que nous avons choisi de visiter la partie sud de l’île le deuxième jour. Ce petit trail d’une heure nous aura permis encore une fois de faire le plein de paysages grandioses et de sensation de liberté ! Et l’après-midi nous avons continué en marchant cette fois-ci le long de la côte en direction du phare du Créach au milieu d’immenses blocs de granit : de quoi se sentir vraiment tout petit et vraiment « au bout du monde », en tout cas au bout du Finistère puisque Ouessant est la plus lointaine des îles bretonnes. Le soir venu, il était temps de reprendre le bateau pour rejoindre le Finistère côté terre ferme, à quelque 20 km de là.

Figure 14 -  Ouessant et ses blocs de granit gigantesques 

Figure 14 –  Ouessant et ses blocs de granit gigantesques

Figure 15 - Notre tandem achève son excursion à Ouessant à notre image... comme sur un petit nuage !

Figure 15 – Notre tandem achève son excursion à Ouessant à notre image… comme sur un petit nuage !

Les monts d’Arrée et la forêt d’Huelgoat, mystères de la Bretagne intérieure (mercredi 30 et jeudi 31 juillet)

Après avoir visité le château de Brest, nous avons pris la route des enclos paroissiaux et mis le cap à l’est en direction des Monts d’Arrée, en appréciant au passage ces paysages étranges, à la fois arides et désolés, mais teintés de mystères…

Figure 16 – Randonnée aux aurores sur les Monts d’Arrée

Figure 16 – Randonnée aux aurores sur les Monts d’Arrée

Le lendemain, en cette belle journée un peu brumeuse, nous avions prix rendez-vous avec le soleil pour le cueillir à son lever, sur les Monts d’Arrée. Un privilège réservé à ceux qui se lèvent tôt évidemment, mais étant donnée la hauteur somme toute modeste des sommets alentours (le Roch Trévezel ou le Tuchenn Kador, deuxièmes points culminants de la partie bretonne du Massif armoricain, hauts de seulement 384 m), le rendez-vous fixé à 6h15, à l’ancienne école de Botmeur, nous a permis d’atteindre notre point de vue dominant dans les temps ! Et c’est donc à la frontale que Youenn, le guide naturaliste, nous a fait traverser les sentiers à travers la bruyère pour gagner le sommet venteux de cet escarpement taillé dans les quartzites.

Figure 17 - La mystérieuse forêt d

Figure 17 – La mystérieuse forêt d’Huelgoat

L’après-midi, après avoir gagné Huelgoat en vélo, nous avons continué la journée en mode rando avec une très belle balade d’une quinzaine de kilomètres dans la forêt de Huelgoat aux blocs de granits chaotiques, teintés de magie et aux noms évocateurs : le chaos du Moulin, la grotte d’Artus, le trou du diable, la mare aux fées… des lieux tout droit sortis d’un roman de chevalerie dans lesquels on s’attend à voir Merlin l’enchanteur surgir à tout instant.

De l’Argoat aux Côtes d’Armor en passant par la Baie de Morlaix (vendredi 1er août)

Après deux journées plutôt consacrées à la randonnée, nous savourons les kilomètres parcourus sur la Vélodyssée, la voie verte n°1 qui longe en grande partie la côte atlantique sur 1200 km. Dommage de ne pas avoir eu le temps d’aller jusqu’à son terminus, à Roscoff pour en profiter un peu plus ! En revanche, nous prenons le temps de visiter la jolie ville de Morlaix, en suivant le circuit des venelles toutes plus pentues les unes que les autres ! La vue sur la Baie de Morlaix est tout aussi belle entre le château du Taureau et le site mégalithique du Cairn de Barnenez, il y a de quoi faire dans la région… Nous achevons la journée avec un bivouac trois étoiles : au menu, en plus de l’incontournable « sardines-riz » une bonne soupe de poisson pour nous réchauffer et pour dormir le bruit de la mer en toile de fond !

Figure 18 - Premier bivouac à Locquirec, un balcon sur la mer

Figure 18 – Premier bivouac à Locquirec, un balcon sur la mer

La palette de couleurs des Côtes d’Armor : de la côte de granit rose à la côte d’émeraude (350 km)

La côte de Granit rose : autour de Perros-Guirec (du samedi 2 au lundi 4 août)

S’il est un lieu pittoresque parmi tous les autres en Bretagne, c’est bien dans ce petit port de pêche de Perros-Guirec, à Ploumanac’h, qu’on peut le trouver. Ses gros blocs de granits viennent enrichir d’une touche rosée la palette habituelle des côtes Bretonnes. Et pour découvrir au mieux cette côte étonnante, nous étions bien décidés à multiplier les moyens de la parcourir. Au programme le matin : enchaînement d’un petit échauffement de 8km à vélo jusqu’à la Presqu’île Renote à Trégastel, suivi d’un trail d’une petite dizaine de kilomètres le long du sentier des douaniers de Ploumanac’h.

Figure 19 - Les fameux blocs de granit rose de Ploumanac’h le long du sentier des douaniers

Figure 19 – Les fameux blocs de granit rose de Ploumanac’h le long du sentier des douaniers

Et le lendemain : changement de point de vue en contemplant la côte de Granit rose depuis la mer ! Quoi de mieux qu’un kayak de mer pour se faufiler entre les blocs rocheux au grès des courants ? Peut-être un stand-up paddle, non seulement pour l’attrait de la nouveauté, mais aussi pour la vue bien plus claire que l’on a du fond en étant debout sur sa planche ! En tout cas, grâce à nos discrètes embarcations, nous avons pu approcher de près les goélands argentés, les goélands gris et les cormorans qui peuplaient les rochers non loin de la réserve ornithologique des Sept îles. Et grâce au soleil rayonnant, nous avons même réussi à apprécier l’eau à 17°C au cours de deux bains de mer !

Des falaises de Plouha au Cap Fréhel (du mardi 5 au jeudi 7 août)

Figure 20 – Deuxième bivouac *** sur les hauteurs des falaises de Plouha

Figure 20 – Deuxième bivouac *** sur les hauteurs des falaises de Plouha

Ces trois jours passés à Perros-Guirec nous aurons permis de nous poser un peu, en nous laissant le temps entre autre de faire une lessive, mais surtout de varier les plaisirs ! C’est donc les batteries rechargées que nous avons repris notre route le long des côtes d’Armor, avec une première étape à Plouha.
Après avoir cherché en vain un camping qui n’existait plus, nous nous sommes mis à la recherche d’un coin tranquille pour bivouaquer en courant le long du sentier des douaniers. Et il ne fallait pas traîner car la pluie menaçait… et n’a d’ailleurs pas cessé de tomber de la nuit ! Autant dire que nous avons savouré l’éclaircie du matin pour le petit-déjeuner avec vue imprenable sur la mer et les falaises ! Mais le ciel dégagé du matin n’a pas duré et nous avons essuyé deux bonnes averses sur la route entre Saint-Brieux et Erquy. Après le granit, nous avons pu admirer le « grès rose d’Erquy » affleurant sur la face sud du Cap d’Erquy, un avant-goût des falaises du Cap Fréhel au programme le lendemain.

Figure 21 – Le Cap Fréhel et ses landes colorées

Figure 21 – Le Cap Fréhel et ses landes colorées

Encore quelques gouttes de pluie cette nuit, mais comme souvent, le matin le ciel est bien dégagé : une chance pour admirer le panorama spectaculaire du Cap Fréhel, notamment du haut de son phare ! Nous n’avons pas dérogé à notre habitude : découvrir les joyaux de la côte en courant le long du sentier des douaniers (8 km A/R). L’objectif était bien visible, de loin : le Fort-la-Latte juché fièrement sur son éperon rocheux ! L’étape en vélo de l’après-midi jusqu’à Saint-Malo aura moins été fatigante pour le corps que pour les nerfs avec de grosses frayeurs à la clé au niveau du pont sur la Rance, seul passage pour atteindre la cité corsaire par la terre !

Ultime étape dans la ville corsaire avant le retour par les terres (400 km)

La Baie de Saint-Malo vue de l’eau (vendredi 8 août)

Figure 22 – Saint-Malo, la fière cité corsaire

Figure 22 – Saint-Malo, la fière cité corsaire

C’est forcément par la mer qu’on apprécie le mieux la ville de Surcouff. Après une petite balade en ville le matin, nous avons réussi à atteindre le fort de la Conchée en kayak, en nous laissant porter par de forts courants, vraiment impressionnants, conscients du privilège d’avoir un guide pour nous deux seulement à cause du temps menaçant qui pesait sur la ville et qui avait fait fuir les moins téméraires. Pourtant c’était en mer qu’on était le mieux pour subir les assauts de la pluie qui nous ont poussé d’abord dans un salon de thé, puis dans un restaurant où nous nous sommes régalés avec des huîtres de Cancale et des moules / frites. C’est donc trempés qu’on est arrivé au camping, en appréciant avec une saveur nouvelle l’humour des illustrations des boîtes de palets bretons !

Figure 23 - L

Figure 23 – L’humour des palais bretons

Retour vers le Finistère par le Canal de Nantes à Brest : plongée au cœur de la Bretagne (du samedi 9 au lundi 11 août)
La grosse pluie de la veille et la météo chargée en nuage pluvieux des jours à venir ont sonné comme un avertissement : il nous fallait amorcer le retour et vite ! Cap au sud à présent ! Restait encore à savoir quel serait notre itinéraire… Une certitude, nous n’irions pas jusqu’à Vannes en vélo comme prévu, en l’absence d’une piste cyclable digne de ce nom le temps que la V5 soit achevée, cela aurait été un véritable cauchemar de longer les côtes morbihannaises !
Alors aux environs de Josselin, après avoir encore passé une nuit arrosée et une matinée entière sous la tente à bouquiner en attendant que ça passe, nous avons bifurqué vers l’Ouest. Nous avons ainsi entamé notre longue traversée de l’intérieur de la Bretagne par le Canal de Nantes à Brest : le paradis du vélo ! Un itinéraire à la fois paisible et plaisant avec le passage de multiples écluses tantôt par la rive droite, tantôt par la rive gauche. Sur le chemin, nous nous sommes accordé une petite pause gourmande à l’abbaye de Timadeuc en savourant les délicieuses pâtes de fruits préparées par les moines. Juste après Rohan, nous avons commencé à descendre les fameuses « échelles d’écluse », cette série de 54 écluses qui se succèdent sur une distance de 20 km jusqu’à Pontivy.

Figure 24 - Les échelles d

Figure 24 – Les échelles d’écluses du Canal de Nantes à Brest

Avec notre départ tarif à cause de la pluie du matin, impossible d’aller jusqu’à un camping : tant mieux, cela nous aura donné l’occasion d’un dernier bivouac royal au bord du canal, certainement le plus agréable des trois bivouacs de notre voyage grâce à la douce lumière du soir. Nous avons jeté notre dévolu sur l’écluse n°92, mais sur la rive droite pour être au calme ! Il ne restait plus qu’à franchir l’écluse : toute une histoire avec le tandem, mais avec de la patience nous avons réussi à gagner notre tranquillité ! Une fois le campement monté, nous avons préparé à manger : sardines et céréales, le même menu depuis trois repas d’affilé ! Heureusement que le cadre donnait une autre saveur à ce fameux repas !

Figure 25 - Dernier bivouac en toute quiétude au bord d

Figure 25 – Dernier bivouac en toute quiétude au bord d’une écluse

Le lendemain, une sacrée étape de 120 km nous attendait pour avancer au maximum et éviter d’être de nouveau bloqués par la pluie. Après avoir longé le château de Pontivy et l’abbaye de Bon-Repos au niveau du lac du Guerlédan, nous avons fait nos « au-revoir » au Canal de Nantes à Brest au niveau de Carhaix pour mettre le cap vers le sud. Trois heures d’efforts supplémentaires plus tard, nous avons eu la chance de trouver une aire naturelle super confort dans l’ancienne gare de Guiscriff, avec une bonne douche chaude et une salle hors sac rien que pour nous, le tout pour 6€, sourire compris de la responsable de l’aire qui est venue nous ouvrir tout spécialement à plus de 20h !

Retour à la case départ dans le pays Bigouden (Mardi 12 août)

Grâce à notre interminable étape de la veille, nous nous sommes mis à l’abri pour arriver avant le soir à Plonéour-Lanvern, en anticipant les quelques incertitudes du trajet final. Nous comptions effectivement utiliser deux passages en bac à la fois pour le côté insolite, mais aussi pour éviter de passer sur des endroits dangereux. Malheureusement cela n’a pas été possible à Bénodet à cause d’un batelier mal-aimable au possible qui a refusé de charger notre tandem ! Mais avec un peu de bonne volonté de la part d’un équipage souriant, nous avons réussi à faire la traversée de l’île Tudy à Loctudy en bateau, en profitant au passage du joli coup d’œil sur la baie !

Figure 26 - Traversée en bac de l

Figure 26 – Traversée en bac de l’île Tudy à Loctudy

Une fois arrivée au port de Loctudy, il ne nous restait plus qu’une vingtaine de kilomètres, mais avec quelques détours rajoutés à cause des routes labyrinthiques de la région, nous avons mis un peu plus d’1h30 et il était temps d’arriver ! 3 semaines précisément après notre départ et 1150 km plus tard, notre hôte était là pour nous accueillir et immortaliser notre retour ! Quelle joie de retrouver notre voiture et d’avoir réussi à terminer notre voyage sans encombre !

Figure 27 - Retour au gîte du Méjou Roz

Figure 27 – Retour au gîte du Méjou Roz

Figure 28 -  La ville close de Concarneau

Figure 28 –  La ville close de Concarneau

Retour en voiture par la côte morbihannaise

Mais pour ne pas avoir de regrets, nous avons décidé de retourner en voiture sur les lieux que nous n’avons pas pu visiter en vélo à cause du manque de pistes cyclables sur la côte sud de la Bretagne. Etape n°1 Concarneau et sa magnifique ville close, avant de passer la nuit à Port-Louis.

Mercredi 13 août : Un dernier trail à Quiberon avant l’ultime étape à Vannes

Le lendemain après avoir visité la citadelle de Port-Louis, nous enfilons une dernière fois nos chaussures de trail pour profiter des magnifiques panoramas que nous offre la presqu’île de Quiberon sur sa côte ouest : une façade bordée de falaises régulièrement livrées aux colères de l’océan !

Figure 29 - Dernier petit trail à Quiberon sur le sentier des douaniers

Figure 29 – Dernier petit trail à Quiberon sur le sentier des douaniers

Jeudi 14 août : Un petit tour en kayak sur le golfe du Morbihan avant de repartir…

Figure 30 – Le golfe du Morbihan en kayak 

Figure 30 – Le golfe du Morbihan en kayak

Nous ne pouvions quitter le Morbihan sans avoir vu de plus près son fameux Golfe. Et quoi de mieux qu’un kayak pour découvrir cette immense étendue livrée aux courants parmi les plus forts au monde et sillonner à travers la cinquantaine d’îles qui parsèment le Golfe? Cette fois-ci nous n’étions pas deux avec notre guide, mais guère plus et que des gens plutôt aguerris, ce qui nous a permis d’aller jusqu’à l’entrée du Golfe et de nous mesurer aux puissants courants qui y règnent en maître. Autant dire qu’ici le guide ne nous a pas servi qu’à mettre un nom sur les îles les plus célèbres – la verdoyante île aux Moines ou la paisible et sauvage Arz – sa présence était juste vitale pour prendre les bons courants et remonter dans le kayak pour les plus maladroits !

Conclusion sur notre Tour de Bretagne en tandem

Après avoir pris une douche clandestine dans le camping voisin, nous étions prêts à repartir pour le long trajet du retour jusqu’à Montpellier : 11h de route pour faire le bilan de notre voyage. Un bilan plus que positif car nous avons réussi à découvrir la Bretagne sous tous ses angles, en trouvant cette fois-ci le bon équilibre entre défi sportif et plaisir des vacances. Grâce à nos nombreuses courses folles sur le sentier des douaniers nous avons pu apprécier toute la variété des côtes bretonnes, depuis les spectaculaires pointes rocheuses déchiquetées par les attaques répétées des vagues jusqu’aux falaises vertigineuses recouvertes de landes, en passant par les  amoncellements fascinants de blocs de granits roses tout en rondeur et les immenses rubans de sables fins.

Avec nos différentes sorties en mer, que ce soit en bateau à voile, à moteur, en kayak ou en stand-up paddle, nous avons ressenti la force des courants, l’influence des marées et l’humilité dont il faut faire preuve face à la puissance des éléments. Les randonnées que nous avons faites à l’intérieur des terres – par monts, forêts et vallée – nous ont plongés dans l’univers mystérieux et quasi merveilleux de la Bretagne des légendes celtiques et des récits de chevalerie. De levers en couchers de soleil, de temps clair en ciel brumeux, nous avons été subjugués par le spectacle de la nature, sans cesse changeant, au gré des marées, des vents, des lumières.

Mais dans cet écrin naturel d’exception, nous avons également apprécié la manière dont il a été transformé par la main de l’homme, depuis les plus anciens sites mégalithiques jusqu’aux villes et stations balnéaires du 20e siècle, en passant par les fières cités corsaires et les cités médiévales ou épiscopales. Les enclos paroissiaux, calvaires, citadelles, remparts et autres cités fortifiées nous ont replongé dans l’Histoire de la Bretagne, celle des hommes d’exception comme Vauban qui ont façonné son visage : celui d’un territoire âpre, épris de liberté, fier de ses traditions, qui ne se laisse pas aborder facilement et qui pour toutes ces raisons continuera encore bien longtemps à fasciner tous ceux qui osent le pari de le découvrir à vélo, à pied et au fil de l’eau…

Matériel utilisé pour le Tour de Bretagne en tandem

CATEGORIE MODELE MARQUE POURQUOI ? SATISFAIT ?
NOTRE TANDEM
Cadre VTT Alu EXS Prix / robustesse OUI
Roue avant Conçu par mon vélociste MAVIC Prix NON
Un montage maison de notre vélociste pour renforcer la roue d’origine (XM317Disc), bien trop fragile même à l’avant pour une utilisation aussi intensive avec le chargement et des passages sur chemin.
Roue arrière Conçu par mon vélociste MAVIC Prix / robustesse OUI
Une roue bien plus solide depuis sa consolidation par notre vélociste.
Pneu avant Travel Contact 26*1.75 CONTINENTAL Prix / robustesse OUI
Il présente néanmoins quelques signes d’usure un peu prématurée. Je le changerai pour un SCHWALBE un peu plus large et dont la réputation n’est plus à faire.
Pneu arrière Marathon Dureme spécifique tandem 26*2.00 SCHWALBE Robustesse OUI
Il n’a pas bougé !
Selle Myriam Trekking Traveller XLC Confort et prix OUI
Selle Olivier Goby FIZIK Confort OUI
Plus confortable que ma selle précédente FIZIK (Arione CX) qui m’apportait de la liberté de mouvement mais au prix d’un confort rudimentaire. Pour de longs voyages, il vaut mieux privilégier le confort !
Tige de selle Tiges avant + arrière suspendue XLC Confort OUI
Fourche avant 100mm SR SUNTOUR Confort OUI
Cintre multifonctions Cintre corne de bœuf Inconnue Confort et stabilité NON
Nous avons opté pour un cintre type corne de bœuf pour remplacer le cintre d’origine  dont la position des mains générait une certaine instabilité, car trop proche de l’axe de rotation du cintre.
Transmission Deore SHIMANO Prix OUI
Nous avions eu un souci avec ce dérailleur sur un précédent trip dans les Alpes mais compte-tenu des contraintes qu’exerce un tandem, c’est normal. Et à vrai dire, les dérailleurs plus hauts en gamme sont plus légers et plus précis, mais pas forcément plus costauds. Pas de problème cette fois-ci.
Porte-bagages XLC Prix OUI
Sacoches
1 sur le guidon
2 à l’avant
3 à l’arrière
GLOBETROTTER XLC Prix et étanchéité NON
Par forte pluie, ces sacoches ne sont pas parfaitement étanches. Je dirais qu’elles sont déperlantes et non étanches. Nous avons choisi ces modèles pour leur tarif, mais rien ne vaut des Ortlieb ou Vaude. Du coup pour anticiper la pluie bretonne, nous avions bien emballé nos affaires dans des sacs plastiques, ce qui nous a permis d’éviter de les mouiller.
Remorque mono-roue Ibex BOB Solidité, fiabilité OUI
On voulait soulager le tandem en déportant le poids de notre matériel. Elle a parfaitement joué son rôle. Nous y avons même mis notre sacoche arrière, normalement sur le porte-bagage afin d’éviter à nos roues de supporter trop de poids !
Compteur DC7R-sans fil DECATHLON Prix et simplicité OUI
Bidons 1L Magnum ZEFAL Volume OUI
Ils ont tendance à fuir légèrement, mais je n’ai pas vu d’équivalent en volume.
Bidon 700mL Alu Argent ZEFAL Isolation thermique OUI
Mini-pompe VTT Alloy Drive S LEZYNE Efficacité et encombrement OUI
Multi-outils CRV20 LEZYNE Light, compact et complet OUI
EQUIPEMENT ACTIVITES NAUTIQUES
Water T.Shirt Tribord Décathlon Confort + Rapport qualité / prix OUI
Bien utile pour ne pas avoir trop froid en kayak ou en paddle. Séchage rapide et protection contre les UV.
Chaussons néoprène Softy Hikosport Confort + Rapport qualité / prix OUI
Idéal à la fois pour se protéger du froid et des rochers aiguisés qui bordent souvent la côte ! Chaussons néoprène à semelle, souples et fins. Renforcés sur le dessus et au talon afin d’éviter l’usure due au contacts avec la coque.
EQUIPEMENT OLIVIER
Chaussure VTT Alpine MAVIC Polyvalence OUI
Chaussure multi-sports XA PRO 3D SALOMON Polyvalence et stabilité OUI
S’il y avait une paire de chaussures à emporter sur une île déserte, ce serait elle.
Chaussettes Trail THYO À tout faire et robuste OUI
Cuissard Active Short CRAFT Minimaliste OUI
Maillot sans manche Blanc SPECIALIZED Respirant OUI
Lunettes de soleil Fusion SALOMON Polyvalentes et confortables OUI
Avec ses verres photochromiques, ces lunettes s’adaptent à toutes luminosités, en sous-bois comme en plein soleil et se font presque oublier par leur légèreté et leur maintien impeccable.
Coupe-vent Super Fast II SALOMON Léger, efficace et polyvalent OUI
Indispensable pour se protéger du vent en toute circonstance et par sa compacité se glisse partout !
Veste Gore-Tex Air Gore-Tex Active GORE Imperméable et respirant OUI
Elle est parfaitement imperméable et m’assure pour autant une bonne respirabilité au pédalage ! De plus, par son absence de capuche, car il est prévu normalement de l’utiliser avec une casquette, elle est très bien adaptée au vélo.
Pantalon Aropa VERTICAL Chaleur et confort OUI
Un pantalon Softshell  que je me languissais d’enfiler après nos longues journées de vélo pour sa chaleur qu’il apporte et son confort !
EQUIPEMENT MYRIAM
Chaussures trail XR Crossmax1 SALOMON Accroche, stabilité, robustesse OUI
Chaussure vélo SH-MT43 SHIMANO Polyvalence et robustesse OUI
Cuissard Altium Ergo 3D MAVIC Confort OUI
Débardeur SALOMON Pratique avec la brassière incluse et respirant OUI
Veste imperméable Rando/raid QUECHUA Qualité/prix et Polyvalence OUI
EQUIPEMENT COMMUN
Gants Vélo SPECIALIZED Respirant OUI
Sous-vêtement thermique top Be active Extreme manche longue CRAFT Chaleur et respirabilité OUI
Idéal en fin de journée en bivouac pour les soirées fraîches.
Buff BUFF Chaleur OUI
Toujours très appréciable !
Veste polaire QUECHUA Qualité/Prix OUI
Serviettes microfibre DECATHLON Encombrement OUI
CAMPEMENT
Tente T2 Ultralight Pro QUECHUA Qualité/prix ; poids OUI
Parfaite ! Facile à monter, légère et très compacte, même si en cas de pluie un petit auvent serait appréciable.
Matelas autogonflant Ultralight QUECHUA Qualité/prix OUI
Sac de couchage Ultralight S5 QUECHUA Qualité/prix OUI
Indispensable pour les nuits fraiches.
Drap de soie QUECHUA Qualité/prix NON
Après lavage en machine, le contact avec la peau est devenu moins agréable.
Oreiller gonflable Ultralight QUECHUA Encombrement et légèreté OUI
Hamac Moskito-Traveller 350*140 AMAZONAS Légèreté, robustesse et pratique avec sa moustiquaire OUI
Idéal pour faire une bonne sieste, mais nous en avons moins eu besoin que dans des trips où la pause entre 12h et 14h était juste obligatoire comme en Corse.
Fixation Hamac Ultralight MICROROPE Très pratique et léger OUI
Indispensable pour une installation (très) rapide des hamacs.
Réchaud Twister plus CAMPINGAZ Pratique et léger OUI
Attention cependant à bien utiliser un stabilisateur (MSR Universeller) de cartouche, car la fixation directement sur la cartouche rend l’ensemble assez instable en cuisson.
Service de vaisselle Alpine Classic MSR Inox et légèreté OUI
Pour une cuisine saine et un encombrement minimal !
Lampe frontale Myo XP PETZL Puissance / prix OUI
Un éclairage suffisamment puissant pour finir certaines étapes ou pour faire une sortie de nuit !
Lampe frontale Tikka 2 PETZL Pour le bivouac OUI
Lampe dynamo à main DECATHLON De secours en cas de rupture de pile OUI
Couteau OPINEL Efficacité OUI
Indispensable pour s’attaquer au saucisson !
Couteau suisse WENGER Hyper fonctionnel OUI
Couverts Spof duo : fourchette / cuillère ELDERID Léger et très pratique OUI

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