Corsica Tour, à la découverte de l’île de Beauté en tandem et bivouac

par Expérience Outdoor

Myriam et Olivier GEL’S nous partagent leur expérience de tour de Corse à vélo

Informations pour préparer un tour de Corse à vélo

Date

24 jours, du 23 juillet au 15 août 2012

Lieu

France, circuit de 1000km à travers toute la Corse, au départ de Bastia, jusqu’à Ajaccio. Départ en bateau depuis Toulon (à 230km de Montpellier, 2h30), retour à Marseille (à 170km de Montpellier, 1h45) : plus de 10h de traversée avec la compagnie SNCM (environ 200€ à deux, avec une cabine à l’aller et des fauteuils conforts au retour).

Participants au tour de Corse à vélo

Myriam et Olivier Gels’, deux amoureux des sports nature qui forment un tandem de choc au quotidien comme sur leur monture !

Depuis qu’ils ont reçu en cadeau de mariage ce vélo pas comme les autres, ils ont pris goût à ce mode de locomotion : toujours à l’écoute de l’autre, solidaires dans l’effort, patients dans les ascensions et confiants l’un dans l’autre dans les descentes, telles sont les qualités qu’ils ont cultivées depuis qu’ils passent une partie de leurs vacances à sillonner les routes de France en tandem.

 tour de Corse à vélo
Les Gels’ en tandem (sur la route de Calvi à Porto)

Mais les avantages sont nombreux, car le tandem leur permet non seulement de voyager en itinérance à la découverte de belles régions, de profiter des paysages tout en lenteur et de se dépasser physiquement, mais surtout d’être toujours ensemble pour partager les émotions si variées que procurent de telles aventures. Et en fervents adeptes des raids multi-sports, ils ne manquent pas d’associer au vélo d’autres activités (randonnée, via ferrata, kayak et descente en eaux-vives) pour varier les plaisirs et découvrir les régions parcourues d’une autre manière, avec un autre regard.

Retrouvez toutes les expériences Outdoor de Myriam et Olivier Gel’s :

Où dormir durant le tour de Corse à vélo

Nous avons systématiquement dormi en camping (en tente ou en hamac suivant la chaleur), pour le plaisir d’avoir une douche chaude à la fin de la journée surtout, et pour ne pas froisser la susceptibilité de nos amis corses en squattant sur leurs terres !

Voici quelques campings sympas répondant à nos critères : tranquillité, accueil et le tarif le moins cher possible étant donné que nous n’y passions qu’une nuit, en arrivant tard le soir et en repartant tôt le matin.

  • Camping Tizarella dans les gorges d’Asco à Moltifao : à 2km de la via ferrata A Manicella, au bord de la rivière. Piscine agréable. Pizza délicieuse.
  • Camping A Marina, à Aregno près de l’Ile Rousse, à quelques mètres de la plage. Accès à l’Ile rousse, soit par le petit train qui vient de Calvi, soit par un sentier magnifique qui longe la côte.
  • Camping U Monte Cintu : au pied du Monte Cinto, à Lozzi, idéal pour faire l’ascension et très tranquille.
  • Camping municipal de Porto : près du port, facile d’accès.
  • Camping La Rivière à Zonza : près de Zonza où l’on peut faire énormément d’activités en nature ou bien profiter du calme, au bord de la rivière.
  • Camping municipal de Serra di Scopamène : à côté d’une asinerie, un petit camping perdu dans la montagne, plein de charme. Prix raisonnable.
 tour de Corse à vélo
Campement des nuits fraîches
 tour de Corse à vélo
Campement des nuits chaudes

Où manger durant le tour de corse à vélo

Nous avions toujours dans notre remorque quelques réserves de nourriture pour un ou deux jours. Mais nous n’avons pas hésité à manger assez régulièrement dans des restaurants histoire de découvrir la Corse aussi à travers sa gastronomie !

  • Plats de base : riz /sardine, couscous / thon à la tomate, spaghetti sauce bolognaise, soupe de légume ou de poisson déshydratée.
  • Petit déjeuner : jus de fruit, biscuits, banane.
  • Eau : nous avons toujours trouvé de l’eau dans les fontaines des villages, en remplissant les bidons dès que l’occasion se présentait.

Quelques bonnes adresses :

  • L’île Rousse, « L’escale », Rue Notre-Dame : bon rapport qualité-prix. Plats copieux et authentiques.
  • Porto : « U Pescadore » restaurant sur la plage : une cabane de pêcheur, toute simple où l’on se régale d’une soupe de poisson géante et de poisson grillé pêché du jour !
  • Corte : restaurant « Terra Corsa » : une cuisine authentique, généreuse et à prix raisonnable. On s’est régalé avec un rôti de porc fourré au figatellu, et des glaces artisanales à la figue, à la châtaigne ou au cédrat, dont la simple évocation nous met encore l’eau à la bouche !
  • Bonifacio : « Cantina Doria » beaucoup de monde (comme partout sur la citadelle !). Nous avons dû réserver la veille, mais nous y sommes retournés une deuxième fois, car niveau rapport qualité / prix, nous n’avons pas trouvé mieux pour déguster des spécialités corses bien goûteuses et généreuses.

Caractéristiques du massif de Corse

Parcours vélo : un circuit de 1000 km  (et plus de 20000 m de D+), tout en montée et en descente, que ce soit le long de la côte qui n’est jamais plate ou dans les parties montagneuses du centre de la Corse.

 tour de Corse à vélo
Circuit en vélo à travers l’Ile de Beauté

Quoi faire d’autre en Corse

Canoë-kayak en corse :

  • Saint Florent : location du canoë dans un magasin d’accastillage au bout du port de Saint Florent, mais très peu de choix de canoë (il ne restait que des canoës 1 place).
  • Bonifacio : depuis la plage de Piantarella jusqu’aux îles Lavezzi : idéal pour une session de snorkeling au milieu de cette réserve naturelle (50€ la journée en kayak double avec Bonif’Kayak)

Via ferrata en Corse :

A Manicella : plusieurs parcours de difficulté variée avec la possibilité de descendre en tyro-trekking. Nous avons fait le parcours TD (très difficile) qui était effectivement très engagé avec une partie en devers bien costaud, mais les sensations vertigineuses et la vue panoramique sur toute la vallée d’Asco valaient bien quelques efforts !

Cette via n’est plus accessible avec son matériel. On doit obligatoirement louer l’équipement chez le propriétaire « In Terra Corsa » 20 euro pour 4heures, 30 euros pour 7 heures.

Plongée sous-marine en Corse :

à l’Ile Rousse, baptême de plongée avec le centre Beluga Diving dans la magnifique anse de l’Ile Rousse. 30€/personne.

Randonnée en Corse :

  • Randonnée du Capo Rosso au départ de la route qui va à la plage d’Arone (sentier indiqué au bord de la route). 3h A/R (Randonnée accessible à tout le monde : s’équiper d’une frontale si l’on veut assister au coucher du soleil et faire le retour à la tombée de la nuit)
  • Randonnée du Monte Cinto au départ de Lozzi : 10h de « marche » ou plutôt de grimpette dans les pierriers. (Randonnée difficile)
  • Randonnée au départ de Bonifacio vers l’Anse de Paraguan : 2h A/R

Canyoning en Corse :

Dans le Canyon du Purcaraccia, au départ de Zonza avec l’agence Corsica Madness : environ 50€ par personne. Une marche d’approche un peu longue et un peu trop d’attente pour effectuer les rappels, mais une activité très sympa quand même pour découvrir de l’intérieur les Aiguilles de Bavella.

Escalade en Corse :

Bibliographie

Guide Lonely Planet : très utile pour trouver de bons restaurants ou pour nous aider à construire notre itinéraire.

Lien Internet

  • Open Runner : pour tracer l’itinéraire et avoir un profil précis de l’étape (nombre de km, dénivelé, profil…). Pour retrouver nos tracés, recherchez un parcours par utilisateur avec comme identifiant « GelsOlive »
  • Via Ferrata.fr : pour nous aider à sélectionner les vias ferratas et avoir un topo (à jour) sur chacune d’entre elles.
  • Excursions-pêche-corse : pour faire une sortie en bateau dans le Golfe de Porto à bord de l’Alpana, une embarcation à taille humaine, parfaite pour pénétrer dans les failles, et avec comme capitaine un enfant du pays, dont on ressent le plaisir qu’il a à faire découvrir les trésors de sa région.
L’Alpana

Fameux tour de Corse à vélo : le Corsica Tour, à la découverte de l’île de Beauté en tandem

La grande traversée : de Cassis à Bastia, Corsica nous voilà !

De Bastia à Porto, la Corse à flanc de côte. La traversée ne fut pas de tout repos et c’est par des creux de 5m que notre bateau a traversé la Méditerranée. Nous étions bien contents d’avoir une cabine où nous avons passé une excellente nuit : idéal pour être d’attaque le lendemain!

De Bastia à Porto, la Corse à flanc de côte
Départ de Toulon
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Arrivée à Bastia

Premier jour – Le Cap corse, versant est : Bastia – Macinaggio (40km)

Un peu fébriles, mais impatients de commencer l’aventure, nous avons rapidement quitté Bastia pour longer le Cap Corse jusqu’à Macinaggio, sous un ciel un peu couvert qui nous a protégés de la chaleur, pour ces premiers kilomètres qui ont déjà tenu toutes leurs promesses! Dans l’après-midi, nous avons découvert d’un peu plus près le littoral corse en empruntant le sentier des douaniers jusqu’à la plage de Cala Genovese.

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Cap au nord !

Deuxième jour – Le Cap corse, versant ouest : Macinaggio – Saint Florent (80km)

Après avoir passé une première nuit un peu difficile le temps de s’adapter, nous sommes partis vers 7h30 pour notre premier col, en espérant qu’avec notre chargement le tandem tiendrait le coup aussi bien à la montée qu’à la descente : un moment critique! Mais en haut du col de la Serra, quel émerveillement devant ces montagnes se jetant dans une mer d’un bleu incroyable! et ces petits ports qui jalonnent la côte : quel charme! Centuri, Morsiglia, Canari, Canelle…

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Col de la Serra Figure
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Route en corniche du Cap Corse

Troisième jour -Saint Florent : le désert des Agriates en kayak

Une journée en mer pour varier les plaisirs, mais toujours aussi sportive, notamment car le loueur n’avait plus que des kayaks monoplaces! Avec cet engin de malheur, pas possible de faire semblant de pagayer! Heureusement, nous avons fait une bonne pause à midi, avec une agréable sieste sur les rochers et une bonne baignade pour nous rafraîchir!

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Kayak dans le désert des Agriates
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Tour de Mortella

Quatrième jour – Le Nebbio : Saint Florent – Gorges d’Asco (60km)

Au lieu de gagner l’île Rousse par le désert des Agriates comme nous l’avions initialement prévu, nous avons pris la direction des gorges d’Asco, en passant par la région du Nebbio, sur les hauteurs de Saint Florent. Un grand moment de solitude que cette ascension en plein cagnard et sans un brin d’air jusqu’au village de Murato : à se demander si c’était une bonne idée que de sillonner la Corse en plein été! L’interminable pause de 4h sur une place du village, bien ombragée, à dormir sur des bancs comme des clochards était juste vitale!

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Sieste sur un banc à Murato
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Vers les gorges d’Asco par la D5

Après s’être rafraîchis à grand coup d’eau à la fontaine du village, nous avons pris notre courage à deux mains pour poursuivre l’ascension.

Mais à la galère du matin a succédé un moment de grâce en cette fin d’après-midi, en touchant du doigt ce que nous étions venus chercher : des paysages grandioses et d’une quiétude incroyable, des routes minuscules nous emmenant dans des coins complètement perdus, de bonnes frayeurs suivies d’un rire libérateur après avoir traversé des troupeaux de vaches sauvages qui nous défiaient au beau milieu de la route et la douceur de la lumière du soir qui donne une touche de magie à tout ce qu’elle illumine. Nous sommes arrivés épuisés, mais heureux au pied du Monte Cinto à la nuit tombée, vers 20h45!

Cinquième jour – Gorges d’Asco : via ferrata A Manicella (30km)

Encore une nouvelle façon de découvrir les différentes facettes de la Corse, dans sa partie montagneuse, de manière verticale ce jour-ci! Une magnifique via ferrata, qui nous a amenés à nous dépasser physiquement et psychologiquement en nous procurant quelques frayeurs! Des efforts pleinement récompensés par une vue exceptionnelle sur toute la vallée d’Asco, et une agréable descente en tyro trekking pour regagner le point de départ.

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Vue du sommet de la via ferrata A Manicella

Sixième jour – Vers l’Ile rousse : Gorges d’Asco – l’Ile rousse (85km)

Nous nous sommes levés à l’aube pour profiter de la fraîcheur du matin, afin d’avancer au maximum sur la route de l’île Rousse, car nous ne voyions pas d’endroits bien appropriés pour notre pause du midi. Et en effet, pas un coin de fraîcheur ou d’ombre sur notre route.

Heureusement, après une grosse montée, le profil était plutôt descendant ou plat, ce qui nous a donné le courage de faire les 80km nous séparant de l’île Rousse d’une traite, dans la matinée!

Après avoir fait un festin en dévorant à pleine main un poulet rôti à notre arrivée vers 14h et pris un bon bain de mer l’après-midi, nous avons gagné l’île Rousse par un sentier entre la voie ferrée et la mer. Une balade magnifique : l’aller au coucher du soleil pour se mettre en appétit, et le retour à la lumière de la lune et de la frontale pour digérer l’excellent repas dégusté dans un bon petit restaurant.

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Aux portes de la Balagne
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Sentier des douaniers vers l’île Rousse

Septième jour – La Balagne : de l’Ile rousse à Calvi (30km)

Le lendemain en revanche, nous avons préféré prendre le petit train pour nous rendre à l’île Rousse où nous avons fait une plongée en bouteille : une grande première pour Olivier! et encore une autre manière de découvrir cette île de beauté, depuis les fonds marins!

Après avoir pris un dernier bain de mer et une bonne douche, nous sommes partis vers 17h en direction de Calvi, pour une courte étape très agréable, au coeur de la Balagne, avec ses charmants petits villages perchés : Pigna, Cateri, Montemaggiore…

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L’île Rousse
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Montemaggiore, petit village de la Balagne

Huitième jour – Vers le Golfe de Girolata : Calvi – Gradelle (85km)

On nous avait prévenus : la route entre Calvi et Porto est certainement la plus belle de Corse! De la pointe de la Revelata jusqu’à Galeria, la petite route, toute en corniche, longe la côte si belle et si sauvage en cet endroit, toute sculptée et ciselée dans la roche.

Protégés de la chaleur par l’air marin, nous avons pédalé le cœur léger, profitant de cette vue surplombante et de ce cadre exceptionnel! En revanche, dès que nous avons quitté la côte, la chaleur s’est abattue sur nous, et les quelques kilomètres nous séparant de la vallée du Fango ont été bien difficiles à parcourir sous un soleil de plomb.

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Port de Calvi
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Magnifique route en corniche de Calvi à Porto

Heureusement, une pause absolument idyllique nous attendait au bord de la rivière : de l’eau, de l’air, de l’ombre! Le paradis quoi! Mais vers 16h, après avoir pris 3 ou 4 bains des plus rafraîchissants, il fallait bien repartir à l’assaut du col du jour : 10km et près de 400m de dénivelé!

Par cette chaleur, une véritable épreuve, mais largement récompensée par la vue magnifique sur la réserve de Scandola au sommet! et par le profil très roulant jusqu’à la plage de Gradelle : un régal que de dévaler à toute allure ces routes sublimes!

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Gorges du Fango
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Vue sur le Golfe de Girolata et la réserve de Scandola

Neuvième jour – Golfe de Porto : Gradelle – Porto (25km)

Au programme du jour, quelques kilomètres de vélo pour rejoindre Porto, et un moyen de locomotion bien moins fatigant pour découvrir le Golfe de Porto : le bateau ! A bord de l’Alpana, nous avons pu observer tous les joyaux de ce lieu magique, classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO : la réserve de Scandola, le village de Girolata, les calenches de Piana, le Capo Rosso vu d’en bas…

Une balade absolument splendide, agrémentée des commentaires très intéressants de notre capitaine, un enfant du pays, petit fils d’un pêcheur de Porto, le tout dans une fraîcheur marine des plus agréables en cette journée!

Sans compter que nous avons eu droit à deux pauses baignade, en masque et tuba, à admirer les innombrables poissons qui tournaient au bord du bateau! Qu’est-ce qu’on s’est régalé cette journée, au sens propre et au sens figuré, en dévorant un bon poisson grillé et une soupe de poisson délicieuse devant un coucher de soleil de carte postale.

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Réserve de Scandola
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Les Calanches

Dixième jour – Le Capo Rosso : Porto – Plage d’Arone (40km)

Au petit jour, nous avons emprunté la pittoresque route des calenches de Piana : un autre point de vue sur ce site d’exception qui nous a tout autant enchantés. Une fois notre campement installé au camping d’Arone, nous avons profité de cette belle plage (quoiqu’un peu surfréquentée) en profitant de ses eaux limpides remplies de poissons : des petits, des gros, des plats, des longs, des raies, des soles!

Cette merveilleuse plongée a bien failli nous faire oublier notre rendez-vous avec le soleil au sommet du Capo Rosso! Nous avons parcouru en vélo à toute allure les 10km nous amenant au point de départ de la randonnée, mais vu l’heure, la petite marche à pied que nous avions prévue s’est transformée en trail effréné! Une course folle, qui nous a mis dans un état second : dans un cadre si fabuleux, comment ne pas se sentir pousser des ailes?

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Capo Rosso, tour Turghiu

Mission réussie! Nous avons pu admirer le coucher de soleil du haut de la Tour de Turghiu, avec deux jeunes baroudeuses, en dévorant un sandwich au pâté. Derrière nous, la lune était là pour son rendez-vous manqué avec le soleil, mais elle nous a été bien utile pour le retour au crépuscule, puis au clair de lune… Un des plus beaux moments de notre voyage!

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Vue sur les Calanches depuis le sommet de la Tour de Turghiu du Capo Rosso

Onzième jour – Vallée du Niolo : Plage d’Arone – Evisa (50km)

Le centre de l’île, sur le toit de la Corse

Voilà la seconde partie du voyage qui commence, celle qui nous amènera à nous confronter à la montagne corse, à pied, à vélo, ou dans l’eau! Pour commencer en douceur : une étape de 40km jusqu’à Evisa! Mais ça c’est sur le papier : dans les faits, avec un départ retardé à 8h30, c’était juste un calvaire! La route était interminable : 8 kilomètres de plus que prévu au compteur, lorsqu’on est sous un soleil écrasant, et avec plus une goutte d’eau dans les bidons, il y a de quoi être au bord de la crise de nerfs!

Nous aurions dû arriver vers 12h, nous avons finalement pédalé jusqu’à 14h15! Lorsque nous sommes arrivés au camping, à la limite de l’insolation, de la déshydratation et de l’allergie solaire, nous avons commencé par boire et manger, puis nous nous sommes écroulés de fatigue! Et ce n’est que vers 18h que nous sommes allés à la rencontre des cochons sauvages qui ont trouvé dans la forêt d’Aïtone un petit coin de paradis.

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Sur la route d’Evisa
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Dans la forêt d’Aïtone

Douzième jour – Col du Vergio : Evisa – Lozzi (50km)

Cette fois-ci on ne se fait pas avoir : départ très matinal pour achever l’ascension du plus haut col carrossable de Corse, le Vergio (1478m). Une formalité en fait! avec la fraîcheur du matin et de la forêt peuplée de pins larici, la quinzaine de kilomètres qui nous restaient à faire nous ont paru d’une grande facilité!

Et quel plaisir que de dévaler pendant de longues minutes la vingtaine de kilomètres de descente pour atteindre la vallée du Niolo, au milieu des cochons sauvages rôdant au bord de la route! L’après-midi était encore plus agréable avec une petite sieste au bord du lac de Calacuccia et une baignade des plus rafraîchissantes dans les vasques du Ponte Altu.

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Lac de Calacuccia
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Ponte Altu

Treizième jour – Monte Cinto, sur le toit de la Corse : Lozzi – Corte (30km)

Lever très matinal, avant même le soleil, vers 4h30 pour réaliser cette randonnée mythique de l’ascension du plus haut sommet de Corse : entre les vaches, les chèvres et les renards, nous assistons émerveillés au lever du jour et au réveil de la nature!

Au bout de 2h, nous voilà au pied du but! Depuis le refuge de l’Ercu, encore 3h de marche pour atteindre le sommet : enfin « marche » est un bien grand mot, car la montée a surtout consisté à ramper sur des rochers et à faire carrément de l’escalade la dernière heure, et la descente à dégringoler dans les éboulis!

Mais quelle récompense au sommet! C’était grandiose! Une vue à 360° sur toute la Corse. On revoyait tous les endroits où l’on était passé : la via ferrata sur l’autre versant, Calvi, le golfe de Porto et la chaîne de montagnes à laquelle nous allions bientôt nous confronter en allant vers le sud! Une randonnée qu’on espérait boucler en 8h, mais qui nous a pris plus de 10h!

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Début de la randonnée du Monte Cinto
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Au sommet du Monte Cinto (2706m)

Pour nous remettre de notre folle randonnée, nous avions prévu de pique-niquer au bord du Golo : on a respecté ce planning, mais avec un léger retard puisque nous y sommes arrivés à 16h30! Mais que c’était bon de se laver et de se détendre dans ces baignoires à jets naturelles!

On aurait pu y rester des heures… mais il fallait déjà repartir à 18h, pour atteindre Corte avant la nuit! Drôle d’idée d’Olivier : certes le profil était largement descendant le long du défilé de la Scala di Santa Régina, mais les dix derniers kilomètres jusqu’à Corte nous ont vraiment paru interminables au terme de cette journée marathon! Autant dire que ce soir-là, après avoir dévoré un plat de pâtes au restaurant, on a dormi comme des bébés, profitant même d’une grasse matinée le lendemain jusqu’à 10h!

Quatorzième jour – Journée de repos à Corte

Day off! Nous avons profité de cette journée pour nous reposer et profiter des attraits de la capitale historique et culturelle de la Corse, en visitant son musée et sa citadelle, et en se régalant de produits locaux dans un bon petit restaurant de la ville! Mais comme on ne se refait pas, on a tout de même fait une petite rando de 2h dans la vallée du Tavignano, ce qui nous a donné l’occasion d’une agréable baignade et d’un goûter des plus sauvages!

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Vue sur Corte depuis la citadelle
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Gorges du Tavignano

Quinzième jour – La traversée du Centre (1) : Corte – Cozzano (85km)

De loin l’étape la plus difficile de notre voyage, avec ses trois cols, sa longueur et son dénivelé de près de 2000m! Nous nous sommes donc levés à 5h, prêts à relever le défi! A midi, nous avions déjà franchi les deux premiers cols, et nous n’avons pas regretté le détour de 12km pour faire notre pause au bord de la rivière, car nous sommes repartis bien plus frais à l’assaut du dernier col! Puis au terme d’une descente folle de près de 20km, nous avons atteint notre camping-gîte à Cozzano, où nous avons dévoré un plat de pâtes et de boeuf en sauce, avant de nous écrouler de sommeil!

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Profil de l’étape de Corte à Cozzano (réalisé sur Openrunner)
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Montagnes du Centre

Seizième jour – La traversée du Centre (2) : Cozzano – Zonza (50km)

Une dernière étape montagneuse pour achever notre traversée de la Corse par le Centre, mais bien plus facile que celle de la veille : 50 petits kilomètres et un gros col, bouclés dans la matinée, ce qui nous a permis de passer l’après-midi tranquillement, dans le hamac pour commencer, puis au bord de la rivière longeant le camping, dont la fraîcheur nous a bien revigorés : un traitement de choc pour la récupération musculaire!

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Massif des Aiguilles de Bavella

Dix-septième jour – Au cœur des Aiguilles de Bavella

Une nouvelle manière encore d’aller à la rencontre de la montagne corse, en se glissant dans ses replis les plus secrets, dans les canyons du massif des Aiguilles de Bavella. Au terme d’1h15 de marche un peu laborieuse avec les combinaisons et la chaleur, nous avons enfin pu profiter des vasques, des toboggans et des deux rappels de 40m du canyon du Purcaraccia.

Au bout du voyage – De Bonifacio à Ajaccio

Dix-huitième jour – Cap vers le sud : Zonza – Bonifacio (80km)

Après une petite montée en pente douce de 10km, nous avons dévalé les pentes de la forêt de l’Ospedale à toute allure jusqu’à la mer. De Porto-Vecchio, nous avons surtout voulu voir ses sublimes plages qui illustrent tous les guides touristiques de la Corse!

Palombaggia pour commencer, où nous avons pique-niqué, puis Santa Giulia, que nous avons atteinte sous un soleil torride, en roulant en maillot de bain! La réputation de ces plages de sable blanc, à l’eau cristalline n’est pas galvaudée, mais la désagréable contrepartie à ce décor de carte postale, c’est le monde et l’agitation qui nous a fait bizarre après le calme des montagnes, sans parler du stress sur la route nationale 198 que nous avons dû prendre pour atteindre Bonifacio!

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Plage de Palombaggia à Porto-Vecchio
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Falaises de Bonifacio

Dix-neuvième et vingtième jours – Bonifacio

Deux jours pour profiter de ce joyau de la Corse perché sur les falaises de calcaire d’un blanc éclatant : en kayak pour commencer, sur les îles Lavezzi, un véritable aquarium géant, puis à pied pour atteindre l’anse de Paraguan, un petit paradis que l’on ne croyait accessible qu’aux marcheurs et aux plaisanciers, mais que l’on a finalement dû partager avec les conducteurs de 4×4!

Une étape bien agréable et reposante où l’on a également bien profité de la gastronomie corse dans les restaurants de la citadelle!

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Citadelle de Bonifacio
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Iles Lavezzi

Vingt et unième jour – Sur le chemin du retour : Bonifacio – Serra di Scopamène (80km)

3 cols, 80km et plus de 2000m de dénivelé positif : une étape de choc pour amorcer notre retour vers Ajaccio! Nous retrouvons le calme de la montagne, et le charme des petits villages comme Lévie ou Sainte Lucie de Tallano, qui a servi de décor pour « L’Enquête corse »! Un petit pincement au cœur au moment de monter notre dernier campement dans un camping municipal à l’antipode de celui de Bonifacio!

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Levie
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Sainte Lucie de Tallano

Vingt-deuxième jour – Vers Ajaccio : Serra di Scopamène – Ajaccio (80km)

Dernière étape sur l’île de Beauté pour rejoindre Ajaccio. Nous partons tôt pour avoir un peu de marge en cas de pépin. Les roches arides de l’Alta Rocca, nous apparaissent illuminées par les rayons de soleil du matin. La fin du trajet aux abords d’Ajaccio est bien moins agréable et vraiment stressante au moment de longer la double voie, mais nous arrivons sans problème à bon port!

Nous profitons des quelques heures que nous avons devant nous pour visiter la ville de Napoléon, et notamment le musée sur l’Histoire de la Corse, très intéressant, quoiqu’un peu vieillot! Après avoir fait quelques emplettes, pour que le voyage se poursuive, en savourant alcool de myrte, de châtaigne, et autres confitures au cédrat et à l’arbousier, nous embarquons sur le ferry de la SNCM vers 20h : direction Marseille!

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Paysage de l’Alta Rocca
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Vue sur Ajaccio depuis le bateau

Vingt-troisième jour – Retour à bon port sur le vieux port ! Marseille – Cassis (40km)

La traversée à bord du Daniel Casanova est bien plus agréable et plus calme surtout qu’à l’aller et après avoir pris un repas au restaurant, puis un verre au bar, nous passons une excellente nuit, sur nos matelas et dans nos duvets à même le sol! Entre le coucher de soleil sur Ajaccio et le lever du jour sur Marseille, nous avons été gâtés! Accueillis par le château d’If, puis par la Bonne-Mère : un retour au continent tout en poésie!

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Vue de l’arrivée sur Marseille
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Vue sur Cassis depuis la route des crêtes
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30% ???

Quelle bonne idée que d’arriver à Marseille le jour de l’Assomption : nous avons trouvé une ville déserte dans laquelle nous avons pu circuler aussi tranquillement qu’en Corse, du Vieux-Port jusqu’à Cassis en passant par la Gineste!

A notre arrivée à Cassis, nous aurions pu tout simplement nous arrêter en bas de la route des crêtes, comme prévu! Mais ce serait mal connaître Olivier qui ne pouvait renoncer à ce défi physique! Le profil de l’étape indiquait bien un pourcentage supérieur à 15% sur 1500m, mais nous n’avions encore jamais vu ce panneau indiquant une inclinaison de 30%! Nous avons bien cru repartir en arrière, même en faisant ronfler la locomotive à pleine vapeur, mais finalement, nous avons réussi à atteindre le sommet de la côte, sans mettre pied à terre! Comme toujours, nos efforts ont bien été récompensés par la vue incroyable qui nous attendait là-haut, sur les crêtes!

Conclusion sur notre tour de Corse à vélo

Voilà la fin de l’aventure ! Plus de 1000km au compteur, des paysages, des sensations, et des souvenirs pleins la tête! Des routes en corniche le long du littoral avec des panoramas époustouflants sur la mer et ses petites criques encore si sauvages et préservées. Des paysages montagneux de toute beauté, des forêts de pins et de châtaigniers d’où jaillissent rivières et cascades, des routes tranquilles parsemées de vaches et de cochons sauvages, des nuits fraîches et étoilées où l’on dort si bien! La fierté d’avoir relevé le défi physique que nous nous étions fixés, et en plus dans la joie et la bonne humeur!

Il faut avouer aussi que si le bilan de ce voyage est si positif, c’est que nous avons eu également une chance incroyable, de n’avoir aucun soucis physique ou mécanique, car si comme lors de notre voyage suivant dans les Alpes, nous avions cassé le dérailleur, ce n’est pas dans les petits villages du centre de la Corse que nous aurions pu réparer notre monture. Et d’ailleurs il était temps que le voyage se termine, car nous nous sommes rendu compte que nous avions cassé deux rayons à notre arrivée à Marseille! Pour un premier grand trip en tandem, on a placé la barre très haute et à notre retour, on n’avait qu’une hâte : repartir, encore et toujours pour de nouvelles aventures !

Matériel utilisé pour ce tour de Corse à vélo

Notre tandem

CATÉGORIE NOM DU MODÈLEMARQUEPOURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE TOUR DE CORSE A VELO  SI C’ÉTAIT À REFAIRE
 CADRE VTT Alu EXS Polyvalence  Oui
 ROUES XM317Disc MAVIC Prix    Ces roues restent trop fragiles pour une utilisation aussi intensive avec des passages sur chemin. Nous avons eu de la chance sur ce périple avec seulement deux rayons de cassés lors de la dernière étape dans les rues de Marseille, mais il n’en aura pas été toujours pareil. Nous avons choisi d’opter à l’arrière pour une roue typée trial conçue par notre vélociste pour rester dans un budget encore raisonnable. Non
 SELLES Trekking Traveller XLC Confort et prix Myriam tolère bien sa selle, moi non. Elle est trop large pour moi, me coupant la circulation dans les jambes lors d’utilisations prolongées. J’ai opté pour une selle plus étroite quitte à perdre en confort.Oui et Non :
 TIGES DE SELLE Tiges avant + arrière suspendue XLC Confort  Oui
 FOURCHE AVANT 100mm SR SUNTOUR Confort  Oui
 CINTRE MULTIFONCTIONS Trekking HB-C05 XLC Confort et prix   Sa forme fait que la position des mains en position de freinage et passage de vitesse génère une certaine instabilité, car trop proche de l’axe de rotation du cintre. Nous avons opté pour un cintre type cornes de bœuf. Non
 PNEUS Travel Contact 26*1.75 CONTINENTAL Prix et robustesse  Le pneu arrière présentait des signes d’usure en fin de voyage (couture). Nous l’avons changé par un SCWALBE Marathon Dureme spécifique aux tandems et dont la réputation n’est plus à faire. Non
 TRANSMISSION Deore SHIMANO Prix  Oui
 PORTE-BAGAGES  XLC Prix  Oui
  SACOCHES 1 SUR LE GUIDON 2 À L’AVANT 3 À L’ARRIÈRE GLOBE TROTTER XLC Prix et étanchéité  Par forte pluie, ces sacoches ne sont pas parfaitement étanches. Nos affaires étaient légèrement humides. Je dirais qu’elles sont déperlantes et non étanches. Nous avons choisi ces modèles pour leur tarif, mais rien ne vaut des Ortlieb ou Vaude Non
 COMPTEUR DC7R-sans fil DECATHLON Prix et sumplicité  Oui
 BIDONS 1LX2 MagnumZEFALVolume Ils ont tendance à fuir légèrement, mais je n’ai pas vu d’équivalent Oui…mais
 BIDON 700ML Alu argent ZEFAL Isolation thermique  Oui
 MINI-POMPE VTT Alloy Drive S LEZYNE Efficacité et encombrement  Oui
 MULTI-OUTIL CRV20 LEZYNE Light, compact et complet  Oui

Equipement Olivier

 CHAUSSURE VTT Alpine MAVIC Polyvalence  Oui
 CHAUSSURES MULTI-SPORT  XA PRO 3D SALOMON Polyvalence et stabilité S’il y avait une paire de chaussures à emporter sur une île déserte, ce serait elle. Oui
 CHAUSSETTES Trail THYO A tout faire et robuste  Oui
 CUISSARD Active short CRAFT Minimaliste  Oui
 MAILLOT SANS MANCHE Blanc SPECIALIZED Respirant  Oui
 LUNETTES DE SOLEIL Evil Eye Pro-S ADIDAS Trouvé par hasard    Les verres se rayent facilement et malgré soi-disant un système de ventilation, beaucoup de buée et de transpiration sur les verres lors d’efforts intenses. Non
 CHAUSSURES Kapteren W KALENJI Qualité/prix et polyvalance  Oui
 CUISSARS Altium Ergo 3D MAVIC Confort  Oui
 DÉBARDEUR SALOMON Pratique avec la brassière incluse et respirant  Oui

Equipement commun

 GANTS  SPECIALIZED Respirant  Oui
 CASQUE  BELL Respirant  Oui
 VESTE IMPERMÉABLE Rando/Raid QUECHUA Qualité/prix et Polyvalence  Oui
 VESTE POLAIRE QUECHUA Qualité/Prix  Oui
 SERVIETTES MICROFIBRE DECATHLON Encombrement  Oui
 SAC À DOS Forclaz 37 Ultralight DECATHLON Légèreté  Oui
 CARTE DÉPARTEMENTALE  1/150000 MICHELIN Pratique  Indispensable d’avoir ce type de carte en plus de nos tracés imprimés sur Openrunner, au cas où l’on s’écarte pour diverses raisons de la route prévue. L’échelle est parfaitement adaptée pour un usage à vélo. Oui
 APPAREIL PHOTO Lumix DMC-FX37 PANASONIC Compact et classique  Oui
 TENTE T2 Ultralight Pro QUECHUA Qualité/Prix – Poids  Parfaite ! Facile à monter, légère et très comptacte. Oui
MATELAS AUTOGONFLANT Ultralight QUECHUA Qualité/Prix  Oui
 SAC DE COUCHAGE Ultralight S15 QUECHUA Qualité/Prix  Oui
 DRAP DE SOIE QUECHUAQualité/PrixAprès lavage en machine, le contact avec la peau est devenu moins agréable. Non
 OREILLER GONFLABLE Ultralight QUECHUA Encombrement et légèreté  Oui
 HAMAC  Moskito-Traveller 350*140 AMAZONAS Légèreté, robustesse et pratique avec sa moustiquaireQue de siestes agréables dans ces hamacs ! Oui
 FIXATION HAMAC Ultralight MICROPORE Très pratique et léger    Indispensable pour une installation rapide des hamacs. Oui
 RÉCHAUD  Twister plus CAMPINGAZ Pratique et léger Attention cependant à bien utiliser un stabilisateur (MSR Universeller) de cartouche, car la fixation directement sur la cartouche rend l’ensemble assez instable en cuisson.Oui
 SERVICE DE VAISSELLE Alpine Classic MSR Inox et légèreté Pour une cuisine saine et un encombrement minimal !Oui
 LAMPE FRONTALE Myo XP PETZL Puissance/Prix Un éclairage suffisamment puissant pour finir certaines étapes ou pour faire une sortie de nuit ! Oui
 LAMPE FRONTALE Tikka 2 PETZL Pour le bivouac  Oui
 LAMPE DYNAMO À MAIN DECATHLON De secours en cas de rupture de pile  Oui
 COUTEAU   OPINEL Efficacité    Indispensable pour s’attaquer au saucisson ! Oui
 COUTEU SUISSE  WENGER Hyper fonctionnel  Oui
 COUVERT (CUILLÈRE/FOURCHETTE) Spof duo EDELRID Léger et très pratique  Oui

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