Alpinisme Facile dans les Ecrins à Ailefroide

par Expérience Outdoor

Ce récit nous fais découvrir l’alpinisme facile pour débuter dans le massif des Ecrins (Hautes-Alpes).

alpinisme facile

alpinisme facile

Information alpinisme facile dans les Ecrins

  • Date

juillet 2012

  • Lieu

France, Provence alpes côte d’azur, Hautes alpes, Ailefroide (05340)
Depuis Montpellier :
Montpellier => Ailefroide : 4h40, 382 km dont 277 km d’autoroute, 22,3 euros de péage.

  • Participants

Florian DESJOUIS et L’ensemble de l’ERJA et un grand nombre de stagiaires venus se faire évaluer en vue de l’obtention de l’initiateur alpinisme.

  • Où dormir

Offres multiples et variées dans les écrins : Cliquez ici
Refuge du glacier blanc : ouvert de fin mars à mi-septembre, ce grand refuge des écrins vous accueillera au pied du glacier blanc. Très fréquenté, mais incontournable dans le coin. Nuitée : 20,4 euros par personne.
Téléphone du refuge : 04 92 23 50 24. Téléphone hors période de gardiennage : 06 08 07 35 80
Refuge des Ecrins : plus loin et plus haut que le précédent, c’est le point de départ le plus adapté à l’ascension de la Barre des écrins.
Ouvert de fin mars à mi-septembre
Téléphone refuge : 0492234666. Téléphone domicile gardien : 0492244857

  • Où se restaurer/où se réapprovisionner

Durant l’été, un petit supermarché est ouvert à Ailefroide, ainsi qu’un magasin de sport/montagne.
Vous trouverez tout au long de l’année à l’Argentière la Bessée toutes les commodités : supermarchés, station essence, boulangerie, magasins de sports…

  • Office du tourisme

Ailefroide : toutes les infos sur Ailefroide.
Pays des Ecrins : Site généraliste pour obtenir toutes les infos nécessaires afin d’organiser au mieux son séjour.

  • Caractéristique du massif

Le secteur du refuge du glacier blanc/refuge temple écrins est un des secteurs phare de l’alpinisme des écrins. De très nombreuses courses de niveaux faciles à moyens la plupart du temps (du F au D en grande majorité), un accès relativement aisé, une atmosphère de haute montagne et un glacier idéal pour découvrir l’évolution sur glacier et les techniques de cramponnage. L’alpinisme estival est donc en fête dans ce secteur, mais le ski alpinisme aussi !
Au départ du refuge du glacier blanc :
Camp To Camp
Au départ du refuge des Ecrins :
Camp To Camp
Certaines sorties peuvent se faire au départ des 2 refuges.

  • Dans les environs

Pour l’alpinisme :
Il y a le glacier noir, au départ du pré de madame Carle comme le glacier blanc. De nombreuses voies d’alpinisme, un ton au-dessus des voies du glacier blanc en termes de difficultés et d’engagement. Des grandes parois rocheuses ou mixtes au long périple sur arête, vous serez servis par de l’alpinisme de caractère.
A vous de choisir : Camp To Camp
Pour l’escalade :
A 10 min du pré de madame Carle, vous aurez accès à tout le secteur d’Ailefroide. Couennes, grandes voies très bien équipées de 2 à 15 longueurs, superbe site de blocs. Et tout ça sur du granit, pour compléter au mieux la multitude de possibilités de grimpe dans le Briançonnais/argentiérois. La vallée est assez fréquentée, mais c’est vraiment très beau, on s’y sent bien et on y revient avec plaisir.

  • Bibliographie

Oisans Nouveau Oisans sauvage – Livre Est – Jean-Michel Cambon – 2011. Topo quasi exhaustif concernant les voies rocheuses des écrins.
Ascensions en Neige et Mixte – Tome 1 : Écrins Est, Cerces, Queyras – Sébastien Constant – 2009 FR. Topo très complet concernant l’alpinisme neige, mixte et ski alpinisme.
Vidéo :

  • Voies faites

J1 : école de glace
Nous avons fait une école de glace à 20/30 min du refuge, sur les contreforts du glacier blanc. Grande pente de glace pas expo permettant de mettre en place toute forme d’atelier. Idéal.
J2 : pic du glacier d’Arsine :
Compte tenu du nombre de participants et de l’inconnue concernant leur niveau (les prestations de la veille n’étaient pas toujours rassurantes), la course choisie est une course F, décrite en neige dans le topo suivant, mais pour laquelle nous avons majoritairement grimpé sur du caillou (=> accès final col glacier blanc et arête finale).
C’est une course très accessible, mais un peu frustrante, car le ratio entre le temps de marche et les passages « techniques » est vraiment trop au bénéfice de la marche… Une journée tranquille, mais il ne fallait pas plus pour les stagiaires évalués.
J3 : voie normale des Agneaux :
Une bonne approche, de l’altitude, du caillou médiocre au départ, le temps de rejoindre l’arête (le caillou est très bon ensuite), une belle ambiance. Une course qui n’a rien à voir avec celle de la veille, une belle journée en montagne, un superbe panorama.

Récit alpinisme facile

Déjà une semaine que je me laisse bercer par la douce vie haute alpine : un groupe sympathique, aux ambitions et désirs variés, une partition sans fausse note.
Les journées se suivent sans se ressembler : plaisirs des Ecrins, à chaque jour son secteur, sa falaise, son envie assouvie.
A chaque journée son rituel, l’éclat du soleil qui se glisse à travers les vitres embuées de notre kangoo, la douce odeur du café chaud et de la mie tiède dans le salon lumineux du gite, les éclats de voix et de rires des plus matinaux, les frémissements du jardin au lever du jour, les sourires et les visages détendus, chacun savoure, tout le monde se sent à sa place, accord parfait.
Une parenthèse avant une autre, transition difficile, réveil embrumé : la sonnerie du réveil, bannie depuis quelques jours, me rappelle à la dure réalité, celle d’un rendez-vous, celui avec l’équipe. Partagé entre la déception de couper court à cette vie tranquille et l’excitation de retrouver tout ce petit monde.
La vallée est encore un peu endormie, nous zigzaguons dans le silence d’un matin difficile, je n’ai plus le rythme. Nous débarquons dans le camping d’Ailefroide où le soleil à fait son apparition : nous retrouvons la bande, loin d’être prête, à tartiner son nutella tranquillement. Damien avait prévu une marge de manœuvre en annonçant l’heure de mon rendez-vous, mais a vu un peu juste pour leur heure de réveil…

Au programme

Mais pas de stress aujourd’hui : au programme, une remontée au refuge et l’organisation d’une école de glace. Car ce stage est un peu multi facettes : l’objectif est officiellement pour tous les stagiaires, appartenant à l’erja ou non, de valider le niveau initiateur alpinisme. En réalité, nous servirons de cobayes aux très nombreux stagiaires venus de toutes la France. A défaut d’évaluer nos compétences en alpinisme, nos talents de comédiens le seront.
Petite montée au refuge du glacier blanc, doucement : qui va piano va sano… et puis ça bouchonne en cette saison sur ce sentier, heureusement qu’il fait 2 m de large ! Le groupe s’étire, le poids des sacs se fait un peu sentir, le soleil qui tape plus encore, ça cogne.
Tout le monde arrive au compte-goutte sur la terrasse ensoleillée et surtout bondée, je n’ai rarement vu autant de monde auprès d’un refuge. Anglais, italiens, allemands, etc., une bonne partie de l’Europe s’est retrouvée ici, au pied du glacier blanc, qui recule de manière assez magistrale à chaque décennie (cf photos au refuge).
Nous prenons le temps de nous prélasser sur la terrasse, nos tee-shirts étalés sur les pierres chaudes autour du refuge. Puis le soleil disparait derrière un nuage, il est temps de se mettre en route.
Il fait froid à présent, contraste d’altitude, l’ambiance de Palavas les flots s’efface au profit d’une ambiance plus alpine. La petite approche nous conduisant au pied du glacier blanc a le bon goût de nous réveiller un peu.

 Certaines situations s'y prêtent certainement ! lors de la session alpinisme facile

Mais pourquoi Valentin sourit-il ? – alpinisme facile

Action

Nous exercerons nos talents de comédiens dès cet instant : les stagiaires ont pour consignes de monter différents ateliers ayant pour objectif de s’approprier la marche en crampons-piolet, et ses multiples techniques. Les évalués sont hésitants, ne savent pas trop par quel morceau prendre cette histoire : quelques consignes avisées de Jade et Hugues aideront à rompre l’inertie, tant bien que mal. Certain mettront en place rapidement et avec justesse leur atelier, d’autres nous feront déjà douter quant à leur expérience de la montagne.
Les ateliers sont tous installés, il est temps pour nous cobayes de passer à l’action, sous les conseils des potentiels futurs initiateurs. J’en ferais un peu les frais d’ailleurs : face à une pente à 40°, les fesses en arrières, les chevilles en dorsiflexion max, dans une position des plus malcommodes : je suis bêtement les consignes que l’on m’a données, mais je ne peux m’empêcher de souligner l’inconfort de ma position ! Que nenni, c’est la bonne technique selon JC… Jade viendra à me rescousse, mais le doute s’installe pour quelques stagiaires de notre groupe.
Tout se lance bien malgré tout, nous passons d’un atelier à un autre avec plaisir : bi pointes, 10 pointes, technique mixte, piolet canne et piolet rampe, mouflage, remontée sur corde, traversée montée et descente. Tout le monde se fait plaisir à essayer de se remémorer des techniques plus ou moins acquises, à tester les limites de nos outils, chose que nous ne ferions jamais dans des sorties alpines classiques.

Le gorupe d'alpiniste lors de la session alpinisme facile

L’équipe au grand complet – alpinisme facile

Fin de journée sur les écrins

Nous redescendons au refuge sans se presser. Le programme du lendemain est en discussion, un savant compromis entre situation propice à une évaluation sans pour autant que la faute soit trop lourdement sanctionnée.
Le choix se portera donc sur le pic du glacier d’Arsine. Une petite course, qui reste assez complète tout de même : marche sur glacier, un peu de recherche d’itinéraire, et une petite arête pour clôturer le tout.
Soirée au refuge du glacier blanc : l’atmosphère oscille entre cantine et hôtel, l’urgence est palpable à l’heure du repas du soir, un grand refuge tout simplement. Mais sa facilité d’accès à un avantage tout de même : les personnes attablées viennent d’horizons bien différents, et alpinistes côtoient marcheurs débutants, ces derniers un peu fascinés par les premiers. Nombreuses sont les familles venues passer une nuit en refuge, tout simplement, et l’on sent bien que la magie s’opère particulièrement pour eux.
Il n‘est pas tard mais tout le monde monte se coucher dans ce grand dortoir où certainement des ronfleurs viendront troubler notre sommeil. Demain, ou cette nuit, le réveil sera tôt, 3h du matin… Un réveil bien précoce pour une course assez courte, la sanction est rude !

2eme jour

Les lueurs des frontales et l’agitation dans le dortoir viennent effacer les dernières hésitations de nos paupières trop lourdes. Le réveil fait mal, sans aucun doute. Tout le monde descend, la tête dans sa douleur, puis la tête dans son café, à mâcher des biscottes comme on mettrait du carburant, parce qu’il le faut…
Puis tout le monde s’entasse dans ce sas où chacun à laisser ses chaussures, son sac et tout le barda. On doute un peu sur les chaussures que nous enfilons, plus bien certain que ce soit les nôtres.
Les cordées désignées la veille s’organisent : chacun des membres de l’équipe devra poursuivre son rôle de cobaye, ne pas savoir faire les nœuds, ne pas avoir d’avis sur la direction prise, sur la voie à suivre. Pas toujours évident !
Les pas s’enchainent dans la nuit, notre frontale n’éclaire que sur quelques mètres devant nous, l’esprit embrumé se voit un peu bousculé par la fraicheur de la nuit et par un rythme soudainement élevé.
Une longue file de faisceaux lumineux s’étire jusqu’à atteindre le glacier : tout le monde se regroupe, le temps de s’encorder, de vérifier les effectifs, de faire un choix. Une certaine tension est palpable chez les stagiaires évalués, il y a de l’enjeu pour eux, ils se sentent jugés par Jade et Hugues, mais aussi par les pseudo-cobayes…

Objectif du jour

La procession évolue tranquillement sur le glacier alors que le jour se lève, et que la barre des Ecrins se dévoile progressivement. Puis rapidement vient le temps de faire un choix, celui d’une direction, d’un moment pour quitter le glacier et viser l’objectif du jour. Chacun sort sa boussole et sa carte, et les résultats diffèrent de l’un à l’autre. Certains ne décollent pas le nez de la carte, d’autres sortent à peine les outils d’orientation, quelques-uns filent vite et bien dans la bonne direction. Tout le monde se regarde du coin de l’œil, pour confirmer ou infirmer les choix pris. Et pendant ce temps, les cobayes, dociles, suivent fidèlement les guides du jour…

On ne la touchera qu'avec les yeux cette fois ci lors de la session alpinisme facile

THE barre – alpinisme facile


Le groupe si soudé jusqu’à ce point de décisions se disperse tout au long de l’itinéraire, les écarts se creusent. Et ce n‘est pas plus mal, cela permettra d’éviter de trop bouchonner pour atteindre le col et évoluer sur l’arête.
L’écart se réduit entre le cobaye et le guide au fur et à mesure que la journée avance, il est si difficile de ne pas suggérer, de ne pas intervenir, de ne pas échanger quand un choix se pose. C’est un métier la comédie !

Le sommet

Nous nous rapprochons du sommet avec mon binôme, Jade nous suit quelques dizaines de mètres derrière nous. Une envie pressante me fait demander une petite pause : j’essaie tant bien que mal de prendre un peu de distance sur ce terrain débonnaire, plus proche de la randonnée que d’ l’alpinisme. Mais mon compagnon de cordée joue le jeu à fond, la proximité de Jade aidant, et gardera la corde sous tension, à un mètre de moi à peine… On reviendra pour l’intimité !
Arrivée au sommet, déjà un peu de monde, mais il reste notre champion du séjour, JC, loin derrière. Toujours à la pointe du commentaire, de la morale et du jugement, les prestations sur le terrain divergent franchement de l’image qu’il cherche à montrer de lui. 30 min plus tard, sa cordée arrive, son second ayant déjà un peu perdu patience.
Il est 10h du matin et le courant d’air sur les cimes nous a tous un peu congelés, nous ne nous attarderons pas trop au sommet. Redescente efficace, nous voilà à rechausser nos crampons au pied des difficultés alors que les alpinistes du dortoir « réveil à 5 heures » nous croisent : on les envie un peu d’avoir pu profiter d’une « grasse matinée ».

On ne la touchera qu'avec les yeux cette fois ci lors de la session alpinisme facile

Anissa est une jeune femme à poigne – alpinisme facile


Tout ce petit monde se retrouve au soleil, au pied des pentes de neige qui seront l’occasion de mettre en place un ultime atelier. La troupe prend un peu de hauteur et se lance, avec ou sans piolet, pour de bonnes glissades à stopper aussi vite que possible. 30 min plus tard, tout le monde est trempé jusqu’aux os, il est temps de repartir en direction du refuge.
Et c'est parti pour 30 min de toboggan lors de la session alpinisme facile

Et c’est parti pour 30 min de toboggan – alpinisme facile

Délibération

La chaleur est montée d’un cran, le soleil tape fort en cette belle après-midi d’été. Le refuge est atteint tôt aujourd’hui, la terrasse toujours aussi bondée, mais l’atmosphère plutôt bon enfant. Tout le monde se prélasse malgré les revendications insistantes d’un guide de la tablée d’à côté : notre groupe aurait emprunté par mégarde une de ses cordes ce matin au réveil… A force d’insistance, il aura ses bières, nous étions effectivement responsables et coupables.
Le début d’après-midi s’écoule tranquillement entre sieste et contemplation, pendant que le jury délibère sur le sort de nos potentiels initiateurs : un peu la star academy… Un à un, ils passent face à Jade et Hugues, qui ne valideront que peu d’initiateurs cette année.
Mais pas de rancunes ici, cela n’empêchera pas tout le monde de trinquer à ces 2 jours passés en montagne, aux apprentissages et aux leçons à tirer.
Puis tout le monde se sépare : le stage initiateur s’achève ici, mais l’erja continuera par une journée supplémentaire dans le massif. La météo n’est pas excellente pour le lendemain, mais cela reste exploitable, et puis nous avons envie de tenter notre chance.
Nous sommes aux calmes dans le refuge, le ciel s’est un peu couvert, les prévisions météo ont freiné pas mal de prétendants.

Péripéties

Yo et Benji préfèrent dormir dehors pour ne pas avoir à payer une nuit supplémentaire dans le refuge : certains leurs avaient parlé d’un bivouac abrité, ils n’ont donc pris que leur duvet et leur matelas. Le bivouac en question se trouve être transformé en toilettes collectives… Il fait nuit et il commence à pleuvoir lorsqu’ils s’en rendent compte.
Ils erreront en pleine nuit pendant quelque temps avant de trouver une sorte de trou aux odeurs nauséabondes d’excréments d’animaux… pas le choix ! Yo tiendra la nuit dans ce qui se trouve être un terrier, Benji aura rapidement craqué en allant se réfugier discrètement sous les tables du refuge, mais n’arrivera pas à s’endormir de peur de se faire attraper par la gardienne.
Nous retrouvons nos 2 valeureux guerriers les yeux cernés et l’humeur un peu bougonne de bon matin, à certainement regretter une économie qui coûte cher.

Départ à 5h du matin

Sous les flocons de neige et le vent : on se rassure en se rappelant la météo annoncée « éclaircies dans le courant de la journée ». La vue se trouble et le vent se renforce au fur et à mesure que nous montons, l’atmosphère est austère, mais nous apprécions cette démonstration des éléments en total contraste avec la veille.
Le petit groupe avance bien, c’est l’impression que nous avons après la journée de la veille. La brèche traversée, le ciel s’éclaircit un peu, du bleu apparait même par endroit. L’espoir renait, chacun se voit déjà fouler l’arête et le sommet.

Visibilité moyenne la tête dans les nuages lors de la session alpinisme facile

Photo abstraite – alpinisme facile


Arrivée au pied de l’arête, le ciel se dégage intégralement, pour nous laisser percevoir la totalité de l’itinéraire. Superbe, l’effet de surprise décuple le plaisir. Un guide et ses clients sont justes devant nous, nous prenons notre temps, qu’ils puissent prendre une avance nécessaire pour ne pas nous bombarder de caillou.
Mais on est sur la bonne voie lors de la session alpinisme facile

Timide apparition du soleil – alpinisme facile


Les 2 longueurs qui nous déposent sur l’arête se déroulent sur un caillou médiocre et glissant : ce n’est pas dur mais requiert de la vigilance. L’arête atteinte, nous comprenons pourquoi le ciel se dégage : un vent à décorner des bœufs nous accueille, ça caille ! Puis le soleil se dévoilera complètement, et le vent temporisera ses pulsions, le caillou devient même bon. Tout ce petit monde se régale à évoluer dans cette ambiance haute montagne. La mer de nuage est superbe, nous isole un peu plus sur notre petit îlot perdu au milieu de cette océan. Arrivés au sommet, il fait même bon et nous prenons le temps d’une longue pause, posés sur ce caillou un peu chaud.
Illumination de Benji, qui plane au-dessus de la mer de nuage lors de la session alpinisme facile

Illumination de Benji, qui plane au-dessus de la mer de nuage – alpinisme facile

La redescente

Puis vient le temps de la redescente qui, sans être difficile, nécessite encore un peu de concentration. Le ciel est définitivement au grand bleu, la météo ne s’était pas trompée. Les pentes de neige de printemps nous permettent de dévaler rapidement en direction du refuge. A quelques centaines de mètres de ce dernier, nous nous arrêtons dans l’herbe rase de fin d’été, pour savourer un peu de quiétude avant de basculer dans la cohue du refuge.
Une pause salvatrice avant de repartir en direction du pré de madame Carle, longue et laborieuse descente sous le cagnard, charme des écrins. Puis vient l’heure de trinquer à l’ombre des grands pins, pour fêter le premier anniversaire de notre équipe, se projeter dans les projets futurs, et se féliciter des projets passés.

Conclusion  de cette session alpinisme facile

Un massif à la hauteur de nos attentes. Une atmosphère haute montagne, un climat généralement assez stable, et des voies tous niveaux à portée de friends. La chronologie des 3 journées conviendrait certainement à une initiation alpinisme pour une personne en forme physiquement : une bonne progressivité le temps de s’approprier le milieu et les techniques, et de s’acclimater aussi. Et si le temps se fait menaçant, il sera toujours temps de redescendre dans la vallée où vous trouverez une offre en escalade (falaises et blocs) au moins à la hauteur de ce que vous n’aurez pu faire en montagne.

Matériel utilisé pour cette session alpinisme facile

Vêtements utilisés lors de la session alpinisme facile

CATEGORIE MODELE  MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX AU DEPART CE CHOIX A-T-IL REPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE SI C’ÉTAIT A REFAIRE
PANTALON DÉCATHLON  RAS  RAS  RAS
T-SHIRT LAINE MÉRINOS 260 ICEBREAKER  Très bon apport de chaleur – Léger, confortable, bien taillé pour les hommes fins : on l’oublie complètement, même en grimpant – 1 détail : l’encoche pour placer le pouce dans la manche => mine de rien, quand il fait frais, ça couvre un peu plus de surface et ferme franchement les écoutilles : efficace  Très bien adapté  Je le garde, sans aucun doute. En France, je l’utilise à toutes les sauces : salle, couenne grande voie, ski… Il a sa place partout. J’ai payé un peu cher mais je ne regrette pas. Le prix reste excessif tout de même…
LUNETTES DE SOLEIL SPECTRON JULBO  Bon maintient au visage (fin) Protection 4  Bien adaptée  Ce serait à refaire, je me renseignerais sur les lunettes en verre photochromiques : la protection 4 est évidemment une garantie lorsque l’on évolue sur la neige toute la journée, mais dans des situations moins lumineuses, c’est un peu trop sombre.
CHAUSSURES ALPI NEPAL TOP THERMO LA SPORTIVA  Polyvalent Protection thermique  Je prends le même produit. Une chaussure confortable et qui m’a bien protégé du froid. Elles restent assez lourde (notamment pour le dévers en dry), cela fait franchement travailler le gainage. Cela reste anecdotique dans le cadre d’une utilisation, plus « montagne ».

Vêtements utilisés (2) lors de la session alpinisme facile

DOUDOUNE DOWN SWEATER SANS MANCHES PATAGONIA  – bon apport de chaleur pour un poids et volume très correct – pas de gêne en actif, elle se fait complétement oublier.  Très bien adaptée  Je la garde : j’ai fait ici un très bon achat, extrêmement polyvalent, je l’utilise à toutes les sauces : ski, alpinisme, escalade et tout simplement chez moi. Top.
MICO POLAIRE  R1 PATAGONIA  – apport de chaleur correct – très confortable (membrane souple, intérieur doux) – assez bien taillée, bien que le diamètre des manches soit un peu trop important, je flotte un peu (pour moi, mais je suis fin …)  Très bien adaptée  Je la garde, sans aucun doute. En France, je l’utilise pour salle, couenne grande voie, ski… j’ai payé un peu cher mais je ne regrette pas.
VESTE SOFTSHEL EN NÉOSHELL WESTCOMB  Une veste qui m’a été prêté, je n’avais donc pas d’argument autre que la curiosité justifiant l’utilisation de cette veste.  Très bien adaptée  Veste tout à fait intéressante, offrant une vrai protection. Le tissu vieillit t-il bien ? En terme de protection : très bien, j’ai grimpé avec dans de la glace saupoudré de neige, sur de la glace assez humide, et je ne me sentais pas humide. En terme de confort d’utilisation : pas de gêne dans le mouvement. Ce qui m’a semblé particulièrement important en termes de protection et confort est la coupe du produit : une bonne veste d’hiver est une veste « longue » ! Et c’est d’autant plus important lorsque l’on met le baudrier sur la veste, et que l’on ne veut pas que celle-ci en sorte et recouvre tout le matériel du porte matos (ça m’est déjà arrivé avec une autre veste, et cela m’a franchement aidé à faire tomber une broche). Faites y attention !

Équipement utilisés lors de la session alpinisme facile

CATEGORIE MODELE  MARQUE POURQUOI AVOIR FAIT CE CHOIX AU DEPART CE CHOIX A-T-IL REPONDU AUX BESOINS DE LA SORTIE SI C’ÉTAIT A REFAIRE
CORDELETTE 5MM  RAS  RAS  RAS
FICELOU  RAS  RAS  RAS
MAILLON RAPIDE  RAS  RAS  RAS
COINCEURS BLACK DIAMOND  Ils m’ont été offerts.  Bien adapté  Pas de problèmes, quelles pourraient être les différences entre 2 marques de câblés ?
FRIENDS CAMALOT BLACK DIAMOND  Car c’est une référence  Bien adapté, mais sur ce type de course où l’on a pas besoin de tant de friends que ça, les friends OMEGA semblerait bien adapté : cela permettrait de ne pas se trimballer un jeu de friends pour n’en utiliser que 2 tailles au bout du compte…  Je me renseignerais sur les autres marques (DMM, totem cam) : le marché du friends ne semble plus uniquement dominé par BD, les anglo saxons (fervent utilisateur de friends) utilisent énormément DMM, pourquoi pas nous ?
MOUSQUETON À VIS BLACK DIAMOND  Léger  Très bien adapté  Je prends les mêmes. Attention, les plus léger sont souvent petits, ne conviennent pas à certaines manips (passer dans la poulie bloqueur PETZL par exemple)
SANGLE 120CM DYNEEMA  Légèreté Maniable Beaucoup plus facile de faire des nœuds avec moins de « mou »  Très bien adapté  Je reprends les mêmes, 120 cm est la taille idéale.

Équipement utilisés (2) lors de la session alpinisme facile

BAUDRIER ESCALADE SAMA PETZL  Confort  Oui, mais il s’use beaucoup trop vite.  Baudrier qui a répondu à mes attentes : plutôt léger, confortable (en couenne comme en grande voie), et j’arrive à l’enfiler avec mon pantalon d’alpinisme malgré les jambières non réglables. Mais il s’use à vitesse grand V !! Je l’utilise beaucoup certes, mais comment expliquer que mon précédent baudrier (de la même marque) était en très bon état au bout de 8 ans d’utilisation, et que celui-ci est l’air fragilisé au bout de 3 ans…
CASQUE ESCALADE METEOR 3 PETZL  Poids : on l’oublie complétement Stabilité : il a l’énorme avantage de ne pas se balader tout autour du crâne => le soutien derrière la nuque est très efficace  Très bien adapté  Je prends le même sans aucun doute : je ne demande rien de plus à un casque, et il me fait oublier l’Elios de chez PETZL qui était vraiment très moyen pour la grimpe (cf compte rendu maroc taghia)
COUTEAU PETZL  RAS  RAS  RAS
CRAMPONS SARKEN PETZL  Polyvalence (alpinisme, glace, mixte)  Des crampons aluminium aurait largement suffit.  Je me pencherai vers les sphinx de la même marque (pointes modulables): le mono pointe semble avoir beaucoup d’adepte (permet de retrouver une gestuelle et une technique très proche de l’escalade grâce au pivot du genou, permet de coincer la lame dans les fissures).

Équipement utilisés (3) lors de la session alpinisme facile

DÉGAINES ANGE PETZL   Le poids en priorité ++. La taille (pour les versions longues) aussi (un moyen de plus de lutter contre le tirage)  Bien adapté, mais sur ce type de course, quelques dégaines magiques seront bien plus adapté et pas beaucoup plus lourdes.  Je suis pleinement satisfait de mon achat. Le gain de poids est très concret, c’est évident, mais ce sont aussi des dégaines moins encombrantes que mes précédentes : l’organisation de mon baudrier n’en est que plus clair. Les anges se manipulent bien aussi avec des gants ; le mousqueton taille L côté clippage et quand même bien plus aisée à manier que celui des petites tailles. Bref, c’est top, avec un gros bémol, son prix !!!
PIOLET SNOW WALKER PETZL  Un piolet qui m’a été prêté  Bien adapté  A investir, je m’orienterai vers le summit de chez PETZL, dont la polyvalence permet d’envisager beaucoup de chose.
POULIE BLOQUEUR PETZL  Car c’est celui que j’avais déjà utilisé auprès de connaissance avant mon premier achat.  Bien adapté, mais un peu trop lourd (surtout quand on sait que la micro traxion existe)  Je me pencherai sur la micro traxion, qui est dans la digne lignée de la quête du léger en montagne.

Équipement utilisés (4) lors de la session alpinisme facile

SYSTÈME D’ASSURAGE REVERSO PETZL  Simple à manipuler. N’ayant eu que ce système d’assurage, je n’ai peu d’éléments de comparaison !  Confortable  Bien adapté  Je prendrais le smart de MAMMUT (la version corde à double) car il est autobloquant (pour prendre des photos du premier plus facilement) ! A voir à l’utilisation ce qu’il en est.
SAC À DOS PEUTEREY MILLET Bon serrage ventral poche à crampons extérieurs (très bien pour mettre le thermos aussi) simple et sans fioritures prix lors de mon achat (grosse réduction)  Bien adapté  Un sac à dos tout terrain qui répond à beaucoup de mes attentes : ski de randonnée, randonnée à pied, couenne. Un volume et une organisation qui le rend polyvalent. Petit bémol concernant les tiges rigidifiant le dos qui ont la fâcheuse tendance à sortir de leur emplacement : un peu pénible.
CORDE À DOUBLE RUBIX TRIAXALE 8.5 EN 2 FOIS 50 M MILLET  Durabilité annoncée (et vérifiée : aucun signe d’usure après une cinquantaine de sorties)  Oui  Je réfléchirai à 2 autres solutions possibles, en penchant je pense pour la seconde: – Pour l’utilisation grande voie équipée stricte : Utiliser un brin de corde à simple de 50 m (une ancienne corde que l’on a coupée par exemple) pour l’assurage durant l’ascension auquel on ajoute une corde de faible diamètre/poids (n’ayant pas besoin de qualité dynamique) que l’on attache sur le porte matériel. Ce dernier brin servira au rappel et à hisser le sac pour que tout le monde grimpe léger et quand ça grimpe un peu, ce n’est vraiment pas désagréable ! – La seconde solution, que me semble la meilleure : 2 brins de 50 m joker BEAL pour une utilisation identique à la solution précédente auquel on ajoute l’utilisation en terrain d’aventure.

 

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