Les Volcans du Mexique

par Expérience Outdoor
arête finale

Guillaume LEDOUX (Apoutsiak) nous partage son expérience de trekking et ses ascensions de 4 volcans du Mexique.

Sommet en vue La Malinche au Mexique

Informations pour préparer un trekking et l’ascension de 4 volcans du Mexique

Dates :

11 août au 1er septembre 2018

du 15 au 23 août pour la partie trek/alpinisme

Lieu :

Mexique

région de Puebla (150 km au Sud de Mexico)

carte du Mexique

carte des 4 volcans du Mexique

carte des 4 volcans du Mexique

Accès Mexico

En Avion

Depuis l’aéroport de Zurich

Vol  Zurich Mexico (escale à Philadelphie)

American Airlines 1000 € environ l’aller retour

Prix correct

Confort passable pour une grande compagnie.

Philadelphie, escale à éviter (c’est même une hôtesse d’American Airlines qui nous l’a signifié) on a failli louper notre avion au retour avec le trop long contrôle biométrique.

La prochaine fois ça sera soit vol direct, soit via Madrid.

Vols directs depuis Paris possible

Location de voiture :

Mex rent a car

Location économique (35 € / jour pour un Hyundaï Tucson) J’ai pris un véhicule « haut sur pattes » pour pouvoir circuler facilement sur les pistes)

Mais pas très organisé : on a perdu 1 h 30  à 2 h du mat pour prendre la voiture (il a fallu retourner à l’aéroport pour payer par carte)

Voiture impeccable

Bus

Service de bus aux horaires aléatoires. Mais possible.

Participants :

Guillaume (Apoutsiak) :

Guillaume LEDOUX (Apoutsiak)

Petit Alpiniste qui a terminé la course aux 82 4000 en 2016 !  !  Parcourt la montagne sous toutes ses formes : ski de randonnée, VTT, randonnée, trail…

Blogger montagnard invétéré à découvrir sur son site

Auteur de plusieurs récits Outdoor:

Sandrine :

Sandrine LEDOUX

ma femme, qui m’a accompagné en partie sur le Nevado de Toluca mais également au sommet de la Malinche

Famille LEDOUX au Mexique

Agathe Marie et Louis : Sont montés jusqu’à 4300 m sur le Nevado de Toluca

Pourquoi ce voyage au Mexique ?

Découvrir de nouveau paysage, nous n’étions jamais venus en Amérique centrale auparavant. Au delà des volcans, la culture du pays, avec l’omniprésence des civilisations précolombiennes et surtout  les rencontres !!!

Où dormir au Mexique :

Puebla

Puebla - camp de base au Mexique - vue sur le popocateptel

Appartement Puebla sur Airbnb

Nous avons établi notre camp de bas dans cette ville de 2 million 500 000 habitants.

Appartement dans le Camino Real

Vue incroyable sur la ville

On a été surpris par la qualité de l’appart

Calme, propre, spacieux.

Loué via airbnb, une heureuse surprise

Refuges

Dans les 2 refuges (Iztacchihuatl et Piedra Grande Hut sur le Pico de Orizaba)

Je n’ai testé que le second mais, il faut, dans tout les cas, prendre un tapi de sol et un duvet, les refuges sont propres mais le confort est spartiate, nuit sur les planches !

Les refuges sont gratuits.

Le refuge Iztaccihuatl au Mexique

Où se restaurer/où se réapprovisionner :

Au pied de l’appart à Puebla, une petite supérette bien pratique

Seul souci pendant les randos : Il n’y a pas d’eau sur les volcans. (à moins de faire fondre de la neige). Donc il faut prévoir d’être autonome.

Office du tourisme au Mexique:

Office du tourisme  de Puebla : Av. 5 Oriente, au niveau de la cathédrale

Caractéristiques des volcans du Mexique :

  • Les sommets sont de volcans plus ou moins endormis
  • Ils culminent entre 4400 m et 5600 m
  • Ce sont de volcans, mais le terrain n’est que rarement abrasif, ça ressemble souvent à la Vanoise 😉
  • Attention à l’altitude, une bonne acclimatation est nécessaire, l’idéal est de faire les sommets en partant du plus petit et en terminant par le plus haut.
  • A la saison des pluies (en été pour nous) Orages violents possibles, notamment l’après midi
  • Pas d’eau (prévoir d’être autonome)
  • Prévoir des habits chauds, comme pour monter au dessus de 4000 m dans les alpes.
  • Glacier sur l’Iztaccihuatl et le Pico de Orizaba
  • Escalade facile sur la Malinche ( 10 m en III)

Topo pour l’ascension des volcans du Mexique :

Nevado de Toluca : 4680 m

Depuis le parking, rejoindre le col à 4300 m (évident, grande piste) de là redescendre sur la laguna de la luna et remonter l’éperon  en face (fastidieux trace gravillonnée) pour rejoindre l’arête proprement dite. De là  venir buter sur un passage raide. Il faut monter une dizaine de mètres à gauche de l’arête (3 sup) , au dessus, traverser sous l’antécime en restant  versant Sud avant de revenir sur l’arête. Les antécîmes suivantes se contournent par la droite (Nord), de même que le sommet (on y parvient en « l’enroulant » par la droite)

Descente versant Ouest  jusqu’à un large col puis dans la pente d’éboulis et de gravillon à droite (Nord) pour rejoindre la Laguna del sol.  De là rejoindre le col ( 4300 m ) par une courte mais bonne petite remontée et le parking par l’itinéraire de montée.

Iztaccihuatl : 5230 m

32 km – 2200 m de déniv (14 km et 350 m sont évitables en partant du parking de la Joya (piste non ouverte la nuit !)

Ascension Iztaccihuatl volcan au Mexique

Du parking de Passo de Cortes remonter la piste puis le sentier qui mène à la Joyita puis à la Joya. De là prendre le sentier à droite qui rejoint l’arête, basculer sur l’autre versant avant de revenir  sur cette même arête (sentier ) On  bascule versant ouest pour rejoindre un col vers 4200 m, traverser versant Est (sentier toujours ) et remonter  à gauche (Est) pour rejoindre un nouveau col (4500 m) et le refuge.

Ascension du volcan Iztaccihuatl au Mexique

De là, remonter la pente orientée ouest (sentier ou neige) et venir buter sur les rochers sommitaux (grimpe facile) On gagne ainsi la première antécîme. La suite est une succession d’antécîme, on est presque à 5000 mais ça n’est pas fini.  Poursuivre donc sur l’arête puis basculer versant Est pour contourner l’antécîme suivante. Redescendre sur le glacier avant de reprendre en face plein Nord vers la dernière antécîme , basculer sur ce second glacier et remonter la pente finale en traverser pour rejoindre l’arête et le sommet. La plupart (toute?)  des cordées s’arrêtent avant le sommet principal

Descente par le même itinéraire

Pico de Orizaba 5636 m

30 km – 2440 m ( 7 km et 1740 m le jour du sommet)

pico de orizaba

Depuis San Miguel emprunter la piste 4X4 qui remonte au dessus du village, prendre à gauche puis  remonter pour gagner l’entrée du parc. Suivre toujours la piste de 4X4 qui ramène au refuge Albergue Piedra Grande 4230 m

Depuis le refuge, remonter les canalisations puis tirer à droite (sentier pour gagner l’arête) Le sentier est assez marqué. On remonte jusqu’à la zone du labyrinthe, la bien nommée. Contourner le premier « éperon » par la gauche puis remonter au mieux jusqu’à trouve un couloir à 45° qui ramène sur le plateau supérieur.

La suite est facile jusqu’au glacier que l’on remonte jusqu’au bord du cratère, prendre alors à droite jusqu’au sommet (enchevêtrement de croix)

Descente par le même itinéraire.

La malinche 4461 m

14 km – 1300 m de déniv

Depuis le camping Malintzi, route goudronnée, suivre la route puis la piste qui coupe les virages de la route. La piste est large. Après le dernière traversée de route, la piste devient sentier,large et raide. C’est dré dans le pentu pendant 500 bons mètres avant un replat sous une antécime à droite. On quitte alors la forêt (3900 – 4000m). Tout droit puis passage désagréable en sente raide et gravillonneuse pour rejoindre l’arête.

L’arête se remonte plus facilement. Contourner la barre rocheuse par la droite , puis les gros blocs au mieu, en sortant à droite. Un sentier amène sous le sommet, que l’on atteint  soit directement (III) soit plus facilement en contournant la difficulté en passant 10 m en dessous à droite)

Descente par le même itinéraire

Quoi d’autre dans les environs:

Puebla :

  • superbe ville,
  • Le centre ville avec sa Cathédrale et ses Églises
  • Le musée de Cinque de Mayo (relatant la bataille contre l’armée Française de Napoléon III)
  • Le musée Serdan : musée de la Révolution Mexicaine.

Plus loin :

  • La Pyramide de Cholula et son église Espagnole construite par Cortes au sommet.
  • Les pyramides de Cantonna, un site étonnant !
  • Canyoning et VTT

Bibliographie sur le Mexique :

Topos et guide voyage sur le Mexique :

Lonely Planet – Mexique : impeccable pour le coté Touristique

Guide de voyage Lonely Planet s du Mexique

La Bible, malheureusement en Anglais, le topo : Mexico’s Volcanoes

Les Cartes Mexicaines ne sont pas d’une grande utilité pour une carto fiable

topo Mexico

J’ai beaucoup utilisé ma montre GPS (Suunto Ambit) sur laquelle j’avais les traces des différents sommets glanés sur différents sites sur le net.

Météo :

La météo, pendant la saison des pluies est très difficile à interpréter (ou je suis mal tombé)

J’ai utilisé deux sites :

Trekking et ascensions des Volcans du Mexique

Nous devions passer 20 jours au Mexique, et j’avais judicieusement divisé notre séjour en 3 portions inégales : 3 jours à Mexico pour du tourisme « urbain », 9 jours à Puebla, ville judicieusement placée entre les 4 volcans sur lesquels j’avais jeté mon dévolu et le reste à Playa Del Carmen, dans le Yucatan, pour des vacances plus typée « plage » qui ne seront pas concernée par mon propos ici.

Direction Toluca

Bref, nous quittons Mexico vers 3 h 30 du mat, en direction de Toluca. L’avantage, à Mexico la nuit, c’est qu’il n’y a pas les gigantesques bouchons que l’on peut rencontrer de jour. Il n’y a pas non plus ces pilotes à qui l’on donne le permis de conduire et c’est beaucoup plus sécurisant.

Les enfants dorment derrière, rêvant aux pyramides de Teotihuacan ou au musée Frida Kahlo, je poursuis ma route en évitant les pièges de celle-ci : les nombreux Dos d’âne à peine visible.

Je sais que la fin de l’itinéraire fini par une piste. Là voilà déjà. Au départ facile, puis quelques ornières viennent pimenter la montée. Les ornières augmentent, le stress dans la voiture aussi, Je finis par faire descendre Louis, qui me guide sur le chemin cabossé dans la lumière des phares. Ça devient raide, ça devient infranchissable. Ma Hyundai Tucson de location est quasiment neuve (2000 km) je préfère jeter l’éponge (je ne le sais pas encore mais nous ne sommes pas sur la bonne route…)

Début de la randonnée

Et nous partons à pied , les enfants devant, les parents derrière. Nous ne sommes qu’à 3400 m, ça rajoute 600 m de dénivelé et prêt de 7 km. Ça va être chaud.

J’essaie de ralentir les 3 bolides en les avertissant qu’ils sont partis trop vite. Rien n’y fait, ils avancent, ils ont envie d’en finir. La pluie se met à tomber, drue. Elle mouille. Le halo des frontales fait briller les gouttelettes.

Tels des capitaines Haddock dans Tintin au Tibet, un par un, ils ralentissent… Marie d’abord, puis Agathe, puis Louis.  Le souffle est court, l’altitude est là, la pente est raide, nous sommes à 4000 m.

3900 m petit coup de fatigue de cette randonnée au Mexique

3900 m petit coup de fatigue

Je les motive pour atteindre le parking officiel, un long plat, on le rejoint. Je me rends compte qu’il y a une autre route que la notre qui y mène. Apparemment elle est carrossable, de toutes petites voitures y sont montées. Nous poursuivons vers le haut jusqu’à un petit col, ils n’iront pas plus loin. 4300 m !

col à 4300 m au Mexique

col à 4300 m

Suite de l’ascension en solo

Je continue seul, d’abord vers le bas vers la laguna del la luna puis nouvelle montée accompagnée d’un chien. Il virevolte tandis que je peine. J’ai pris froid à la maison, lors d’un apéro frisquet 2 jours avant le départ. Les clims des aéroports et des avions n’ont rien arrangé, me voilà à plus de 4300 m à cracher de gros miasmes de mes poumons.  Le souffle est court.

le chien accompagnateur

Mon compagnon du jour

D’une antécîme à l’autre

Plus on monte plus je note que le chien fait des grandes pauses. Je rejoins l’arête, le brouillard est là. Le chien ne me suivra pas dans le passage d’escalade en III. Je dépasse une cordée Mexicaine sympathique et poursuis.

d

d’une antécîme à l’autre

Les antécimes se succèdent, lentement, trop lentement pour moi, j’aimerais tant être au sommet.  Je grimpe, je contourne, je louvoie, enfin, voilà le sommet… Yes.

Nevado de Toluca - sommet au Mexique

Au sommet du Nevado de Toluca

Dans la descente au large col

Je ne traîne pas, je pars sur l’arête ouest retrouver un grand col et je bascule vers le Nord dans un pierrier infâme (oui, un pierrier est toujours infâme, et rarement sympathique).

le cairn dans la descente du sommet du Nevado de Toluca

le cairn dans la descente

Le sentier est une coulée de gravillon qui ramène dans le cratère dans lequel il y a un second lac : la laguna del sol. Je le contourne, je remonte en peinant au col à 4300 m où je retrouve quelques randonneurs. Puis c’est la longue descente jusqu’à la voiture qui est garée bien bas, trop bas.

retour sur la lagunal del sol

retour sur la lagunal del sol

Je retrouve ma petite famille en pleine sieste. Ils sont arrivés il y a à peine une heure.

Ne reste qu’à reprendre la route, un énorme bouchon à Mexico avant de rejoindre Puebla et notre appart, camp de base de la suite.

Le sommet se découvre au cours de la descente

Le sommet se découvre au cours de la descente

Repos à Puebla

Un jour de repos à Puebla , où nous en profitons pour visiter le centre ville, la cathédrale, les Eglises et visiter le musée Serdan, musée de la révolution Mexicaine, où je rencontre Manuel, un Suisse, dont le rêve est de faire l’iztaccihutal. Çà tombe bien, c’était mon programme du lendemain.

Rendez-vous est pris à 3 h 30 au pied de notre appart. Et zou en route pour le passo del Cortes.  Tout se basse bien sauf que j’ai la diarrhée, sans doute la tourista. Une première pause au milieu de nulle part…

Nous parvenons tout de même relativement rapidement au col, les 20 km de piste passent plutôt bien. Mais là, mauvaise surprise, une barrière nous empêche d’accéder à la Joya. Il nous faudra monter à pied , ce qui rajoute la bagatelle de 7 km et plus de 300 m de dénivelé. On a la loose ou on ne l’a pas ! Nouvelle pause tourista. Faudrait pas que ça me gâche la montée. Je fais l’inventaire du PQ, je ne suis pas très riche…

le soleil se lève sur les autres volcans du Mexique

le soleil se lève sur les autres volcans du Mexique

Et c’est parti, J’ai pris l’équipement de Louis pour Manuel. Ce qui est parfait. Et nos frontales éclairent la piste poussiéreuse puis le petit sentier. Nous gagnons en une grosse heure la Joya.

A la Joya, nouvelle pause tourista, essuyage nature en grande brindille désagréable… « Ca  passe ! » Fort heureusement la tourista n’a pour l’instant pas d’impact sur mon état général, et c’est tant mieux. Je conserve tout de même mes poumons tous racornis. Je souffle, je « rancoye » (terme Franc comtois) j’expectore… Mais j’avance. Bon Manuel est en grande forme, il a la politesse de m’attendre.  On opère une pause sur un petit collet pour mettre une épaisseur, la barre des 4000 m est déjà franchie.

Omniprésent : le magnifique Popocatepetl

Le parcours est sympa, il suit une ligne de crête, passant tantôt à gauche, tantôt à droite par de jolis cols. Derrière nous, le Popocatepetl, un superbe volcan en activité, fume. Paysages magnifiques.

Le Popocatepetl sommet au Mexique

Le Popocatepetl

Derrière nous, le Popocatepetl, un superbe volcan en activité, fume. Paysages magnifiques.

Premier col lors de l

Premier col

Un dernier col passé, nous parvenons au refuge, un poil spartiate où nous opérons une nouvelle pause le temps de mettre les crampons.

Sous le refuge lors de l

Sous le refuge

Sous le refuge avant l

En arrivant au refuge

Et de discuter avec des alpinistes en provenance du sommet qui nous annonce leur échec : trop de vent…Ils ont marché 5 h et n’étaient toujours pas en haut !

Étonnant, Nous sommes à 4900 m, le sommet est à 5200 m, il parait si proche. Nous repartons sur les pentes enneigées qui surplombent le refuge. Je fais la trace, Manuel me suit. On rejoint les rochers pour une courte escalade.

Vue de la première antécîme lors de l

Vue de la première antécîme

Petite descente, puis nouvelle remontée pour arriver sur une nouvelle antécîme. Comme pour le Nevado de Tolluca, il faut aller d’une antécime à l’autre, sans jamais savoir si c’est le sommet.  Un peu déprimant.

progression avec des hauts et des bas vers l

progression avec des hauts et des bas

Les derniers à monter

Il n’a plus personne devant nous, toutes les cordées sont en phase de descente… Enfin le sommet ? Çà y ressemble… En fait non.  J’annonce la mauvaise nouvelle à Manuel qui est dans le dur.  Je vois que les traces s’arrêtent ici, la plupart des gens ne poussent pas jusqu’au vrai sommet. Il faut redescendre puis traverser un glacier sur 300 – 400 m avant de remonter au sommet de l’Iztaccihuatl.

arête finale du volcan iztaccihutal au Mexique

arête finale

J’arrive à motiver Manuel et nous voilà parti , je trace, je traverse, je remonte une pente en dévers pour retrouver l’arête finale et le sommet ! YEEEEEEESSSSS !

Mon premier 5000 m !

Au sommet de l

Au sommet de l’iztaccihutal

On se fait une petite pause au sommet, les nuages de l’après-midi commencent à arriver, on pense au retour qui va être bien long avec toutes ces antécimes à gravir.

Souvenir au sommet de l

Souvenir au sommet de l’iztaccihutal

La descente est longue

On repart dans l’autre sens. Chaque remontée est un calvaire où tout est dans la tête. Je trace devant Manuel en essayant de le motiver à avancer au maximum. Après de longs efforts nous rejoignons le refuge pour une bonne pause.

retour - la fatigue se fait sentir

retour – la fatigue se fait sentir

La suite de la descente est plus facile, les paysages et les lumières sont magnifiques.

Quand on arrive au parking de la Joya, une voiture nous part sous le nez, on était trop haut pour l’intercepter, il n’y en aura pas d’autre. Reste à se faire les 7 derniers kilomètres… à pied !  Manuel imprime le rythme. J’essaie de suivre. C’est quand même long, 7 km, quand tu en as 34 km et 2200 m de dénivelé dans les chaussures… On finit par arriver à la voiture, biens cuits, Retour à Puebla dans la soirée.

Visite de la pyramide de Cholula

Le lendemain est consacré à la visite de la pyramide de Cholula, le suivant à celle de Cantonna.

Départ pour le Pico de Orizaba

Je me décide à partir pour le Pico de Orizaba, la météo semble bonne le mardi (même Sandrine me l’a confirmé)

Je quitte Puebla le matin, pour rejoindre San Miguel Hidalgo y Costilla. Les derniers kilomètres sont une piste facile. Je me gare au pied d’un passage raide (cette fois ci, c’était prévu). Une voiture comme la mienne tente de forcer le passage au dessus, rien n’y fait, ils ne passent pas et viennent se garer à coté de moi. C’est une famille Mexicaine, je discute avec eux.

Rencontre sur le chemin du refuge Piedra Grande

Rencontre sur le chemin du refuge Piedra Grande

Et je pars, accompagné de Ivan, Mexicain de 20 ans avec qui je papote tout en marchant pendant une heure. Le voyage, c’est les rencontres, cette heure passée avec Ivan restera comme un super moment. Nous discutons en anglais. Malheureusement, il doit attendre le reste de sa famille et nous nous quittons.

La piste 4X4

La piste 4X4

A nouveau en solo

Je poursuis seul sur la piste. Et je rejoins le plateau sous le refuge aux environ de 4000 m.

4000 m

4000 m

Çà n’est pas le grand beau, les 200 derniers mètres sont longs, tout en faux plat. J’arrive dans un refuge propre mais spartiate, tout est bien rangé, mais la porte ferme mal et les lits sont des simples planches de bois (j’ai monté un tapis de sol gonflable !) Je m’installe, discute avec deux jeunes en provenance du sommet puis une bonne grosse sieste passe le temps avant le repas du soir et zou au lit, « demain, il y a école…, il n’est même pas 8 h.

Le refuge Albergue Piedra Grande 4230 m

Le refuge Albergue Piedra Grande 4230 m

Réveil à 3 h 

la nuit à été bonne, par la fenêtre je vois quelques étoiles, c’est toujours une bonne nouvelle, je déjeune, je m’habille, je range un peu et je pars, une souris se glisse entre mes jambes au moment de quitter le refuge.

Bon, il fait moins beau qu’il y a une demi-heure. Je pars. D’abord sur une conduite d’eau puis dans des terrains d’éboulis. Je retrouve un sentier, il se met à neiger, mi grésil mi neige avec pas mal de vent. Ce n’est pas gagné ! Je poursuis, le sentier se perd par moment dans les rochers, le GPS en mode navigation me permet de rester sur le sentier. Le mauvais temps continu, je suis seul sur cette immense montagne. Le doute m’assaille, mais j’avance. On verra bien.

Au sol, il y a déjà 5 cm de poudreuse.  Je me plante de chemin, et me retrouve dans un couloir raide, je me dis que je ne suis pas au bon endroit, fais demi-tour et retrouve la bonne trace. Un peu plus haut je me retrouve à nouveau en position scabreuse, des dalles, de la glace, je redescends, chausse les crampons et repars plus à droite dans un couloir à 45° vers le haut (en fait je ne le savais pas, mais j’étais dans un passage nommé le labyrinthe)

Sur le glacier

Sur le glacier

Le ciel s’éclairci, au loin j’observe un gros orage sur Veracruz. Un poil de ciel bleu me donne de l’espoir (oui, je suis d’un naturel optimiste), ça va peut-être se découvrir… J’avance sur un immense pierrier. Il a cessé de neiger. Le glacier n’est plus très loin, la barrière des 5000 m est passée.

Le soleil n

Le soleil n’est pas loin

Sur le glacier

Je rejoins le glacier, la visibilité diminue fortement, je me retrouve dans un épais nuage, il neige, c’est la tempête, mon masque givre. Je ne vois pas grand-chose. J’avance doucement, dos au vent. La tempête est là, elle me congèle. J’essaie de rester dos au vent, régulièrement j’essuie mon masque, pour essayer de mieux y voir, mais le jour blanc est là.

La neige est croûtée, la progression est lente, j’essaie de ne pas m’arrêter. Le sommet est loin, et je ne me vois pas rebrousser chemin.  Un pas après l’autre, je gravis ce volcan. La visibilité est réduite, c’est juste un combat intérieur. Mes gants, un poils usés, me font un début d’onglet. Il faut lutter, garder la motivation, je sais que je suis au dessus de 5200 m , j’ai battu mon record.

Reste encore 400 m.

Le paysage, si l’on peut parler de paysage, est uniforme, du blanc partout, au Nord la tempête et les flocons qui fouettent le visage, au sud, également du blanc partout, et les flocons qui n’ont pas atteint leur cible qui filent vers le pied du volcan.  5600 m, dernière pause, la tempête s’est un peu calmée, il neige toujours.

Le cratère du volcan Pico de Orizaba 5636 m

Le cratère du volcan Pico de Orizaba 5636 m

Je repars, voilà l’arête, en fait c’est le bord du volcan, mais avec la visibilité réduite je ne vois pas l’autre côté du cratère. Étonnamment, je suis assez vite au sommet, quel « binz » : un enchevêtrement de croix, sans queue ni tête. Je grignote, fais quelques photos et vidéos avant de repartir vers le bas.

sommet de croix enchevétrées au Pico de Orizaba

sommet de croix enchevétrées au Pico de Orizaba

La redescente du Pico de Orizaba

Et hop, je file, à la descente c’est plus facile juste à surveiller le GPS, mes traces de montée sont depuis longtemps effacées !  Le bas du glacier atteint, je poursuis vers la pente merdique et tel Egée, j’erre dans le labyrinthe, je n’ai même pas rencontré Ariane et son fil pour me remettre dans le droit chemin.

Je pars à droite, je me retrouve sur des dalles, je reprends de l’autre coté, ça ne passe pas, il faut remonter, redescendre.  Rien n’y fait, du haut, ça parait simple, mais en fait je prends de mauvaise décision, et me retrouve dans des culs de sac. Je finis par sortir, retrouver le sentier qui me ramène au refuge. Je récupère mes quelques affaires avant de me lancer dans la longue descente vers la voiture. C’est un peu long, mais ça passe. Arrivé au dessus de celle-ci je trouve étonnant d’avoir la porte ouverte, il me semble bien avoir tout fermé hier. Et là, c’est la loose, vitre fracturée pour me voler le quelques pesos qui traînaient.

Bon, là il faut préciser que je suis d’un naturel optimiste et que je ne me suis pas laissé abattre.  Je suis rentré à Puebla fenêtre ouverte. Le personnel de l’appart-hôtel m’a bien aidé à résoudre pas mal de problème et on a pu changer de voiture le lendemain pour une énorme voiture : la Toyota Sienna. (bon pour l’aspect administratif et un éventuel remboursement via l’assurance de ma carte bancaire, c’est toujours en cours…)

Dernier volcan : La Malinche

Et vu que j’ai une nouvelle voiture

On part le lendemain pour la dernière ascension prévue : La Malinche, avec Sandrine qui est bien motivée. Levers vers 4 h pour un départ à 6 h depuis le pied. Il fait nuit, les frontale éclairent la jolie forêt de pins.

départ à la frontale pour La Malinche volcan au Mexique

départ à la frontale

D’abord c’est une large piste peu pentue, puis ça devient bien pentu. Sandrine, trop en forme à mon goût, fini par me larguer. Je monte à mon rythme. Mais où sont passés les globules rouges que j’ai fabriqué depuis le début du séjour au Mexique ?

loin derrière ma petite femme

loin derrière ma petite femme

Nous vivons  à plus de 2200 m depuis près de 15 jours, c’est le 4ème sommet de plus de 4000 m du séjour dont  deux 5000  (sans compter le Mont Blanc il y a un mois et l’Alphubel un peu avant !)

au sortir de la forêt

au sortir de la forêt

Et je me traîne sur ce sentier. Lever de soleil, il va faire beau. Le sentier est mégaraide. Sandrine opère une pause sur un replat.

Replat

Replat

Avant que nous repartions, à 4000 m la forêt laisse la place à la pampa. Un sentier tout granuleux nous accueille puis une horrible pente avec des sentes pour rejoindre l’arête.

Montée sur l

Montée sur l’arête

Seul derrière Sandrine

En 1 heure, Sandrine me met 20 minutes. Je suis vraiment une bille. Elle a la gentillesse de m’attendre sur l’arête. Vue superbe sur les 3 autres sommets gravis  et la plaine, 2000 m plus bas !

Sur l

Sur l’arête

On remonte l’arête, on contourne une jolie barre rocheuse avant un pierrier de gros blocs, et quand c’est technique, c’est bibi qui passe devant ! Enfin !  on retrouve un joli sentier qui amène  sous le sommet, 10 m en 3b, l’occasion de sortir la corde.

Sommet La Malinche en vue

Sommet La Malinche en vue

Yes ! nous y sommes !  Un sommet en amoureux , ça fait toujours du bien !

Sommet La Malinche volcan du Mexique

Arrivée au Sommet La Malinche volcan du Mexique

Bonne pause avant de redescendre, on contourne un peu les difficultés puis on se lance dans la descente.

Descente du volcan La Malinche au Mexique

Descente

Vers 4200 m un chien commence à nous suivre, il ne nous quittera seulement peu de temps avant la voiture. Nous croisons des muletiers, puis quelques trekkers comme nous.

Le chien va nous suivre un moment

Le chien va nous suivre un moment

A la descente, Sandrine est en délicatesse avec ses genoux, et j’ai la gentillesse de ne pas lui mettre 20 minutes, moi !

Sous le sommet La Malinche

Sous le sommet

Bref, bous descendons ensemble et retrouvons la voiture… En bon état cette fois ci !

A la descente du volcan la malinche

A la descente

Fin de la partie montagne du périple

Reste la dernière partie dans le Yukatan, entre les plongées en compagnie des Requins et les Cénote aux couleurs incoyables

Conclusion sur l’ascension de 4 volcans du Mexique

Jump de joie d

Jump

Gravir quelques sommets au Mexique permet d’accéder à des sommets de plus de 5000 m relativement peu difficiles techniquement. La meilleur période reste Fevrier-Mars mais il est tout à fait possible de les gravir en plein été même si la météo est difficile à interpréter !

Dépaysement garantie, et tourisme « précolombien » obligatoire !

Liste du matériel utilisé pour l’ascension de 4 Volcans du Mexique

Matériel utilisé pour l’ascension de 4 Volcans du Mexique

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE   POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART ?   EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK ? SI C’ÉTAIT À REFAIRE ?
 CRAMPONS Caïman II SIMOND le prix (acheté d’occasion sur le bon coin avant de partir) fiabilité ! Après avoir eu des soucis avec mes camps corsa nanotech, je ne voulais pas rater mon premier 5000 à cause d’un crampon cassé… un poil lourd, mais on ne peut pas tour avoir. Je les prendrais pour mes prochaines ascension de ce type
PIOLET Fox carving Simond SIMOND Légèreté J’ai pris le plus petit modèle, un peu court à mon goût pour être à l’aise Peut être un corsa nanotech 70 cm
CASQUE Sirocco PETZL Poids Ce modèle me satisfait ! Le nouveau look (en noir et orange est plus chouette que l’ancien tout orange (c’est mon coté fashionista qui parle) Même choix : Mon seul regret, le casque semble fragile… on ne peut pas tout avoir !
CORDE 7 mm X 25 m BEAL Poids Ca fait vraiment très léger, parfait pour l’avion et le sac à dos. Je ne l’ai quasiment pas utilisée Même choix.
BAUDRIER Air CAMP Poids Les lanières qui rejoignent le baudrier au tour de cuisse on tendance à lâcher Je prendrais un baudrier plus solide.
SAC À DOS Guide 35 light DEUTER  Le poids +
porte matériel à la ceinture
 Oui

Rabat et poche supérieure un peu trop petite en volume

 Sac correct. Sa légèreté est adaptée
CHAUSSURES Quest 4 D SALOMON Confort Je suis super bien dans ces chaussures , je les ai depuis un bon moment, elles sont adaptées au terrain facile. Seul défaut, le poids Je reprendrais la même paire – confortables et ne me provoquant pas d’ampoules. Il faudra juste que je pense à les changer, elles ont des heures de vol !
FRONTALE Wizzard ARMYTEC Puissance Rien à redire pour la puissance, par contre j’avais oublié de la recharger…

Un défaut : elle est positionnée en largeur sur le front et dans les passages d’escalade raides, la corde a tendance à se prendre derrière la frontale

Je prendrais la même.
LUNETTES S Cape Big CEBE Qualité des verres, et passe partout (je les ai utilisé à la montagne puis à la mer) Pas de problème pour les yeux. Même modèle
MASQUE Ocean sunglasses CERVINIO Qualité + look Utilisé sur le Pico de Orizaba. Pas mal de givre collé à l’extérieur (je ne sais pas si c’est évitable) en tout cas j’ai passé un paquet de fois mon gant pour enlever le givre qui réduisait ma visibilité dans la tempête Voir s’il existe une marque de masque qui évite la formation de givre … ou un produit miracle à appliquer dessus…
BÂTONS DE RANDONNÉE trail trekking pole BLACK DIAMOND Fiabilité Rien à redire, ils n’ont pas bougé Je reprendrais les mêmes

Vêtement utilisé pour l’ascension de 4 Volcans du Mexique

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE   POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART ?   EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK ? SI C’ÉTAIT À REFAIRE ?
POLAIRE M Vector Grid Pro ½ Zip MAMMUT Chaleur
poche
Impeccable pas eu froid au piton des Neige
Poche tip top pour appareil photo ou GPS
Je prendrais la même !
VESTE K Jacket MILLET Pour être à l’abri des éléments (vent neige pluie) J’adore cette veste Déjà partagé de nombreux sommets de plus de 4000 m avec elle : bon choix
GANTS Punischer BLACK DIAMOND Thermicité
technicité
Les coutures commencent à la cher au bout de 2 ans 1/2 Pas eu froid au mains et c’est là le principal !
MOUFLES Bionnassay DÉCATHLON Chaleur Utilisées comme moufles de rechange, en fond de sac, bon rapport qualité prix Avec un budget un peu plus élevé, des moufles plus techniques type BD. Elle sont restées au fond du sac.
  PANTALON TRX2 TRANGOWORLD   Technicité Chaleur Le pantalon que j’utilise toute l’année pour mes sorties alpi comme ski de rando. Il est chaud, prêt du corps. très confortable, il se laisse oublier. Un indispensable pour moi !
BANDEAU Nepal RAIDLIGHT Chaleur Raidlight fait un don de 7 € au NEPAL pour chaque bandeau vendu.
Une bonne action et un chouette bandeau au couleurs des drapeaux de prière
Le même (je l’emmène partout : trail VTT ski de rando alpi)

Autre équipement utilisé pour l’ascension de 4 Volcans du Mexique

CATÉGORIE NOM DU MODÈLE MARQUE   POURQUOI AVOIR FAIT LE CHOIX DE CE MODÈLE AU DÉPART ?   EST CE QUE CE CHOIX A RÉPONDU À CETTE EXPÉRIENCE RACONTÉ DANS CE ROADBOOK ? SI C’ÉTAIT À REFAIRE ?
APPAREIL PHOTO TZ 40 PANASONIC Qualité photos Bonne qualité des photos
boutons un peu petits
appareil non tropicalisé
Je n’ai pas encore trouvé le compromis qualité d’image, poids, solidité, étanchéité, zoom. Je ne désespère pas. Le TZ 40 reste un bon compromis même si tout n’est pas parfait !
MONTRE ALTIMÈTRE Ambit2 HR SUUNTO Robustesse Excellente montre GPS à mon goût pour qui aime l’informatique.
Je l’ai réglée en mode « économie d’énergie » Elle a tenue sans problème à chaque sortie
Le site de chargement Movescount n’est pas hyper intuitif – peut être passer à l’Ambit 3 Peak
GPS E trek vista HCX GARMIN GPS de rando Rien à redire
Avec le fond de carte et la préparation de la rando (téléchargement des fichiers GPS sur internet)
Je rachèterais le même type de GPS, mais plus récent avec une meilleur réception satellite) !
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